Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Cafard


France / 2015

09.12.2015
 



DIRTY WAR






"On va donner une bonne raclée à tous ces bochs, sur leurs fesses toutes nues!"

Traiter d'un sujet aussi épineux que la guerre à travers une animation est un pari risqué et très rare au cinéma, à l'instar de Valse avec Bachir... Le jeune public pourrait être désintéressé par un sujet si douloureux et pourtant Cafard captive... autant les grands que les plus jeunes (avec un peu de retenue tout de même face aux scènes de bataille au réalisme époustouflant).

Inspirée d'une histoire vraie, l'histoire de Jean (patron de bar à Ostende, en Belgique, qui s'engage en 1914 dans un bataillon afin de venger sa fille violée par des soldats allemands) accroche mais aussi arrache le spectateur à travers sa personnalité de dure/tendre perdu dans les méandres d'une guerre sanglante. Histoire(s) de combattants, Cafard, comme Adama sorti il y a deux mois, fait le pari de mixer réalisme d'un film de guerre et onirisme permis par l'animation. Il n'y a qu'à voir (avec admiration) le travail sur les effets de lumière et les rayons de soleil sur les peaux. L'horreur du front de l'Est durant la première guerre mondiale n'a rien à envier aux jeux vidéos les plus virulents: les scènes de combats sont effroyables, mais c'est sans commune mesure avec les blessures psychhologiques, la violence qui touche l'intime. Film expressionniste, Cafard joue sur les contrastes mais surtout aborde cette période terrible avec des couleurs très contrastées, très franches même, des cieux rouges aux visages anguleux et cassés.

Malgré des passages très durs et accentués par des plans très serrés sur ces visages fatigués, des déluges de bombes et des paysages désertiques et mortuaires, Cafard est une merveille dont les décors et les personnages illustrent un véritable aplomb graphique.
 
Cynthia

 
 
 
 

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