Au salon de coiffure de Dominique Léon, il n'y a pas que les cheveux qui sont chouchoutés mais aussi les âmes du client.
De 2006 à nos jours, François Lunel filme les confidences de huit clients à leur coiffeur. C'est ainsi, qu'entre les permanentes, les brushings et les coups de ciseaux, nous rentrons dans l'intimité d'une veuve toujours amoureuse de son mari, une jeune femme qui tente de sortir de la précarité, un couple de retraités qui regrette le passé, un jeune étudiant en médecine pessimiste, une jeune fille mal dans sa peau, un homme d'une trentaine d'années à qui tout réussit, une femme sous traitement médicale qui vit à travers la présence de sa mère malade et enfin un enfant silencieux trop intimidé par les ciseaux pour se confier.
C'est face caméra que ces protagonistes se confient à cœur ouvert durant sept ans à leur coiffeur, devenu presque leur psychologue. Ce film/reportage dont les séquences s'enchaînent sans transition, sont remplis de souffrance, de joie et même de politique. Politique, d'ailleurs, qui est un réel fil conducteur pour l'évolution des personnages. Tombant dans les deux périodes des élections présidentielles, nous découvrons en 2007 une France, confiante puis en 2012, une France apeurée et indécise.
Ce véritable ballet musical orchestré par un François Lunel ému, nous montre une réelle relation entre le filmé et le spectateur. Ses plans extrêmement rapprochés créent une atmosphère où l'intimité n'est plus. Les personnages se cachent pour se montrer et se montrent pour se cacher, une sorte de paradoxe sous fond capillaire que François Lunel s'amuse à comparer à des nudistes, puisqu'eux-mêmes "se cachent pour pourvoir se montrer nus".
Du rire aux larmes, de l'intérêt à l'ennui, Chez Léon coiffure, c'est la vie d'une capitale française qui défile sous nos yeux. Attachant, émouvant, touchant, les personnages, tous différents mais haut en couleur, font de ce film, un entretien privée que l'on accepte de voir par voyeurisme ou curiosité.
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Chez Léon coiffure
documentaire de François Lunel
121 minutes
Le meilleur endroit où découvrir un film est bien évidement le fauteuil d’une salle de cinéma. Le cinéma de quartier et la salle "art et essai" participent tout autant que les multiplexes à proposer une large sélection de nouveautés et aussi de film de patrimoine. Cependant ce sont vraiment les journées du mercredi avec une quinzaine de nouveaux titres qui rythment le choix des films proposés, avec surtout ceux qui ont le plus de potentiel commercial au détriment des autres.
Des films français comme Livide ou Mineurs 27 sont passés inaperçus, la situation est encore plus critique pour un film étranger tel que Aurora du Roumain Cristi Pulu avec sa durée de 3 heures… En France les plus importants exploitants (les groupes UGC, Gaumont, MK2) sont également parfois co-producteurs de films proposés en priorité dans leur circuit de salles. Force est de constater que diversité et rentabilité sont deux notions difficilement compatibles, des exemples ici.
Voici donc Plus de passion, plus d’émotions, une publicité institutionnelle pour un exploitant de salles de cinéma qui communique son nouveau slogan. On y voit un duo d’acteurs sur un tournage de film où on leur demande de jouer toutes les émotions possibles. Ce spot qui vante une volonté de proposer une sélection très éclectique de films a été mis en image par Emma Lucchini, déjà réalisatrice du film Sweet Valentine qui d'ailleurs a souffert de ne sortir que sur une combinaison réduite de copies...
Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Plus de passion, plus d’émotions.
Si en Inde, Titanic est enfin projeté en version originale depuis sa ressortie en 3D, mettant fin à la censure de la scène de nudité qui sévissait depuis sa sortie en 1997, et bien c'est la chemin inverse qui s'opère aujourd'hui en Chine.
