Posté par vincy, le 10 juillet 2008
D'habitude on nous prend nos portables; pour une fois, point de méfiance technologique vis-à-vis des journalistes. Mais un contrat (de confiance) à signer entre Warner et les sites internet. Ne pas parler de Batman The Dark Knight avant sa sortie américaine le 18 juillet.
Bizarrement, on pourrait s'insurger mais le procédé est plutôt respectueux. C'est toujours mieux que de nous prendre pour des pirates en puissance même avec un mobile qui n'a plus qu'un mega d'espace libre. L'embargo n'est que d'une semaine après tout. Et le film ne sort que dans un mois en France. Cela ne fera donc pas une si grande différence... Quelque part quelle urgence y-a-t-il à frimer sur une avant-première?
De ce film de 2h27 avec quelques séquences filmées en IMAX, nous en dirons tout le bien qu'on en pense dans les semaines qui viennent. D'ici là on préfèrera vous dire pourquoi L'incroyable Hulk n'est pas incroyable ou Wanted pas si recherché...
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Posté par vincy, le 10 juillet 2008
Si le premier semestre s’est avéré très positif en termes de fréquentation pour le cinéma français, c’est bien la seconde partie de l’année qui pourrait doucher les enthousiasmes. Rappelons-nous l’an derniers les fiascos de l’automne, au premier rang duquel le film de jean-Jacques Annaud.
Car sur les dix plus gros budgets sortant en 2008 – soit des films ayant coûté plus de 18 millions d’euros chacun – seulement quatre sont déjà passés par les salles, et sont les mons chers : Les femmes de l’ombre (21,7 millions d’euros, 836 000 entrées)), Taken (19,4 millions d’euros, 1,01 million d’entrées), Disco (18,7 millions d‘euros, 2,43 millions d’entrées) et Seuls Two (18,4 millions d’euros, 507 000 entrées pour sa première semaine).
Les huit autres productions, toutes plus chères, vont connaître leur sort dans les prochains mois. C’est d’ailleurs la production la plus dispendieuse puisque Babylon AD (50,8 millions d’euros) ouvrira le bal le 20 août. Mr. Nobody (33 millions d’euros) ne devrait pas être sur les écrans avant 2009. Il est notable que les deux films les plus chers soient aussi ceux tournés en anglais, avec des têtes d’affiches étrangères. Pour Faubourg 36 (28 millions d’euros) et Agathe Cléry (22,3 millions d’euros), le succès en salles n’est pas crucial. La télévision peut jouer les pompiers en cas de résultats décevants. En revanche, en cas de flop monumental, Barratier et Chatilliez devront sans doute apprendre la modestie financière pour leur film suivant.
Le plus gros risque reste cependant du côté de chez Pathé. Leader des distributeurs grâce à un premier semestre exceptionnel (Les ch’tis, Astérix 3, Into the wild, les César de la Graine et le Mulet), la société récemment déménagée rue Lammenais va devoir rentabiliser 45 millions d’euros répartis dans le diptyque autour de la vie de Mesrine. L'instinct de mort scellera le destin du projet. Lors du dernier Marché du Film à Cannes, le film s’est très bien prévendu, partout dans le monde. Mais l’on sait qu’un coup fatal du box office pour le premier épisode ne permettrait pas au second de s’en sortir complètement vivant.
Avec 150 millions d’euros concentrés sur cinq films, le second semestre est celui de tous les dangers. Sans doute le salut viendra-t-il des productions d’envergure moyenne sur lesquelles, hélas, on mise de moins en moins.
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Posté par vincy, le 9 juillet 2008
Il a suffit qu’ Entre les murs, palme d’or du dernier festival de Cannes, s’avance de trois semaines, passant d’une date de sortie initialement prévue le 15 octobre à celle définitive du 24 septembre (afin de concourir pour les Oscars), pour que de nombreux distributeurs changent à leur tour les dates de sorties de leur film phare. Ainsi Le silence de Lorna (prix du scénario à Cannes) préfère ne pas affronter Jaoui et Cantet pour sortir finalement le 27 septembre, date à laquelle le Kassovitz était prévu. Mais Babylon AD préfère profiter des vacances estivales en sortant le 20 août finalement, soit une petite semaine après Batman, qui un temps menaça Wall-E et X-Files 2 en essayant d’obtenir des écrans le 30 juillet.
