Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Ailleurs
Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
Effacer l'historique
Ema
Enorme
La daronne
Lux Æterna
Peninsula
Petit pays
Rocks
Tenet
Un pays qui se tient sage



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 24


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 47

 
Lan Yu


Chine / 2001

06.03.02
 



UN AMOUR GAY A PEKIN





"- Tu ne le sais peut-être pas, mais je t'aime.
- Tu ne le sais peut-être pas, mais je t'aime aussi.
"

Stanley Kwan avait sans aucun doute les meilleures intentions du monde quand il a décidé d'adapter au cinéma un roman gay publié sur internet par un certain " Camarade Beijing ". Une romance entre deux hommes s'étalant sur onze années et dont le scénariste a retiré tous les passages qui s'apparentaient trop à de la pornographie. Porté à l'écran, Lan Yu est un étrange mélange de sexe, d'amour et de tendresse qui tombe souvent dans la mièvrerie.
L'intrigue fleure bon le roman à l'eau de rose. La vie va réunir deux personnes qu'a priori tout oppose : un étudiant sans le sou, élevé à la campagne, un tantinet naïf et fleur bleue, et un riche homme d'affaires bourgeois un brin manipulateur. Une relation maintes fois entravée par la peur de Chen Handong de s'engager. Le destin se chargera à chaque fois de remettre les deux hommes sur la même route. Lan Yu oscille donc entre la comédie romantique et le mélodrame. Cela n'aurait pas été trop dérangeant si Stanley Kwan avait réussi à donner de la chair à ses personnages et à instaurer une tension sans laquelle l'émotion ne parvient pas à naître. Au lieu de cela, il filme ces hommes avec pudeur, tendresse et talent certes, mais il ne s'attache qu'à rechercher une certaine esthétique, dans la représentation des corps et des scènes d'amour en particulier, au détriment de la narration.
Il faut néanmoins reconnaître à ce film le mérite de s'attaquer à un thème sensible. Il vient s'ajouter à la courte liste des films asiatiques ayant trait à l'homosexualité. Plusieurs long-métrages avaient ouvert la voie. Happy Together de Kong Kar-Wai (1997) relate la relation de deux homosexuels de Hong-Kong en Argentine et Garçon d'honneur de Ang Lee (1993), celle d'un couple gay asiate vivant à New-York. Lan Yu brave un peu plus encore les interdits en transposant l'action et le tournage à Pékin, et ce sans l'aval des autorités chinoises.
 
vanessa

 
 
 
 

haut