Denis Villeneuve choisit Mélanie Laurent pour faire face à Jake Gyllenhaal

Posté par vincy, le 16 mai 2012

Le réalisateur québécois d'Incendies, Denis Villeneuve, va commencer à tourner son nouveau film le 24 mai prochain. An Enemy réunira la française Mélanie Laurent, la canadienne Sarah Gadon (que l'on verra deux fois à Cannes cette année avec Cosmopolis et Antiviral) et l'italo-américaine Isabella Rossellini autour de Jake Gyllenhaal.

Dans ce thriller psychologique, un professeur d'histoire découvre brutalement qu'il a un double. Voulant le rencontrer, il va malencontreusement bouleverser sa vie, et subir une crise d'identité. Le film est l'adaptation du roman de José Saramago, Prix Nobel de littérature, L'autre comme moi (publié au Seuil en 2005).

Un nouveau biopic sur Yves Saint-Laurent

Posté par vincy, le 16 mai 2012

Deux mois après l'annonce d'un biopic réalisé par Jalil Lespert autour de la relation amoureuse et professionnelle entre le grand couturier Yves Saint-Laurent et l'homme d'affaires Pierre Bergé (voir notre actualité du 1er mars), Mandarin Cinema s'apprête à produire pour près de 15 millions d'euros un nouveau film autour du styliste de génie. L'histoire se concentrerait sur la période 1965-1976.

Bertrand Bonello (L'Apollonide) réalisera le film, tandis que le scénario est écrit par Thomas Bidegain (De rouille et d'os). Le producteur promet un casting international. Présenté au Marché du film de Cannes, le projet est encore en quête de financements (pré-ventes, coproducteurs).

La maison de couture, qui appartient aujourd'hui au groupe PPR, a donné son accord pour que la production ait accès aux essins et habits créés par le couturier durant cette époque.

Alain Resnais prépare (déjà) son prochain film

Posté par vincy, le 16 mai 2012

Alors que Vous n'avez encore rien vu, son nouveau film, est attendu lundi en compétition au Festival de Cannes, Alain Resnais prépare déjà son prochain film. Aimer, boire et chanter sera une comédie, adaptée de la pièce d'Alan Ayckbourn Life of Riley. Il s'agit de l'une des plus récentes pièces du dramaturge anglais, sa 74e en 50 ans, montée en 2010. Resnais avait déjà transposé au cinéma des pièces de l'auteur britannique : Smocking/No Smocking en 1993 (d'après Intimate Exhanges) et Coeurs en 2006 (d'après Private fears in public places).

Au magazine Variety, le producteur du film, Jean-Louis Livi a promis un film dans la veine de Smocking/ No Smocking, à l'époque scénarisé par le duo Agnès Jaoui/Jean-Pierre Bacri. Resnais, cette fois-ci écrit son scénario avec Laurent Herbiet, avec qui il a déjà travaillé sur Les herbes folles et Vous n'avez encore rien vu.

Le tournage devrait débuter début 2013.

La Cité du cinéma de Cannes s’esquisse

Posté par vincy, le 16 mai 2012

Dans une interview au Film Français, le maire de Cannes, Bernard Brochand, évoque la future Cité du cinéma qui pourrait s'installer  de l'autre côté du Suquet, près de la Médiathèque Rotschild.

"La définition la plus appropriée serait celle de Beaubourg du cinéma" explique-t-il. "L'idée est de regrouper toutes les archives du Festival de Cannes, les copies des films en compétition depuis l'origine et les collections de photos et, éventuellement, d'ouvrir une école de cinéma."

Le cahier des charges devrait être établi en septembre. Un appel à idées pour l'architecture sera ensuite lancé. La présentation "claire du projet" pourrait avoir lieu "lors de la 66e édition" du Festival, en 2013?

Je te promets : vain voeu de fidélité

Posté par cynthia, le 15 mai 2012

channing tatum rachel mcadams the vow je te prometsSynopsis : Paige et Leo étaient un jeune couple heureux, jusqu’à l’accident… Si Leo s’en sort indemne, Paige se réveille de son coma en ayant tout oublié des cinq dernières années de sa vie. Elle n’a plus aucun souvenir de Leo ni de ce qu’ils ont vécu. Son mari est un inconnu…
Paige découvre une vie dont elle ignore tout – la sienne. Elle se croit encore fiancée à Jeremy, un homme d’affaires toujours amoureux d’elle, et a beaucoup de mal à accepter Leo et son style de vie bohème…
Incapable d’aider sa femme à retrouver ses souvenirs, Leo va perdre la seule personne qui ait jamais compté pour lui. Prêt à tout, il décide de recommencer à zéro et de reconquérir Paige comme s’ils venaient juste de se rencontrer. Un grand amour peut-il naître deux fois ?


