L’instant court : La 40e marche, réalisé par Nicolas Saada

Posté par Benjamin, le 8 juillet 2011

Comme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après Little big love réalisé par Tomas Mankovsky, voici l’instant Court n° 40.

Au dernier festival de Poitiers, en décembre 2010, Nicolas Saada avait donné une leçon de cinéma sur le thème de la mise en scène. Et il s’était mis en tête de relever un défi de taille : reprendre une séquence du film d’Hitchcock Les 39 marches, et la tourner en une soirée, en présence du public poitevin (voir notre actualité du 7 décembre).

Aujourd’hui, après plusieurs mois de montage, le résultat est enfin visible sur le site internet du festival. Les internautes peuvent visionner librement ce court métrage d’environ 6 minutes, intitulé La 40ème marche… tout le monde voit la référence ?

Pour le spectateur lambda, il est possible que ce court métrage paraisse des plus classiques : le personnage principal, joué ici par le jeune et talentueux Grégoire Leprince-Ringuet, est en fuite et se réfugie dans une salle de spectacle où se déroule un débat politique. Pris pour un orateur, on le pousse sur scène pour y faire un discours élogieux à propos du candidat présent. Dans la salle, une jeune femme, qui le reconnaît, se lève pour aller prévenir la police… Tout cela en noir et blanc bien sûr.

Mais ce court métrage a une saveur particulière pour tous les spectateurs qui étaient présents dans la salle ce soir là. Tout ceux qui ont assisté et participé au tournage de ce film et qui, aujourd’hui, peuvent en apprécier le résultat.

C’est donc une leçon de cinéma qui trouve sa réponse finale avec le visionnage de ce petit film, car c’est seulement maintenant qu’il est possible de voir quels sont les passages qui ont été coupés, ainsi que les raccords effectués, etc. Toute la mécanique du cinéma apparaît ici pleinement. Car d’ordinaire, le spectateur n’assiste qu’à la projection du film, il ne sait pas combien de prises ont été nécessaires, quels furent les problèmes rencontrés, ni pourquoi tels cadrages et tels emplacements de caméra ont été choisi plutôt que d’autres. Ici, ceux qui ont assisté à l’évènement peuvent se remémorer les commentaires de Nicolas Saada qui expliquait ses choix mais aussi ses contraintes : le temps imparti (trois heures), la foule à gérer et aussi l’espace de la salle de théâtre à maîtriser. Autant d’éléments qu’il était possible d’appréhender ce soir-là.

Il y a donc beaucoup de plaisir et de nostalgie en regardant La 40ème marche. On se reconnaît dans le public. On ressent un sentiment d’appartenance vis-à-vis du film. Nous y avons participé et nous nous remémorons quelle belle expérience ce fut.

Enfin, j’ajouterai que, si Grégoire Leprince-Ringet a déclamé son texte une trentaine de fois, c’est vraiment en visionnant le film que l’on perçoit la finesse et la force de son jeu d’acteur. Le cadrage le sublime, le cinéma met en lumière son talent.

Ne passez pas à côté de cette jolie expérience, d’autant que vous retrouverez également sur le site du festival les coulisses de la soirée en bonus !

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A lire également :
- le récit de cette soirée de tournage
- l'interview de Nicolas Saada

Après le succès de Rango, Paramount va créer une filiale dédiée à l’animation

Posté par vincy, le 7 juillet 2011

Le contrat de distribution des films d'animation de DreamWorks s'arrête en 2012 pour Paramount. Le studio américain a décidé de lancer sa propre structure dédiée aux films animés. Logique d'y croire quand Rango a rapporté 243 millions de $ dans le monde, se classant ainsi dans les 10 films du premier semestre ayant récolté le plus de recettes. Rango a surtout bénéficié de meilleures critiques que Kung Fu Panda 2 et Rio, qui ont réalisé un meilleur box office.

Jusque là Paramount dépendant des productions DreamWorks : Shrek the Third, Shrek Forever After, DragonsKung Fu Panda et Monstres contre Aliens sont tous dans le Top 20 des films d'animation en images de synthèse. Rango n'est que 41e dans cette catégorie, mais il a surclassé les deux tentatives en solo précédentes de Paramount (Jimmy Neutron, La ferme en folie). Paramount a, cependant, connu quelques succès avec des films d'animation "traditionnels" comme Les Razmoket, Bob L'éponge, Beavis & Butt-Head... Mais Rango reste là aussi le leader absolu.

