Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Ailleurs
Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
Effacer l'historique
Ema
Enorme
La daronne
Lux Æterna
Peninsula
Petit pays
Rocks
Tenet
Un pays qui se tient sage



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 22


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 21

 
Rien à déclarer


France / 2011

26.01.2011 (Nord / Belgique)
 



DES GENDARMES, UNE 4L, MAIS AUCUN MICHEL GALABRU





Après le phénoménal succès de Bienvenue chez les ch’tis en 2008, on attendait Dany Boon au tournant pour son prochain film. Clairement, il a mal négocié le virage. Aurait-il déjà atteint ses limites en tant que scénaristes? Certes, quelques éclats de rires ponctuent ce divertissement, mais pas de quoi se dilater la rate devant ce film semi raté.

Pourtant, l’idée de départ faisait sourire. Dany Boon est resté sur la même recette que son premier film : lutter contre les préjugés, en les accentuant outrageusement, et s’ouvrir à une autre population grâce à la connaissance de l'autre. Dans Rien à déclarer, plus question de rivalité entre le sud et le nord de la France mais plutôt entre deux pays frontaliers, la Belgique et la France. Deux territoires cousins qui ont souvent été le même à travers l'Histoire. On est cependant loin d'Astérix chez les Belges (la bande dessinée), sommet du genre.
Ici, les scènes alourdissent un scénario pas toujours bien lié. Du coup, cela part un peu de tous les côtés, passant d’une scène à l’autre sans vraiment comprendre pourquoi. Comme un film qui superposent des sketches dont on ne saisit pas le lien entre eux.

Benoît Poelvoorde en douanier belge raciste est un peu trop en roue libre. Impeccable dans Les émotifs anonymes, il semble ici à contre-courant par rapport à son talent. Il en fait trop et décale le film vers une violence antipathique. On ne compte plus les scènes où il sort son arme de service pour tout et n’importe quoi (même dans une église). C'est bien beau de jouer au cow boys, mais on attendait Bourvil.

Avec un scénario sur l’espace frontalier franco-belge, on ne pouvait que s’attendre aux fameuses blagues belges ! Dany Boon a su doser la quantité, juste ce qu’il faut pour rire un bon coup de temps en temps. Il a imaginé quelques bons gags et certains seconds rôles (Karin Viard, François Damiens) sont vraiment drôles en Thénardiers.
Mais avec ces uniformes désuets, cette vieille 4L (qui se prend pour la Coccinelle) et et même si Galabru n'est pas de l'aventure, Boon flirte avec un plagiat déguisé de la série des Gendarmes. Il n'a pas su renouveler la comédie à binômes, nous renvoyant à un style d'humour un peu ringard. Le Ch'ti veut continuer à faire son De Funès, mais comme toujours on préfère l'original à la copie (pas conforme et limite contrefaçon). Ce nostalgisme (passéisme) teinté de bons sentiments n'aidera pas les français à entrer dans ce nouveau siècle.
 
élodie

 
 
 
 

haut