Un remake de Rebecca écrit par Steven Knight et produit par DreamWorks

Posté par vincy, le 12 février 2012

Ne nous révoltons pas tout de suite. Certes, Rebecca d'Hitchcock est un classique, réputé par conséquent intouchable. Aussi quand DreamWorks et Working Title Films annoncent qu'ils vont en faire un remake, on serait tenté par crier au sacrilège.

Mais les studios ont aussi confirmé qu'ils avaient désigné Steven Knight comme scénariste pour adapter le livre de Daphne DuMaurier, à l'origine du film d'Hitchcock. Knight est l'auteur de films comme Dirty Pretty Things et Les Promesses de l'ombre. Après une première version, il a abandonné l'adaptation du Symbole perdu, le best-seller de Dan Brown, préférant se consacrer à sa première réalisation pour le cinéma, Hummingbird.

Le classique d'Alfred Hitchcock date de 1940. Il s'agit du premier film américain du Maître,  avec Laurence Olivier et Joan Fontaine. Il avait reçu l'Oscar du meilleur film (et celui de la meilleure photo, en plus de 9 autres nominations). L'histoire, un conte gothique, est celle d'un veuf qui tombe amoureux d'une jeune demoiselle de compagnie. Mais le fantôme de la défunte épouse qui l'a précédée hante le château et les esprits qui y habitent.

Berlin 2012 : où est Jafar Panahi ?

Posté par MpM, le 11 février 2012

On se posait justement la question : que devient le cinéaste Jafar Panahi ? En 2011, Berlin lui apportait officiellement son soutien en lui offrant une place dans le jury d'Isabella Rossellini. Cette année au 62e Festival international du film de Berlin, rien d'aussi spectaculaire. Les démêlés du réalisateur avec la "justice" de son pays ont peu à peu été chassés de l'actualité. Depuis mi-octobre 2011, date à laquelle avait été annoncée la confirmation en appel de sa condamnation à six années de prison et vingt ans d'interdiction de travail, la presse internationale a cessé de relayer les nouvelles le concernant. Berlin s'est ouvert sans qu'aucune initiative particulière n'ait été officiellement mise en œuvre.

Le monde du cinéma aurait-il oublié Jafar Panahi ? Pas complétement, comme en témoigne ce panneau géant stationné en face du palais où se déroule le festival. On peut y lire, en allemand et en anglais, "Où est Jafar Panahi ?" ainsi que la mention "n'oubliez pas !". Un message qu'il faudrait faire suivre aux autorités de Téhéran pour leur rappeler que l'opinion internationale n'a pas la mémoire (si) courte, et qu'elle n'oublie pas le sort réservé aux artistes iraniens indépendants.

jafar panahi à Berlin

La belle (Léa Seydoux) et la bête (Vincent Cassel), bis.

Posté par vincy, le 11 février 2012

La belle, c'est elle. Léa Seydoux, qui a un second rôle dans Mission : Impossible - le protocole fantôme, énorme succès international de cet hiver. La bête, c'est lui. Vincent Cassel, récemment vu dans le David Cronenberg, A Dangerous Method.

C'est l'un des projets européens les plus importants qui sera mis sur le marché au festival de Berlin cette année avec un budget de 33 millions d'euros. Le tournage commencera le 8 octobre.

Produit par Pathé, le projet est porté par Christophe Gans, scénariste et réalisateur du film (en français), qui n'a rien tourné depuis Silent Hill en 2006. Gans s'est essentiellement basé sur le texte de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve, La jeune Américaine et les Contes marins (1740), une des nombreuses variantes de cette légende littéraire. Il confesse s'être aussi inspiré des films de Hayao Miyazaki.

La Belle et la bête a été porté plusieurs fois au cinéma. La version la plus connue, et la plus belle, reste la première, celle de Jean Cocteau, en 1946. La plus populaire est celle de Walt Disney, en 1991, qui ressort en version 3D cette année.

Bilan 2011 : une fréquentation en légère baisse en Europe

Posté par vincy, le 11 février 2012

Comme tous les ans, à l’occasion du Festival international du film de Berlin, l'Observatoire européen de l'audiovisuel a publié ses premières estimations sur la fréquentation des cinémas européens en 2011 : "les entrées en salles dans l’Union européenne ont légèrement reculé de 0,4 %, soit 960 millions de billets vendus contre 964 millions en 2010" annonce le communiqué.

