Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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 (c) Ecran Noir 96 - 22


  



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Nombre de votes : 27

 
50/50


USA / 2011

16.11.2011
 



CE CHAUVE SOURIT





« Personne ne veut baiser avec le sosie de Voldemort.»

Comédie dramatique gentillette, 50/50 évite tous les pathos qu’on pouvait attendre de ce genre de films : un jeune homme atteint d’un cancer dont les chances de survie sont aussi grandes que celles d’en mourir.
C’est un show de Joseph Gordon-Levitt qui nous est proposé. Sexy, en jogging ou sous la douche, crâne rasé une fois la chimio commencée, ultra-sensible ou attentionné, direct ou paumé : il utilise toute la palette de son jeu pour habiter des scènes assez convenues, mais parfois drôles ou touchantes. C’est le voisin parfait, qui recycle et qui bosse trop bien, mais qui semble transparent. Un « guy next door ».

Le film ne se détache jamais de cette chronique légèrement narcissique. Les seconds rôles sont rarement approfondis. On ne sait pas grand chose d’eux, hormis la relation qu’ils entretiennent avec le personnage principal. Des satellites inégalement traités. Frustrant de voir Anjelica Huston et Bryce Dallas Howard sous utilisées. Réjouissant d’observer Seth Rogen et Anna Kandrick exceller avec les névroses de leur partition.
Mais le scénario oscille trop entre les scènes inévitables et prévisibles et des séquences plus fraiches et moins correctes. Voir un jeune homme qui ne fume pas, ne boit pas et ne conduit pas se faire des joints « médicinaux » a quelque chose de rafraîchissant dans ce monde normatif.

Au delà de ces quelques éclats humoristiques, le personnage « du gendre idéal » est malmené psychologiquement. Lui ne se sent pas aidé. Une mère qui dramatise tout, une copine égocentrique qui le trompe, un pote qui se noie dans la bière, un père Alzheimer… Même sa psy semble avoir plus de problèmes que lui. C’est de ces conflits externes, davantage que de ses tourments internes, que naissent les meilleures répliques ou les situations les plus intéressantes.
Ce tire-larmes pas très original mais très agréable trouve sa limite dans un final trop convenu. De toutes les options possibles, les producteurs ont voulu, sans doute, choisir la plus sécurisante : celle qui ne heurtera pas le public. Risque à 0% avec un acteur qui se donne à 100%, cela donne bien une impression mitigée quand on sort de la salle.
 
vincy

 
 
 
 

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