Youpi ! C’est mercredi : le jeune public à la fête

Posté par MpM, le 23 septembre 2020

Cette semaine, on retrouve sur grand écran Rita et Crocodile, deux amis inséparables nés sous le crayon de la réalisatrice danoise Siri Melchior. En 2018, les deux petits héros avaient déjà bénéficié d'une sortie en salles couronnée de succès (plus de 150 000 spectateurs). Ils sont de retour avec 8 courts épisodes qui les emmènent du cinéma à la piscine, en passant par une cabane construite au fond du jardin de la grand mère de Rita et une fête d'anniversaire.

Les enjeux narratifs ne sont pas sans rappeler ceux de Rita et Machin dont nous vous parlions il y a peu (une fillette et son compagnon inséparable, vivant mille aventures au gré du quotidien) et les situations peuvent sembler particulièrement familières : un jour de pluie pendant lequel on s'ennuie, la jalousie face à l'apparition d'une rivale "meilleure amie", la divergence de vues sur la manière de jouer... On est dans des récits très classiques de la petite enfance, sans grandes questions existentielles ni singularités narratives, qui viennent sans cesse rappeler l'importance de l'amitié et de l'entraide.

Pourtant, la personnalité gentiment transgressive de Crocodile fait la différence, apportant humour et fantaisie à chaque intrigue, même les plus convenues. Qu'il joue seul à la dinette, se transforme en super bouée dans la piscine interdite aux animaux ou grignote en cachette un gâteau d'anniversaire, il crée sans cesse un décalage cocasse entre un environnement plutôt réaliste et sa présence parfaitement saugrenue dans le contexte en tant que crocodile, c'est-à-dire animal potentiellement féroce et sauvage.

Pour les plus petits, auxquels s'adresse le programme, l'adhésion est immédiate et le plaisir palpable.  On peut d'ailleurs parier qu'à la sortie de la salle, les jeunes spectateurs auront tous envie d'un nouveau compagnon de jeu : vert et avec de grandes dents...

Pour les enfants du même âge (autour de 3 ou 4 ans), on conseillera également L'Odyssée de Choum de Julien Bisaro qui vient de sortir en DVD. Il s'agit d'un très joli conte initiatique qui s’adresse aux plus jeunes spectateurs en abordant des thèmes qui leur sont familiers comme la complicité au sein d’une fratrie et la prise d'indépendance, et d’autres plus graves comme la perte ou l’abandon.

Les aventures des deux bébés chouettes sont à la fois pleines de rebondissements et d'humour, mais également propices à la rêverie et à la contemplation. Le rythme n'en est donc pas trépidant, et la narration demeure d'une grande simplicité tout en essayant de sensibiliser les jeunes spectateurs à des enjeux environnementaux simples. Le film est accompagné de deux autres courts métrages, comme lors de sa sortie en salles : Le Nid de Sonja Rohleder et L'oiseau et la baleine de Carol Freeman.

Enfin, pour un public sensiblement plus âgé, Jacob et les chiens qui parlent d'Edmunds Jansons sort également en DVD. Adapté d’un roman jeunesse, ce long métrage letton nous plonge dans le quartier coloré et atypique de Maskachka, en périphérie de Riga (Lettonie), où le temps semble s’être un peu arrêté. Les maisons en bois, le parc qui ressemble à une petite forêt, la circulation très réduite donnent l’impression d’un village encore très rural, protégé du bruit et de la pollution.

Le très citadin Jacob, contraint de venir habiter ici pendant une absence prolongée de son père, se laisse peu à peu séduire par la personnalité de ce lieu si différent du centre ville ultra-moderne dont il a l’habitude. Si bien qu'il finit par être prêt à tout pour le sauver de la destruction... Rien de bien original il est vrai dans cette fable écologique plutôt convenue, et parfois paresseuse, mais quelques touches de poésie et surtout une esthétique singulière qui donnent envie de découvrir le sort de cet étonnant quartier préservé du temps.

