Champs-Elysées film festival 2013 : How to make Audience Selling Stars

Posté par cynthia, le 21 juin 2013

chris colfer struck © champs elysees film festivalC'est sous un soleil de plomb que s'est ouverte la seconde édition du Champs-Elysées Film Festival le 12 juin dernier. Présidé par Olivier Martinez et Julie Gayet, le cru de cette année promettait des grands classiques restaurés et des avants-premières américaines et françaises. Même les plus jeunes pouvaient se délecter devant des dessins-animés légendaires ou découvrir les nouveautés comme Moi, moche et méchant 2. Outre les projections, plusieurs moments forts ont ponctué le festival, retour sur une semaine riche en émotion.

Des stars absentes, des salles pleines

On se serait cru à Cannes avec ces projections toute la journée, ces soirées et ces débats. Hélas n'est pas Cannes qui veut. En effet, beaucoup de célébrités annoncées n'ont pas fait le déplacement.

Pour l'ouverture de cette nouvelle édition, l'acteur, producteur, écrivain et scénariste Chris Colfer (photo © CEFF), devenu l'icône de toute une génération depuis son rôle de Kurt dans la série Glee, est venu présenté son premier film Struck. Adapté de son premier roman, le film était attendu par les fans au point qu'il n'y avait déjà plus de place même que ne commence le festival.

L'équipe du film Grand Central était attendue. Et pourtant à 20h35, ce n'est que sa réalisatrice Rebecca Zlotowski qui fut présente. Pendant ce temps, Halle Berry, invitée d’honneur de la soirée caritative des Toiles Enchantées, illuminait la projection de Nos souvenirs brûlés aux côtés de Gisèle Tsobanian. Fondatrice de l’association, elle était accompagnée de ses marraines, Isabelle Giordano, toute nouvelle directrice d'Unifrance et Géraldine Nakache. Cela compense partiellement l'absence de Léa Seydoux et de Tahar Rahim pour Grand Central.

Les fans de Jonathan Rhys-Meyers furent également émoustillés avec sa venue pour l'avant-première de Belle du seigneur de Glenio Bonder.  Il était accompagné de Natalia Vodianova. Grosse déception, par contre, le lendemain (pour la gente masculine) avec l'avant-première du touchant et sulfureux Juliette de Pierre Godeau avec l'absence très remarquée d'Astrid Bergès-Frisbey. Néanmoins, on pouvait se consoler le même jour avec la Master-class passionnante donnée par Cédric Klapish. Ou dialoguer avec Julie Delpy venue promouvoir Before Midnight. Le cinéma français n'a pas hésité à rencontrer le public, à quelques jours ou semaines de la sortie de leurs films, de Nathalie Baye à Jamel Debbouze.

Malgré ce petit flot de stars, la célébrité la plus attendue sur l'avenue fut sans nul doute l'héroïne de Mes meilleures amies, Kristen Wiig pour le film de clôture, Imogène. Le tapis rouge fut inondé dès 9h du matin par les fans, belle façon de clôturer le festival : griller au soleil en attendant son actrice favorite.

Peu importe si, finalement, toutes les vedettes américaines n'étaient pas au rendez-vous : les salles étaient pleines, et la passion du cinéma intacte. C'est ce qu'il faut retenir de cette deuxième édition ambitieuse du Champs-Elysées Film Festival.

Au total ce sont 18 000 spectateurs qui se sont déplacées dans les salles des Champs Elysées.

Le palmarès

Trois Prix du Public ont été remis lors de la cérémonie de clôture qui s’est déroulée mardi soir au Publicis Cinéma. Le premier prix a été décerné au documentaire How to Make Money Selling Drugs de Matthew Cooke, avec Woody Harrelson, Susan Sarandon, 50 Cents et Eminem. Ce document choc est alimenté par une série d'interviews avec des stars, des dealers et même des employés de prison sur le marché de la drogue et ses lourdes conséquences. Le film avait été présenté au festival de Toronto l'an dernier.

Le second prix du public revient au court-métrage américain Penny Dreadful de Shane Atkinson, de la Columbia University School of the Arts. Quant au troisième prix il revient au français Simon Lelouch pour son court-métrage Nous sommes tous des êtres penchés.

