Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Gangster Number One


Royaume Uni / 2000

18.07.01
 



TU QUOQUE, MI FILI.





"- Je suis Superman ! … King Kong !"

Qu'on se le dise, Malcolm McDowell a un sosie ! L'immense acteur anglais n'aurait certes pas été crédible en interprétant lui-même son personnage à l'âge de 25 ans (ce qui n'est pas le cas pour les autres comédiens), mais qu'importe… le jeune Paul Bettany se charge de cette délicate mission. Si l'on ne se lasse jamais d'un McDowell à chaque fois inénarrable en méchant inconvertible, Bettany lui vole pour ainsi dire la vedette. Son regard franc d'une méchanceté conspiratrice, sa démarche désinvolte et calculée ainsi que la froideur surnaturelle qui lui est propre, ne seront pas sans rappeler le rôle que tint son aîné du temps où il interprétait Alex DeLarge dans l'inoubliable Orange mécanique.

Fort de ce personnage à double facette, Paul McGuigan (après le très remarqué Acid house) transforme son deuxième coup d'essai en coup de maître. Le réalisateur réussit un film de gangsters à la fois intimiste et très impressionnant de par sa violence guindée qui ne sera pas sans rappeler le Trainspotting de Danny Boyle à certains égards.
Cette véritable introspection dans le cerveau d'un jeune homme de main prêt à tout pour arriver en haut, semble pourtant parfois presque filmé de manière trop académique, mais ne laisse jamais le spectateur de marbre. Paul Bettany nous glace le sang et construit un personnage complexe, souvent incompréhensible, mais toujours passionnant car délicieusement imprévisible.

Bref ici tout captive : la guerre des gangs, le destin d'un homme à la limite de la schizophrénie, les trahisons dignes des meilleures tragédies grecques (ou des passages les plus épiques de l'histoire de l'Empire romain) et l'idylle amoureuse entre un voyou notoire et sa belle chanteuse. En trois mots : du vrai cinéma !
 
laurent

 
 
 
 

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