Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Ailleurs
Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
Effacer l'historique
Ema
Enorme
La daronne
Lux Æterna
Peninsula
Petit pays
Rocks
Tenet
Un pays qui se tient sage



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 24


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 20

 
Un Homme et son chien


France / 2009

14.01.2009
 



CHACUN CHERCHE SON CHIEN





“Quand il pleut, tu dis aussi que c’est de ma faute ?”

En adaptant Umberto D, Francis Huster partait avec un fort capital émoi et tremolos. Un vieillard, abandonné de tous, se retrouve à la rue, avec pour seuls compagnons sa dignité et son chien… Avec un tel synopsis, il y avait de quoi craindre une surenchère d’effets propres à faire sortir les mouchoirs. Pourtant, presque miraculeusement, Huster parvient à vider son film de toute espèce d’émotion potentielle. Tout y manque de corps parce qui tout y est poseur et désincarné, de la banalité des plans à la rigidité extrême des cadrages. Huster aime filmer les acteurs de profil dans des face-à-face ultra théâtralisés qui anesthésient tout échange de vitalité entre les personnages. Tout cela agrémenté d’une musique omniprésente. Piano, flûte, violons, tout est bon pour tenter de nous dicter les émotions que l’image est incapable de suggérer. Et le pire, le scénario qui s’étire en longueur à cause de toutes ces scènes gratuites, prétextes à faire figurer le maximum de noms connus au générique.
En succédané de Lelouch, Huster déroule son carnet d’adresse mondain (et embarque sa famille, tant qu’à faire), comme si la multiplicité des célébrités pouvait servir de gage de qualité alors qu’en définitive, c’est l’inverse qui se produit. Il s’en dégage une sensation d’intense vanité, sans compter qu’on a la curieuse impression d’assister au défilé des proches et des curieux au chevet d’un malade. Comme si Huster s’écriait “mais regardez tous ces people qui ont accepté de figurer 10 secondes dans mon film”. Et les people de se réjouir à leur tour, “moi, j’ai tourné avec Belmondo après son accident vasculaire cérébral”. La belle affaire. Dujardin est le seul de ce casting à rallonge à offrir quelques jolis moments d’interprétation. Et le chien, avouons-le, force la sympathie. Il ne reste plus qu’à espérer un vrai film pour un vrai retour de Bébel au cinéma. Le grand homme mérite mieux que de servir d’argument marketing.
 
Karine

 
 
 
 

haut