L’instant Court : Good morning Good afternoon Good night.

Posté par kristofy, le 21 octobre 2011

Good Morning Good Afternoon Good NightComme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après la bande-annonce de Tyrannosaur écrit et réalisé par Paddy Considine, voici l’instant Court n° 50.

Au fil des semaines, déjà cinquante créations qui représentent autant de variations de ce qu’est un court-métrage : des films courts qui souvent élargissent la définition de cinéma.

En se moment, The Artist de Michel Hazanavicius séduit, après le Festival de Cannes, les spectateurs des salles de cinéma en France mais aussi aux Etats-Unis où le film fait le tour de plusieurs festivals (comme celui de Telluride dans le Colorado) avant une possible campagne de promotion pour les Oscars. Ce film muet est vu autant comme une belle surprise que comme un anachronisme par rapport aux productions cinématographiques actuelles.

Pourtant, raconter une histoire SANS dialogue, c’est en réalité la caractéristique de très nombreux courts métrages…  Les premiers 'Instant Court' sont d’ailleurs dans cette veine : Noodles pour lequel son réalisateur Jordan Feldman nous avait indiqué que "les acteurs investissent aussi leur personnages dans les gestes, les attitudes, la succession de ces différentes choses. C'est pour eux un langage comme les mots" ; le clip Fire Escape avec les dialogues sur des cartons entre deux plans en noir et blanc, Pivot pour l'animation...

Pour poursuivre dans cette veine, le film court de la semaine montre donc plusieurs personnages qui ne prononcent pas un mot. Les journées se ressemblent sur le rythme "boulot-métro-dodo", pourtant,  il manque quelque chose…

Voila donc Good morning Good afternoon Good night, réalisé par Pedro Becker. Ce court-métrage (de l’agence F. Nazca - Saatchi & Saatchi de Sao Paulo) fait la promotion du 17ème International Contemporary Art Festival qui se déroule en ce moment au Brésil.

Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Good morning Good afternoon Good night.

Après Arletty, Moïse Maatouk s’attaque à Bardot

Posté par vincy, le 21 octobre 2011

Le cinéaste tunisien Moïse Maatouk aime les icônes. Deux films sur Arletty (Les 80 ans d'Arletty, Arletty raconte Arletty), un sur Sarah Bernhardt et un autre sur Michel Simon... Et maintenant, le documentariste va s'attaquer à Brigitte Bardot.

Selon Le Film Français, l'ancienne star a donné son accord pour ce film, Bardot par Bardot, prévu pour la télévision (52 minutes) comme pour le cinéma (88 minutes). Comme Arletty, Bardot refuse d'être à l'image et, par conséquent, accompagnera les images d'archives avec sa voix en off.

Le film sera produit par la société du réalisateur, Les productions de La Baleine.

Brigitte Bardot, 76 ans, a commencé sa carrière en 1952 et y a mis un terme en 1973. Au cinéma, révélée par Et Dieu créa la femme de Roger Vadim, elle tourna, entre autres, avec René Clair, Robert Wise, Claude Autant-Lara, Julien Duvivier, Henri Verneuil, Henri-Georges Clouzot, Louis Malle, Jean-Luc Godard, Edouard Molinaro et Michel Deville. Elle fut aussi une chanteuse pop à succès grâce à sa collaboration avec Serge Gainsbourg mais aussi des duos avec Annie Girardot, Guy Marchand, Darry Cowl et Sacha Distel.

L’amendement gouvernemental qui réduit les revenus du CNC provoque la colère de la profession

Posté par vincy, le 21 octobre 2011

On le pressentait même si le Ministre de la Culture n'avait jamais voulu le confirmer. Certains le craignaient comme les deux anciens présidents du CNC, David Kessler et Marc Tessier. C'est fait.

La loi de finances 2012 actuellement en discussion à l'Assemblée nationale a ouvert la boite de Pandore en modifiant l'amendement concernant la taxe des distributeurs de services de télévision (TST). Désormais les excédents de cette taxe seront versés au budget de l'Etat afin de diminuer (un tout petit peu) l'énorme dette publique. Le CNC ne pourra donc pas percevoir le montant total de cette taxe, contrairement aux années précédentes, et voit son montant limité à 700 millions d'euros.

Le gouvernement a présenté un amendement qui a été adopté hier, tout en réformant le périmètre de cette taxe pour éviter les différentes astuces de certains FAI qui leur permettaient de ne pas la payer. Son produit devrait être identique à celui perçu au titre de l'année 2010, soit 190 millions d'euros pour les seuls fournisseurs d'accès à internet. Par ailleurs, les recettes de cette taxe seront plafonnées en 2012 à hauteur de 229 millions d'euros afin d'inscrire dans la loi le plafonnement à 700 millions d'euros l'ensemble des taxes perçues par le CNC.

La ministre du budget Valérie Pécresse argumente : "certains opérateurs ont décidé de ne plus proposer une offre triple-play mais une offre avec la télévision facturée à part, faisant baisser le nombre d'abonnements télévisés auprès des opérateurs internet et la taxe affectée au CNC" qui finance la création et la production de films. Elle justifie cette "magouille" des comptes en faisant valoir l'extrême dynamisme des revenus du CNC (notamment grâce à la très bonne fréquentation des salles).

Le texte proposé permet à cette taxe d'inclure toute offre permettant d’accéder à des services de télévision, qu'il s'agisse d'abonnements à des services de télévision distribués séparément ou d'abonnements à des services de télécommunication fixe et mobile à haut et très haut débit proposés au grand public et faisant accéder à des services de télévision.