L'année 2011 est cependant plus contrastée avec un peu plus de la moitié, seulement, des territoires enregistrant une diminution de leur fréquentation. Mais on constate surtout que le niveau de 2009 (982 millions d'entrées) n'a pas été retrouvé. Certes, la fréquentation en Europe est largement supérieure aux années 2005-2008, mais on est loin du milliard d'entrées de 2002 et 2004.

C'est en Bulgarie que la hausse du nombre d'entrées a été la plus forte (+19,2%). Globalement, les pays de l'ancien bloc de l'Est s'en tirent bien : on note des fortes hausses en Estonie, Lituanie, Roumanie et une belle augmentation en Pologne. Mais c'est aussi dans cette zone qu'on enregistre la plus forte baisse avec - 20,3% en République Tchèque. Les pays en pleine crise économique souffrent plus que les autres : Espagne, Grèce, Italie, Portugal, Slovaquie...

Autres données significatives, la part de marché des films nationaux. La Turquie (championne avec 50,2%), la France (2e avec 41,6%), l'Italie, le Royaume Uni (certes avec l'aide des coproductions américaines) et la Pologne sont les seuls pays où leurs films attirent plus de 30 % des spectateurs. A l'inverse, quelques pays, plus nombreux, voient leur part de marché inférieure à 10%, démontrant qu'il y a péril en la demeure : Estonie, Lettonie, Slovénie, Suisse, Irlande, Autriche, Croatie, Roumanie et Portugal (0,7%!!!).

Dans la hiérarchie rien ne bouge vraiment. La France reste de loin la première puissance cinématographique du continuent. 5 pays dépassent les 100 millions d'entrées et représentent près de 83% des spectateurs sur le continent.

1- France  216 millions (22,5 % des entrées en Europe)

2- Royaume Uni  172 millions

3- Russie  165 millions

4- Allemagne  130 millions

5- Italie  111 millions

6 - Espagne  94 millions

7- Turquie  42 millions

8- Pologne 39 millions

9- Pays Bas  30 millions

10- Suède 16 millions

Berlin 2012 : en compétition, la France indignée, sequestrée, déracinée

Posté par MpM, le 10 février 2012

En plus de s'être ouverte avec un film français (Les adieux à la reine de Benoit Jacquot), la Berlinale propose tout au cours de sa 62e édition de nombreux films venus de l'hexagone ou tournés en coproduction. C'est ainsi que dès le premier jour, les festivaliers pouvaient découvrir Elles de Malgorzata Szumowska sorti en France courant janvier, Indignados de Tony Gatlif, A moi seule de Frédéric Videau et Aujourd'hui d'Alain Gomis (une coproduction franco-sénégalaise).

Le nouveau film de Tony Gatlif, qui sortira le 7 mars, est une adaptation libre de l'essai Indignez-vous de Stéphane Hessel. Mêlant fiction et réalité, le cinéaste a filmé les mouvements de révolte qui ont éclaté en Europe en 2011 notamment à Paris, Madrid et Athènes. De ces images d'actualité, il tire des séquences bigarrées, joyeuses et pleines d'espoir. Mais il les alterne avec le parcours difficile de Betty, immigrée sans papiers ballotée de Grèce en France puis en Espagne. C'est à travers son regard tour à tour incrédule, horrifié ou émerveillé que l'on découvre ces pays riches en pleine crise. Les matelas posés à même le sol, les campements de fortune, les tentes sous le métro aérien... Mais aussi la solidarité avec le peuple tunisien, la communion des cortèges,  la bienveillance croisée au détour d'une rue. C'est un instantané contrasté d'une époque où les raisons de s'indigner ne manquent pas et où un basculement se produit du ras-le-bol individuel vers l'action collective.  Sa forme de poème filmé, et son intrigue réduite à peu de choses, a peut-être rebuté une partie des spectateurs berlinois, mais il a immanquablement conquis les autres.

