Berlin 2016
18 films en compétition pour le jury de Meryl Streep. Le grand chelem des festivals est lancé pour la saison 2016, avec, au programme Denis Côté, Jeff Nichols, André Téchiné et Mia Hansen-Love.


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 (c) Ecran Noir 96 - 22






Alliances en résonance, Albanie
Au cinéma Le champo
51 rue des Ecoles, 75005 Paris
et à l'Alliance française (dossier de presse)

Le programme
- Slogans, de Gjergj Xhuvani (2001)
- Cher ennemi, de Gjergj Xhuvani (2004)
- Gjoleke fils d'Abas, de Dhimiter Anagnosti (2006)
- Mao Tse Tung, de Besnik Bisha (2007)
- Le mariage de Sako, de Vladimir Prifti (1998)



Ne bannissez pas le cinéma albanais





Du 28 novembre au 4 décembre, l'Alliance française propose d'explorer et découvrir le cinéma albanais. Ce petit pays enclavé entre les Balkans et la Grèce, linguistiquement à part, peut enfin sortir de ses frontières. Au cinéma Le Champollion et à l'Alliance française, un cycle de 6 films, du 28 novembre au 4 décembre révèle un cinéma confidentiel mais singulier. Il a surtout fallu attendre le début des années 2000 pour que le cinéma albanais réapparaisse sur la carte.

Un peu d'histoire
Le cinéma était pourtant né dès 1897 dans ce pays. Mais c'est au moment de son indépendance, vers 1912, que le 7è Art se diffuse dans le pays.L'Albanie devient sujet de documentaire ou de reportage. L'industrie ne peut être rentable malgré la présence de quelques sociétés de production et de distribution. Largement sous domination étrangère, le cinéma albanais ne produit rien de significatif jusqu'à la seconde guerre mondiale. Il faut attendre la domination fasciste italienne pour que le cinéma albanais se structure. Un comble. Tout sera nationalisé à la libération.
La production nationale coïncide avec la montée d'un régime communiste fermé sur lui-même, ayant besoin des images comme outil de propagande dans un pays largement analphabète. Une dizaine de films par an voient le jour chaque année vers les années 80. Beaucoup loue le patriotisme ou la résistance à l'ennemi étranger, qu'il soit nazi ou autre. A la manière des cinéphilies sous l'emprise de tyrannies, il s'échappe grâce aux métaphores et aux fables.De plus d'adaptations littéraires albanaises font office de matériau scénaristique. La prise de risque est de plus en plus limitée. Si l'âge d'or est daté aux alentours de la fin des années 70, dix ans après, avec la chute du Mur de Berlin et du dictateur Enver Hoxha en 1985, le cinéma albanais s'éteint, asphyxié par un système incapable de résister au marché.
L'Albanie crée alors les Archives nationales du film mais aussi le TIFF (Tirana International Film Festival), festival de courts métrages fondé en 2003, afin de se donner un peu de visibilité mondiale, malgré la concurrence très forte des festivals de Sarajevo et Thessalonique, tous proches. Grâce à la persévérance de cinéastes comme Vladimir Prifti ou l'émergence de talents comme Gjergj Xhuvani, le cinéma albanais tente de se faire une place dans un contexte financier tendu, alors que les voisins alignent des grands noms (Kusturica, Angelopoulous) ou une vitalité indéniable (la Roumanie ces dernières années).





vincy