Dans le même temps, Max la menace a décidé finalement de zapper l’été pour sortir plus discrètement à la rentrée. Tout comme le Royaume interdit qui évitera les blockbusters estivaux pour chercher un public fidèle d’asiatophiles à l’automne. Et ainsi de suite. Blindness, film d’ouverture du festival de Cannes, est ainsi passé de l’été a 8 octobre. De même le Tokyo ! du trio Gondry / Carax / Bong et Khamsa de Dridi s’affronteront après diverses dates pressenties.
Le jeu devient de plus en plus tendu avec les enjeux financiers d’une sortie en salles. Vivement les lancements simultanés en VOD…
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Posté par vincy, le 9 juillet 2008
Premier bilan de l'année en France, après six mois d'exploitation : 40 films ont attiré 500 000 spectateurs et plus. Avec avantage aux films français : 54% de parts de marché, quatre des cinq plus gros succès du semestre…
Le premier blockbuster hollywoodien à date est sans contestation Indiana Jones. Certes, il est en dessous des trois premiers épisodes de la série et même des SpiderMan et autres Harry Potter, mais avec 4 millions d’entrées, il fait deux fois mieux que son plus proche rival américain, Iron Man.
Pour Hollywood, ce fut un drôle de semestre. Horton (leader des dessin animés avec trois fois plus d’netrées que le français Chasseurs de dragons) côtoie de près Into the Wild (leader des films indépendants). Le cinéma d’auteur – les Coen, Juno, There Will be Blood, A Bord du Darjeeling – fait même jeu égal avec les productions coûteuses de Emmerich, Stallone, ou Burton.
On notera, pour conclure, l’absence de films venus d’autres pays que la France ou les Etats-Unis. La seule exception à la règle est le film d’horreur espagnol REC (554 000 entrées), 36e du classement semestriel.
- Bienvenue chez les Ch’tis
- Astérix aux jeux olympiques
- Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal
- Disco
- Enfin veuve
- Iron Man
- Benjamin Gates 2
- Sex & he City – le film
- Paris
- Horton
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Posté par Morgane, le 9 juillet 2008
Lors du festival Paris Cinéma le long n’est pas le seul à avoir sa place. Le court métrage est également à l’honneur. Concourent d’ailleurs en compétition vingt courts métrages de tous horizons, de tous genres.
J’ai eu l’occasion aujourd’hui d’en voir cinq venus des quatre coins du monde, de l'Europe de l'Est à l'Amérique du sud : Saturday’s Shadow, Le Serment, Invitation to dine with the comrad Stalin, Cargo et Alexandra.
Ce programme de court n’est pas apparu très convaincant. Les sujets sont sombres, allant du père apeuré car sa fille ne l’appelle plus papa au jeune garçon enlevé qui devient lui-même participant du trafic d’êtres humains en passant par la question difficile du communautarisme. Seuls deux d’entre eux ont retenu mon attention : Cargo, et plus particulièrement Invitation to dine with the comrad Stalin.
Dans Cargo, le réalisateur Léo Woodhead évoque le terrible enfer du trafic d’humains. Suivant pas à pas le passeur, la caméra suit peu à peu la relation que ce dernier tisse avec un jeune garçon qu’il kidnappe. Au fur et à mesure que le récit se déroule, le passeur se prend d’affection pour ce jeune et lui apprend les ficelles du métier. L’enfant passe alors d’un bord à l’autre et perd toute l’humanité qui était sienne. Propos difficile que la lumière sombre et la grisaille de la République tchèque viennent renforcer.