A moi seule de Frédéric Videau (en salles le 4 avril) aborde un autre thème de société à travers le retour à la liberté de Gaëlle, presque 18 ans, qui avait été enlevée et séquestrée pendant une dizaine d'années. Alternant scènes de "réadaptation" et flashback sur les années de captivité, le film dépeint avec justesse la relation ambiguë qui unit la victime et son kidnappeur. Il montre aussi la quasi impossibilité pour la jeune fille de reprendre le cours d'une vie "normale". Une œuvre dense et sensible qui serait le pendant plus lumineux, moins aride, du Michael de Markus Schleinzer (sur un pédophile et sa jeune victime).  Sélectionné en compétition, il pourrait valoir un prix d'interprétation à l'actrice Agathe Bonitzer, à la fois sobre, pudique et d'une immense intensité.

Enfin, Aujourd'hui d'Alain Gomis se base sur une légende sénégalaise : parfois, on peut savoir à certains signes mystérieux qu'un homme va mourir. C'est le cas de Satché, jeune homme pourtant dans la force de l'âge, qui est revenu au pays après un séjour en Amérique. On l'accompagne tout au long de sa dernière journée, alors qu'il essaie de renouer avec différentes parties de sa vie pour les abandonner avec moins de regret. Très étonnamment, Aujourd'hui est un film gai et serein, un conte plus moderne qu'on ne le croit, et qui dit plein de choses à la fois du Sénégal dont on découvre les rues bondées et bigarrées, et de notre époque. On sent en effet dans l'histoire de Satché un message qui va à contre-courant des principes qui guident nos contemporains : vitesse, optimisation du temps, combat pour repousser ses limites... Là, on voit un homme se détacher simplement de ce que fut son existence et observer avec un regard mi-indifférent, mi-atterré,  l'effet de sa mort imminente sur les autres.

Avec ces différents films, les festivaliers ont pu découvrir un cinéma français à la fois riche en thématiques actuelles et soucieux de s'associer aux talents et aux histoires du monde entier. Moins nombriliste et tourné vers lui-même que ne le veut la légende, il s'intègre ainsi à la perfection dans la thématique générale de cette 62e édition, résolument tournée vers les bouleversements de notre société et la manière dont ils affectent les peuples du monde entier.

L’instant Court : It’s Halftime in America, avec Clint Eastwood

Posté par kristofy, le 10 février 2012

clint eastwoodComme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après le film Corps et Âmes par Jean-Baptiste Mondino avec Golshifteh Farahani, voici l’instant Court n° 65.

La finale du Super-Bowl qui vient d’avoir lieu (le 4 février) a été encore une fois un évènement de télévision aux Etats-Unis avec plus d'une centaine de millions de spectateurs. Comme chaque année, les espaces publicitaires durant le match ont été vendus une fortune, et de nombreux annonceurs en ont profité pour dévoiler de nouvelles publicités inédites. Comme bande-annonce de cinéma, il y a eu Battleship, G.I. Joe 2, Star Wars: La Menace fantôme 3D, Sécurité rapprochée. Madonna y a fait son show pour lancer son nouveau disque et promouvoir sa nouvelle tournée mondiale (le 14 juillet à Paris, le 21 août à Nice).

Une marque d’automobiles s’est offert pour l’occasion un acteur très prestigieux pour sa publicité : Clint Eastwood. Le spot prend la forme d’un court-métrage réalisé par David Gordon Green (réalisateur de L’autre rive, Délire express…) sur le thème de la crise avec un texte qui vise à redonner confiance. Il a été diffusé durant la mi-temps du match avec comme titre C’est la mi-temps en Amérique. Il y est question de la ville de Detroit qui vit beaucoup de l’industrie, et d’entreprises menacées de faillites qui ont été aidées par le gouvernement comme la marque Chrysler qui fait ici sa publicité. A noter que déjà l’année dernière, durant la finale du Super-Bowl, cette marque avait diffusé une pub avec le chanteur Eminem, acteur du film 8 miles qui se passe à Detroit.