Notre avis :
Adorables, artistes, beaux (et plus que ça encore), Leo (Channing Tatum) et Paige (Rachel McAdams) sont un jeune couple éperdument amoureux l'un de l'autre, vivant dans un "loft" (faut bien faire bander la ménagère). Ils vivent de baisers, de caresses et de bonnes intentions, jusqu'à l'accident de voiture qui va bouleverser leur love story douce et sucrée. Paige oublie l'homme qui faisait battre son cœur, oublie tous ses souvenirs qui, quelques heures auparavant faisaient de sa vie une suave brise d'été. Là où tout homme aurait abandonné, Leo fait tout pour aider sa femme à se souvenir de leur histoire.

Adapté de faits réels qui ont été exploités par Nicolas Sparks dans un best-seller sirupeux, cette histoire d'amour, certes belle et émouvante, nous donnerait envie de croire en Cupidon. Laissons notre cynisme de côté, et laissons envahir nos coeurs ce grand Amour à la Guillaume Musso / Marc Levy, celui que l'on rêve de vivre mais qui tarde à venir.

Les deux protagonistes font face à une complexité qui les dépasse etle dénouement du film démontre que l'âme sœur est plus forte que les aléas du destin qui pourtant aime s'amuser et nous torturer.

Nous laissant avec la douce sensation du premier baiser, Je te promets s'adresse à ceux et celles, célibataires, qui croient encore au prince charmant et aux idylles sans routine. Un pot de glace au chocolat à proximité peut aider à faire monter le taux de sucre ambiant. Le film se perd un peu dans ses flash-backs clichés, n'est pas sauvé par sa musique sans aspérité, et la direction d'acteur semble plus obsédée par les tee-shirts moulants du jeune homme que par ses expressions. Rachel McAdams est en roue libre, pleurant ou souriant sur commande.

Alors, oui, ça sonne faux. Mais non on ne peut pas vous en vouloir si vous aimez ce genre de marshmallow.

Cannes 2012 : le jury d’Un Certain regard

Posté par vincy, le 14 mai 2012

Il ne manquait plus que ce jury à compléter autour de Tim Roth, son Président (voir actualité du 12 avril. Il sera accompagné de 3 femmes et un homme pour choisir les lauréats qui recevront leur prix le 26 mai prochain.

Leïla Bekhti, jeune actrice française, Tonie Marshall, productrice, réalisatrice et scénariste française, Luciano Monteagudo, critique au journal argentin Pagina /12 et Sylvie Pras, responsable des Cinémas au Centre Pompidou et directrice artistique du Festival de La Rochelle monteront les marches bleues.

Un Certain regard s'ouvrira jeudi 17 mai avec Mystery, de Lou Ye.

Un troisième parc Harry Potter… au Japon!

Posté par vincy, le 13 mai 2012

Après Orlando, et en attendant Hollywood, Warner Bros a annoncé l'ouverture d'un troisième parc Harry potter au sein des studios Universal au Japon. Situés à Osaka, il s'agira de la réplique du parc à thème ouvert en Floride en 2010. Le premier parc Harry Potter a ainsi contribué à la forte hausse de revenus de Universal Florida (+24% en 2011). Les produits dérivés s'arrachent comme des petits pains.

Il faudra attendre 2016 pour que les fans nippons puissent découvrir les attractions. La franchise a attiré 78  millions de spectateurs dans l'archipel et les livres ont été vendus à 24 millions d'exemplaires.

Universal envisage également l'ouverture de parcs à Singapour, en Corée du Sud, à Dubai et en Russie.

Le cinéma régénère les vieux parcs à thèmes avec de nouveaux films. Ainsi Cars, de Pixar, va faire son entrée à Disneyland près de Los Angeles. Avatar va se mélanger à l'Animal Kingdom Park de Disney à Orlando. Seuls les parcs de Warner Bros semblent ne pas évoluer : distributeur de films comme Batman, ils n'ont pas la licence pour exploiter le catalogue de DC Comics, lié exclusivement aux parcs Six Flags Mountains. Idem pour Harry Potter.

