Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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L'appel de la forêt (The Call of the Wild)


USA / 2020

19.02.2020
 



L’INCROYABLE BUCK





« Quel voyage il avait fait pour trouver on fouler. Quel voyage j’avais fait pour m’éloigner du mien. »

Nouvelle adaptation du roman de Jack London, L’Appel de la forêt remplit convenablement le cahier des charges d’un divertissement familial. Sans jamais aller plus loin.

Ruée vers l’or

A la fin du 19e siècle, Buck, un chien dressé mais gâté par de riches Californiens, est enlevé et vendu à un chercheur d’or. Cette nouvelle vie est l’occasion pour lui de revenir à ses premiers instincts dans le territoire pénible du Yukon.

Bien que la ruée vers l’or et les changements technologiques de l’époque soient régulièrement évoqués, c’est avant tout l’apprentissage et la destinée de Buck, ce chien rebelle, qui captivent le spectateur. Une aubaine pour le scénariste Michael Green (Blade Runner 2049) puisque c’est ce sur quoi le roman de Jack London s’attardait. Malheureusement, le manque de finesse de son scénario est flagrant.

Flou technique

Pour son quatrième long métrage en tant que réalisateur, Chris Sanders a fait le pari de mêler rises de vues réelles et animation 3D. Une idée loin d’être révolutionnaire en 2020 mais qui s’avère douloureuse à voir. En effet, après les séquences quasi futuristes du Roi Lion de Jon Favreau, les animaux en images de synthèse de L’Appel de la forêt font peine à voir. Comprenez par là que tout semble fake (car tout a été filmé en studio !) Malgré un budget de 125 millions de dollars, le film de la 20th Century Studios est visuellement aussi époustouflant qu’un téléfilm catastrophe.

Et si la photographie est belle, la surabondance d’images fake a tendance à gâcher le résultat. Un véritable comble lorsque l’on sait qu’en dépit de l’attention portée à ces mêmes effets spéciaux, le casting de L’Appel de la forêt est le premier atout du film. Eh oui, ce n’est pas tous les jours que l’on peut retrouver dans un même film Harrison Ford et Dan Stevens en explorateurs d’or et Omar Sy et Karen Gillan en porteurs du courrier fonçant sur la glace de l’Arctique.

Sympathique divertissement, L’Appel de la forêt est un film d’aventure qui ravira les plus jeunes pendant les vacances scolaires. Les autres peuvent passer leur chemin.
 
wyzman

 
 
 
 

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