Venise 2012 : Dialogue des civilisations par Mira Nair en ouverture

Posté par kristofy, le 30 août 2012

Le 69ème Festival de Venise a fait un choix audacieux pour son film d’ouverture (voir notre actualité du 22 juillet) : The Reluctant Fundamentalist (L'intégriste malgré lui) réalisé par Mira Nair, avec autour de Riz Ahmed, les vedettes américaines Liv Schreiber, Kate Hudson, Kiefer Sutherland et Martin Donovan dans un second rôle.

En résumé

Le générique de début montre une multitude de visages qui forment la carte du monde avant de faire apparaître un symbole musulman, puis, quelque part au Pakistan, un homme américain kidnappé en pleine rue. Un journaliste américian (Liv Schreiber) rencontre dans un café un enseignant universitaire (Riz Ahmed) qui va lui rencontrer sa vie… Le film utilise comme narration un semblant de suspens lié à ce kidnapping mais son récit se concentre surtout sur l'histoire de ce pakistanais installé aux Etat-Unis avant et après le 11 septembre. C’est un étudiant de Princeton très doué, qui décroche un bon poste dans une firme de Wall Street. Il est chargé d’estimer comment d’autres sociétés peuvent améliorer leur rentabilité et ses bonnes performances le font apprécier de ses collègues et de son supérieur; il rencontre en même temps une artiste photographe dont il va tomber amoureux… Le future s’annonce radieux mais après les attentats du 11 septembre, il sera peu à peu considéré comme un étranger suspect (à l’aéroport, dans la rue, au travail…) et même agressé comme tel. Il ressent alors le besoin de changer de vie et de retourner auprès de sa famille au Pakistan.  Entre le début et la fin du film une phrase revient lourde de signification : “les apparences peuvent être trompeuses”…

Dialogue entre deux mondes

Mira Nair avait déjà remporté le Lion d’or à Venise en 2001 pour son film Le mariage des moussons. En conférence de presse, la réalisatrice indienne s’est déclarée très touchée par cette histoire. Elle vient d’Inde mais vit à New-York. Elle a vécu le 11 septembre durant la promotion de son Mariage au Festival de Toronto, puis elle y est revenue en réalisant un des segments du film 11'09"01.

Mira Nair veut souligner que son film ouvre le dialogue entre les civilisations, entre l’est et l’ouest : "Nous savons tous qu'il y a eu un énorme schisme entre Orient et Occident au cours de la dernière décennie et qu'un mur s'est élevé entre ces deux mondes". "Je voulais d'une certaine manière rétablir le dialogue, aller au-delà des stéréotypes, de la myopie et de l'ignorance" a-t-elle ajouté.

Ryan Gosling passe derrière la caméra

Posté par vincy, le 30 août 2012

Ryan Gosling va réaliser son premier film. How to Catch a Monster (Comment attraper un monstre) est un conte fantastique qu'il a écrit, et dont la rousse Christina Hendricks sera la vedette. L'actrice a partagé l'affiche du film Drive avec Gosling. On l'a aussi vu dans Mais comment font les femmes? et Bébé mode d'emploi, ainsi que dans la série Mad Men.

Produit par Marc Platt Prods, Bold Films et Phantasma Films (la maison de prod de l'acteur), le film sera proposé au marché du film de Toronto dès la semaine prochaine, où Hendricks présentera Ginger et Rosa et Gosling The Place Beyond the Pines. Le tournage ne débutera qu'au printemps prochain.

How to Catch a Monster se déroule dans une ville rêvée et surréaliste. C'est l'histoire d'une mère de deux enfants, célibataire, aspirée dans un monde souterrain sombre et macabre quand son aîné découvre une route secrète conduisant à une ville cachée  sous-marine.

Son producteur, Marc Platt précise : “Il a composé un script hanté de manière très belle et a une vision très claire de la façon dont il veut le rendre vivant. Sa capacité à attirer les spectateurs dans son monde en tant qu’acteur lui servira pour la réalisation.

Venise 2012 : 18 cinéastes chassent le Lion d’or

Posté par kristofy, le 29 août 2012

Cette année les films en compétition au 69ème Festival de Venise sont au nombre de 18, avec des réalisateurs qui y ont déjà été sélectionnés et primés mais aussi des nouveaux venus. Ils concourent pour 8 prix du jury (Lion d'or, Lion d'argent de la mise en scène, Prix spécial du jury, Coupe Volpi du meilleur acteur, Coupe Volpi de la meilleure actrice, Prix Marcello Mastroianni pour un jeune talent, Prix du meilleur scénario, Prix de la meilleure contribution technique).

