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CYCLE EDO AU MUSEE DES ARTS ASIATIQUES EMILE GUIMET : LE JAPON DE 1600 à 1867 A L'HONNEUR

Programmation

Le japon : le rêve et l'histoire, 5 films de Jean Antoine (les 12, 14, 26, 28 mars et 2 avril)
Les contes de la lune vague après la pluie de Kenji Mizoguchi (19 mars)
Les amants crucifiés de Kenji Mizoguchi (9 avril)
Kabuki - la voie du geste de Don Kent et Christian Dumais-Lvowski (11 avril)
Meurtre à Yoshiwara de Tomu Uchida (16 avril)
Rashômon d'Akira Kurosawa (23 avril)
Les samouraïs de Bernard Guerini (25 avril)
Les sept samouraïs d'Akira Kurosawa (30 avril)
Double suicide à Amijima de Masahiro Shinoda (5 mai)
Marionnettes japonaises et Visages radieux d'Anne Appathurai (7 mai)
Le château de l'araignée d'Akira Kurosawa (14 mai)
La forteresse cachée d'Akira Kurosawa (21 mai)
Ran d'Akira Kurosawa (23 mai)
Barberousse d'Akira Kurosawa (28 mai)
La vie d'Oharu, femme galante de Kenji Mizoguchi (4 juin)
Tokyo & femmes en kimono de Daniel moreau (6 juin)
Les bas-fonds d'Akira Kurosawa (9 juin)
Geishas de Gion, l'art de paraître d'Antoine Lassaigne (11 juin)
Cinq femmes autour d'Utamaro de Kenji Mizoguchi (18 juin)
Hara-kiri de Masaki Kobayashi (20 juin)
Eijanaika de Shohei Imamura (25 juin)



PRINTEMPS, ETE, AUTOMNE, HIVER... AU JAPON





Les midis du Musée Guimet
Deux à trois fois par semaine, aux alentours du déjeuner, une foule animée se presse devant le Musée Guimet, avide de nourriture pourtant bien spirituelle. L'auditorium du Musée des arts asiatiques et sa programmation riche en longs et courts métrages, documentaires, conférences et spectacles vivants, attirent en effet parfois bien plus de spectateurs que les 280 places ne permettent d'en accueillir. La programmation, thématique et systématiquement en lien avec l'Asie, voire avec l'une des expositions temporaires, est parfaitement dans l'esprit du lieu, voulu par son fondateur Emile Guimet. "L'auditorium existait dès la construction du Musée en 1889", explique Hubert Laot, le directeur artistique. "L'idée était de proposer des conférences gratuites autour des collections et d'offrir une vulgarisation des cultures asiatiques"

Voyages cinématographiques au Tibet, à Taïwan, en Mongolie... et au Japon
Depuis 2002 (date de la réouverture de la salle, entièrement rénovée) des cycles consacrés à l'Afghanistan, le Tibet, l'Indonésie, la Mongolie ou encore Taïwan se sont succédés, proposant à chaque fois une vision transversale du pays, de sa culture et de ses réalités. Cette année, c'est le tour du Japon. "Il y avait beaucoup de raisons pour s'orienter vers ce pays", explique Hubert Laot. "Nous accueillons une exposition sur le peintre Katsushika Hokusai à partir du mois de mai, puis une autre exposition à l'automne sur le temple shintoiste Kompira, dont les fresques murales seront présentées. Et bien sûr, c'est le 150e anniversaire de relations diplomatiques entre la France et le japon !" Cette actualité a donné l'idée à l'équipe de l'auditorium de bâtir un programme en deux temps, chacun lié à l'une des expositions. Le cycle EDO, du 12 mars à la fin juin, pour rendre hommage à la période qui a vu naître Hokusai, puis un deuxième cycle qui devrait traiter de religion et de spiritualité à partir de novembre.

Les belles années artistiques de la période EDO
La période Edo au centre du premier programme est une ère historique courant de 1600 à 1867-68 pendant laquelle le Japon s'est refermé sur lui-même. "Cet isolement a provoqué l'émergence d'une culture propre", rappelle Hubert Laot. "Les arts typiques comme le Kabuki (théâtre traditionnel) et le bunraku (théâtre de marionnettes) sont nés à cette époque. C'est également l'apparition de grands peintres comme Hokusai ou Utamaro. A partir de l'ère Meiji, c'est le contraire. Le Japon se tourne vers l'Occident et essaie de rivaliser avec lui dans tous les arts."

Eclairage historique et cinéphile
La programmation fiction a ainsi été pensée comme une exploration cinématographique de la période Edo, au travers de films de sabre ou à portée historique, ainsi que de films s'inspirant des grandes histoires traditionnelles du kabuki comme Les amants crucifiés de Kenji Mizoguchi ou Meurtre à Yoshiwara de Tomu Uchida. On retrouve également une grande part de l'oeuvre d'Akira Kurosawa, parmi laquelle quelques films extrêmement connus, à l'image des 7 Samourais, proposé ici en version intégrale de 3 h 20, de Rashômon ou de Ran. Mais comme le souligne la chargée de programmation "films", Véronique Prost, "c'est la première fois que ces oeuvres sont montrées dans le cadre d'un éclairage historique sur une époque spécifique", permettant ainsi une mise en perspective exceptionnelle.

Décoder la société japonaise
Pour compléter ce voyage cinématographique, les documentaires offrent un regard complexe sur la culture japonaise, des Samourais aux Geishas, en passant par l'art du Kabuki ou de la fabrication des kimonos. "C'est une société difficile à décoder", déclare Véronique Prost. "La figure de la Geisha, par exemple, est galvaudée. L'image qu'en ont les Occidentaux est totalement fausse ! Par exemple, on ne rencontre pas une Geisha comme ça, même si l'on est le président des Etats-Unis : il faut lui être présenté. Il fallait donc choisir le bon documentaire [Geishas de Gion, l'art de paraître] pour décoder cet aspect de la culture du pays !"

Documentaires introuvables
Le plus difficile a été de réussir à exhumer un document unique en son genre, le documentaire en cinq volets de Jean Antoine, Le Japon : le rêve et l'histoire, qui retrace l'Histoire du Japon du VIIe siècle à la deuxième guerre mondiale. "Nous avons eu beaucoup de mal à les récupérer", avoue Hubert Laot. "Le réalisateur lui-même n'a plus aucun exemplaire de ses films et plus personne ne sait réellement qui en a les droits". "Il s'agissait d'une coproduction européenne chapeautée par des boîtes de production qui n'existent plus", complète Véronique Prost. "L'INA ne veut donc plus les sortir. Il a fallu convaincre les gens un à un, cela nous a pris huit mois ! Mais ce sont des documents essentiels, car le travail fait par Jean Antoine n'a pas d'équivalent" A voir en priorité, donc, car on risque fort de ne plus en avoir l'occasion avant que l'embrouillamini juridique soit réglé, autrement dit avant longtemps ! High quality and leather louboutin schuhe for sale online. Et pour compléter cette immersion cinématographique dans le pays du Soeil levant, plusieurs conférences permettront d'en savoir plus sur les mangas ou le peintre Hokusai tandis qu'un concert de Koto donnera un aperçu d'oeuvres traditionnelles japonaises et de compositions plus modernes et occidentalisées.

Auditorium du Musée Guimet, séances à 12 h 15, jusqu'au 25 juin.



MpM