Cette fois, on voit un Clint Eastwood proche de son personnage passionné par les voitures dans Gran Torino, avec sa sensibilité politique de républicain de droite. Cette mi-temps américaine a aussi été vue dans son contexte actuel où Barack Obama, gauche démocrate, après 4 ans comme président des Etats-Unis, va se présenter pour un second mandat de 4 ans. L’économie et l’emploi sont des thèmes forts pour les deux partis dans cette campagne présidentielle. La narration de Eastwood à propos des usines de voitures à Detroit est ouverte à toute interprétation politique : les deux équipes discutent de comment gagner… les gens ont presque tout perdu mais retroussent leurs manches… ce qui compte c’est l’avenir… on a reçu des coups mais on se relève, et on va se battre… Face à une polémique naissante Chrysler, tout comme Clint Eastwood, réfutent eux un quelconque sous-texte en faveur d'un parti...

En tout cas, à la diffusion de cette publicité à la mi-temps du match une certaine ferveur patriotique a gagné tout le monde.

Voila donc la publicité It's Halftime in America réalisée par David Gordon Green, avec Clint Eastwood.

Pour qui aurait du mal à comprendre sa voix, il dit en résumé : "People are out of work and they're hurting. And they're all wondering what they're going to do to make a comeback. And we're all scared, because this isn't a game" et pour conclure "This country can't be knocked out with one punch. We get right back up again and when we do the world is going to hear the roar of our engines".

Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film It's Halftime in America.

Noami Watts en Lady Di

Posté par vincy, le 10 février 2012

Après Helen Mirren dans le rôle de la Reine d'Angleterre (The Queen, de Stephen Frears) surmontant la crise de la mort brutale de Lady Di, voici le biopic version grand écran sur la Princesse Diana. 

Naomi Watts (actuellement à l'affiche dans J. Edgar) incarnera l'icône élevée au rang de martyr médiatique. Le film, bizarrement intitulé Caught in Flight (Attrapée en plein vol), relatera les deux dernières années de sa vie, stoppée nette dans le tunnel du Pont de l'Alma à paris alors que sa voiture tentait d'échapper aux paparazzis. Le film s'attachera à montrer comment elle a trouvé le bonheur, notamment à travers ses actions caritatives et dans sa vie personnelle. Le film sera réalisé par Oliver Hirschbiegel (La chute), qui vient d'achever la série TV "Les Borgias".

Ce ne sera pas la première Lady Di au cinéma, dans des rôles souvent anecdotiques. Dans The Queen, Laurence Burg interprétait la Princesse. Une quinzaine de téléfilm ont abordé de près ou de loin sa vie.

Le Festival du film asiatique de Deauville s’offre Wang Xiaoshuai

Posté par vincy, le 10 février 2012

Le festival du film asiatique de Deauville, (7-11 mars) a dévoilé sa sélection avec 11 films en compétition et deux rétrospectives.

On notera la présence du nouveau film de Wang Xiaoshuai, 11 fleurs. Le cinéaste, souvent sélectionné dans les grands festivals : Une famille chinoise et Beijing Bicycle (Grand prix du jury) à Berlin, Shanghai Dreams (prix du jury) et Chongqing Blues à Cannes, After War (Lépoard d'or / vidéo) à Locarno, ... 11 fleurs, film destiné à un public familial, a été présenté aux festivals de Toronto, Pusan, Tokyo, à celui des Arcs également, et il y a deux semaines à celui de Rotterdam.

Sinon, outre de nombreux premiers films, parmi lesquels Mourning, prix de la Critique au Festival de Pusan, Deauville s'offre aussi The Sun-beaten Path, présenté à Locarno et primé au Festival de Vancouver, Baby Factory, lui aussi dans le palmarès de Vancouver.

On note aussi la présence d'Himizu, du japonais Shion Sono, prix Marcello Mastroianni au dernier Festival de Venise pour les deux jeunes comédiens. Il s'agit de l'adaptation du manga homonyme de Minoru Furuya. Depuis ce film, le réalisateur a filmé Kenkichi, prévu pour sortir en salles au Japon cette année.