- 7 cinéastes parmi les 18 ont déjà été en compétition à Venise. Ce qui signifie que 11 réalisateurs participent pour la première fois à la Compétition.

- Les cinéastes déjà primés à Venise (toutes sélections confondues) :

Marco Bellocchio (Bella Addormentata) : Prix spécial du jury et Prix de la critique internationale (1967), Petit Lion d'or (2003), Prix Pietro Bianchi (2006), Lion d'or pour sa carrière (2011)

Francesca Comencini (Un Giorno speciale) : prix Pasinetti (2009)

Brian De Palma (Passion) : Lion d'argent de la mise en scène (2007)

Ki-duk Kim (Pieta) : Prix de la critique internationale et Petit Lion d'or (2004)

Takeshi Kitano (Outrage Beyond) : Lion d'or (1997), Prix spécial de la mise en scène (2003)

Harmony Korine (Spring Breakers) : Mention spéciale Prix de la critique internationale (1997)

Ulrich Seidl (Paradies : Glaube) : Grand prix spécial du jury (2001)

- 4 réalisatrices : Rama Burshtein (Fill the Void), Francesca  Comencini (Un giorno speciale), Valeria Sarmiento (Linhas de Wellington), Jessica Woodworth (co-réalisatrice en duo avec Peter Brosens de La Cinquième saison). 16 autres réalisatrices sont présentes dans les autres sélections.

- 2 premiers films

È Stato il Figlio de Daniele Cipri

Fill the Void de Rama Burshtein

- Ecart en longueur

Le film le plus court est Un giorno speciale de Francesca Comencini (89 minutes) ; le film le plus long est Linhas de Wellington de Valeria Sarmiento (151 minutes)

- Géographie

11 pays en compétition dont :

USA : 4 (5 si on considère le film franco-allemand du cinéaste américain Brian De Palma) ; Italie : 3 ; France : 2

Venise 2012 : le 69ème festival en chiffres

Posté par kristofy, le 29 août 2012

La 69ème édition de la Mostra Internazionale d’Arte Cinematografica di Venezia s’annonce comme un peu différentes des autres.

Le président Paolo Baratta se félicite du début des travaux de rénovation du site et aussi, pour la première fois, d'un espace pour un marché du film (sur 5 jours) pour les distributeurs et acheteurs de films. Le nouveau directeur artistique Alberto Barbera a choisi de clarifier les différentes sections et aussi de resserrer le nombre de films en compétition.

- 3 231 films ont été vus par le comité de sélection, soit 1 459 longs métrages et 1 772 courts métrages

- Compétition : 18 films

- Hors Compétition : 15 films, et 9 documentaires, et quelques projections spéciales.

- Section Orizzonti: 18 films, et 15 courts métrages

- Rétrospectives : 29 films restaurés, et 9 documentaires

- 50 films seront découverts à Venise en avant-première mondiale.

- Au total, 41 pays sont représentés dans les différentes sélections vénitiennes.

- 12 euros la place la moins chère pour le public qui veut assister à une projection (tarif réduit à 8 euros sous certaines conditions) ; le pass de 11 jours est à 180 euros ; le pass pour les projections officielles en première partie de soirée varie entre 500 et 1 600 euros.

Wong Kar-Wai, président du jury du prochain Festival de Berlin

Posté par vincy, le 28 août 2012

La 63e Berlinale (7-17 février 2013) a déjà choisi son président. La veille de l'ouverture du Festival de Venise, le Festival international du film de Berlin a révélé que le cinéaste chinois Wong Kar-wai sera à la tête de son jury. Days of Being Wild avait été sélectionné dans la section Forum en 1991, tout comme Les anges déchus en 1996. Le cinéaste aux lunettes noires a ensuite été un habitué du Festival de Cannes, où il gagna le prix de la mise en scène en 1997 avec Happy together et créa l'événement en 2011 avec In the Mood for Love. 2046 fut également en compétition et My Blueberry Nights ouvrit le Festival de Cannes en 2007.

Wong Kar-wai n'a rien montré depuis. Il tourne depuis décembre 2009 The Grandmasters, avec Tony Leung et Ziyi Zhang.

Dieter Kosslick, directeur de la Berlinale affirme dans le communiqué qu'il est "l'un des réalisateurs les plus célébrés de notre époque. Son style distinctif et la poésie de ses oeuvres nous ont tous fascinés."

Le cinéaste s'est déclaré "honoré d'être invité par Dieter. Je suis heureux de revenir à Berlin et de voir les oeuvres des cinéastes du monde entier. C'est une expérience très enrichissante pour n'importe quel réalisateur."