Yuki, Rita et Machin lancent la rentrée cinématographique « jeune public »

Posté par MpM, le 9 septembre 2020

Ce n’est pas parce que les vacances sont terminées qu’il faut renoncer aux séances de cinéma en famille. L’automne s’annonce d’ailleurs propice à ce genre de sorties avec de nombreuses propositions de programmes et films jeunesse dont on vous reparlera le moment venu.

En attendant, notre choix se porte cette semaine sur un long métrage japonais inédit, Yuki, le secret de la montagne magique de Tadashi Imai (1981), et sur la suite des aventures de deux héros d’albums illustrés qui font le bonheur des plus jeunes, les inséparables Rita et Machin.

Yuki nous emmène dans le Japon féodal : un village est sous la coupe de brigands qui terrorisent et assassinent les habitants, mais aussi de samouraïs qui réquisitionnent sans cesse les hommes valides et d’un chef de village qui les exploite. La jeune déesse Yuki, qui vit au ciel avec ses grands-parents chargés de veiller sur la terre, est envoyée pour ramener la paix.

Non sans humour, et avec une forme de réalisme magique qui adoucit la dureté des situations, le film raconte le quotidien des orphelins qui doivent mendier pour vivre, ou des familles dévastées par les guerres et les pillages. On découvre aussi la vie rythmée par les saisons et les récoltes, les joies simples de tresser des cordes ou fabriquer des igloos.

Le film exalte en parallèle les valeurs simples de l’amitié, de la loyauté et de l’entraide. C’est ainsi par l’action collective que les villageois règlent la plupart de leurs problèmes, et l’aide apportée par Yuki est plus celle d’une guide bienveillante et fédératrice que d’une super-héroïne agissant à leur place.

La mise en scène, composée de plans souvent fixes, relègue hors champ les scènes les plus brutales, et trouve des astuces visuelles pour tenir la violence à distance. Cela n’empêche pas une certaine âpreté dans le récit, mais permet de rester dans un flou bienvenu, renforcé par la légèreté des autres séquences, et la tonalité générale qui reste très bienveillante. On proposera donc dès 7 ou 8 ans ce long métrage délicat et sensible qui évite la mièvrerie comme le mélodrame.

Pour les plus jeunes (dès 3 ans), Les Nouvelles aventures de Rita et Machin de Jun Takagi et Son Kozutsumi propose dix courtes histoires mettant en scène la petite Rita et son chien Machin, d’après les livres de Jean-Philippe Arrou-Vignod et Olivier Tallec. Que ce soit un dimanche de pluie, un jour d’anniversaire ou lors d’une promenade à vélo, les deux personnages jouent, se chamaillent, se disputent même parfois, et finissent plus complices que jamais, incapables d’être longtemps loin de l’autre (surtout la nuit).

Les plus jeunes aiment ces petits héros rassurants et pleins de fantaisie qui les entraînent dans un monde proche de leur quotidien tout en flirtant sans cesse avec l’imaginaire. Les arrosoirs se transforment en voiture, les enfants s’envolent accrochés à des ballons, les cookies se mangent à la mayonnaise… toutes les métamorphoses semblent possibles. Le trait, très simple, permet de passer naturellement d’un univers à l’autre, et de voir se matérialiser très simplement les jeux de Rita et de son compagnon.

Pour prolonger le plaisir du film, on en profitera pour relire les albums originaux, qui font eux-aussi la part belle à l’humour légèrement ironique de Machin et aux inventions débridées de Rita, entre chronique joyeuse de l’enfance et hymne à l’amitié.

Et si on regardait… Charlot musicien

Posté par MpM, le 1 avril 2020

Non, ce n'est pas un poisson ! En ce premier jour d'avril, nous vous proposons de renouer avec le cinéma burlesque et joyeux de Charlie Chaplin, époque 1916 ! Effet madeleine garanti avec ce court métrage de 25 minutes mettant en scène le célèbre personnage de Charlot en vagabond violoniste et un peu justicier qui distribue des coups de bâton aux méchants et sauve la jolie héroïne.

