Maggie Cheung, qui était annoncée dans le très attendu film de Quentin Tarantino, Inglourious basterds, a finalement disparu du générique tel qu'il apparaît dans le dossier de presse reçu ce matin à Cannes ! Coupée au montage ? On sait que le réalisateur a raccourci le film d'une douzaine de minutes ce week-end... Aurait-il volontairement supprimé les scènes de la magnifique actrice hongkongaise afin de ne pas blesser la présidente du jury Isabelle Huppert, qui avait auparavant refusé le rôle ?


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Cannes 2009 : Qui est Tamar Novas ?
Dans Etreintes brisées, il est le lien : celui entre le réalisateur aveugle et la vie visible, entre sa mère et le cinéaste, entre le présent qu'il regarde et le passé qu'il n'a pas connu. Il est celui à qui l'on raconte une histoire, celle d'une passion qui brûla ses protagonistes. Tamar Novas a des airs de Banderas quand il était jeune. Pedro Almodovar en a fait le jeune parmi les vieux (Lluis Homar, Blanca Portillo). Il n'a pas encore 23 ans quand il monte les marches du Festival de Cannes pour ce film.
En 1999, il joue un second rôle, un gamin, dans La lengua de las mariposas, prix Goya du meilleur scénario (parmi 13 nominations) et prix du public au festival de Cinespana de Toulouse. Il avait participé à un casting dans sa ville, Saint Jacques de Compostelle, et avait été choisi. Voilà comment il a fait ses premiers pas dans le milieu artistique.
On ne le reverra que cinq ans plus tard. Mais pas n'importe où. Alejandro Amenabar l'engage pour jouer dans Mar Adentro, où il devient le neveu de Javier Bardem. Magie du cinéma. Vue par 4 millions de spectateurs en Espagne, cette oeuvre sur l'euthanasie, où l'émotion vous submerge, a gagné l'Oscar du meilleur film étranger, deux European Film Awards, de multiples récompenses dans les festivals, le Grand prix au festival de Venise, une nomination aux César... et 14 prix Goyas (parmi 15 nominations)! Et Tamar Novas ne repart bredouille puisqu'il gagne un Goya du meilleur nouveau talent.
Avec son allure de top-model, il joue dans quelques courts, un rôle d'apprenti dans Les fantômes de Goya (de Milos Forman), quelques appairtions à la télévision... Il fait ses armes avec 60 épisodes de la série "A Vida por diante" et revient sur grand écran en 2008 avec un comédie d'horreur, ¡Maldito bastardo!. Le film est présenté au festival de Sitgès, mais pas encore diffusé au cinéma. Nul ne doute que le distributeur va profiter de la notoriété de Novas, en couverture d enombreux magazines après la sortie des Etreintes brisées en Espagne. Le film est, pour l'instant, le 2e film espagnol le plus vu dans son pays cette année.
Belle la coccinelle et Marie la fourmi prêtes pour devenir des stars
La série très populaire créée dans les années 90 par le français Antoon Krings, Drôle de petites bêtes, va être adaptée au cinéma et en jeu vidéo par Onyx Films et MK2, par l'intermédiaire de leur filiale MKO. Kirnge devrait co-réalisé ce projet censé démarrer en janvier 2010 avec un budget impressionnant de 25 millions d'euros. Le film d'animation sera en 3D.
Confessions d’une accro du shopping : hymne à la décroissance ?
"La lingerie est un droit de l'Homme fondamental."
L'histoire : Vive et charmante, Becky Bloomwood est une accro du shopping. Passionnée de mode, elle est incapable de résister au plaisir d'acheter tout ce qui est branché, tendance, trendy... Obligée de trouver un job pour financer ses achats impulsifs, elle obtient un poste - ô ironie ! - dans un magazine financier. La voilà expliquant aux lecteurs comment gérer leur argent au quotidien, alors qu'elle passe son temps à dépenser le sien dans les boutiques ! Becky se retrouve vite dans une situation délicate qu'elle cherche à cacher à son patron, un homme très attirant...
Notre avis : Le problème de cette comédie c'est bien le formatage. Si nous n'avions pas déjà vu maintes fois ce type de scénario, peut-être que la comédie aurait été à ranger à côté de ses références : Pretty Woman, Le journal de Bridget Jones et Le Diable s'habille en Prada. Certes, cela manque de cruauté, de crudité même. Nous ne sommes jamais inquiet pour notre héroïne, Isla Fisher, cousine de Amy Adams, parfaite gaffeuse, pas forcément sexy ou charismatique mais charmante et pétillante. Ce n'est pas seulement le script qui est prévisible mais le casting contribue fortement à notre indifférence : le patron est forcément beau et jeune, on se doute alors qu'ils vont tomber amoureux, la copine est forcément moche et loufoque, les parents sont niais donc généreux, etc... Ces stéréotypes n'aident pas à mettre le personnage principal en danger. Seule Kristin Scott-Thomas semble s'amuser avec son accent impossible, en directrice de magazine de mode.
"Si l'économie américaine survit à ses milliards de dettes, tu le peux aussi." Mais ces Confessions ont aussi un aspect intéressant. Propagande anti-endettement, pédagogie sur les méfaits du crédit, le superflu qui rendrait le monde parfait est ici le grand méchant du film. On nous répète ainsi que "le coût et la valeur sont des choses différentes." Face à l'irresponsabilité et la superficialité de cette jeune femme, le message du film de P.J. Hogan (Muriel's Wedding, Le mariage de mon meilleur ami) incite davantage à ne pas consommer inutilement, à recycler, à n'acheter que selon nos besoins réels. Premier film grand public "made in Hollywood" (un gag pour un roman qui est 100% british) à évoquer la décroissance, ou disons la consommation maîtrisée, ce n'est qu'un petit pas pour le cinéma, mais un grand pas dans les mentalités.