Paramount Animation débutera ses activités en 2014. Le premier film n'a pas encore été décidé mais de nombreux projets sont en développements. Outre ILM, un partenaire historique du studio, la branche animation fera aussi appel à de sociétés comme Nickelodeon, une des filiales du groupe Viacom qui possède Paramount.

Reste l'inconnue Dreamworks. Jusqu'à la fin 2012, Paramount distribue ses films en échange de 8% des recettes. Le contrat peut-être étendu jusqu'en 2013.

Mais l'arrivée d'un nouveau concurrent démontre que le marché de l'animation est dorénavant indispensable pour tous les studios. Disney a acheté Pixar, Sony, la Fox et Universal ont leur propre filiale. Etrangement, seul Warner Bros n'a pas créé de département spécifique malgré son patrimoine incroyable (Bugs Bunny et autres Looney Tunes...). Certains murmurent que DreamWorks Animation pourrait se rapprocher de Warner...

Une guerre se prépare. Et chacun croit en ses chances. Disney, avec Pixar, domine clairement le marché. DreamWorks continue d'être le rival le plus important. Mais Universal (Moi, moche et méchant), Warner Bros (Happy Feet), 20th Century Fox (L'âge de glace) et Sony (Tempête de boulettes géantes) ont tous placé leurs pions avec des films à succès et, pour certains, des franchises rentables.

La SRF reconduit son bureau

Posté par redaction, le 7 juillet 2011

"À la suite de son Assemblée générale du 18 juin 2011, le Conseil d’administration de la SRF s’est réuni et a procédé à l’élection de son bureau pour l’année 2011 / 2012" indique le communiqué de la Société des réalisateurs de Films. Ce conseil va avoir la lourde responsabilité de trier parmi les nombreuses candidatures pour remplacer Frédéric Boyer à la tête de la Quinzaine des réalisateurs (voir actualité du 21 juin dernier).

Aucun changement n'est intervenu par rapport au précédent Conseil.

Co-Présidents : Chantal Richard, Michel Andrieu, Eric Guirado

Secrétaire : Fabrice Genestal

Trésorier : Bruno Rolland

Déléguée au court-métrage : Oriane Polack

Délégué au documentaire : Denis Gheerbrant

Membres du Conseil d’administration : Hélène Angel,  Hicham Falah,  Olivier Jahan, Jean-Jacques Jauffret, Gilles Porte, Olivier Pousset, Christophe Ruggia, Pierre Salvadori, Vanina Vignal, Marianne Visier, Anne Zinn-Justin

La filiale cinéma de TF1 condamnée à verser 32 millions d’euros pour ne pas avoir distribué le dernier Spike Lee

Posté par vincy, le 6 juillet 2011

Selon l'AFP, TF1 Droits audiovisuels a été condamnée par le Tribunal de Grande Instance de Paris pour ne pas avoir respecté ses engagements contractuels visant à commercialiser Miracle à Santa-Anna, de Spike Lee, selon le jugement consulté mercredi par l'agence de presse. La société française, filiale de TF1, est lourdement condamnée à payer près de 32 millions d'euros. TF1 DA envisage de faire appel, "tant en raison des fondements de cette décision que du niveau des dommages et intérêts alloués". La société trouve le montant disproportionné par rapport aux recettes nord-américaines du film.

Un flop coûteux

Miracle à Santa Anna est sorti en septembre 2008 aux USA, juste après son avant-première mondiale au Festival de Toronto. Le film a été distribué en Italie mais il est sorti directement en DVD dans plusieurs pays. Car ce fut un fiasco. Le budget conséquent de 45 millions de $ n'a jamais été remboursé avec les recettes en salles : 8 millions de $ aux USA, à peine 1,5 millions de $ dans le monde. Ce film, adaptation du livre éponyme de James McBride, au casting pourtant bien étoilé (Derek Luke, John Turturro, Joseph Gordon-Levitt, James Gandolfini et Karry Washington) souffrait d'une durée anormalement longue (2h46). Spike Lee n'a tourné aucun long métrage depuis. Il avait bénéficié de ces énormes moyens grâce au succès d'Inside Man, sorti en 2006.