Le petit bijou de ces cinq courts métrages est très certainement Invitation to dine with the comrad Stalin. Les deux réalisateurs Ricardo Alves Junior et Gianfranco Rolando filment deux comédiennes non-professionnelles. Ces dernières, d’un âge avancé, attendent la mort. Au diner qu’elles préparent, la table est dressée pour trois. Le mystérieux invité censé compléter le triangle est Staline, figure représentant la mort que nos deux protagonistes attendent patiemment. Le temps passe, coule, s’égrène au son d’un chapelet que l’on égrène, d’un réveil qui sonne, d’un bateau qui passe. Les plans fixent, s’attardant longuement sur des scènes banales et à la fois incongrues de la vie quotidienne ne sont pas sans nous rappeler l’univers particulier du réalisateur suédois Roy Andersson. 10 minutes véritablement prenantes, enivrantes.
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Posté par geoffroy, le 8 juillet 2008
Synopsis: Plongée hypnotique sur une dizaine de lieux dans lequel des êtres humains évoluent, comme dans un rêve éveillé.
Notre avis: Après Mange, ceci est mon corps, la sélection officielle nous livre un véritable ovni venu de l’est, Milky Way (Tejut) du jeune cinéaste hongrois Benedek Fliegauf. Hypnotique pour certains, insupportable pour les autres, ce premier long-métrage expérimental se divise en dix tableaux scéniques naturalistes où la recherche de l’effet imprègne notre rétine. C’est lancinant, répétitif, statique, sans paroles et magnifiquement photographié. Soit la volonté de construire une œuvre dépassant son concept initial pour offrir un vrai moment de cinéma. Pas si simple de nos jours et il n’est pas surprenant d’apprendre que le film n’a toujours aucun distributeur. Au vu du résultat, gageons que cette injustice soit rapidement levée.
A partir d’un cinémascope léché, le cinéaste s’essaye à structurer une ambiance via un rythme interne aux mille précisions un peu à la façon d’un Roy Andersson. A partir de là, Benedek Fliegauf établit une petite musique qui trotte dans la tête et évolue au millimètre en fonction des scènes présentées. Très photographié, précis et contemplatif, nous avons la sensation de pénétrer à l’intérieur du cadre pour découvrir l’évènement conclusif de chaque tableau avec délectation. Ecroulement d’une petite vieille, bonhomme de neige rendu à la nature, «accouplement transgressif» dans une piscine où jeu d’ombre chinoise surplombant une aire industrielle, tout concours à surprendre le spectateur par cet essai formel drôle, incongru et intelligent. Notons, enfin, le travail technique réalisé et l’apport du son, musique originale orchestrée par le vent, le gazouillis des oiseaux, l’activité humaine et le souffle lointain de voix humaines. Tout simplement brillant.
Louons alors le choix d’une sélection à contre courant qui ose proposer de tel ovni cinématographique à même de procurer des sensations différentes, source d’ouverture et de curiosité. Le film avait reçu le Léopard d'or "cinéastes du présent" au dernier festival de Locarno.
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Posté par geoffroy, le 8 juillet 2008
Sortie prévue mi- 8 octobre 2008
Interview de Michelange Quay
Synopsis: Haïti, île noire, solitaire, abandonnée à sa pauvreté et à sa misère. Madame, une femme blanche, vit un fantasme où elle enseigne, inspire et nourrit les masses damnées de la terre. Elle est en réalité entièrement coupée d'elles - à la mesure des continents. L'éveil du désir entre Madame et son serviteur noir, Patrick, va l'emmener au-delà de son isolement vers la réalité d'Haïti. Pour la première fois, elle va voir et entendre cette terre et son peuple, découvrir la vérité de son corps et faire face à sa propre mortalité.
Notre avis: Si Mange, ceci est mon corps est un film personnel au sens intime du terme, il n’hésite pas à délivrer des messages universels sur la valeur du regard, du jugement et de l’interprétation. Loin de toute structure narrative classique, il s’agit d’une expérience visuelle entre poésie et abstraction. Les êtres s’y meuvent dans un temps organique et philosophique qui suppose l’expression d’une grammaire cinématographique retravaillée, triturée, conceptualisée et dont l’appropriation devient le leitmotiv de sa réussite. Cri lancinant d’un cinéaste à la recherche de sa propre interrogation, les sons, les images et les rythmes transforment les réponses supposées en questions sur ce que nous sommes. Nos relations, nos origines, nos attirances et nos folies font de ce poème vivant un long-métrage étonnant qui ne trace aucune direction mais ouvre des itinéraires.