Le prix du jury étudiant, dont le but est de faire connaître les grands classiques du cinéma aux jeunes adultes, a été attribué au célèbre Un, deux et trois de Billy Wilder. Ce film de 1961, avec James Cagney, est une comédie délirante sur un cadre de Coca Cola perdu dans Berlin Ouest, avec en toile de fond la guerre froide.

Marceau et Bruel s’accoupleront dans les Missionnaires

Posté par vincy, le 21 juin 2013

Le duo est inédit et on se demande pourquoi tant les deux comédiens, tous deux nés "artistiquement" dans les années 80, sont parmi les plus populaires en France. Sophie Marceau et Patrick Bruel seront finalement réunis dans le prochain film de Tonie Marshall, Les Missionnaires.

Le projet avait été révélé lors de la convention Warner, qui distribuera le film, mais on ignorait alors le casting.

Marceau et Bruel interpréteront deux addictifs au sexe qui vont devoir travailler ensemble dans un cabinet de conseil conjugal. On croisera également André Wilms, Sylvie Vartan, Jean-Pierre Marielle et François Morel. Le tournage commencera fin août et durera deux mois.

Tonie Marshall n'a tourné aucun long métrage depuis Passe-passe en 2008, avec Nathalie Baye et Edouard Baer, gros échec au box office.

L’instant court : rencontre avec le réalisateur Edouardo Williams

Posté par MpM, le 21 juin 2013

eduardo williamsA Ecran Noir, on aime vous faire partager nos découvertes. Alors après Time Doesn’t Stand Still, réalisé par Benjamin Millepied et Asa Mader, voici l’instant Court n° 112.

Rares sont les jeunes réalisateurs qui peuvent se targuer d'être sélectionnés deux années de suite au Festival de Cannes comme c'est le cas d'Eduardo Williams, Argentin de 26 ans dont le court métrage Puede ver un puma figurait parmi la sélection de la Cinéfondation en 2012 et qui, un an plus tard, était de retour avec son nouveau film, Que je tombe tout le temps ?, cette fois à la Quinzaine des Réalisateurs.

Mais si le jeune homme (désormais étudiant au studio national du Fresnoy) devient un habitué de la Croisette, ce n'est ni un hasard ni une coïncidence. Son cinéma épuré, elliptique et purement sensoriel frappe dès la première vision. A mille lieues des courts métrages "traditionnels", souvent très narratifs, très resserrés autour d'une intrigue immédiatement identifiable (comme ceux auxquels Que je tombe tout le temps ? était confronté cette année à la Quinzaine), il laisse une grande part d'interprétation au spectateur, avec des personnages, des situations et des récits qui se font écho d'un film à l'autre.

Radical, Eduardo Williams ? Pas volontairement, en tout cas. "J'essaye avant tout d'être très sincère avec ce que je voudrais voir, avec ce que je voudrais partager avec les spectateurs. Je n'y pense pas beaucoup quand je travaille, ce sont des choses qui viennent comme ça. Le fait d'être très sincère avec moi-même, ça crée un peu de radicalité, peut-être. Je n'y pense pas en ces termes : je fais ce qui me semble bien, ce que j'aimerais, moi, regarder et après je le partage. Bien sûr, on ne sait jamais ce qui va être reçu par le spectateur. Mais s'il y a une forme de radicalité, elle vient de là, pas d'une volonté d'être radical pour être radical."

En quelques courts métrages, le jeune cinéaste a ainsi réussi à créer un univers cohérent et personnel qui s'appuie sur une recherche formelle extrêmement rigoureuse pour parler de relations humaines, de quêtes personnelles, de communications brouillées et d'incommunicabilité latente. Du monde actuel, tout simplement.

Démonstration faite à nouveau avec Que je tombe tout le temps, qui se concentre plus particulièrement sur un personnage à la recherche d'une mystérieuse graine. Ce héros dont on ne saura rien traverse différents lieux à la fois familiers et déroutants, comme pris dans un labyrinthe cosmique qui relierait les uns aux autres tous les endroits du monde.

Après la projection cannoise, Eduardo Williams s'est confié à Ecran Noir, sur ses thèmes de prédilection et sa vision du cinéma :

Et en bonus, le trailer de Que je tombe tout le temps ? :