Selon lui, le coupable de cet échec est tout trouvé : TF1 DA (coactionnaire de TF1 International, avec UGC Distribution) avait le droit exclusif d'exploiter et de distribuer le film dans le monde entier, à l'exception de l'Amérique du Nord et de l'Italie. Dans un mémo contractuel, la société productrice On My Own devait recevoir une avance de 11 millions de $ en contrepartie.

Historique de l'affaire

Là commence un imbroglio juridique : TF1 International, dont les finances souffrent à cette époque, suspend l'exploitation et la distribution sous prétexte que la version finale n'est pas conforme à ce qui a été promis : On My Own réclame les 11 millions de $ ; TF1 International va en justice pour résilier le contrat et demande des indemnités pour le préjudice ; Spike Lee et la société de production décident d'assigner TF1 D.A. début 2009.

Un an et demi plus tard, la justice est lente parfois, la 3e chambre civile du TGI de Paris leur donne raison : "Aucun manquement contractuel ne peut être invoqué à l'encontre de la société On my Own et la société TF1 International ne pouvait valablement refuser la livraison du film". TF1 International "a manqué à ses obligations contractuelles" et résilié le "deal memo" à "ses torts exclusifs". Un expert cité dans le jugement a souligné les conséquences catastrophiques pour le film, qui n'avait ainsi aucune valeur commerciale, et pour le producteur, désormais précédé d'une réputation négative. On My Own, société italienne, n'a rien produit depuis ce film.

La note est salée :

- 20 millions d'euros à titre de dommages et intérêts en réparation de son préjudice financier

- 2,7 millions d'euros pour préjudice moral, dont un million d'euros à On My Own et un million et demi d'euros à Spike Lee, et 200.000 euros à James McBride.

- 9 millions d'euros (soit l'avance promise, certains frais) à BNP Paribas

- et une publication de sa condamnation dans la presse.

TF1 Droits Audiovisuels a réalisé un chiffre d'affaires de 49,4 millions d'euros en 2010 (75 millions d'euros en 2009) mais a réussi à être bénéficiaire (603 000 euros) après un exercice 2009 fortement déficitaire (- 8,2 millions d'euros).

La Rochelle 2011 : petit guide du cinéma de Buster Keaton

Posté par Benjamin, le 6 juillet 2011

la rochelleCette année le Festival international du film de La Rochelle rend hommage au grand Buster Keaton à travers une rétrospective de son œuvre. 15 courts métrages et 13 longs choisis dans sa riche filmographie. De quoi découvrir le talent unique de l’artiste et se délecter de ses multiples prouesses physiques !

Ecran Noir, qui n’oublie jamais de défendre le patrimoine cinématographique, va vous présenter un petit panel de films qu’il ne faut absolument pas manquer. Des Buster cultes ! Des Keaton de génie qui vous rappelleront que le cinéma actuel n’a pas toujours la même superbe que celui des années 20.

L’homme face à la machine

Les deux premiers films que nous vous présentons sont certainement les plus connus de l’artiste : Le mécano de la General et La croisière du Navigator. Ce sont deux des plus gros succès de Buster Keaton au box-office de l’époque et deux films qui se rejoignent sur de nombreux points. Ces deux longs métrages permettent à Keaton d’explorer l’un de ses thèmes favoris : l’homme face à la machine (une locomotive pour l’un et un paquebot à l’abandon pour l’autre), mais un homme seul ! Buster Keaton y fait contraster la petitesse de sa figure face à la taille monstrueuse de ces machines qu’il doit maîtriser. Il court alors de chaque côté de la machine, tente de la faire fonctionner, se plie à ses mécanismes complexes... Il doit adapter son corps au gabarit d’un paquebot ! Il calque alors ses mouvements sur celui de la machine et ses actions, ses actes, deviennent presque robotiques. Il agit par pur mécanisme, par automatisme.

