Posté par vincy, le 9 février 2012
Pour son premier long métrage en tant que réalisateur, Joseph Gordon-Levitt (Mysterious Skin, Inception, 500 jours ensemble) a engagé Scarlett Johansson. L'acteur, par ailleurs scénariste de son film, sera également devant la caméra.
Selon le site Deadline qui a révélé l'information, l'histoire serait celle d'un Don Juan des temps modernes cherchant à devenir meilleur.
Le tournage débuterait en avril. Il resterait une autre actrice de premier plan à enrôler. Scarlett Johansson et Joseph Gordon-Levitt n'ont, jusque là, jamais tourné ensemble. Le comédien a déjà réalisé trois courts métrages depuis 2009.
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Posté par MpM, le 9 février 2012
Avec 53 longs métrages programmés, la section Panorama est l'une des plus riches de cette Berlinale 2012, faisant la part belle au documentaire. Cette année, on y retrouvera des témoignages du Printemps arabe (The Reluctant Revolutionary, Words of Witness...) et plus généralement des œuvres s'intéressant à l'actualité du monde arabe et du Moyen Orient (Sharqiya, La Vierge, les Coptes et Moi...), mais aussi deux films revenant sur les violences policières lors du G8 2001 (Diaz - Don’t Clean Up This Blood et The summit).
Section volontairement engagée, donc, puisque l'autre grand thème abordé par les cinéastes du Panorama est celui de la mémoire homosexuelle, avec notamment un documentaire revenant sur les combats politiques des années 80 (Vito), un film collectif sur ce qu'est être lesbienne dans l'Indonésie d'aujourd'hui (Children of Srikandi) et un hommage à l'activiste ougandais David Kato (Call Me Kuchu).
C'est par ailleurs l'occasion de retrouver des cinéastes majeurs comme Hou Hsiao-Hsien, à la tête d'une œuvre collective réalisée par 20 auteurs taïwanais, Tony Gatlif, qui adapte librement le livre de Stéphane Hessel, Indignez-vous, ou encore Pen-Ek Ratanaruang, sur un tueur à gages cherchant à se reconvertir...
A noter la forte représentation de l'Allemagne (surtout dans la partie documentaire) et de l'Asie. La France est elle aussi bien présente avec Tony Gatlif et Héléna Klotz ainsi qu'avec plusieurs coproductions (Death For Sale, Elles, La mer à l'aube...)
LES LONGS METRAGES DE FICTION
Bugis Street Redux de Yonfan (Hong Kong)
Cherry de Stephen Elliott (USA)
Chocó de Jhonny Hendrix Hinestroza (Colombie)
GLAUBE, LIEBE, TOD (BELIEF, LOVE, DEATH) de Peter Kern (Autriche)
HIGHWAY de Deepak Rauniyar (Népal/USA)
Iron Sky de Timo Vuorensola (Finlande)
Love de Doze, Niu Chen-zer (Chine/Taïwan)
Man On Ground de Akin Omotoso (Afrique du Sud)
My Brother The Devil de Sally El Hosaini (Grande Bretagne)
Rentaneko (Rent-a-Cat) de Naoko Ogigami (Japon)
The Convoy de Alexey Mizgirev (Russie)
10+10 de Hou Hsiao-hsien, Wang Toon, Wu Nien-Jen, Sylvia Chang... (Taïwan)
Death For Sale de Faouzi Bensaïdi (Belgique/France)
Diaz - Don’t Clean Up This Blood de Daniele Vicari (Italie)
Die Wand (The Wall) de Julian Roman Pölsler (Autriche)
Dollhouse de Kirsten Sheridan (Irlande)
Elles de Malgoska Szumowska (France)
Fon Tok Kuen Fah (Headshot) de Pen-Ek Ratanaruang (Thaïlande)
From Seoul To Varanasi de Kyuhwan Jeon (Corée du Sud)
Lost In Paradise de Vu Ngoc Dang (Vietnam)
Indignados de Tony Gatlif (France)
Keep The Lights On de Ira Sachs (USA)
Kuma de Umut Dag (Autriche) [film d'ouverture]
La mer à l'aube de Volker Schlöndorff (France/Allemagne)
L'âge atomique de Héléna Klotz (France)