Comme toujours chez Chaplin, la comédie recouvre une réalité sociale violente, entre misère et exploitation, qui finit systématiquement par se retourner contre les exploiteurs, au profit des plus faibles. Charlot tient ainsi tête à une troupe de musiciens patibulaires, bien décidés à lui voler sa maigre recette, puis à une bande de "bohémiens" (pardon pour les clichés du début du XXe siècle) responsables de l'enlèvement de la jolie jeune fille qu'il a rencontrée. S'en suivent une succession de gags qui fonctionnent à la perfection, malgré les années et l'habitude.

Armé d'un bâton, de son esprit rusé et de sa grandeur d'âme, Charlot offre ainsi une belle revanche à tous les opprimés, et un formidable moment de cinéma à tous les cinéphiles confinés. Moment à partager en famille, évidemment, tant l'humour visuel et les situations à la fois burlesques et romanesques imaginées par Chaplin plaisent au jeune public !

Ce n'est donc pas un hasard si le film est disponible gratuitement sur Bref Cinéma jusqu'au 17 avril, au sein d'un programme de six courts métrages recommandé pour les enfants à partir de 6 ans, comprenant La Saint-Festin de Anne-Laure Daffis & Léo Marchand, Lisboa orchestra de Guillaume Delaperriere, L'hiver de Léon de Pascal Le Nôtre & Pierre-Luc Granjon, Le renard minuscule de Aline Quertain & Sylwia Szkiladz et Sientje de Christa Moesker.

La plate-forme de svod, éditrice de la Revue Bref consacrée à l'actualité du court métrage, propose également chaque semaine trois films en accès libre pour une durée de 7 jours. Le site, dont une nouvelle formule initialement prévue le 25 mars verra le jour après la fin du confinement, est par ailleurs disponible en illimité sur abonnement. Une belle idée pour occuper autrement cette période de vache maigre cinématographique...

Le Festival Ciné-Junior souffle ses 30 bougies

Posté par MpM, le 21 janvier 2020

Ciné-Junior, Trentième ! Le plus important festival international de cinéma Jeunes Publics de France fête en effet son 30e anniversaire du 22 janvier au 4 février dans plus de 50 lieux partenaires du Val-de-Marne et d'Ile-de-France.

Au programme, plus de 100 films et 450 séances pour les enfants à partir de 2 ans, mêlant à la fois une sélection d'avant-premières, une compétition internationale de longs métrages et 4 programmes de courts inédits, sans oublier une thématique autour de la Fête, une rétrospective spéciale 30 ans, et un focus sur la réalisatrice Florence Miailhe mais aussi des ateliers, des rencontres, des animations et de nombreuses surprises.

Côté nouveautés, on sera particulièrement attentifs au long métrage allemand Fritzi de Ralf Kukula et Mathias Bruhn qui restitue la chute du mur de Berlin à travers le regard d’une enfant éprise de justice et de liberté ; à Antigone de Sophie Deraspe, relecture contemporaine de la pièce de Sophocle qui a obtenu le prix du meilleur film canadien lors du dernier festival de Totonto (en salles le 8 avril), à l'Odyssée de Choum de Julien Bisaro, programme de courts métrages tous doux pour un très jeune public (en salles le 29 janvier), et bien sûr à Adolescentes de Sébastien Lifshitz, chronique documentaire contemporaine qui sortira le 25 mars.

Par ailleurs, la thématique autour de la fête propose des films passionnants à partager en famille, comme Panda petit Panda de Isao Takahata, Jour de fête de Jacques Tati, Le grand méchant renard et autres contes de Benjamin Renner et Patrick Imbert, ou encore Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy.