Voyage au dessus des hommes, le premier plan est tout simplement splendide. La vue aérienne part de la mer pour survoler les terres d’une île, Haïti, et ses bidonvilles, ses flancs de montagnes, ses cours d’eau et ses villages. La caméra finit sa course en glissant doucement, comme au ralenti, sur le ventre d’une femme enceinte au point d’accoucher. Symbole de vie, les éléments répondent aux êtres ; la douleur à l’espoir. Lieu physique de cette appropriation, il est ce départ vers un chemin sinueux mais envoûtant où les vérités ne sont ni données, ni simples. Si rien n’est figé, la valeur multiple des interprétations sonne comme un écho à chaque intime interpellé. A la suite d’une fête vaudou, nous suivons des enfants en file indienne parcourir le paysage pour se retrouver devant une maison de maître en pleine campagne française. Ellipse. Raccord. Passage d’une historicité concentrée en un lieu unique. Antichambre symbolique à même de structurer les différents messages d’un cinéma en construction, la maison est un espace fantasmatique où le blanc se mélange au noir, le noir devient le blanc tout comme le fatalisme côtoie l’espérance. Par un jeu de couloirs, de miroirs, de portes et de points de vue entre quatre entités, Michelange Quay structure un film fermé, presque claustrophobe car concentré dans l’inconscient de son auteur. Dans une scène fascinante, la mère et le domestique ne font plus qu’un et finissent par évoquer la schizophrénie d’une humanité souvent aveugle, craintive et possédée par la passion. Kubrick n’est plus très loin.
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Posté par Martin, le 8 juillet 2008
Le festival de La Rochelle semble être parfois un monde à part, un îlot de résistance contre un certain cinéma dominant. Ainsi, les séances les plus prisées étaient les ciné-concerts autour des œuvres muettes des deux maîtres viennois Erich Von Stroheim et Josef Von Sternberg. Penchons-nous sur l’œuvre du premier dont la modernité donnerait raison aux spectateurs assidus : cette représentation du monde ne vieillira jamais.
Portrait des hommes par le bas
L’ouverture de tous les films de Stroheim présente les personnages en une scène, en un trait ; le réalisateur les définit tel un caricaturiste. Le regard du héros de son premier film, Maris aveugles (1919), s’aventure sur les jambes de la jeune femme qui voyage face à lui. Le vieux mari et la vieille épouse de La Symphonie nuptiale (1926) se réveillent dans des tenues de nuit, qui sont tout sauf des déguisements : cache-moustache qui rend monstrueux l’homme, rictus dégoûté de l’épouse qui déforme son visage dès qu'elle voit son mari. C’est une galerie de figures grotesques à laquelle nous convie le réalisateur qui ne manque jamais de souligner les rapprochements entre êtres humains et animaux. Il dépeint ainsi l’âme dans toute son ignominie, par les instincts les plus bas : la classique lutte entre Bien et Mal est ici troquée contre le combat de l’avarice contre la luxure. Dans son chef d’œuvre, le bien nommé Greed (« avarice » traduit par Les Rapaces en français, 1923), un homme immonde, forcément immonde, épouse une femme virginale, forcément virginale. Comme dans tous les films de Stroheim, le récit se noue autour d’une scène – à peine – métaphorique de viol : le désir de l’homme est si violent qu’il se jette sur la femme dont le refus attise davantage le feu.