La différence c’est que c’est pas pareil : mais en quoi ?
« - Dieu est mort. C’est un truc réglé depuis Spinoza »
L’Histoire : Sylvain s’est absenté pendant une quinzaine d’années et il revient en France à l’occasion d’une cérémonie familiale. Il renoue avec ses enfants et son ex-femme. Mais les réunions de famille ne se passent jamais comme on le souhaiterait, surtout quand votre arrivée n’est pas souhaitée par tous…
Notre avis : Une grande maison, une famille nombreuse et un baptême pour réunir tous les membres de cette dernière dans un même lieu… Ajoutez à cela toute la complexité d’une famille et des générations qui la composent et vous obtiendrez La différence c’est que c’est pas pareil.
François Berléand est plutôt crédible en père absent et bougon, de retour parmi les siens comme un agneau, mais loin d’être blanc comme neige, lâché au milieu des loups. Chacun a sa part de responsabilités dans les difficultés qui se sont immiscées au sein de la famille durant toutes ces années mais chacun a bien du mal à les reconnaître, classique.
Dans cette énième comédie dramatique sur la famille, Pascal Laëthier (qui réalise ici son premier long métrage) n’invente rien de très nouveau…La famille, ses angoisses, ses disputes, ses déchirements mais aussi l’amour qui l’unit sont tous au rendez-vous. L’effet de surprise n’est donc pas ce qui pourrait caractériser ce film. Cependant, la différence c’est que c’est pas pareil séduit par sa légèreté et sa fraicheur, dégageant un petit charme simple mais plaisant.
Guillaume Canet va diriger sa compagne Marion Cotillard
Non contents d'avoir passé quelques semaines ensemble sur le tournage du Dernier vol, de Karim Didri, Guillaume Canet et Marion Cotillard continueront à travailler ensemble dans le nouveau film de l'acteur-réalisateur et... scénariste.
En effet, Les petits mouchoirs sera le premier script écrit de la main de Canet, sans passer par la case adaptation. Le tournage débutera le 3 août, avec le producteur habituel du cinéaste, Les productions du Trésor, qui a réunit 18 millions d'euros pour la comédie. Son dernier film, Ne le dis à personne vient par ailleurs d'être vendu aux Etats-Unis pour un remake, après son beau score au box office nord américain (6,2 millions de $).
Il s'agit de l'histoire d'une bande de copains parisiens qui part chaque année au Cap Ferret, en Gironde. Le producteur évoque les films Peter's friends et Les copains d'abord comme références.
C'est le casting qui retient l'intention. On y retrouvera François Cluzet, Valérie Bonneton, Gilles Lellouche, Anne Marivin, Louise Monnot, Jean Dujardin, Benoît Magimel, Pascale Arbillot et l'humoriste décapant Laurent Lafitte.
La sortie est prévue pour 2010.
Chris Hemsworth, de Star Trek à Thor
Premier à tirer toutes les heureuses conséquences du succès de Star Trek : l'acteur Chris Hemworth, où il joue le père de James T. Kirk. C'est donc un Australien au physique de surfeur qui va incarner le super-héros Thor, Dieu Viking. Le tournage doit commencer dès cet été.
Le film est une nouvelle franchise de Marvel et doit sortir en 2011. Josh Harnett dans le rôle du méchant et Natalie Portman sont également pressentis. La réalisation sera assurée par Kenneth Branagh, qui n' a pourtant pas réalisé de films convaincants depuis 1993 !
Luc Besson réalisera Adèle Blanc-Sec
Europacorp, la société de Luc Besson avait d’abord acquis les droits de la bande dessinée, Adèle Blanc-Sec, du belge Jacques Tardi. Besson a écrit le scénario, au départ sans l’idée de le réaliser lui-même. Mais, tombant amoureux du personnage, il a décidé de retourner derrière la caméra dès la fin de cet été, en France et en Egypte, voulant sans doute conjurer l’échec public de Angel-A.
Besson négocierait avec Louise Bourgoin pour jouer son écrivaine intrépide. Frédérique Bel, omniprésente sur le tapis rouge ces jours-ci, se vante déjà d’avoir été choisie pour être la sœur d’Adèle. Ce projet à 25 millions d’euros obligera à reconstituer le Paris de 1912. « C’est un mélange d’Amélie Poulain et d’Indiana Jones » selon Besson.
Sa société présnete A l’origine en compétition mais aussi I love You Philip Morris à la Quinzaine.
Lou Ye : deux projets français sinon rien
En compétition avec Nuits d’ivresse printannière, inspiré d’une nouvelle de Yu Dafu (Nuits enivrantes du printemps) le cinéaste chinois, interdit de tourner en son pays, Lou Ye va enchaîner deux tournages français. Tou d’abord il adaptera le roman La plage, de l’écrivain Liu Jie Falan sur une femme chinoise vivant à Paris. Ce film très sulfureux à petit budget (3,5 millions d’euros) commencera ses prises de vue au printemps 2010.
Il enchainera ensuite avec le livre de Malraux, réputé inadaptable, La condition humaine.
Le nombre d’or de Cannes : 100
Le cinéma de Hong Kong a 100 ans cette année. Le premier film, Voler un canard roti, a été réalisé en 1909 par Leung Siu-po et produit par un entrepreneur russo-américain, Benjamin Brodsky. Pour célébrer l'anniversaire, Cannes projette en compétition, Vengeance, de Johnnie To, qui, ironiquement se déroule essentiellement à Macau.



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