Leave It On The Floor de Sheldon Larry (USA/Canada)
Mai-wei (My Way) de Kang Je-kyu (Corée du Sud)
Mommy Is Coming de Cheryl Dunye (Allemagne)
Parada (The Parade) de Srdjan Dragojevic (Serbie/République de Croatie)
Sharqiya (Central Station) de Ami Livne (Israël)
The Woman Who Brushed Off Her Tears de Teona Strugar Mitevska (Macédoine)
Wilaya de Pedro Pérez Rosado (Espagne)
Xingu de Cao Hamburger (Brésil)
LES DOCUMENTAIRES
Our Story –10-year ‘Guerrilla Warfare’ of Beijing Queer Film Festival de Yang Yang (Chine)
“Blut muss fließen” - Undercover unter Nazis de Peter Ohlendorf (Allemagne)
Children of Srikandi du collectif "the Children of Srikandi Collective" (Allemagne/Indonésie)
Democracy Under Attack - An Intervention de Romuald Karmakar (Allemagne)
Audre Lorde - The Berlin Years 1984 to 1992 de Dagmar Schultz (Allemagne)
Brötzmann – That’s When The World Is Mine de Uli M Schueppel (Allemagne)
Call Me Kuchu de Malika Zouhali-Worrall, Katherine Fairfax Wright (USA)
Detlef de Stefan Westerwelle, Jan Rothstein (Allemagne)
Henryk from the back row de Andreas Dresen (Allemagne)
In the Shadow of a Man de Hanan Abdalla (Egypte)
King of Comics de Rosa von Praunheim (Allemagne)
La Vierge, les Coptes et Moi de Namir Abdel Messeeh (France)
Marina Abramovi? The Artist is Present de Matthew Akers (USA)
Look at me again de Kiko Goifman, Claudia Priscilla (Brésil)
The Reluctant Revolutionary de Sean McAllister (Grande Bretagne)
The Summit de Franco Fracassi, Massimo Lauria (Italie)
Ulrike Ottinger - nomad from the lake de Brigitte Kramer (Allemagne)
Among Men – Gay in East Germany de Markus Stein, Ringo Rösener (Allemagne)
Vito de Jeffrey Schwarz (USA)
Words of Witness de Mai Iskander (USA)
LES COURTS METRAGES
7 Deadly Kisses de Sammaria Simanjuntak (Indonésie)
A Lazy Summer Afternoon de John Heys (Allemagne)
Green Laser de John Greyson (Canada)
LAW and ORDER de Jan Soldat (Allemagne)
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Posté par MpM, le 9 février 2012
La sélection officielle du 62e festival de Berlin qui s'ouvre aujourd'hui fait une nouvelle fois la part belle à un cinéma d'auteur exigeant venu en priorité d'Europe (Danemark, Grèce, Hongrie, Portugal, Espagne...) et d'Asie (Philippines, Indonésie, Chine), laissant peu de place aux films venus d'Amérique du Nord : seulement deux sur dix-huit (le premier long métrage réalisé par Billy Bob Thornton et le nouveau film du Canadien Kim Nguyen) !
Automatiquement, les cinéastes retenus ne font pas partie (à quelques rares exceptions-près) des grands habitués des palmarès et des tapis rouges, ce qui promet à la fois un renouvellement salutaire, et de belles découvertes.
Pour trouver des réalisateur plus "grand public", il faudra donc se tourner du côté du "hors-compétition", qui accueille le premier film d'Angelina Jolie, les nouveaux opus de Stephen Daldry et de Steven Soderbergh, le très attendu Iron lady, et deux films d'action asiatiques signés par des maîtres du genre : Zhang Yimou et Tsui Hark.
Sur la papier, la section la plus prestigieuse du festival semble donc d'ores et déjà bien équilibrée, entre découvertes intrigantes et retrouvailles attendues. Exactement ce que l'on espère chaque année de Berlin, grand pourvoyeur en surprises cinématographiques, à qui l'on doit d'avoir su attirer l'attention avant tout le monde sur des auteurs comme Wang Quan'an, Hans-Christian Schmidt ou Asghar Farhadi. Le prochain est peut-être dans la liste ci-dessous...