Enfin, il ne faudra pas passer à côté de la rétrospective consacrée à la réalisatrice Florence Miailhe dont on attend cette année le premier long métrage, La Traversée. Les jeunes spectateurs auront ainsi la chance de découvrir une dizaine de minutes inédites du film, ainsi que trois de ses courts métrages : Au premier dimanche d'août, Les oiseaux blancs, les oiseaux noirs et Conte de quartier.

Un festival indispensable pour former les jeunes cinéphiles et passer des moments de partage et d'échanges en famille, qui a déjà permis de découvrir pas mal de petites pépites cinématographiques pour la jeunesse, dont certaines, à l'image de La petite taupe de Zdenek Miler et du Chien jaune de Mongolie de Byambasuren Davaa seront à nouveau présentés dans le cadre de la rétrospective anniversaire.

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30e édition de Ciné-Junior
Du 22 janvier au 4 février 2020
Informations et programme sur le site de la manifestation

Palmarès, films à suivre et animation russe : retour sur la 15e édition de Mon premier festival

Posté par MpM, le 4 novembre 2019

La 15e édition de Mon Premier Festival s'est achevée mardi 29 octobre par l'annonce très attendue du palmarès. C'est le film néerlandais Fight girl de Johan Timmers (sans date de sortie pour le moment) qui a séduit le jury composé d'enfants. Il s'agit de l'histoire de Bo, une jeune fille en souffrance, qui retrouve un équilibre à travers la pratique de la boxe.

Pour la première fois, le jury a également récompensé la meilleure musique de film. Fabien Leclercq (alias Le Motel) a ainsi été distingué pour Binti de Frederike Migom (sans date de sortie) qui aborde à hauteur d'enfants la question des sans-papiers. Le public avait lui aussi la possibilité de voter, et c'est La dernière vie de Simon de Léo Karmann (attendu en salle en 2020) qui a été plébiscité par les jeunes spectateurs. On y suit Simon, 8 ans, un orphelin qui rêve d'être adopté. Mais Simon a un pouvoir secret : celui de pouvoir prendre l’apparence de chaque personne qu’il a déjà touchée.

Le Festival fut également l'occasion de repérer les films à suivre parmi les avant-premières. Pour les plus jeunes, le programme Zibilla ou la vie zébrée raconte avec douceur et humour des histoires d'exclusion qui font toujours écho d'une manière ou d'une autre avec leur vécu. Zibilla, l'héroïne du court métrage principal, est une enfant adoptée qui vient s'installer dans une nouvelle ville. Problème : elle est une zèbre dans un monde de chevaux. Mais c'est en affirmant sa personnalité bien à elle qu'elle viendra à bout des moqueries et des préjugés.

A voir à partir de 5 ans, Le monde animé de Grimault permet de redécouvrir 4 films du maître de l'animation française : L'épouvantail, Le Voleur de paratonnerres, La Flûte magique et Le Petit soldat. Des histoires drôles et subversives dans lesquelles le faible défie systématiquement le fort ou l'autorité, et qui sont un formidable moyen de (re)nouer avec l'oeuvre sautillante, ironique et poétique de Grimault. A redécouvrir sur grand écran dès le 6 novembre, accompagné d'un autre programme, destiné aux plus grands, qui comporte quatre autres films donnant un large aperçu de la palette sensible du réalisateur.

Pour les plus grands (à partir de 8 ans), le festival a également permis de découvrir L'extraordinaire voyage de Marona d'Anca Damian plusieurs mois avant sa sortie (8 janvier). Le film qui a enchanté Annecy, et dont nous avons déjà eu l'occasion de vous dire le plus grand bien, à la fois en raison de sa sensibilité, de sa fantaisie, et de sa liberté, figure définitivement parmi les incontournables de 2020.