L’instant Court : Adam Yauch (1964-2012)

Posté par kristofy, le 12 mai 2012

Comme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après Star Wars Cantina réalisé par Nima Nourizadeh, voici l’instant Court n° 78.

Adam “MCA” Yauch est mort le 4 mai à l’âge de 47 ans, des suites d’un cancer de la gorge déclaré depuis 2009. MCA était son surnom au sein du groupe Beastie Boys. Le rap autant festif qu’énergique du trio a su gagner de nombreux fans, surtout avec leur disque ‘Ill Communication’ en 1994, et récemment le groupe était revenu sur le devant de la scène en 2011 avec l’album ‘Hot Sauce Committee Part Two’. Pour son lancement, Adam Yauch avait réalisé le court-métrage Fight for Your Right: Revisited (clip de 30 minutes) qui a réuni quantités d’acteurs : Elijah Wood, Seth Rogen, Danny McBride, Susan Sarandon, Stanley Tucci, Laura Dern, Chloë Sevigny, Kirsten Dunst, Orlando Bloom, Will Ferrell, John C. Reilly, Jack Black…

Si Adam “MCA” Yauch est très connu pour sa musique au sein des Beastie Boys, il faut rendre hommage à l’amoureux du cinéma qu’il était.

Adam Yauch est le fondateur de la société Oscilloscope Laboratories, dont la principale activité est d’acheter et de distribuer des films aux Etats-Unis. Il s’est intéressé particulièrement aux films indépendants, aux documentaires, et à des titres considérés comme sans potentiel commercial. La majorité des films distribués par Oscilloscope Laboratories n’auraient d’ailleurs jamais été vus par les spectateurs américains sans la volonté de Adam Yauch. Oscilloscope Laboratories a été le distributeur de films tels que We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay, Meek’s Cutoff de Kelly Reichardt, Kisses de Lance Daly, Exit through the gift shop de Banksy, Bellflower de Evan Glodell, mais aussi des films français comme L’épine dans le cœur de Michel Gondry ou Happy Few de Antony Cordier (sorti sous le titre Four lovers).

Voici donc la bande-annonce du film Gunnin’ for that #1 spot, un documentaire produit et réalisé par Adam Yauch. On y voit en particulier huit jeunes joueurs de basket qui montrent qu’ils peuvent passer professionnels, et aussi le fameux terrain de basket Rucker Park de Harlem où de nouveaux joueurs se faisaient une réputation. Comme le chantait Adam “MCA” Yauch, ch-check it out wha-what it’s all about.

Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Gunnin’ for that #1 spot.

Cannes 2012 : coup de gueule au féminin pluriel de Fanny Cottençon, Virginie Despentes et Coline Serreau

Posté par vincy, le 12 mai 2012

Il faut bien un début de polémique. Aujourd'hui, dans Le Monde, une comédienne, une réalisatrice et écrivaine et une cinéaste signent une tribune intitulée "À Cannes, les femmes montrent leurs bobines, les hommes leurs films". Fanny Cottençon, Virginie Despentes et Coline Serreau interpellent le plus grand festival du monde. Alors que l'égalité homme-femme est plébiscitée par les Français (et promise par le nouveau Président élu), ces trois artistes se plaignent de l'absence de réalisatrices dans la Compétition : "Les vingt-deux films de la sélection officielle ont été réalisés, heureux hasard, par vingt-deux hommes. Le Festival couronnera donc pour la 63e fois l'un d'entre eux, défendant ainsi sans faillir les valeurs viriles qui font la noblesse du septième art" ironisent-elles.

De fait Cannes - mais c'est aussi le cas de Berlin (1 en 2012) et dans une moindre mesure de Venise (5 en 2011) -  n'a jamais fait une grande place aux femmes dans la Compétition. Une seule Palme en 65 éditions (Jane Campion, La leçon de Piano, 1993, en photo) et l'an dernier, un "record" battu avec 4 réalisatrices en lice pour la Palme. Cette année, zéro (il y en a quelques unes dans les autres sélections). Berlin et Venise ont un palmarès très légèrement plus flatteur avec, pour chacun des deux festivals, 4 femmes ayant obtenu l'Ours d'or et Le Lion d'or.