Dans ces deux films, on apprécie les trouvailles de Keaton acteur qui, étant presque seul dans un décor immense, doit se creuser les méninges pour trouver des gags et ne pas laisser un moment de répit au spectateur. Dans Le mécano de la General, il utilise comme fil conducteur un simple aller-retour. Dans la première partie du film, il poursuit des soldats nordistes jusque dans leur territoire, et dans la seconde partie, il est à son tour poursuivi. Les gags utilisés dans la première partie trouvent alors leur parfait répondant dans la seconde. Du génie pur !

Mais, il y a aussi de réelles trouvailles concernant la mise en scène. Le cadre est restreint car il ne peut quitter l’espace offert par les deux machines. Keaton est donc contraint de s’adapter et de ruser. Il opte alors pour de longs travellings en plan d’ensemble qui permettent de capter toute l’action de façon fluide. Il a toujours fait attention, durant sa carrière, à garantir la continuité de l’action pour prouver au spectateur qu’il n’y a aucune « tromperie » de sa part.

Ne passez surtout pas à côté de ces deux merveilles qui ont été certainement les films les plus « monumentaux » de Buster Keaton.

Buster seul contre tous

Une autre des particularités de Buster est la course à pied. Oui, car il ne faut jamais oublier que Buster est l’artiste burlesque le plus physique du cinéma muet. Harold Lloyd et Chaplin ne l’égalent certainement pas sur ce terrain. Buster Keaton, lui, a souvent risqué sa vie pour la simple « beauté du geste ». Et avec ses fameux plans d’ensemble et plans larges, il offre une parfaite visibilité de son corps en pleine action. C’est ainsi que dans des films tels que Les fiancées en folie et le court métrage Malec l’insaisissable, il fait la démonstration de ses talents d’athlète. Deux films particulièrement savoureux !

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Léa de Bruno Rolland : si chères études

Posté par Sarah, le 6 juillet 2011

« -Bah une fois que tu es à poil, il ne reste plus grand-chose à faire... tu danses, quoi. »

L'histoire : Léa vit au Havre, va à la fac, s’occupe seule de sa grand-mère et, pour boucler les fins de mois, travaille comme serveuse dans une boîte de nuit. Mais Léa rêve d’une autre vie. Son admission à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris va précipiter ses décisions, mais cela coûte cher. Elle décide alors de devenir strip-teaseuse. Le jour, elle apprend à Sciences Po les « vertus de l’économie libérale ». La nuit, dans une boite de strip-tease Parisienne « chic », elle les pratique.

Notre avis : Léa (Anne Azoulay) est une étudiante pas comme les autres. Elle vit au Havre chez sa grand-mère et après avoir interrompu ses études pendant un temps - on ne saura pas pourquoi - elle décide de postuler à Sciences po Paris. Le soir, elle travaille dans un bar pour payer ses études. On ne lui connait pas de mère et le père est une figure aussi éloignée qu'imprégnée d'une aura quasi biblique. Lorsque Léa décroche une place dans l'école parisienne, elle place sa grand-mère dans une maison de retraite et se trouve un nouveau boulot d'étudiante.

Pour son premier long-métrage, Bruno Rolland, qui a co-écrit le scénario avec Anne Azoulay (Tout le plaisir est pour moi), aborde les thématiques de la solitude, la précarité et celle de la condition des femmes d'aujourd'hui. On voit Léa déjà broyée par la vie, qui tente vainement de recoller les morceaux. Elle est tour à tour froide, distante, chaude et entreprenante. En effet, à Paris elle devient strip-teaseuse. L'image de l'étudiante qui donne de son corps pour payer ses études reste peu abordé par le cinéma, même si le sujet revient régulièrement dans l'actualité, ce qui a le mérite d'être signalé. Le film joue sur la césure entre la vie de Léa en tant qu'étudiante, et celle qu'elle mène le soir. Les petites tenues, voire la nudité, s'opposent aux cols roulés, jeans et baskets qu'elle porte en journée. Mais tout son univers paraît vide, glacé, comme figé dans un temps passé qui ne s'est jamais développé.

