Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Donne-moi la main


France / 2008

18.02.2009
 



LES MAUX DU JE DES JUMEAUX





Cela commence avec un dessin animé manga. Une fantaisie futile qui contraste avec la tonalité mélancolique et grave de l’œuvre. Cette errance de deux jumeaux à travers une France désurbanisée est l’histoire d’une séparation. Les deux frères fuient leur père ensemble et seront divisés face à la tombe de leur mère. Chacun, à travers ce road-movie, trouvera son identité. Le film met en exergue leur singularité, pointant leurs différences. C’est souvent dans les non-dits que le scénario illumine une caméra incertaine, flirtant maladroitement avec Téchiné, sans assumer les zones sombres de ses personnages. Trop de pudeur sans aucun doute. A cela s’ajoutent des conflits physiques qui manquent de poigne. Ces silences chargés de reproches ou de souffrances, ces secrets que deux êtres ne peuvent pas partager.

Donne-moi la main, sur une trame classique où les rencontres ponctuent leur itinéraire / initiation, offre quelques moments de grâce : la femme du train, le jeune homme des champs… Mais c’est surtout quand le film utilise des chemins de travers qu’il parvient à intriguer le spectateur. Cette onirisme séduit et aurait pu donner une œuvre fantasmagorique où le double n’est pas seulement un frère, mais un miroir.
Les deux acteurs, à la beauté étrange, tantôt laide tantôt charmeuse, gagnent en épaisseur au fil des événements. Leur jeu bancal s’équilibre et se solidifie lorsque leur antagonismes émergent, quand leurs gestes et leurs actes trahissent leur individualité.

Premier long métrage du versatile Pascal-Alex Vincent – on avait remarqué son film d’animation Candy Boy à la Quinzaine des réalisateurs – Donne-moi la main est le portrait d’une jeunesse perdue, d’une innocence trompée, et d’une masculinité malmenée, où la domination est mise à mal. Quelque chose en lui de Gerry, de Gus Van Sant.
 
vincy

 
 
 
 

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