Pourquoi une telle censure en 2012 ? Les autorités locales craignent tout simplement que les spectateurs tendent les mains afin d'essayer, dans un élan pulsionnel, de mettre le doigt sur l'objet convoité. En résulte un recadrage de la scène afin d'éviter que l'opulente poitrine de Kate Winslet n'apparaisse à l'écran. On ne savait pas que des rondeurs en relief pouvaient intéresser la censure chinoise et menacer à ce point tant de citoyens...
Qu'ils se rassurent toutefois, la scène étant disponible partout sur l'Internet, l'objet désiré s'offrira à eux en une poignée de clics et n'empêchera pas le succès de ce mastodonte hollywoodien qui, projeté sur les écrans chinois en 1998, a marqué son box office en restant leader pendant près de onze années avec plus de 360 millions de yuans de recettes (soit près de 43 millions d'euros).
D'ailleurs, et rien de surprenant là dedans, Titanic en 3D bat à nouveau tous les records en se plaçant juste derrière Transformers 3 en terme de plus gros premier jour au box office (11,6 millions d'euros rapportés, contre 14,5 pour le blockbuster de Michael Bay).
Pas d'inquiétude donc, le mouchoir de la censure voilant ce sein n'enlève rien à la force du film et son pouvoir d'attraction dans les salles obscures.
Visions Sociales fêtera son 10ème anniversaire lors du prochain Festival de Cannes (16-27 mai). Pour cette édition spéciale, le Festival parallèle sera placé sous le parrainage de Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes et de Lucas Belvaux, réalisateur et acteur. 38 témoins, son film le plus récent, qui se déroule au Havre, sera présenté en clôture de Visions Sociales le 26 mai.
Visions Sociales présentera 23 films du 19 au 27 mai au Château des Mineurs, dans le Domaine d'Agecroft à Mandelieu La Napoule. Des films qui abordent les thématiques traitées en dix ans de programmation : le monde du travail, la place faite aux femmes, les luttes, la mondialisation, les bouleversements du Printemps arabe, montrés en présence de réalisateurs du monde entier. À ces films, sélectionnés dans les festivals soutenus tout au long de l’année par la CCAS - le Festival Premiers plans d’Angers, le Festival international du film d’Amiens, CineMed, le Festival du cinéma de Brive – Rencontres européennes du moyen métrage…. - s’ajoutent des oeuvres inédites de l’ACID, la Quinzaine des Réalisateurs, la Semaine de la Critique, « Un Certain Regard », la Cinéfondation et le Festival des 3 continents.
On pourra donc y voir cette année des films récents mais parfois mal diffusés comme Corpo Celeste, Historias, Les chants du Mandrin, Les femmes du bus 678, Le policier, Sur la planche, Terraferma... ainsi que des documentaires (Tous au Larzac) et des courts-métrages. A cela s'ajoutent trois rencontres autour des métiers du cinéma.
Visions Sociales est une manifestation en accès libre, à l’exception de la soirée de clôture qui, fidèle aux valeurs et engagements de la Caisse centrale d'activités sociales du personnel des industries électrique et gazière (CCAS), permet d’aider une association à raison de 5€ par entrée. Le Festival s’adresse aux ouvrants et ayants droit des comités d’entreprise, ainsi qu’aux Cannois, aux cinéphiles, aux curieux....
Pour présider le jury Un certain regard, le Festival de Cannes a choisi Tim Rot, acteur et réalisateur anglais. Tim Roth avait déjà présidé le jury de la caméra d'or en 2004. Il fut membre du jury de la compétition en 2006. Six de ses films ont été retenus en Sélection officielle à Cannes, dont Pulp Fiction, Palme d'or.