Compétition
- Les adieux à la reine de Benoît Jacquot
- À moi seule de Frédéric Videau
- Aujourd´hui d'Alain Gomis
- Bel Ami de Declan Donnellan et Nick Ormerod
- Captive de Brillante Mendoza
- Cesare deve morire de Paolo et Vittorio Taviani
- Childish Games d'Antonio Chavarrías
- L´enfant d’en haut d'Ursula Meier
- Gnade de Matthias Glasner
- Home for the Weekend de Hans-Christian Schmid
- Jayne Mansfield’s Car de Billy Bob Thornton
- Just the Wind de Bence Fliegauf
- Meteora de Spiros Stathoulopoulos
- Postcards From The Zoo d'Edwin
- Rebelle de Kim Nguyen
- A Royal Affair de Nikolaj Arcel
- Tabu de Miguel Gomes
- Bai lu yuan de Wang Quan'an
Hors compétition
- Au pays du miel et du sang d'Angelina Jolie
- Extremely Loud and Incredibly Close de Stephen Daldry
- The Flowers of War de Zhang Yimou
- Haywire de Steven Soderbergh
- Shadow Dancer de James Marsh
- The Iron lady de Phyllida Lloyd
- Flying swords of Dragon Gate de Tsui Hark
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Posté par vincy, le 8 février 2012
C'est un choix assez logique. Après Incendies, une tragédie dans un pays du Proche-Orient imaginaire (mais fortement inspiré du Liban de Wajdi Mouawad, auteur de la pièce de théâtre à l'origine du film), Denis Villeneuve va réaliser un film (d'animation) autour d'un fait historique survenu dans la bande Gaza en 1956.
Il s'agit de l'adaptation, là encore, de la bande dessinée de Joe Sacco, Gaza 1956, en marge de l'Histoire, parue chez Futuropolis en janvier 2010. L'écriture et le dessin de cet album - prix France Info de la BD d'actualité et de reportage 2011, prix du Magazine Lire de la meilleure BD 2010, prix BD des lecteurs de Libération et prix Regards sur le Monde au festival d'Angoulême 2011 - lui a pris plus de six ans : témoignages, documentation, ... Il s'était déjà intéressé à la Palestine dans sa première oeuvre, Palestine, une nation occupée, BD de reportage publiée en France en 2001.
Gaza 1956 lui est venu à l’occasion d’un reportage dans la bande de Gaza en 2001. Joe Sacco "se remémore une note de bas de page lu dans un rapport des Nations Unis durant la crise de Suez en 1956" rappelle son éditeur. Il s'agissait d’un massacre de près de 275 villageois par l’armée israélienne. De là, il a remonté le fil de l’histoire pour illustrer et raconter un compte-rendu cruel et documenté.
Les droits d'adaptation ont été acquis par la société Tu Vas Voir, qui a confirmé la mise en production d'un version animée lors du dernier Festival de la bande dessinée d'Angoulême. Villeneuve n'est pas le premier cinéaste à se lancer dans l'animation : Spielberg (Tintin), Rémi Bezançon (Zarafa) et Patrice Leconte (Le magasin des suicides) s'y sont essayés récemment.
Incendies a reçu 30 prix de par le monde : nommé l'an dernier à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, il est en lice pour le British Awards et le César du meilleur film étranger. Au Canada, il a récolté 8 prix Génie, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur. Au Québec, il a gagné 9 prix Jutra, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur.
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Posté par MpM, le 8 février 2012
C'est parti ! La 62e édition du Festival de Berlin s'ouvre jeudi, avec le film historique Les adieux à la reine du Français Benoit Jacquot. Dix huit films sont en lice pour l'Ours d'or, qui sera décerné par le jury mi-glamour, mi-intello, présidé par le cinéaste britannique Mike Leigh.
A ses côtés, on retrouvera Charlotte Gainsbourg, réputée pour son charme comme pour ses choix d'actrice exigeants, et Barbara Sukowa, actrice fétiche de Rainer Werner Fassbinder. Les deux femmes ont en commun un prix d'interprétation à Cannes : la première pour Antichrist en 2009, la seconde pour Rosa Luxemburg en 1986.
Elles seront fort bien accompagnées par l'acteur américain Jake Gyllenhaal (Brokeback mountain, Source code...), le cinéaste et photographe néerlandais Anton Corbijn (Control, the Americain), l'Iranien Asghar Farhadi, Ours d'or en 2011 avec Une séparation, François Ozon, habitué de Berlin (Gouttes d'eau sur pierre brûlante, Angel, Ricky...) et l'écrivain algérien Boualem Sansal (prix du premier roman en 1999 avec Le serment des barbares).
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Mike Leigh (Grande Bretagne)
Président
Anton Corbijn (Pays-Bas)
Asghar Farhadi (Iran)
Charlotte Gainsbourg (France)
Jake Gyllenhaal (USA)
François Ozon (France)
Boualem Sansal (Algérie)
Barbara Sukowa (Allemagne)
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Posté par vincy, le 7 février 2012
Le Syndicat Français de la Critique a remis ses prix lundi 6 février. Logiquement, L'Exercice de l'Etat, de Pierre Schoeller, a été couronné Meilleur film français. C'est un autre film cannois, Mélancholia, de Lars von Trier, qui a été distingué comme Meilleur film étranger.
