Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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DreamWorks  



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The Road to El Dorado (La route d'Eldorado)


USA / 2000

25.10.00
 



LES CHIPPENDALES ET LES 7 CITES D'OR





"- On n'a pas de carte, on n'a pas de plan, c'est tout l'intéret."

Ca démarre fort, on ne pourra pas le reprocher aux concepteurs de ce nouveau dessin animé labélisé DreamWorks. Les premières séquences des Routes d'Eldorado est une véritable prouesse de virtuosité, tant par l'enchainement des situations que par l'accumulation de gags. Un peu trop remontés? Une fois débarqués sur les côtes du nouveau monde, les choses se calment. Certes les décors sont de toute beauté, mais l'histoire semble vouloir se plier à un remake de L'Homme qui voulut être roi, au demeurant un excellent film de John Huston et dans lequel Sean Connery et Michael Caine incarnaient déjà une drôle de paire de dieux vivants. On perd dés lors évidemment beaucoup de spontanéité.

Il reste cependant un grand nombre de points positifs dans cette entreprise, à commencer par l'excellent tandem des deux personnages principaux Tulio et Miguel. On a rarement vu de toons aussi peu héroïques et charismatiques assurer par la même occasion les premiers rôles de l'histoire. Anti héros par excellence, leur prestation parfois très seçond degré réjouira les adultes mais laissera peut-être les plus jeunes sur leur faim (ceux ci leur préférant les personnages animaliers plus accessibles). Les animateurs semblent même avoir esquissé une certaine ambiguité dans les rapports entre les deux protagonistes.
En les voyant gambader ensemble dans la nature en tenue d'Adam ou improviser à tout bout de champ des shows très Broadway, on se prend soudain à se poser des questions sur l'étendue de leurs rapports amicaux, au point que l'histoire d'amour qui nait entre Tulio et Mel (grande réussite dans la création du personnage féminin véritablement calqué sur Rosie Perez) ne parvient pas à écarter nos interrogations. Ce côté équivoque est somme tout très plaisant et plutôt rafraichissant.
Tout comme le précédent film des studios d'animation DreamWorks, La route d'Eldorado reflète un grand soucis du détail et de recherche dans la retranscription d'un univers historique. L'animation soutenue par l'artillerie informatique dernier cri ravira les yeux des plus exigeants. Le traitement de la texture des éléments informatiques semble cette fois ci au point et ne nous réserve pas les quelques problèmes d'homogénéité du Prince d'Egypte. On reprochera au cartoon de Don Paul et Eric Bergeron d'être encore un peu trop proche des productions Disney dans son aspect plastique et dans ses options générales. On ne passera pas à côté des encombrantes séquences musicales assez inégales et auxquelles l'inévitable Elton John prête sa voix. Même en tenant compte de certaines initiatives, on attend toujours l'alternative. Le modèle semble incontournable dés lors qu'il s'agit d'animation traditionnelle (The iron giant de chez Warner en fit les frais l'année dernière). L'ensemble se laisse donc voir sans déplaisir, le final est même spectaculaire, mais cet Eldorado manque quelquepeu d'engagement sur la longueur, même s'il ne vise que la cible du simple divertissement familial.   
 
petsss

 
 
 
 

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