Révélé avec The Hit, de Stephen Frears (1983), le comédien a tourné avec quelques un des plus grands cinéastes anglo-saxons contemporains : Mike Leigh (Meantime, 1983), Chris Menges (Un monde à part, 1988), Peter Greenaway (Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant, 1989), Robert Altman (Vincent et Théo, 1990), Quentin Tarantino (Reservoir Dogs et Pulp Fiction), James Gray (Little Odessa, Michael Caton-Jones (Rob Roy, 1995, cité à l'Oscar du meilleur second rôle), Woody Allen (Tout le monde dit I Love You, 1996), Roland Joffé (Vatel, 1999), Ken Loach (Bread and Roses, 2000), Tim Burton (La planète des singes, 2001), Francis Ford Coppola (L'homme sans âge, 2007)... Il a également été choisi par des réalisateurs originaires d'Europe, du Canada ou du Brésil comme Agnieszka Holland, Giuseppe Tornatore, Wim Wenders, Werner Herzog, Liv Ullmann, Michael Hanek, Walter Salles, Jean Beaudin...
Le grand public le connaît aussi pour son personnage de Abomination dans L'incroyable Hulk (2008) et surtout en décrypteur de mensonges dans la série TV Lie to me.
Il était passé à la réalisation avec The War Zone, en 1999, présenté à la Quinzaine des réalisateurs.
Avec son jury, il décernera les prix de la sélection officielle Un certain regard le samedi 26 mai.
Gary Ross, réalisateur de Hunger Games, a décidé de ne pas réaliser les suites de la saga. Le premier épisode a déjà récolté plus de 500 millions de $ dans le monde (dont 300 en Amérique du nord). Mais le cinéaste souhaite écrire et préparer un film plus personnel. Gary Ross (Pleasantville, Seabiscuit) développe actuellement un projet, The Free State of Jones, inspiré d'une histoire vraie durant la Guerre de Sécession.
Or Lionsgate veut absolument sortir le deuxième épisode lors du week-end de Thanksgiving 2013. Un délai trop court pour réaliser deux films.
A l'origine, Ross avait bien prévu de réaliser la suite. Mais le contrat n'était pas signé : Lionsgate attendait les résultats du box office avant de se décider. Le studio avait juste sécurisé les engagements des trois acteurs principaux pour un tournage éventuel à l'automne 2012. Le scénario est en cours d'écriture, sous la plume de Simon Beaufoy (Full Monty, Slumdog Millionaire, 127 heures).
Hunger Games, comme Twilight et Harry Potter, sera donc filmé par différents cinéastes. D'autant que le studio commence à réfléchir à une quadrilogie plutôt qu'une trilogie en divisant le troisième volume en deux épisodes distincts.
Reste à trouver un réalisateur et une vingtaine d'acteurs, 19 mois avant la sortie prévue du film, à peine cinq mois avant le début du tournage.
Il y a une semaine, Spin magazine confirmait que la prochaine réalisation de Clint Eastwood s'attaquerait au remake d'A Star is Born (Une étoile est née). Le scénario, écrit par Will Fetters, rependrait la trame du film de William A. Wellman (1937), déjà revu par George Cukor (la version la plus célèbre avec Judy Garland et James Mason, en 1954) et Frank Pierson (avec Barbra Streisand, en 1976) mais il se serait inspiré de la vie de Kurt Cobain, le leader du groupe grunge Nirvana.
Devant la caméra, Tom Cruise incarnerait Cobain, et Beyoncé Knowles la star montante. Dans la version d'origine, l'histoire est celle d'une jeune provinciale qui rêve de gloire à Hollywood et rencontre un acteur alcoolique sur le déclin.
C'est en voyant Rock Forever, le prochain film avec Cruise, une comédie musicale rock qui sort cet été, que Eastwood a été convaincu par le comédien, avec qui il n'a jamais tourné.
Fetters confesse que "le film balance entre art et commerce, un compromis qui vous arrive en pleine figure quand vous commencez dans ce business." Pour lui, il est de plus en plus difficile de vieillir dans cette industrie musicale obsédée par la jeunesse et le renouvellement. "Si vous avez la cinquantaine, et que vous êtes un artiste dans le monde de Justin Bieber. Si vous êtes un Kurt Cobain à notre époque, qu’est ce que vous faites? Comment existez vous dans ce monde?"
Eastwood, en choisissant Cruise, opterait donc pour une parabole du mythe de Cobain. L'acteur ne lui ressemble pas et ses liens avec la scientologie peuvent être vus comme une hérésie par rapport au chanteur de Smells like teen spirit. Un sacrilège?