Angèle et Tony, d'Alix Delaporte, a reçu le prix du Meilleur premier long métrage français tandis que Carré blanc, de Jean-Baptiste Léonetti s'est vu récompenser par le prix du Meilleur film singulier francophone.
Un monde sans femmes, de Guillaume Brac a été nommé Meilleur court métrage français.
Par ailleurs, Mystères de Lisbonne, de Raoul Ruiz, s'est vu remettre le prix de la Meilleure série française dans la catégorie télévision. Le film du regretté cinéaste franco-chilien a aussi reçu le prix du Meilleur DVD récent. Le prix du Meilleur coffret DVD a été donné à Alan Clarke, celui du Meilleur DVD Patrimoine au film de Marcel Ophuls, Le chagrin et la pitié et le prix du Meilleur Blu-Ray est allé à Apocalypse Now, de Francis Ford Coppola.
Côté littérature, Le cinéma d'Akira Kurosawa, d'Alain Bonfand (éd. VRIN) a été sacré par le prix du Meilleur livre français sur le cinéma ; Alfred Hitchcock, une vie d'ombres et de lumières, de Patrick McGilligan (éd. Institut Lumière / Actes Sud) a été considéré comme le Meilleur livre étranger sur le cinéma. Enfin, Fritz Lang au travail, de Bernard Eisenschitz (éd. Cahiers du Cinéma) a été promu Meilleur album sur le cinéma.
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Posté par MpM, le 7 février 2012
Chaque année, le festival Travelling à Rennes propose de découvrir une ville à travers les films qui l'évoquent ou s'y déroulent. Après Mexico, Istanbul, Jérusalem ou encore Buenos Aires, c'est donc au tour de Bruxelles de faire son cinéma durant toute une semaine d'avant-premières, de compétitions, et de rencontres.
Pour rendre hommage à la cité cosmopolite dont les dix-neuf communes forment l'identité multiple, le festival a sélectionné 35 longs métrages des années 30 à nos jours, parmi lesquels Le Départ de Jerzy Skolimowski, Jeanne Dielman 23, quai du Commerce, 1080 Bruxelles de Chantal Akerman, C’est arrivé près de chez vous de Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde (le film fête ses 20 ans !!!), Dikkenek d’Olivier Van Hoofstadt ou encore Élève libre de Joachim Lafosse. Une compétition de courts métrages vient compléter la sélection, ainsi qu'un hommage au dessinateur et scénographe François Schuiten et une carte blanche au cinéma Nova de Bruxelles, géré par un collectif de bénévoles depuis 15 ans.
D'autres grandes sections accompagnent ce focus bruxellois, comme des portraits de cinéastes belges au présent (qui mettent à l'honneur Bouli Lanners, Jaco Van Dormael, Dominique Abel et Fiona Gordon, les frères Dardenne...), un gros plan sur le cinéma d'animation belge (et notamment Stéphane Aubier et Vincent Patar) et un retour sur "une certaine histoire politique et sociale de la Belgique". Sans oublier la création du ciné-concert Monsieur Fantômas & Cie par David Euverte, un concours de scénario, un concert, des expositions... et bien sûr le festival Travelling Junior réservé aux plus jeunes spectateurs.
Parmi les nombreux films présentés, tout est alléchant, mais plusieurs inédits valent particulièrement le détour : Bullhead de Michaël R. Roskam qui a raflé quatre prix aux Magritte et concourra pour l'Oscar du film étranger (dans les salles françaises le 22 février), Turquaze de Kadir Balci, une comédie familiale sur l'intégration, l'intolérance et le choc des différences, ou encore Hasta la vista de Goeffrey Enthoven, jumeau cru et déjanté, mais non dépourvu d'une (grosse) dose de bons sentiments, de notre Intouchables national (dans les salles françaises le 7 mars).
Difficile d'imaginer qu'avec tous ces temps forts, et surtout en présence de ces nombreux invités, l'ambiance ne soit pas à la fête dans la belle ville de Rennes ! Une fête qui, bien sûr, sera avant tout celle du cinéma et de ceux, comme les organisateurs de Travelling Rennes, qui l'aiment, le défendent et le partagent.