En compétition:

  • The Sun-beaten Path (Chine/Tibet) de Sonthar Gyal
  • 11 Fleurs (Chine) de Wang Xiaoshuai
  • Beautiful Miss Jin (Corée du Sud) de Jang Hee-chul
  • Death is my profession (Iran) d’Amir Hossein Saghafi
  • Mourning (Iran) de Morteza Farshbaf
  • Himizu (Japon) de Sono Sion
  • Saya Samouraï (Japon) de Hitoshi Matsumoto
  • Jhoole lal! (Noor) (Pakistan/France) de Cagla Zenciri et Guillaume Giovanetti
  • Baby Factory (Philippines) d’Eduardo Roy Jr.
  • I Carried you home (Thaïlande) de Tongpong Chantarangkul

Deauville accueillera aussi deux rétrospectives sont au programme : le cinéaste japonais Kiyoshi Kurosawa, à qui la Cinémathèque française rend également hommage du 14 mars au 19 avril, et le réalisateur thaïlandais très esthétisant Pen-ek Ratanaruang, avec, en avant-première, son nouveau film, Headshot.

Mobilisation pour Alfredo Altamirano, chef opérateur menacé d’expulsion

Posté par MpM, le 10 février 2012

Alfredo Altamirano est arrivé en France à l’âge de 17 ans. D'origine mexicaine, il a comme de nombreux étrangers trouvé ici une seconde patrie. "Ce pays m’a construit et m’a formé, non seulement professionnellement mais aussi personnellement", écrit-il. "Mes racines aujourd’hui sont pour moi plus françaises que mexicaines."

Pourtant, presque dix ans plus tard, Alfredo est menace d'expulsion. Installe depuis quatre ans comme auto-entrepreneur, il travaille comme chef-opérateur dans le domaine du cinéma et de la publicité. Il a à son actif deux longs et six courts métrages, dont un film, Graba de Sergio Mazza, sélectionné au festival Mar del Plata en 2011. Mais voila, comme c'est le cas de nombreux artistes, ses revenus sont irréguliers et n'atteignent pas le seuil minimum exigé par l'Etat pour renouveler son titre de séjour.

D'ici la fin du mois, le jeune homme est donc susceptible d'être arrêté et expulsé. Peu importent les liens qu'il a tissés ici, son couple, ses amis, les contacts professionnels qu'il a développés... L'administration balaye tout cela du revers de la main. "Et j’ai l’impression que mon propre pays me rejette" écrit-il. On l'aurait a moins.

La situation semble d'autant plus paradoxale qu'Alfredo Altamirano  ne bénéficie d’aucune allocation ni aide sociale. "Je paie des impôts et des cotisations", tient-il à préciser. "Ma présence sur le territoire ne coûte absolument rien à l’Etat français et je rapporte même de l’argent."

Aujourd'hui, il veut donc faire la preuve que sa présence en France est légitime. Il a déjà obtenu le soutien de nombreuses personnalités du monde du cinéma, comme Agnès Varda, Agnès Jaoui, Karin Viard, Costa-Gavras,Valérie Donzelli, Cédric Klapisch... Une pétition circule en sa faveur (à signer ici) et un recours a été déposé au tribunal.  Tous ceux qui soutiennent Alfredo attendent désormais un geste positif de l'administration qui, non seulement s'honorerait de revenir sur sa décision, mais, surtout, ferait un formidable pari sur l'avenir en permettant à ce jeune artiste prometteur de continuer à vivre et travailler en France selon son souhait.

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En savoir plus sur Alfredo Altamirano

Berlin 2012 : « Nous savons que nos décisions peuvent affecter le sort d’un film »

Posté par MpM, le 9 février 2012

Alors que le festival s'ouvrait ce jeudi soir, le réalisateur britannique Mike Leigh s'est exprimé sur son rôle de juré (et président du jury) lors de cette 62e édition. Fidèle à sa réputation de cinéaste engagé, il a notamment rappelé qu'on "ne peut voir un film et le considérer sérieusement sans tenir compte de son contexte social et environnemental : c'est un tout".

Il a également souligné la responsabilité de tout jury : "Nous savons que nos décisions peuvent affecter le sort d'un film". L'un de ses co-jurés, l'Iranien Asghar Farhadi, en sait quelque chose, lui qui a vu son film Une séparation connaître un succès retentissant après son Ours d'Or en 2011.

On peut donc faire confiance au jury 2012 pour peser soigneusement ses décisions... "Les cinéastes savent que nous sommes de leur côté", a d'ailleurs assuré Mike Leigh. "Il s'agira d'une décision collective et qui sera prise avec sérieux."