Cannes 2013 : quinze projets retenus par l’atelier de la Cinéfondation

Posté par MpM, le 4 mars 2013, dans Cannes, Festivals.

Chaque année depuis 2005, l'atelier de la Cinéfondation permet à quinze cinéastes ainsi qu'à leurs producteurs de se rendre au Festival de Cannes pour présenter leurs projets et rencontrer plusieurs centaines de partenaires potentiels. L'idée est d'ouvrir aux participants "les portes des coproductions internationales, leur donnant ainsi les meilleures chances de terminer leurs films". L'Atelier soutient ainsi le cinéma de création et favorise l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes originaires du monde entier.

Et cette année, les projets viennent véritablement de tous les continents, y compris l'Afrique, exceptionnellement bien représentée avec des projets éthiopien, égyptien et sud-africain. Le Moyen-Orient est lui aussi très présent avec deux films israéliens et une coproduction jordano-palestinienne.

Parmi les réalisateurs sélectionnés, certains ont déjà une certaine notoriété, comme le Français Emmanuel Finkiel (Nulle part, terre promise ; Je reste...), le Turc Ozcan Alper (Le temps dure longtemps, en sélection au Festival de Vesoul 2012 et prix FIPRESCI au festival de Kérala, photo) ou le Chilien Niles Attalah (Lucia, primé au Rencontres Cinélatino de Toulouse).

Concrètement, qu'apporte une telle sélection ? Bien sûr, c'est un pas presque décisif dans la réalisation d'un film. En effet, parmi les 126 projets présentés depuis 8 ans, 83 ont été réalisés et 29 sont actuellement en préproduction. Mais dans de nombreux cas, cela va plus loin, avec l'accession rapide à une reconnaissance, voire une consécration, internationale. Sont par exemple passés par l'atelier de la cinéfondation ces cinq dernières années des cinéastes comme la Polonaise Malgoska Szumowska (en compétition cette année à Berlin avec In the name of... où elle a reçu le Teddy Award du meilleur film), la Française Léa Fehner (Qu'un seul tienne et les autres suivront, prix Louis Delluc du premier film en 2009), l'Israélien Nadav Lapid (Le policier, prix spécial du jury au Festival de Locarno en 2011), le Français Nabil Ayouch (Les chevaux de Dieu, sélectionné en section Un certain Regard à Cannes en 2012 et récompensé aux festivals de Montpellier et de Namur) ou encore la Française Alice Winocour (Augustine, présenté à la Semaine de la critique 2012 et nommé au césar du meilleur premier film).

Signe à la fois du tremplin que constitue l'atelier et de l'intuition des sélectionneurs, capables de déceler le talent en germe chez des cinéastes qui en sont souvent à leur premier long métrage. On souhaite donc un beau parcours aux lauréats 2013, que l'on retrouvera peut-être à Cannes en 2014 ou à Berlin en 2015...

Les lauréats de l'atelier de la Cinéfondation 2013

Rey de Niles Attalah (Chili)
Ciao Ciao de Song Chuan (Chine)
Out/In the Streets de Jasmina Metwaly and Philip Rizk (Egypte)
Lamb de Yared Zeleke (Ethiopie)
Je ne suis pas un salaud d'Emmanuel Finkiel (France)
Stage Fright de Yorgos Zois (Grèce)
Chenu de Manjeet Singh (Inde)
Holy Air de Shady Srour (Israël)
The House on Fin Street de Amir Manor (Israël)
Sworn de Virgin Laura Bispuri (Italie)
Me, Myself and Murdoch de Yahya Alabdallah (Jordanie/Palestine)
Days of Cannibalism de Teboho Joscha Edkins (Afrique du Sud)
Memories of the Wind de Ozcan Alper (Turquie)
Road Kill de Yuichi Hibi (Etats-Unis)
The Heirs de Jorge Hernández Aldana (Mexique)

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