Enfin, Mon Premier festival est toujours l'occasion de se pencher sur une cinématographie particulière, et cette année les jeunes festivaliers étaient particulièrement gâtés puisqu'il s'agissait de l'animation russe ! Ils ont ainsi pu se régaler toute la semaine avec différents programmes de courts métrages, un focus sur le réalisateur Garri Bardine et la (re)découverte de deux très beaux longs métrages : Tout en haut du monde de Rémi Chayé (2016) et La Reine des neiges de Lev Atamanov (1957).

Garri Bardine demeure irrémédiablement l'un des cinéastes d'animation russes les plus captivants de ces trente dernières années. En plus de son humour et de sa fantaisie, flagrante dans l'ode à l'imagination et à l'enfance qu'est La Nounou, dans lequel un petit garçon se crée de toutes pièces une nounou aux nombreux pouvoirs magiques, on est frappé par la manière dont il utilise les conventions de l'animation comme éléments de l'intrigue, notamment en jouant sans cesse sur les matériaux, ou la matière, qui constituent ses personnages.

Dans La Nounou, on assiste à rien de moins que la mise en abyme du processus de création de la marionnette. Dans Le Loup gris et le petit chaperon rouge, ce sont les corps qui s'étirent, s'allongent, se déforment au gré de l'histoire et de ses péripéties, jusqu'à l'explosion finale du ventre du loup. Dans Hop-là badigeonneurs, les multiples accidents provoqués par les apprentis-peintres les obligent sans cesse à se remodeler eux-mêmes. Dans Adagio, allégorie anxiogène sur le rejet de l'Autre et le fanatisme, les personnages sont de simples feuilles de papier pliées, uniformément grises, qui renvoient à une humanité universelle. Il y a ainsi chez le réalisateur une volonté d'améliorer sans cesse la réalité grâce aux artifices de l'animation qui lui permettent d'ajouter des niveaux de lecture complémentaires.

Il faut enfin souligner l'oeuvre d'un autre maître de l'animation russe, Youri Norstein, dont étaient présentés deux courts métrages : Le Héron et la cigogne et Le Hérisson dans le brouillard. On entre avec ces deux films dans l’œuvre particulière du cinéaste russe à qui l’on doit également le magnifique Conte des contes. Dépouillé, dans un registre de couleurs qui se cantonne à un camaïeu de gris, de verts foncés, de marron, de noirs et de blanc, les deux films sont des démonstrations de la finesse et de la poésie mélancolique de Norstein. Dans le premier, un héron et une cigogne ne cessent de se courtiser puis de se refuser, à tour de rôle. Dans le second, un petit hérisson se rend chez son ami l’ourson pour observer les étoiles, mais se trouve pris dans une nappe de brouillard qui rend inquiétant le décor familier.

Dans les deux films, les éléments météorologiques (la pluie dans l’un, le brouillard dans l'autre) influent sur l’ambiance feutrée et intimiste des récits, brouillent l’image, et vont dans le cas du hérisson jusqu’à plonger le spectateur dans une angoisse diffuse. Dans ce dernier, on est par ailleurs émerveillé par le rendu duveteux du brouillard, le travail sur les ombres, et la tension anxiogène créée à partir d’un jeu de « caméra » subjective qui nous met à la place du hérisson, soudain plongé dans un monde flou où tout est menace potentielle. Un conte délicat qui se termine bien mais laisse malgré tout notre hérisson songeur et mélancolique, et le spectateur stupéfait par une telle splendeur.  D'ailleurs, entre les enfants qui assistaient à la projection, et les adultes présents, on ne saurait dire lesquels étaient les plus émerveillés.

Mon Premier Festival souffle ses 15 bougies avec Léa Drucker et Michel Hazanavicius

Posté par MpM, le 19 octobre 2019

Avec l'arrivée des vacances de la Toussaint, c'est le retour de l'un de nos festivals préférés, celui qui s'adresse aux spectateurs qui ont probablement le plus besoin d'être pris par la main et accompagnés dans l'univers et l'histoire du cinéma, les enfants à partir de 18 mois. Pour sa 15e édition, qui se tient du 23 au 29 octobre, Mon Premier Festival poursuit en effet le travail d'initiation du regard, de partage et de transmission qui en ont fait l'un des rendez-vous incontournables de l'automne.

