Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Le nombre 23 (The Number 23)


USA / 2007

28.02.2007
 



DISJONCTE





« - A partir de détails, tu tires des conclusions insensées. »

Après Batman Forever, Joel Schumacher retrouve son comédien, Jim Carrey, dans un thriller qui promettait d'être sombre et efficace. Mais le résultat n'est pas à la hauteur des espérances. Toute l'histoire repose sur une unique structure : le fait de retrouver le nombre 23 partout, et en fin de compte d'y arriver par tous les moyens. C'est une astuce facile qui donne tout le mérite au scénariste. Celui ci intervient alors régulièrement dans l'histoire par un nombre de deus ex machina surabondant, sans laisser la chance à l'histoire de se développer : les personnages vont à l'hôtel 23, ils habitent au 23, l'addition de leur anniversaire fait 23, et c'est ainsi pendant tout le film. A moins d'être atteint sois même de paranoïa, on a du mal à croire aux explications farfelues du personnage principal, et il nous donne l'impression de se forcer à atteindre le nombre 23, en additionnant ou en soustrayant, sans se soucier des autres combinaisons qui existent mais qui ne marchent pas. A ses côtés, le personnage du fils n'est pas du tout crédible car il arrive à soutenir la théorie de son père et à croire en sa paranoïa subitement et sans explications, comme par magie.

Au fil de la narration, on se retrouve à suivre deux histoire en parallèle : celle du film et celle du livre que découvre le personnage. Cette dernière reprend les codes du film noir sans y ajouter de patte personnelle, et propose une simple accumulation de différents clichés : la femme fatale, le détective solitaire, etc. Dans cette partie, le style de l'image est traité différemment, et aborde de faux airs de Sin City, comme une BD filmée. Jim Carrey en détective fait alors penser à son rôle de Ace Ventura, avec la même coupe, mais dans une version un peu plus sombre. Durant tout le film, l'acteur joue bien mais, déception, ce n'est pas l'incroyable performance de dégénéré qu'on pourrait attendre de lui. Après Disjoncté, l'acteur montre qu'il a encore du mal à exploiter toutes ses possibilités dans un rôle sérieux de fou furieux. On attend avec impatience le jour où il réussira.

La résolution et l'explication des motivations du personnage principal dans la partie finale s'avèrent intéressantes et sauvent le film de l'ennui. Une fois fou, le personnage rappelle étrangement celui de Sam Neil dans L'Antre de la folie : les choses qu'il s'écrit lui-même sur son visage, l'histoire du livre qui prend le pas sur le personnage, etc. Mais au final, le film tout comme la prestation de Jim Carrey s'avèrent anecdotiques.
 
ninteen

 
 
 
 

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