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Travelling Rennes : Bruxelles
Du 7 au 14 février 2012
Informations et programme sur le site de la manifestation
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Posté par MpM, le 6 février 2012
C’est Zarafa de Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie qui a officiellement ouvert la 22e édition de Ciné-Junior, manifestation de cinéma "jeunes publics" qui se tient jusqu’au 14 février dans le Val de Marne. L’œuvre animée, qui s’inspire de l’histoire de la première girafe en France, est à l’image de la programmation du festival : intelligente et exigeante, mais aussi ludique et drôle. De quoi séduire les jeunes spectateurs présents (le film est recommandé à partir de cinq ans) ainsi que leurs parents.
L’accueil chaleureux réservé à Zarafa a par ailleurs dû rassurer l’organisation du festival, qui avouait en préambule les doutes permanents auxquels elle est confrontée : peur d’avoir choisi des films "trop durs ou trop tristes", inquiétude sur la réception que vont en faire les enfants, angoisse sur l’accessibilité de certaines œuvres… Doutes évidemment balayés au bout de deux jours, tant le jeune public est avide de découvrir ce cinéma différent. L’occasion de rappeler "qu’il ne faut jamais sous-estimer l’intelligence et la curiosité des enfants".
Une curiosité qui va parfois se nicher dans les plus petits détails, comme ont pu le constater Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie lors du traditionnel échange de questions-réponses à l’issue de la projection. Un feu nourri d’interrogations, qui allait des origines du projet aux inspirations artistiques, en passant par la possibilité de voir apparaître sur les écrans un Zarafa 2…
On retiendra l’engagement dont a voulu faire preuve Rémi Bezançon en écrivant le scénario du film. "Je voulais dénoncer la bêtise des hommes qui prennent un animal dans leur pays
et l’envoient vivre dans un autre. Il y a deux cent ans, c’était Zarafa. Aujourd’hui, ce sont deux pandas envoyés en France par la Chine !", explique-t-il. D’où la volonté de s’inspirer d’une histoire vraie pour réhabiliter le destin de la première girafe envoyée en France, et à travers elle, de tous les animaux étrangers venus peupler les zoos français.
Incontestablement, le message est passé auprès des plus jeunes spectateurs, qui ont quitté la salle avec des images de girafes libres plein les yeux ! De quoi lancer en beauté ce 22e Ciné-Junior qui propose pendant encore dix jours une compétition internationale de longs et courts métrages, un hommage au cinéma italien et de nombreux ateliers.
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Horaires et informations sur le site internet de la manifestation.
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Posté par vincy, le 6 février 2012
Quelques mois après "l'Affaire DSK" - le président du FMI a été accusé de viol sur une femme de ménage d'un grand hôtel new yorkais, emprisonné, blanchi au procès civil, et mis sur la touche au niveau politique - le cinéma s'empare du sujet. On a déjà vu des téléfilms qui avaient anticipé ce genre de faits divers (un homme blanc de l'élite accusé des mêmes faits sur une femme de ménage noire). Mais le cinéma aurait peut-être pu attendre la fin de la procédure judiciaire, puisqu'il reste le procès pénal. Cependant rien n'est fait. Entre rumeurs, démentis, annonces, le projet est encore hypothétique. A moins que les producteurs attendent une version définitive d'un script qui promet d'être sulfureux ou veuillent s'éviter des menaces de procès...
Abel Ferrara a avoué dès cet été s'intéresser à ce scandale mondial. Le montage financier s'est fait discrètement durant l'automne malgré les démentis (voir plus bas). Les rumeurs enflaient. Le Monde a révélé ce week-end que le réalisateur tournerait bien un film, avec Gérard Depardieu dans le rôle de Dominique Strauss-Kahn et Isabelle Adjani dans celui d'Anne Sinclair. Les deux comédiens ont joué ensemble dans Barocco, Camille Claudel, Bon voyage, et récemment Mammuth.
Ferrara revient donc aux affaires. Go Go Tales, présenté à Cannes en 2007, sort enfin sur les écrans français. 4:44 Last Day on Earth, présenté à Venise en septembre dernier, va être à l'affiche aux USA. Après 4 ans de silence, de drogue, d'alcool, de désintox, il annonce qu'il tournera en juin ce film sur DSK, entre Paris, Washington et New York.