Kosslick avoue qu'il s'agit également d'honorer le cinéma chinois. Comme WKW l'a signalé dans le communiqué, le Festival de Berlin a toujours honoré le 7e art de son pays. Le mariage de Tuya (2007), Les femmes du lac des âmes parfumées (1993) et Le sorgho rouge (1988) ont reçu un Ours d'or. Le Paon (2005), Beijing Bicycle (2001), The Road Home (2000) et Evening Bell (1989) ont été récompensés par le Grand prix du jury. Yim Ho (réalisateur, 1996) et  Maggie Cheung (actrice, 1992) ont également été primés.

La chinoise Gong Li avait déjà présidé le jury berlinois en 2000.

Michel Reilhac laisse la direction du cinéma d’ARTE à Olivier Père, directeur du Festival de Locarno

Posté par vincy, le 27 août 2012

Lors de la conférence de presse de rentrée d'Arte, Michel Reilhac a annoncé aujourd'hui qu'il quittait la direction du cinéma d'Arte, poste occupé depuis 10 ans. Directeur du cinéma et Directeur général de la filiale Arte France Cinéma, il préfère se consacrer à ses projets personnels et sa passion du transmédia, qu'il savait tant faire partager ces derniers mois sur Twitter. Sur le réseau où tout gazouille, il confirme : "Je démissionne d'Arte. Je serai remplacé par Olivier Père , directeur actuel du festival de Locarno."

Il quitte la chaîne après une décennie de succès et de prix parmi les plus prestigieux : cette année à Cannes, 8 films coproduits par ARTE ont été primés. On peut citer dans les oeuvres marquantes qu'il a contribué à aider Le grand soir, Laurence Anyways, Pater, L'apollonide, Tomboy, Melancholia, Polisse, Tournée, Le Havre, le silence de Lorna, Caramel, Intervention divine, parmi tant d'autres...

Olivier Père, par ailleurs ancien délégué général de la Quinzaine des réalisateurs peut s'enorgueillir d'un bon bilan après deux saisons au Festival suisse, tant d'un point de vue public (fréquentation consolidée), critique (films appréciés) que professionnel (marché dopé). Cependant, en quittant Locarno, Olivier Père place la manifestation dans l'incertitude, devant choisir dans l'urgence un nouveau directeur au moment où elle se revigorait.

Ancien Directeur Général du Forum des Images et ancien président du Festival des films gays et lesbiens de Paris, Michel Reilhac, aussi passionné que fervent défenseur de la mutation du 7e art, partira vivre une grande partie de son temps à Berlin ("Ah oui, j'ai oublié de dire aussi ça : je déménage à Berlin ou je vivrai les 2/3 du temps" écrit-il sur Twitter). Toujours sur le réseau social, il indique qu'il sera "parti d'Arte le 1er décembre seulement". D'ici là, on le croisera peut-être encore dans le métro parisien, lisant ses scénarios sur sa tablette...

Le complexe de cinéma Etoile Lilas ouvrira en octobre

Posté par vincy, le 27 août 2012

Le 24 octobre prochain, Paris accueillera un nouveau multiplexe : Etoile Lilas (voir Etoile Cinémas envahit la capitale). Cela fait près de 10 ans qu'aucun complexe de cinéma n'avait ouvert dans la capitale.

Situé à l'Est de Paris, en périphérie, Porte des Lilas, il bénéficiera des chantiers récents de la Ville de Paris. La couverture du boulevard périphérique a conduit au réaménagement de tout le quartier, avec de nouveaux bâtiments, dont ce complexe de 7 salles, qui sera géré par Etoile Cinémas (Pagode, Saint-Germain-des-Prés, Balzac) et Cap Cinéma.

Le cinéma de quartier, classé art et essai, va également profiter de l'ouverture, d'ici la fin de l'année, de la nouvelle ligne de Tramway, qui s'arrêtera quasiment à ses portes. Avec les lignes 3B et 11 du métro et 7 lignes de bus, le complexe est facilement accessible des XIIe, XIXe et XXe arrondissements de la capitale mais aussi de villes comme Pré-Saint-Gervais, Pantin, Les Lilas et Bagnolet.

Avec ses 1 500 places (de 93 à 458 places), Etoile Lilas devient un concurrent direct pour MK2 (Quai de Seine/Quai de Loire, mais surtout Gambetta), mais aussi du Cin'Hoche de Bagnolet et du Ciné 104 de Pantin. Sans parler de l'éventuelle ouverture un jour du complexe à la Cité des sciences et de l'Industrie, qui sera à moins de 10 minutes. La zone risque de devenir saturée (voir également notre actualité du 11 octobre 2010).

