Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Le goût des merveilles


France / 2015

16.12.2015
 



LES ACCIDENTS D'AMOUR





« - Qu'est-ce que vous regardez?
- Les nuages...»



Entre la technologie qui nous possède (ordinateur, portable, etc...) et des journées bien remplies, le temps passe à une vitesse au point qu'on ne peut pas profiter de la vie. Le goût des merveilles, qui semble débuter telle une comédie romantique, est en réalité un rappel à l'ordre, une légère et douce baffe qui nous replonge en enfance... Cette période où le monde était un terrain de jeux sans contrainte.
Pierre, ce personnage atteint d'autisme, nous remémore cette insouciance perdue avec l'âge. L'autisme...certains ne pourrait retenir que ça et pourtant il n'est pas question d'autisme dans ce film mais d'apprécier l'instant présent à 200%. Il est sincère, honnête, fidèle derrière une apparence associable et décalée, pour ne pas dire incomprise. Il n'y a plus de temps dans notre vie et c'est ce qu'Éric Besnard a voulu nous montrer à travers cette belle histoire d'amour, aussi lumineuse qu'un été dans la Drôme. Louise (Virginie Efira) est un personnage terre à terre, noyé par le travail et la peur du lendemain, têtue, bordélique, un peu seule. Alors que Pierre (Benjamin Lavernhe, formidable trouvaille de casting que ce sociétaire de la Comédie française) est franc, s'émerveille d'un rien et ordonne chaque minute de sa vie tout en la savourant. C'est ainsi qu'il peut prendre un temps fou à admirer un brin d'herbe ou à caresser de la farine sur une table... Nous pouvons penser cela comme un acte enfantin, naïf, mais pourtant n'est-ce pas là l'idée de profiter des choses simples avec sérénité?


Le réalisateur nous remet en question au point de nous émouvoir avec des acteurs qui frôlent la magie: Virginie Efira représente le naturel et la brise d'été dans ses robes fleuries et ses cheveux blonds, tout en déployant un jeu nuancé qui la fait briller de mille feux, et Benjamin Lavernhe est la lumière, la tranquillité et la sagesse. Et une certaine forme de séduction.

Emerveillés quand on n'en demande pas trop, nous sortons de ce film avec des étoiles plein les yeux (ces étoiles ne font pas la guerre) et une folle envie de nous étendre dans un parc afin d'observer les arbres, les nuages, le vent sans aucune pensée toxique. Le goût des merveilles est un délectable millésime qui frappe en plein cœur avec douceur. Pas besoin de gelée royale pour stimuler nos sens.
 
Cynthia

 
 
 
 

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