Cette année, l'accent sera mis sur les liens privilégiés entre littérature et 7e art, à travers une quarantaine de films dont Zazie dans le métro, Croc-Blanc, Jean de la Lune, Le Tombeau des lucioles ou encore La Jeune fille sans mains, mais aussi sur le cinéma d'animation russe (avec notamment le travail des cinéastes Garri Bardine et Youri Norstein mais aussi le splendide Tout en haut du monde de Rémi Chayé).

Parmi les autres temps forts du festival figurent également un focus sur Michel Hazanavicius, invité d'honneur, qui viendra présenter certains de ses films comme The Artist, des films cultes (La Belle et le clochard, Qui veut la peau de Roger Rabbit, OSS 117 : Le Caire, nid d'espions), des ciné-concertsdes rencontres autour des métiers du cinéma, de nombreux ateliers, et les coups de coeur de la marraine de l'édition, Léa Drucker, qui a choisi de montrer La Belle et la bête, Cendrillon et La Petite Taupe.

Pour ce qui est des avant-premières, elles proposent de découvrir avant leur sortie des films attendus comme Le Voyage du prince (le nouveau film de Jean-François Laguionie, en salle le 4 décembre), Marche avec les loups de Jean-Michel Bertrand (15 janvier) ou encore L'extraordinaire voyage de Marona d'Anca Damian (8 janvier), mais aussi des rééditions, telles que Le monde animé de Grimault (6 novembre) et Le Chien, le général et les oiseaux de Francis Nielsen (6 novembre).

Une fois encore, les vacances de la Toussaint s'annoncent comme les meilleures de l'année !

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Mon premier festival 2019
Du 23 au 29 octobre
Informations et réservations sur le site de la manifestation

Little Festival : un été animé pour les très jeunes cinéphiles

Posté par MpM, le 1 juillet 2019

Les parents de (très) jeunes enfants le savent, pas toujours facile de trouver une programmation qui leur soit véritablement adaptée en termes de durée, de contenu et de tonalité.

C'est pourquoi on se réjouit de la belle initiative de Little KMBO qui propose tout l'été la première édition du Little Festival destiné au jeune public dès trois ans. Plus de deux cent salles dans toute la France participent à l'opération en proposant l'un des huit films ou programmes d'animation qui constituent la sélection.

Qui dit festival dit avant-premières, et les jeunes spectateurs pourront découvrir avant tout le monde le long métrage Le voyage dans la lune de Rasmus A. Sivertsen (sortie prévue le 6 novembre), véritable odyssée spatiale ludique et ultra-référencée qui célèbre à sa manière le 50e anniversaire du premier pas sur la lune. Ce troisième volet des aventures de Solan et Ludvig (après De la neige pour Noël et La Grande course au fromage, également présenté dans le cadre du festival), est un régal d'humour et de fantaisie, y compris pour les parents qui apprécieront le second degré permanent des personnages et des dialogues.

Autre exclusivité avant sa sortie le 11 septembre, le programme Un petit air de famille qui réunit cinq courts métrages sur les thématiques familiales, à découvrir à partir de 4 ans. En parallèle, les enfants pourront (re)découvrir Dans la forêt enchantée d'Ouky Bouky (également signé par Rasmus A. Sivertsen) ainsi que des programmes de courts comme Les contes de la mer, A la découverte du monde ou encore La ronde des couleurs. Des ateliers d'initiation à l'astronomie et aux arts créatifs seront également organisés en marge des projections. De quoi faire vivre aux jeunes spectateurs un été aussi cinéphile qu'animé !