Pour l'instant, aucun contrat n'est signé. Tout cela peut-être amené à changer.
Gus Van Sant a déjà réalisé un film-requiem autour des derniers jours de Kurt Cobain. Michael Pitt incarnait l'artiste dans Last days, présenté au festival de Cannes en 2005.
Jeudi 17 mai, à Cannes, Nuri Bilge Ceylan recevra le prestigieux Carrosse d'or de la Quinzaine des réalisateurs. Ce prix est décerné à un cinéaste reconnu "pour les qualités novatrices de ses films, pour son audace et son intransigeance dans la mise en scène et la production". Il est remis par les réalisateurs de la SRF.
C'est donc un habitué de la Croisette et de ses prix à qui revient cet honneur. Sans vouloir entacher cette récompense méritée, cela produit malgré toute un effet pervers : voir les mêmes têtes à Cannes, y compris lorsque ces personnalités n'ont pas de films à présenter.
L'an dernier, Ceylan a reçu le Grand prix du jury avec Il était une fois en Anatolie, qui s'ajoutait au prix de la mise en scène (Les trois singes, 2008), au prix de la critique internationale (Les climats, 2006) et au Grand prix du jury et prix du meilleur acteur (Uzak, 2002). Par ailleurs, il avait été membre du jury en 2009.
Les réalisateurs de la SRF remettent ce prix depuis 2002. Se sont succédés : Jacques Rozier, Clint Eastwood, Nanni Moretti, Ousmane Sembene, David Cronenberg, Alain Cavalier, Jim Jarmusch, Naomi Kawase, Agnès Varda, et en 2011, Jafar Panahi.
Récemment, Nuri Bilge Ceylan a donné une Master Class au dernier festival de Berlin.
Aux USA, c'est l'un des scandales de ce début d'année en pleine année électorale : le meurtre de Trayvon Martin, lycéen de 17 ans, afro-américain, soulève de telles polémiques que plusieurs marches de protestation ont lieu régulièrement dans la ville de Sanford, en Floride, pas très loin de Walt Disney World. L'enfer pas loin du monde magique (et factice).
D'un côté, la National association for the advancement of coloured people), organisation historique de défense des Noirs américain, dénonce une justice à deux vitesses : "Tout le monde se dit : si George Zimmerman avait été noir et Trayvon Martin blanc, le meurtrier aurait été arrêté immédiatement et personne n’en aurait jamais entendu parler." Ce n'est évidemment pas la première fois qu'un tel fait divers tragique sur fond de racisme a lieu aux USA. Mais il est symbolique d'une Amérique désaxée.
De l'autre un meurtrier en liberté. George Zimmerman, agent de surveillance autoproclamé, ne niant pas le meurtre, qui se promenait en toute impunité jusqu'à la diffusion d'une vidéo accusatrice sur Youtube. La justice a alors, enfin, décidé de s'en mêler. Une nouvelle procureure est nommée depuis le 22 mars et a annoncé qu'elle déciderait seule, sans l'appui d'un jury populaire, de l'arrestation, ou pas, du présumé coupable. Ce n'est pas si courant : dès que le meurtrier est blanc et proche de la police, il y a une sorte d'immunité tacite.
Le jeune Trayvon Martin revenait chez lui avec une canette de thé glacé et des bonbons. L'agent de surveillance avait justifié son acte en prétendant avoir reçu des coups : la vidéo policière démontre le contraire. Le phénomène s'embrase médiatiquement : les télés nationales sont en boucle sur le sujet...
Bref une vague d'émotion submerge le pays.
Et manque de chance la 20th Century Fox sort le teaser de Neighborhood Watch (Voisins du troisième type en français) à ce moment là, juste à temps pour les Oscars, la semaine du meurtre. A priori aucun rapport entre quatre citoyens lambdas qui sauvent leur quartier résidentiel (et le monde entier avec) d'une invasion d'extra-terrestres. Ben Stiller, Vince Vaughn, Jonah Hill et Richard Ayoade s'y improvisent agents de surveillance (d'où le titre) : c'est une comédie, rappelons-le, plus proche de Ghostbusters que d'un film avec Jason Statham ou même du récent Cowboys & envahisseurs.