La nudité est abordée de façon frontale dans le film. Tout d'abord avec les séquences de spectacles dans les clubs. Mais aussi dans les scènes d'amour entre Léa et un barman parisien. Dans les deux cas de figure, on ne voit qu'une seule chose : une jeune femme qui tente par tous les moyens de se protéger des autres, même si elle est nue. La fracture entre sa génération et celle de sa grand-mère, qui tente d'empêcher sa petite-fille de faire des études jugeant que ce n'est pas là la place d'une jeune femme, est très bien illustrée. Par ailleurs, on sent toute la tendresse, presque maternelle, mais aussi parfois l'exaspération, que la petite-fille porte à sa grand-mère. Le film est très aride, tant dans sa forme que dans son propos, et gagnerait à donner plus de clefs de compréhension sur le personnage principal.

Des films muets d’Hitchcock aux J.O. de Londres

Posté par vincy, le 5 juillet 2011

Dans le cadre des Jeux Olympiques de Londres en 2012, le British Film Institute diffusera des films muets d'Alfred Hichcock, rarement vus. Remasterisés et numérisés, ces films des années 20 seront projetés sur grand écran, accompagnés d'une musique interprétée en direct par l'Orchestre Symphonique de Londres. Cette trame sonore "donnera de nouvelles dimensions" aux films pour une "expérience intime partagée".

La restauration a exigé du temps. "Ces films représentent le fondement de l'ensemble de son travail et un nouveau public va être capable de les apprécier, pour la première fois, dans toute leur splendeur retrouvée", a confié la directrice artistique du BFI, Heather Stewart.
Le financement a été possible grâce à la campagne Rescue the Hitchcock 9, en partenariat avec The Film Foundation (Martin Scorsese) et l'Association de la presse étrangère à Hollywood (qui organise les Golden Globes). 250 000 $ ont ainsi été récolté pour "sauver" The Lodger, The Ring, Blackmail et The Pleasure Garden.

Hitchcock a été employé dès le début des années 20 par Gaisnborough Pictures. En 1923, il débute derrière la caméra avec Always tell your wife. Il réalisera en 1925 The Pleasure Garden, en Allemagne.  Puis il enchaînera avec The Moutain Eagle. Mais les deux sont des échecs. Hitchcock se marie, devient père, et tourne The Lodger (photo). le film sera jugé non commercialisable par son distributeur et remportera, pourtant, un grand succès public et critique. D'autres films muets suivront : Downhill et Easy Virtue. Mais le cinéaste n'est pas satisfait des scénarios du studio et s'en va chez British International Pictures. Il y tourne The Ring, The Farmer's Wife, Champagne et The Manxman. Dès 1929 avec Blackmail, il abandonnera le muet : en effet, le Maître réalisera le premier film parlant britannique...

Le BFI a déjà annoncé deux événements majeurs autour de ces projections. The Lodger, dont la musique sera écrite par Nitin Sawhney, et The Pleasure Garden, qui sera illustré par les mélopées de Daniel Cohen.

Paris Cinéma 2011 : Derrière les murs, avec Laetitia Casta en 3D

Posté par kristofy, le 5 juillet 2011

Le film Derrière les murs s’annonce comme le premier film français réalisé en 3D (hors documentaire et animation) : un suspense où une romancière isolée à la campagne est sujette à des visions et à des cauchemars pendants que le village est troublé par de mystérieuses disparitions de petites filles…

Dans le cadre du Festival Paris Cinéma une avant-première a eu lieu avec la venue d’une partie de l’équipe du film : les deux réalisateurs Julien Lacombe et Pascal Sid, le comédien Jacques Bonaffé et l’actrice Laetitia Casta ont échangés quelques mots avec les spectateurs juste avant qu’ils découvrent leur film avec les lunettes 3D sur le nez.

Pour Jacques Bonaffé "il y a un monde inconnu derrière la 3D, c’est une chose un peu mystérieuse, et ce tournage a été une belle expérience cinématographique".

Laetitia Casta (à droite) est, elle, présente dans quasiment tout les plans du film : "j’ai été complètement immergée par le personnage, ça me touchait, ce qui m’a plu c’est la destruction de cette femme, sa douleur. C’est un personnage féminin complexe qui est très bien écrit. Quand les réalisateurs sont venus vers moi  environ trois semaines après le tournage commençait. Je n’ai pas eu vraiment le temps de me poser la question de la 3D, et tant mieux ce n’est pas si important quand on joue".