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Little Festival

Juillet-Août dans toute la France, avec un temps fort les 20 et 21 juillet
Informations sur le site de la manifestation

Ateliers, courts métrages et ciné-concerts inédits pour la 12e édition du Festival Tout-Petits Cinéma

Posté par MpM, le 22 février 2019

Depuis 2008, les enfants âgés de 18 mois à 4 ans ont eux-aussi leur festival de cinéma. Créé par le Forum des Images, il propose des programmes de courts métrages adaptés aux plus jeunes et accompagnés en direct par des artistes du spectacle vivant, mais aussi des ateliers et des animations. Une occasion assez unique de familiariser les enfants dès le plus jeune âge à la magie de la salle obscure et du grand écran.

Cette édition 2019, qui s'étend sur trois week-ends et deux mercredis pendant les vacances d'hiver (du 23 février au 10 mars), propose 6 ciné-concerts et ciné-chansons dont quatre créations, plusieurs programmes de courts métrages et l'avant-première La Petite Fabrique de nuages (qui sort le 13 mars).

Les petits festivaliers (et leurs parents) pourront ainsi Décrocher la lune avec des films accompagnés par les compositeurs Nicolas Stoica et Jonathan Leurquin, partir À l’aventure ! avec la comédienne et chanteuse Anne Frèches, en duo avec le musicien Xavier Leloux, s'ouvrir l'appétit avec le programme Miam Miam dans lequel tout ce qui se trouve dans nos assiettes se métamorphose, ou encore se faire des Amis imaginaires au son des nouvelles compositions du chanteur Joseph d’Anvers !

Par ailleurs, plusieurs ateliers permettent aux jeunes spectateurs de mettre la main à la pâte en s'initiant à l'illusion du mouvement (Petites images à animer), de jouer avec les couleurs en partant d’images de cinéma en noir et blanc (Tout en couleurs) et de s'éveiller à la danse, à travers des scènes célèbres de dessins animés (La Danse des animaux). Les espaces du Forum abriteront également des goûters adaptés, des coloriages, des jeux Lego-Duplo, un photocall et un coin lecture. De quoi faire de cette première expérience un moment suffisamment inoubliable pour qu'elle soit suivie de plein d'autres !

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12e édition du Festival Tout-Petits Cinéma
Forum des Images, du 23 février au 10 mars
Infos et réservations sur le site du Forum

Trois raisons d’emmener les enfants découvrir « Bamse au pays des voleurs »

Posté par MpM, le 24 octobre 2018

Pendant les vacances, rien de tel qu'une sortie au cinéma en famille ! Grâce au distributeur Malavida, on peut découvrir en salles cette semaine une petite gourmandise scandinave idéale pour les enfants à partir de 3 ans : Bamse au pays des voleurs de Christian Ryltenius, dans lequel l'intrépide Bamse, l'ours le plus fort du monde, doit faire face à une coalition de voleurs prêts à tout pour réaliser leurs méfaits en paix.

Un personnage culte

Si Bamse au pays des voleurs est inédit en France, le personnage est pourtant culte dans son pays, la Suède, où il a vu le jour en 1966 sous la plume de Rune Andréasson, dans une bande dessinée rapidement suivie de six dessins animés en noir et blanc diffusés à la télévision. Face au succès jamais démenti, Bamse revient dans une nouvelle série en couleur de sept épisodes intitulée Bamse l’Ours le plus fort du monde, en 1972-73. Il est également le héros de son propre magazine (depuis 1973) et d'un parc à thèmes (depuis 1998). En 2014, il devient enfin une star de cinéma avec Bamse au pays des voleurs de Christian Ryltenius. Le film, qui arrive cet automne sur les écrans français, est le film d’animation suédois le plus vu au 21e siècle.