Wild Bunch dément l'annonce du réalisateur
Et pourtant, selon son producteur Wild Bunch rien n'est fait. Vincent Maraval, fondateur de la société, précise :"C'est vrai qu'on aimerait qu'Abel tourne en juin, mais il a quatre projets en tête, et nous n'avons pas encore arrêté notre choix." Selon Ferrara, Maraval veut conserver ce projet à l'écart des médias, le plus longtemps possible : "Personne ne va m'empêcher de parler de mon film." Le cinéaste y voit la chute des puissants et le rapport à leurs dépendances. Ce lien entre le pouvoir politique et la boulimie sexuelle n'est pas exclusive à DSK. Le réalisateur cite le président Bill Clinton, d'autres affaires américaines plus récentes comme celle du député démocrate Anthony Weiner ou encore d'Herman Caine, un temps candidat républicain à l'investiture pour la présidentielle de 2012. Sans oublier Berlusconi.
Et puis il invoque d'autres signes : "c'est la même chambre que celle où j'ai tourné New Rose Hotel. La 2806... Une de ces chambres où il se passe de sales trucs..." "Ce sera une fiction sur la politique et le sexe avec Depardieu et Adjani. Autant dire que ce sera tout autant un film sur eux deux" rapporte Le Monde.
Blagues et coïncidences
S'il continue de démentir semaines après semaines, Vincent Maraval, qui assure qu’il "n’y a aucun projet de production de ce type" confirme que Ferrara est actuellement en train d’écrire un scénario autour du monde politique, la faiblesse de l’homme politique à la fois tout-puissant et paumé. "Comme on a fait plusieurs de ses films, la rumeur est partie de là", a-t-il ajouté. Maraval ajoute, comme pour expliquer ou justifier qu'il ne s'agit que de rumeurs que l'équipe était à New York "sur le tournage de 4:44 quand l’affaire DSK a éclaté: nous avons plaisanté en disant à Abel que c’était un sujet pour lui, une affaire d’addiction, comme dans Bad Lieutenant" . "Puis Isabelle Adjani a croisé Abel Ferrara au festival du cinéma américain à Deauville où il présentait ’4:44, Last Day on Earth’ et ils sont convenus qu’ils devraient travailler ensemble. Gérard Depardieu a également évoqué la possibilité d’incarner DSK sur le ton de la blague", explique-t-il.
Mais dans ce cas pourquoi Ferrara annonce déjà une date de tournage, "en fonction de l'agenda de Gérard Depardieu" ? Wild Bunch botte en touche et explique dans les médias et par communiqués : "on ne sait toujours pas si on fera ce film, Abel nous a présenté trois quatre scénarios qui à ce stade ne nous ont pas convaincus". La même rengaine. En attendant mieux.
Gérard Depardieu tourne actuellement L'homme qui rit, d'après Victor Hugo, le nouveau film de Jean-Pierre Améris (Les émotifs anonymes). La sortie est prévue en décembre.
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Posté par vincy, le 5 février 2012
Les Magritte du cinéma belge, 2e clap, l'équivalent de nos Césars, ont couronné Les Géants, de Bouli Lanners, qui avait fait la clôture de la Quinzaine de réalisateurs en mai dernier à Cannes. Le film a remporté cinq Magritte, dont celui de meilleur film et de meilleur réalisateur.
Les Magritte sont censés récompensé le cinéma belge francophone. Le gamin au vélo aurait pu ainsi prétendre à de nombreux prix. Mais c'est un film flamand, cofinancé avec des producteurs francophones, Bullhead, qui a été l'autre grand vainqueur de la soirée d'hier, présidée par Bertrand Tavernier. Le film a récolté quatre prix et sera présent aux Oscars dans la catégorie meilleur film en langue étrangère.
Le film des Dardenne n'est reparti qu'avec le prix du meilleur espoir masculin tandis que Lubna Azabal a reçu celui de la meilleure actrice pour le film québécois Incendies. Les émotifs anonymes, de Jean-Piere Améris, a été distingué comme meilleur film étranger en coproduction. Et le belge Jérémie Rénier n'a pas été oublié en fils à maman de Potiche, comme second rôle masculin. Enfin Nathalie Baye a reçu un Magritte d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.
Le palmarès:
Les géants : film, réalisateur (Bouli Lanners), second rôle féminin (Gwen Berrou), image, musique (Bram Van Parys (The Bony King of Nowhere))
Bullhead : film flamand, scénario, acteur (Matthias Schoenaerts), montage
La fée : son, costumes
Les émotifs anonymes : film étranger
Incendies : actrice (Lubna Azabal)
Potiche : second rôle masculin (Jérémie Rénier)
Elle ne pleure pas, elle chante : espoir féminin (Erika Sainte)
Le gamin au vélo : espoir masculin (Thomas Doret)
Quartier lointain : décors
Dimanches : court métrage
LoveMEATender : documentaire
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