Les deux co-réalisateurs Julien Lacombe et Pascal Sid se sont expliqué sur leur choix pour cette technologie : "En fait on n’a pas écrit le scénario pour la 3D, le plus important était avant tout l’histoire racontée et le film fonctionne aussi en 2D traditionnelle. C’est au cours de la préparation que cette possibilité de narration nous a intéressé comme nouveau vecteur d’immersion et d’émotion. Techniquement sur le plateau il y a 2 caméras ensemble dans un seul bloc, c’est donc plus gros que d’habitude. C’est un appareil énorme qui peut être troublant pour les comédiens voir intrusif pour des gros plans, il y a beaucoup moins de place aussi pour l’équipe. Le procédé en lui-même ne révolutionne pas le cinéma mais c’est quelque chose qui est important. On apprécie que la 3D donne du volume aux visages, ça donne un relief qui apporte une sorte d’intimité plus grande avec les personnages".

Le film Derrière les murs veut raconter une histoire intimiste classique avec les codes du film à suspense, sortie en salles le  6 juillet.

Festival Paris Cinéma 2011 se déroule jusqu’au 13 juillet. Après Laetitia, on y verra sa sœur mannequin qui devient elle aussi actrice : Marie-Ange Casta est au générique du nouveau film de Tristan Aurouet Mineurs 27 avec Jean-Hugues Anglade.

Jeu concours La permission de minuit : 5 DVD à gagner

Posté par MpM, le 5 juillet 2011

la permission de minuitA l'occasion de la sortie DVD de La permission de minuit de Delphine Gleize, Ecran Noir vous fait gagner 5 exemplaires du DVD.

L'histoire : C'est une une amitié hors normes, entre David, 50 ans, et Romain, 13 ans. David, professeur en dermatologie, fou de son métier, soigne et opère l'adolescent depuis qu’il a 2 ans. Romain est en effet atteint d’une déficience génétique rare qui le force à vivre à l’écart de la lumière du jour. Il est ce qu'on appelle «un enfant de la lune».

Rien ne semble pouvoir séparer les deux hommes jusqu’au jour où David obtient une mutation qu’il n’attendait plus. Comment annoncer à Romain son départ ? Le jour de la séparation approche, une nouvelle épreuve pour l’un et pour l’autre.

Un film initiatique et humain qui suit avec justesse le parcours d'un adolescent qui ne se résigne pas face à la maladie, et celui d'un homme qui parvient à aller de l'avant.

Pour participer au tirage au sort et remporter l'un des DVD mis en jeu, il suffit de répondre à la question suivante :la permission de minuit

La permission de minuit réunit Vincent Lindon et Emmanuelle Devos pour la troisième fois au cinéma. Quel est le premier film dans lequel les deux acteurs ont joué ensemble ?

Votre réponse et vos coordonnées postales sont à envoyer par courriel avant le 19 juillet 2011. Aucune réponse postée dans les commentaires du site ne sera prise en compte.


L’ARP élit Jean-Paul Salomé à sa présidence

Posté par vincy, le 5 juillet 2011

Le conseil d'administration de l'ARP (Société civile des auteurs-réalisateurs-producteurs) du 4 juillet a élu Jean-Paul Salomé (Belphégor) au poste de président. Il avait déjà occupé cette fonction entre 2007 et 2009 et succède ainsi à Radu Mihaileanu. Claude Lelouch est toujours président d'honneur et Michel Hazanavicius devient vice-président aux côtés de Dante Desarthe et Jean-Jacques Beineix.

Le bureau est composé de Michel Ferry, Costa Gavras et Cécile Telerman , tandis que les autres membres du Conseil d’Administration sont Patrick Braoudé, Christian Carion, Dominique Crèvecœur, Lionel Delplanque, Gérard Krawczyk, Jeanne Labrune, Philippe Muyl, Raoul Peck, Artus de Penguern, Jacques Richard, Coline Serreau et Abderrahmane Sissako

Parmi les nouveaux noms qui ont rejoint la société, il y a Julie Bertuccelli, Mathieu Amalric, Thomas Langmann, Olivier Nakache et Eric Tolédano, Julien de Casabianca, Cyril Gelblat, Stéphane Kazandjian, Emmanuel Laurent mais aussi quelques figures hors de nos frontières comme Cristian Mungiu, Frédéric Sojcher, Jaco van Dormael,  Vladimir Perisic et Gao Xingjian.