Dans Maris aveugles, le Lieutenant fait passer une main dans la chambre de la femme mariée qu’il convoite, puis une grosse boîte ; la femme, pour prendre le colis, ouvre complètement sa porte, et le voilà à l’intérieur. Le symbole est transparent – et Stroheim pas viennois pour rien... Dans Les Rapaces, c’est donc l’homme qui ne peut s’empêcher d’embrasser, de serrer, d’envahir celle qu’il veut épouser. Mais la deuxième partie du récit inverse la proposition : le couple, enfin marié, sans enfants, n’est plus jamais défini par le désir, si ce n’est celui de meurtre (le mariage tue-t-il le désir de l’homme ?) ; c’est alors la femme qui domine son mari en l’obligeant à travailler pour remplir sa caisse secrète. Même dans le plus grand dénuement, la femme refuse d’entamer son bien… Luxure contre avarice ? Le récit déploie, de façon dialectique, un diabolique portrait de l’être humain possédé par ses pulsions.
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Posté par vincy, le 8 juillet 2008
Avouons-le, on pensait y voir Le Pont de la Rivière Kwai, Docteur Jivago, La fille de Ryan… Il n’y aura que Laurence d’Arabie, en première place. Un film pour rassembler une œuvre. Celle de David Lean, le réalisateur qui a transformé le genre, en le faisant passer des films mythologiques à des films humanistes. Cela explique la schizophrénie du top 10. D’un côté les Ben Hur (William Wyler, 2e), Autant en emporte le Vent (Victor Fleming, 4e), Spartacus (Stanley Kubrick, 5e), Titanic (James Cameron, 6e) et Les dix commandements (Cecil B. De Mille, 10e). Du mastodonte. De l’autre, la révolution rouge de Warren Beatty (Reds, 9e), les traumas de la première guerre mondiale (All is Quiet on the Western front, 7e) et surtout les tourments destructeurs de la seconde guerre mondiale, tous deux signés Steven Spielberg : Il faut sauver le soldat Ryan (8e) et La liste Schindler (3e). Un véritable sacre pour le réalisateur qui, au moment de L’empire du soleil, confessait que son film référence en la matière était… Laurence d’Arabie.
Notre avis : Obsolétant les péplums, sublimant le scope et défiant les limites du cinéma, Laurence d’Arabie est une leçon de cinéma, de philosophie et même de politique. Inaltérable.
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Posté par Morgane, le 7 juillet 2008
"- Tu ne ferais même pas peur à un môme dans le noir "
Synopsis : Un kidnapping raté tourne au cauchemar pour les quatre protagonistes, perdus au fin fond de la campagne anglaise et poursuivis par un fermier psychopathe.
Notre avis : Après sa première réalisation, London to Brighton, le cinéaste Paul Andrew Williams revient à ses premiers amours et met enfin en images son projet initial. Il nous présente alors Bienvenue au cottage. Film gore, ce dernier sait respecter les règles du genre tout en intégrant une certaine dose de décalage très appréciable. Bienvenue au cottage (vous aurez bien entendu compris l’ironie du titre) ressemble, en son début, à une parodie à l’anglaise. Deux frères kidnappent une jeune fille dans l’idée d’obtenir une rançon. Malheureusement, ils ne sont pas aussi futés qu’il faudrait ni aussi méchants qu’ils voudraient et le kidnapping tourne vite au cauchemar…pour eux. Puis, peu à peu, le film se transforme et montre son vrai visage avec l’apparition d’un fermier psychopathe, à mi-chemin entre Freddie Krueger et le film Massacre à la tronçonneuse.
La riche idée du film réside dans son introduction (assez longue par ailleurs, et tant mieux) qui se rapproche fortement de la comédie noire. Les personnages des deux frères un peu loosers, ainsi que le lien qui les unit, sont très travaillés et les dialogues, des plus percutants, réussissent leur effet quasiment à chaque fois. Par la suite, le film bascule dans le gore pur et dur. Le récit paraît quelque peu scindé, la deuxième partie ne s’appuyant plus sur la force des dialogues ni le cynisme des personnages. Désormais, le sang gicle, les têtes tombent…la Mort rôde. Le film joue alors uniquement sur (avec) la sensibilité épidermique (parfois stomacale) du spectateur. Surgira ou surgira pas ? Découpera ou découpera pas ?
Néanmoins, le résultat est plutôt réussi et le mélange du gore et de la comédie noire est bluffant. Ames sensibles s’abstenir !! Fans du genre, régalez-vous !!
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