Etoiles Cinéma, entièrement équipé numériquement, proposera des salles pour les public malentendants et malvoyants. Une scène permettra de produire des événements, comme des spectacles ou des avant-premières. Ou des festivals : sont déjà annoncés "Cinéma et Architecture" et un festival de films mexicains. Les architectes ont même pensé à une terrasse (chauffée en couverte en hiver) avec un restaurant. Deux autres espaces de restaurations (brasserie, sushis) seront situés au rez-de-chaussée. Le lieu est donc conçu comme un espace de loisirs...

Les exploitants espèrent attirer entre 350 000 et 450 000 spectateurs.

James Franco, star gay-friendly, s’attaque au controversé Cruising

Posté par vincy, le 26 août 2012

Cultivant encore et toujours son image d'acteur ambiguë sexuellement, gay-friendly assurément, homoérotique forcément, James Franco, selon IndieWire et The Hollywood Reporter, s'intéresse à une version expérimentale du film Cruising, de William Friedkin.

Ce film de 1980 est un polar cuir et poisseux où Al Pacino, jeune recrue de la NYPD, est infiltré anonymement dans le milieu gay d'un New York encore violent. Le film avait été en partie censuré (certaines scènes étaient très explicites, notamment celles des backrooms, où partouzes et pratiques SM tenaient lieu de spectacle). 40 minutes coupées pour ne pas être classé X. Friedkin a cependant subit le courroux de la communauté gay qui l'accusait de porter un regard presque homophobe et malsain sur l'homosexualité. La fin, très ambivalente, n'arrangeait rien...

32 ans plus tard, Cruising (La chasse en français) est jugé comme un film médiocre (il souffre d'ellipses trop brutales et d'un scénario vieillot), mais, néanmoins, ce portrait d'une communauté méprisée à l'époque et d'un univers tabou et méconnu le rendent toujours intéressant. Pacino y est d'ailleurs épatant, en hétéro bousculé dans ses préjugés.

Cruising est donc sa dernière tentation à date. Il a récemment demandé à Travis Mathews, réalisateur de San Francisco spécialisé dans les films érotico-artistiques (son dernier film voyeuriste In Their Room a été interdit en Australie, I Want your Love sera diffusé au prochain festival Chéries-Chéris à Paris), de superviser un projet qui recréerait les 40 minutes de Cruising coupées au montage. Friedkin confirme que Franco l'a contacté, tout en précisant que le comédien n'avait acquis aucun droit pour faire un remake. Mais exploiter des séquences non montées ne nécessite pas ce genre de contrats.

James Franco's Cruising, tourné en deux jours, avec des séquences sexuelles gay réelles, n'est que l'une des multiples oeuvres dans ce genre du comédien. L'an dernier, Franco a collaboré avec Gus Van Sant, qui l'a dirigé dans Milk, film ouvertement communautaire, pour Unfinished, une installation vidéo qui compile Endless Idaho et My Own Private River, à partir des rushs et du film My Own Private Idaho, contextualisé dans un hommage à River Phoenix.

Franco, star catégorie A d'Hollywood, est en effet un artiste provocateur (voir également notre actualité du 26 octobre 2010) : photographe, mise en scène, vidéaste, réalisateur de courts métrages. Souvent, ces créations sont liées à l'univers gay. Quasiment tous ses films expérimentaux, courts métrages (Masculinity & Me, The Feast of Stephen, Rebel, entre autres) et documentaires abordent l'homosexualité : il finit actuellement un documentaire sur le site web fétichiste Kink.com. L'autre grand thème abordé par Franco dans ses films est la solitude extrême et le comportement sauvage qui en découle.


L'agenda connu de Franco

L'agenda de James Franco est très chargé : comme réalisateur, il a deux projets en cours (Child of God et Tandis que j'agonise, d'après l'oeuvre de William Faulkner ; en tant que producteur, il prépare Wong Number d'Anna Rose King, Alone for the Holidays d'Anne Fletcher et Holy Land, qu'il a écrit ; et James Franco comédien?

