Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Ailleurs
Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
Effacer l'historique
Ema
Enorme
La daronne
Lux Æterna
Peninsula
Petit pays
Rocks
Tenet
Un pays qui se tient sage



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 22


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 29

 
Last flag flying


USA / 2017

17.01.2018
 



MANHOOD





"On doit être la seule force d'occupation qui s'attend à être aimée." Richard Linklater revient avec un film en demi-teinte qui embrasse dans un même élan la nostalgie du temps passé, l’histoire mouvementée des États-Unis et la camaraderie sincère de ceux qui ont partagé une guerre. Reposant presque entièrement sur son formidable trio d’acteurs (Bryan Cranston, Laurence Fishburne et Steve Carell, auxquels il faut ajouter le jeune J. Quinton Johnson) et sur des dialogues qui alternent humour et réflexions bien senties sur l’Amérique et ses contradictions, Last flag flying est une œuvre d’emblée classique au sens le plus noble du terme.

Il dresse bien sûr un portrait doux amer du début des années 2000, entre innocence perdue (la scène où les vétérans achètent leur premier téléphone portable est aussi drôle que touchante) et sentiment d’un éternel recommencement (à travers le parallèle entre Guerre du Vietnam et guerre d’Irak). La charge contre l’armée est plus fine qu’il n’y parait, dirigée principalement vers les dirigeants sans âme et tous ceux qui profitent du système. Les hommes, eux, ne sont jamais remis en cause dans leur désir d’agir pour le bien commun, ni dans leur sincérité. Car ce que brocarde Richard Linklater, c’est justement l’instrumentalisation de cette sincérité, et son dévoiement par une poignée d’individus cyniques. Il livre ainsi un film d’une grande simplicité scénaristique, en apparence mineur, qui dessine en creux un portrait fort et bouleversant d’une certaine Amérique post 11 septembre.
 
MpM

 
 
 
 

haut