"Messieurs, vous avez retrouvé vos esprits et nous nous en réjouissons. Le Festival de Cannes 2012 permet à Wes, Jacques, Leos, David, Lee, Andrew, Matteo, Michael, John, Hong, Im, Abbas, Ken, Sergei, Cristian, Yousry, Jeff, Alain, Carlos, Walter, Ulrich, Thomas de montrer une fois de plus que " les hommes aiment la profondeur chez les femmes, mais seulement dans leur décolleté" se moquent les trois signataires.

Mais elles sont plus virulentes : "Cette sélection exemplaire est un signe fort envoyé à la profession, et au public du monde entier. Car qui mieux que le plus prestigieux festival de cinéma au monde, pour être le porte-voix de cet immuable message. Avec une grande lucidité sur son rôle primordial, vous avez su empêcher toute velléité féminine de briguer une quelconque place dans ce milieu si bien gardé. Surtout, ne pas laisser penser aux jeunes filles qu'elles pourraient avoir un jour l'outrecuidance de réaliser des films et de gravir les marches du Palais autrement qu'au bras d'un prince charmant."

Potiches

Elles reprochent au Festival de Cannes de n'utiliser les femmes que comme potiches : "Ne suffit-il pas qu'elles puissent rêver d'être un jour " la " maîtresse de cérémonie de la soirée d'ouverture du Festival ! Bérénice Bejo en 2012, Mélanie Laurent en 2011, Kristin Scott Thomas en 2010. Les femmes sont de parfaites hôtesses, que l'on rendra heureuses d'un simple, " T'as de beaux yeux, tu sais ", ou autres compliments bien tournés. Des icônes troublantes aussi que vous savez laisser à leur juste place : en vitrine et sur papier glacé. Les affiches du Festival en témoignent : cette année c'est Marilyn Monroe qu'on célèbre, en 2011 Juliette Binoche, en 2009 Monica Vitti, et en 1989 une Marianne de la République incarnait le prestigieux Festival." "Elles sont célébrées pour leurs qualités essentielles : beauté, grâce, légèreté... Evitons-leur les affres de la direction d'une équipe de tournage, épargnons-leur la pénible confrontation avec les contraintes techniques d'un plateau. Qu'iraient-elles s'ennuyer dans le comité d'organisation où se prennent les décisions importantes et qui, pour preuve, n'a connu depuis sa création que des présidents ? Gardons aux hommes la lourde charge de ces fonctions rébarbative. Aux femmes les bobines à coudre, aux hommes celles des frères Lumière !" écrivent-elles avec grincement.

Au moins, reconnaissons au Festival, cette année, d'avoir respecter la parité dans le jury. La première Préisdente de jury fut choisie en 1965 (Olivia de Havilland). Au total, dix comédiennes ont présidé le jury cannois. Par comparaison, Venise n'a décerné ce poste que 4 fois (depuis 1987!). Mais Berlin semble imbattable avec 20 présidentes du jury depuis 1963!!!

Avec un peu de chance, nous verrons peut-être une femme monter les marches officiellement : la future Ministre de la Culture, dont le nom devrait être connu juste avant l'ouverture du Festival, mercredi.

L’Affaire Dreyfus, 20e film de Roman Polanski

Posté par vincy, le 11 mai 2012

Quelques mois après la sortie de Carnage, Roman Polanski prépare son 20e long métrage avec un sujet historiquement brûlant : l'affaire Dreyfus.

Selon Le Film Français, Polanski et son scénariste de The Ghost Writer, Robert Harris, ont décidé d'en faire une histoire d'espionnage, et non pas un classique "drame en costume". Le réalisateur explique qu'on "peut de cette manière montrer la pertinence absolue de cette histoire notamment en regard de ce qu'il se passe dans le monde d'aujourd'hui – ce spectacle ancestral de la chasse aux sorcières menée par une minorité, la paranoïa sécuritaire, les tribunaux militaires secrets, les agences de renseignements hors de tout contrôle, des cachoteries gouvernementales et une presse enragée". On pourra aussi y voir une métaphore à la propre existence du cinéaste, qui se considère persécuté par les tribunaux américains à cause d'un détournement de mineure dans les années 70, affaire toujours inachevée juridiquement (voir L'affaire Polanski).

Le film se tournera à Paris; le casting est en cours.

Polanski sera doublement présent à Cannes : à travers un documentaire qui lui est consacré (en séance spéciale) et avec la projection de la version restaurée de son film Tess (Cannes Classics).

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L'Affaire Dreyfus sur Wikipédia