Voilà le programme :
2012 : Cherry, de Stephen Elliott, avec Heather Graham et Dev Patel ; Spring Breakers, en compétition à Venise, de son ami Harmony Korine, avec Selena Gomez et Vanessa Hudgens ; The Letter de Jay Anania, avec Winona Ryder et Dagmara Dominczyk

2013 : Maladies, de Carter, avec Catherine Keener ; Tar, film puzzle sur C.K. Williams ; The Iceman, d'Ariel Vromen, avec Chris Evans et Winona Ryder ; Lovelace de Rob Epstein et Jeffrey Friedman, avec Amanda Seyfried et Peter Sarsgaard ; Le monde fantastique d'Oz, de Sam Raimi, avec Michelle Williams et Rachel Weisz ; The End of the World, de Evan Goldberg et Seth Rogen, avec Emma Watson, Jason Segel et Jonah Hill ; Homefront de Gary Fleder, avec Jason Statham

2014 : True Story, de Rupert Goold, avec Jonah Hill ; Third Person, de Paul Haggis, avec Mila Kunis

Variety révèle 10 acteurs et actrices de demain

Posté par vincy, le 25 août 2012

Comme chaque année depuis 15 ans, le magazine professionnel américain Variety révèle une liste de 10 acteurs à suivre. 10 nouveaux talents qui seront célébrés au prochain festival international du film de Hamptons, le 7 octobre. Cette année, ils viennent des USA, d'Australie, de Grande Bretagne, de Suède, d'Irlande et d'Allemagne.

Tous ont un plannings assez chargé en tournages, et parfois chez de grands cinéastes : Spielberg, Coen, Malick...

Dans l'ordre des photos (de haut/gauche à bas droite):

- Dree Hemingway (Starlet, Nous York). 24 ans, nièce de Margaux Hemingway.

- Boyd Holbrook (Out of the Furnace, The Host). 31 ans.

- Domhnall Gleeson (Harry Potter et les Reliques de la mort, Anna Karenina). 29 ans, fils de Brendan Glesson.

- Imogen Poots (Jane Eyre, Filth, Knight of Cups). 23 ans.

- Bella Heathcote (Dark Shadows, Cogan - la mort en douce, Not Fade Away). 24 ans.

- Nate Parker (Arbitrage, Ain't Them Bodies Saints). 32 ans.

- Elyas M'Barek (Turkish for Beginners, La cité des ténèbres). 30 ans.

- Alicia Vikander (Anna Karenina, Le septième fils). 23 ans.

- Adam Driver (J. Edgar, Lincoln, Inside Llewyn Davis). 29 ans.

- Scoot McNairy ("Bones", Cogan - la mort en douce, Argo, Promised Land)

The Beauty Inside : le film dont vous pouvez être le héros

Posté par kristofy, le 24 août 2012

C’est l’histoire de Alex, environ 25 ans vivant à Los Angeles, qui chaque matin se réveille avec une apparence physique différente…

Ce pitch intriguant qui vante la beauté intérieure d’une personne qui chaque jour apparaît avec un nouveau corps (gros, vieux…) est celui du film The Beauty Inside qui est diffusé par segments sur internet. Une situation délicate quand dans le lit dort la conquête de la veille et qu’on ressemble alors à quelqu’un d’autre, difficile donc de construire une relation amoureuse…

The Beauty Inside est en réalité un film conçu avec (et pour) les réseaux sociaux. Comme le personnage d'Alex a chaque matin un nouveau physique, il peut être interprété par n’importe qui, qui aura participé au casting lancé sur internet. Vous pourriez ainsi avoir la chance de jouer Alex face à sa future petite amie qui n’est autre que Mary Elizabeth Winstead (en ce moment à l’affiche dans Abraham Lincoln: Chasseur de Vampires), avec aussi Topher Grace. Le film est réalisé par Drake Doremus, qui n’est autre que le réalisateur d’une des plus belles comédies romantiques de l’année dernière qui n’a malheureusement pas connu de sortie en salles en France malgré deux prix au Festival de Sundance (Grand prix du Jury et Prix spécial du jury pour Felicity Jone) : Like Crazy (où d’ailleurs le héros construisait des meubles, celui de Beauty Inside en fait la restauration).

The Beauty Inside devrait ressembler à un vrai film de cinéma hollywoodien, cependant il s’agit bien en premier lieu d’une opération marketing sponsorisée par des firmes de matériel informatique (Intel et Toshiba, avec les agences de communication Pereira O’Dell et B-Reel qui pilotent ce projet) qui fabriquent là un film participatif après le succès d’un premier essai du même genre (The Inside Experience, en 2011). Les spectateurs d’une quinzaine de pays, dont la France, peuvent essayer de postuler pour le rôle principal, pour lequel il y aura au moins une multitude d’acteurs différents. Pendant plusieurs semaines le film évoluera avec les différentes apparences du personnage, en intégrant aussi des interactions avec les internautes.

The Beauty Inside est à regarder sur internet avec un nouveau segment mis en ligne chaque jeudis, voici le début du film :

- Bonjour, je m'appelle Alex (la découverte de la particularité physique du héros) :

-Léah (la rencontre avec Mary Elizabeth Winstead) :