Mais le teaser fait scandale. Sur fond de musique rap, les quatre olibrius circulent en voiture et l'un d'entre eux simule avec sa main le geste d'un révolver qui tire une balle sur un voisin. Le rapprochement avec l'affaire Trayvor Martin est immédiat pour les Américains. Le studio défend d'abord le film : la séquence n'aurait même pas été retenue dans le montage final. Mais trop tard : même si la Fox a retiré la bande annonce, elle est toujours visible sur Internet. Le studio a été contraint de s'excuser auprès des personnes choquées et a rappelé que "le film est une comédie sur une invasion d'extraterrestres et n'a absolument aucun lien avec les événements tragiques qui se sont produits en Floride."
Le mal est fait. Le film, qui a attendu plusieurs années avant de pouvoir être produit, et qui a coûté hors frais de marketing 50 millions de $ est prévu dans les salles cet été (le 8 août en France). Mais la Fox envisage déjà de décaler sa sortie, le temps que tout se tasse.
D'ici là, 20th Century Fox promet une nouvelle bande annonce centrée sur les aliens. Reste la décision ou pas de reporter la sortie du film aux USA. Pour la Fox, il n'y a pas péril : cet été, entre Prométheus et Journal d'un dégonflé, le studio sortira L'âge de glace 4 et Abraham Lincoln chasseur de vampire. Son programme des fêtes est, en revanche, assez faible avec une comédie pour seniors et l'oscarisable Life of Pi d'Ang Lee.
Daniel Pennac n'a pas forcément une écriture facile à transposer au cinéma. L'écrivain à succès, ancien cancre, a un style singulier qui ne se prête pas forcément à un scénario de film. Cependant ses polars un brin loufoques ont des trames très cinématographiques.
Jusque là quatre de ses livres ont été portés sur le petit écran (La fée carabine, Bartleby le scribe) et le grand (L'oeil du loup, en court métrage, et Messieurs les enfants, de Pierre Boutron, avec Pierre Arditi, Catherine Jacob et François Morel).
Et cette année, Pennac devient à la mode. Un de ses livres est enfin en cours d'adaptation et un autre qu'il a écrit s'apprête à sortir en salles.
En tournage depuis le 16 février, et jusqu'en mai, Au bonheur des ogres est réalisé par Nicolas Bary (Les enfants de Timpelbach). Raphaël Personnaz sera Benjamin Mallaussène, héros de la saga de l'écrivain. Au bonheur des ogres est le premier livre de la série commencée en 1985 et achevée en 1999 avec un total de six romans aussi drôles que palpitants. Personnaz est accompagnée de Bérénice Béjo, récente césarisée pour The Artist, Guillaume de Tonquedec, Emir Kusturica, Mélanie Bernier et Thierry Neuvic.
Le film coproduit pour 11,8 millions d'euros par Pathé, France 2 Cinéma, Bidibul productions, Chapter 2 et Nexus Factory a été co-écrit par Jérôme Fanster, Serge Frydman et Nicolas Bary. Il devrait sortir en 2013.
Avant cela, nous devrions découvrir l'adaptation d'Ernest & Celestine, la série d'albums jeunesse de la défunte Gabrielle Vincent (23 tomes), avec Ernest le gros ours et Célestine la petite souris. Daniel Pennac a écrit le scénario de ce film d'animation prévu en salles le 5 décembre 2012. Réalisé par les auteurs du déjanté Panique au village, Stéphane Aubier, Vincent Patar et Benjamin Renner, avec les voix de Lambert Wilson et Dominique Maurin dans les rôles principaux, Ernest & Celestine a été produit par l'équipe des Triplettes de Belleville (Les Armateurs, Mélusine Productions, Le Parti Productions et StudioCanal) pour 9,6 millions d'euros.