Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Eyjafjallajökull


France / 2013

02.10.2013
 



VOLCAN ÉTEINT





« Sur un PC, y a pas de problème : je m'écrase, on redécolle. »

Voilà le film typique de ce qu’on appellera le syndrome Maraval, du nom du producteur qui lança fin 2012 la polémique sur l’absurdité d’un système français : cachets astronomiques, recettes formatées, rentabilité rarement atteinte, télévisions tyranniques… Eyjafjallajökull est donc une comédie française, avec sa star comique la plus chère du marché (d’ailleurs, vu le nom imprononçable du film tout le monde dira « le film de Dany Boon »), et un script d’une banalité affligeante. On est peut-être juste heureux que l’excellente Valérie Bonneton – mais que vient-elle faire dans cette galère ? – soit en haut de l’affiche (mentionnons-le, à égalité avec la star ch’ti, c’est assez rare dans le bal des égos du 7e art).

Passés ces petites piques acerbe, que reste-t-il ? Un prétexte (une éruption volcanique – qui bouleverse la routine d’un couple divorcé (routine fondée sur les rancoeurs et la détestation). Les voilà obligés de coexister ensemble pour aller marier leur fille. Cette même semaine sort La tendresse, autrement plus joli et plus singulier, où un couple divorcé se retrouve pour aller chercher leur fils, accidenté. On ne rêve pas : le pitch est sensiblement le même. La tendresse a juste coûté la moitié du cachet de la star d’Eyjafjallajökull. De là, nous attendons la comédie américaine où le conflit fait des étincelles avant de s’allumer en feu de joie.

Hélas de clichés en insultes, de baux paysages de carte postale e, signes extérieurs de richesse indécents, de blagues (belges) en gags plats, cette « potacherie » fait parfois sourire (la séquence de l’apôtre) entre d’interminables séquences coupées dans la bande annonce (qui a concentré le meilleur du film). Le volcan est éteint et on attend encore l’éruption. Les comédiens méritaient mieux que cette platitude.

Ironiquement, la comédie est comme cet avion qui, après avoir décollé se voit contraint d’atterrir à cause de ce volcan islandais : elle reste au sol au lieu de s’envoler.
 
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