Une ode au vivre-ensemble

Si Bamse se montre redoutable quand des ennemis menacent la tranquillité du village, il prône également le droit à une seconde chance. C'est ainsi que plusieurs villageois sont en réalité d'anciens voleurs et bandits qui se sont amendés grâce à lui. Lorsque Reinard Fox, le grand méchant du film, réussit à convaincre tous les anciens criminels de reprendre du service, il menace alors directement les principes de vivre-ensemble et de réconciliation de Bamse. Le petit ours, accompagné de ses amis, devra donc à la fois arrêter le chef de bande, et convaincre les autres que son amitié n'était pas factice, et qu'une vie en harmonie est toujours possible. Par ailleurs, dans le village de Bamse, toutes les espèces vivent en bonne intelligence, loin de tous préjugés.

L'équilibre entre la force et l'intelligence

On pourrait croire que Bamse au pays des voleurs est une apologie de la force brute, puisque le héros tire ses pouvoirs du "miel du tonnerre" de sa grand-mère qui fait de lui "l'ours le plus fort du monde". Pourtant, lorsqu'il est privé de son précieux nectar, Bamse n'est pas pour autant démuni. Il se démène en effet sans compter pour sauver sa grand-mère ainsi que le village, et ramener les voleurs sur le droit chemin. Il use pour cela de la ruse, et peut compter sur l'aide de ses amis, notamment les inventions brillantes de Carapace. Finalement, ce sera d'ailleurs l'intervention in extremis de sa fille, la jeune et courageuse Marianne, qui permettra de retourner la situation. Ce sont donc la solidarité, l'amitié et l'intelligence qui triomphent du traître, menteur et mégalo Reinard Fox.

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Bamse au pays des voleurs de Christian Ryltenius
En salles à partir du 24 octobre

En avant la musique avec la 14e édition de Mon premier festival !

Posté par MpM, le 19 octobre 2018

On vous le répète chaque année : Mon premier festival, qui s'adresse au jeune public à partir de 18 mois, est le rendez-vous incontournable des vacances de la Toussaint !

Pour sa 14e édition du 24 au 30 octobre, la manifestation parisienne met l'accent sur le lien privilégié entre musique et cinéma, des comédies musicales hollywoodiennes aux ciné-concerts, en passant par les inoubliables bandes-originales signées Michel Legrand, Danny Elfman ou Leonard Bernstein. L'occasion de proposer 36 films "à voir et à écouter", parmi lesquels des classiques comme Peau d'âne de Jacques Demy et Fantasia de Ben Sharpsteen, et des créations originales comme le programme de courts métrages "En avant la musique".

Parmi les autres temps forts du festival, il faut relever un focus sur le cinéma indien des années 50 à nos jours, des films-cultes (Mon voisin Totoro de Hayao Miyazaki, La famille Adams de Barry Sonnenfeld, Harry Potter à l'école des sorciers de Chris Colombus), une compétition de seize films en avant-premières, un hommage au compositeur Bruno Coulaisdes rencontres autour des métiers du cinéma et de nombreux ateliers. Le parrain Pascal Elbé a également proposé trois coups de coeur : Pierre et le loup de Suzie Templeton, Grease de Randal Kleiser et Coraline de Henry Selick.

Quant aux avant-premières, elles proposent de découvrir avant tout le monde des films attendus comme Rémi sans famille d'Antoine Blossier (sortie le 12 décembre) qui est présenté en ouverture, Miraï, ma petite soeur de Mamoru Hosoda (sortie le 26 décembre), le programme Petits contes sous la neige (sortie le 14 novembre), Pachamama de Juan Antin (sortie le 12 décembre), Wardi de Mats Grorud (sortie le 27 février), la version restaurée de Dark crystal de Frank Oz et Jim Henson (sortie début 2019), Mia et le lion blanc de Gilles de Maistre (sortie le 26 décembre) ou encore Funan de Denis Do (sortie le 13 mars).

C'est parti pour les meilleures vacances de l'année !

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Mon premier festival 2018
Du 24 au 30 octobre
Informations et réservations sur le site de la manifestation