Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Ailleurs
Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
Effacer l'historique
Ema
Enorme
La daronne
Lux Æterna
Peninsula
Petit pays
Rocks
Tenet
Un pays qui se tient sage



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 24


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 26

 
Rock Forever (Rock of Ages)


USA / 2012

11.07.2012
 



HOLLYWEIRD





« J’aurai aimé que la vérité soit plus fausse. »

Entre rock FM vintage et navet romantique, qui, au troisième degré, peut s’avérer hilarant, Rock Forever est une comédie musicale qui souffre d’un scénario plat et prévisible, de l’intrigue au dénouement.
Alors, il y a du tatouage, des cheveux longs, du cuir, de la drogue, de l’alcool, du sexe mais tout cela n’est pas si rock n’ roll. Enième variation de la plouc (blonde, précisions, du genre à oublier son sac n’importe où sans que la scripte n’y trouve rien à redire) qui se fait débauchée dans la grande ville pour vivre ses rêves (devenir star, forcément, et rencontrer l’homme de sa vie, évidemment), le film ne se détache jamais pour proposer quelque chose d’original. Même le conflit entre la femme du Maire (Catherine Zeta Jones dans une caricature atroce de son personnage de Chicago) et cette salle de concert dédiée au rock « heavy » (ou sirupeux) rappelle La Cage aux poules (The Best Little Whorehouse in Texas) où le gouverneur souhaitait fermer un bordel populaire.

Le bordel ici est surtout une cacophonie kitsch (et parfois anachronique). Quand tout le bus se met à chanter, on prend peur. Il faut bien une Mary J. Blige pour élever le niveau musical. Sinon, le burlesque l’emporte trop souvent sur l’histoire. En cela, Alec Baldwin a le beau rôle, parfaitement cocasse, un peu audacieux, surprenant. L’acteur est idoine pour ce personnage de loser optimiste.

Dans cet univers plus fantasmé que réaliste, le conte de fée, avec sa méchante reine qui veut nettoyer Los Angeles de ses péchés, n’est jamais crédible. En moins d’une semaine, l’héroïne s’intègre mieux qu’un étudiant après une année de fac. Il faut tout le talent de Tom Cruise pour nous sortir de cette mièvrerie. Il excelle toujours dans ces personnages extrêmes, incorrects, à la démarche animale, presqu’outranciers. Exhibitionniste, maniant une auto-dérision louable, Cruise s’amuse, et nous avec. Il transpire le sexe mais la caméra reste prude. Ses répliques à la Jean-Claude Van Damme, sa scène de sexe simulée surjouée lui offrent une partition d’un autre niveau, comparée à celle de ses collègues.

Mais cela ne suffit pas à sauver l’ensemble, assez ennuyeux. Il aurait fallu plus de folie dans la mise en scène, davantage de délire, quitte à être dans l’improbable. Même le potache Boys Band ne fait pas rire, et l’aspect queer n’est pas assumé. Il manque une distance, un regard, une direction artistique. Ce qu’on pouvait déjà reprocher à Mamma Mia ou Rent
On pourra toujours taper du pieds à certains refrains, il ne reste de Rock Forever qu’un air maintes fois entendu à la radio. On en connaît la mélodie, mais on a déjà oublié les paroles.
 
vincy

 
 
 
 

haut