Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Ailleurs
Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
Effacer l'historique
Ema
Enorme
La daronne
Lux Æterna
Peninsula
Petit pays
Rocks
Tenet
Un pays qui se tient sage



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 22


TFM  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 21

 
Les Brigades du Tigre


France / 2006

12.04.2006
 








SERIE LIMITEE

"- Les truands, les souteneurs, les anarchistes, vous allez les secouer, vous allez les coffrer, vous allez les remettre à leur juste place : au clou !"

La série des années 70 serait-elle sur le point de devenir un feuilleton au cinéma ? Tout porte à le croire si l'on écoute les engagements des producteurs et scénaristes qui promettent déjà une suite, un épisode 2 à ces Brigades du Tigre... Sans vouloir leur porter malheur, il semble tout de même un peu présomptueux d'annoncer ainsi ce produit dérivé alors même que l'original n'est pas encore sorti en salles. On imagine mal les deux scénaristes (Xavier Dorison et Fabien Nury) trouver l'énergie de boucler l'écriture du sequel, si le premier fait vingt-cinq entrées.
D'ailleurs est-ce bien la vocation d'une adaptation de série d'en redevenir une sur grand écran (cf Mission : Impossible) ? Il est probable qu'une fois l'univers familier d'un feuilleton revisité, l'amusement de l'adaptation passé, l'intérêt du spectateur soit susceptible de terriblement s'épuiser. Alors si l'on ne connaît pas "l'œuvre" originale, que reste-t-il ? En l'occurrence : des dialogues fades, un humour paresseux et une histoire sans charme, qui ne sait pas choisir entre la mise en scène d'une époque, la profondeur "relative" des débats politiques et le romanesque.
Reste une sorte d'efficacité visuelle (et même séduisante), des scènes d'action bien foutues (de ce point de vue, plus rien à envier à Hollywood, dommage qu'ils aient pris de l'avance dans tous les autres domaines). L'assaut sur Bonnot (non sans rappeler le final de Bonnie and Clyde), en particulier est assez réussit et relance d'ailleurs très nettement le rythme du film qui commençait à s'essouffler en première partie. Notons aussi l'ambition de vouloir enlever la légèreté de la série TV pour mieux dramatiser et même "acétiser" le contexte, plutôt noir que nostalgique. On retiendra surtout l'apport des comédiens étrangers : le Belge Gourmet, l'Allemande Kruger, l'Italien Accorsi qui libèrent le film de ses règles du jeu un peu austères (Cornillac, Baer sont trop en retenue).
Revenons à ce scénario qui, bien qu'il parvienne plutôt adroitement à mêler la grande histoire à celles, éclatées et lapidaires, des brigadiers, ne laisse hélas aucun souvenir particulier. Film frigide où, pourtant, le chaos des utopies et du progrès fait battre les coeurs à chaud, le spectateur caresse, de l'oeil, ces belles séquences et cette aventure parfois endiablée; mais il reste de glace devant tous les aspects émotionnels. Avec une intrigue mêlant prince cynique, princesse tragique, déchirée mais déterminée, et embrouilles d'emprunts russes, montée du bolchévisme, destin de Jaurès et foi en la sécurité (face aux idées) ... il y en a presque trop, noyant le divertissement dans un cocktail molotov qui fait le bruit d'un pétard. Soulagement quand même de voir, enfin, une production française d'envergure avoir de l'ambition, de l'audace. On repassera pour le panache...
 
axel (avec vincy)

 
 
 
 

haut