Patrick Bloche, député PS, spécialiste de la culture et de la communication, a critiqué cette décision arbitraire et pointé du doigt que le CNC se voit amputer d'une partie de ses financements alors qu'il hérite du transfert de dépenses comme La fémis et la Cinémathèque française. Pour Bloche, "le gouvernement joue avec le feu (...) prenant de fait un risque considérable d'une fragilisation globale du dispositif".

Selon Eric Garandeau, président du CNC, "une réunion interministérielle se tiendra lundi à Matignon pour envisager les corrections nécessaires" reconnaissant que "le plafonnement casse ce lien et crée le risque, à terme, de marginaliser la création française sur des canaux de distribution qui ne font que se développer".

Aujourd'hui, l'ensemble des organisations professionnelles du cinéma s'avoue stupéfait. Les représentants de ces organisations - Blic, Bloc, ARP, SACD et UP -  considèrent que cet amendement "mettrait à bas le système de soutien mutualiste du cinéma français qui, depuis 1946, a permis de maintenir tout à la fois une industrie cinématographique forte et une création dynamique et diversifiée".

Pour eux, avec un tel amendement, le CNC ne pourrait plus remplir ses missions et ils demandent qu'il soit purement et simplement retirer du projet de Loi de finances. Le Sénat, désormais dans l'opposition, pourra toujours l'enlever mais l'Assemblée nationale aura, in fine, le dernier mot.

Metropolis retrouve sa splendeur originelle et s’expose à la Cinémathèque

Posté par MpM, le 20 octobre 2011

A l'échelle du cinéphile, c'est un petit miracle. Metropolis, dont chacun connaît l'histoire mouvementée (des pans entiers du film avaient disparu suite au 2e montage imposé par les distributeurs de l'époque, puis retrouvés en 2008 grâce à la découverte d'une copie argentine complète), est de retour à Paris, dans une version restaurée et flamboyante, presque identique à celle souhaitée par Fritz Lang en 1927. Et de ce fait, à la fois plus compréhensible et surtout plus impressionnante.

Bien sûr, le métrage conserve à jamais les traces des mutilations passées (la copie retrouvée était un contretype négatif 16mm, donc de qualité inférieure), mais il n'en a pas moins retrouvé une force d'évocation et une puissance visuelle suffisantes pour laisser bouche bée les spectateurs de 2011, pourtant gavés à la science fiction ultra spectaculaire. Il faut dire que la fluidité du film, l'adéquation entre les images et la musique exceptionnelle de Gottfried Huppertz, ainsi que la démesure des décors, apportent à Metropolis une modernité saisissante, confirmant son statut de chef d’œuvre futuriste et atemporel. On y retrouve non seulement des éléments qui ont influencé des générations de cinéaste, mais également une qualité de production artistique désormais exceptionnelle.

La première française du film (plus d'un an après sa projection en ouverture de la 60e Berlinale), s'est tenue mardi soir à la cinémathèque Metropolisfrançaise, lors de l'inauguration de la grande exposition que la Cinémathèque consacre à l'histoire de Metropolis, et en présence de Micheline Presle (qui a tourné avec Fritz Lang dans Guérillas en 1950) et de Jeff Mills, mais surtout d'une foule de spectateurs allant de 8 à 88 ans. Pour l'exposition, qui se tient jusqu'au 29 janvier prochain en partenariat avec Groupama, grand mécène de la Cinémathèque, l'affluence était même telle que de longues files se sont formées sous la pluie à l'entrée du bâtiment. Mais une fois l'attente passée, la récompense était là : photos de tournage, pages du scénario, partition, reproduction de costumes, projets de décors et de maquettes, extraits... C'est toute l'aventure Metropolis qui défile sous les yeux du visiteur, agencée par "espaces" faisant références aux différents lieux du film (la cité moderniste, la ville ouvrière, les catacombes... )

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La bonne santé du cinéma doit-elle soigner le budget malade de l’Etat?

Posté par vincy, le 19 octobre 2011

Comme nous vous le disions dimanche (voir article sur le budget 2012 du CNC), le budget du Centre National du Cinéma et de l'Image Animée (CNC) sera en baisse cette année. Malgré une bonne fréquentation dans les salles et la réforme de la TST qui permettra d'augmenter les recettes, l'Etat est tenté de ponctionner le pactole accumulé par l'institution (voir aussi notre article sur le Sénat ponctionnant 20 millions d'euros au CNC). Le Ministère de l'Economie souhaiterait récolter le surplus lié à la croissance des recettes. Le Ministère de la Culture imagine déjà reverser une partie de la nouvelle TST (taxe sur les services de télévision) au futur Centre national de la musique (en attendant celui des Spectacles Vivants?).

David Kessler, actuel directeur des Inrocks, et Marc Tessier, actuel Président de Video Futur Entertainment, tous deux anciens directeurs généraux du CNC, ont décidé de signer une tribune dans Le Monde du 18 octobre : "Danger sur le cinéma français".

Ils écrivent qu'une "telle mesure nous paraît porteuse de menaces pour l'avenir du Centre et, par voie de conséquence, pour la fiction et le cinéma français" en évoquant la tentation de reverser une partie du budget du CNC "au profit du budget de l'Etat".

Les deux professionnels de l'audiovisuel public rappellent que le cinéma français vit par cycles : "plus le cinéma français va bien, moins le CNC a d'argent à distribuer. Moins bien il va, plus le CNC est capable de l'aider." Ainsi, grâce la remarquable constance de la politique cinématographique tous gouvernements confondus, le cinéma français a pu surmonter la chute de la fréquentation des salles dans les années 70, su maintenir une part de marché nationale supérieure à 30% au fil des décennies, et permit le développement de l'animation, qui fait de bons scores à l'export.

"Le fait de ne plus affecter intégralement le produit de ces taxes au financement des oeuvres constituerait un précédent plus que dangereux, à courte vue et illégitime" écrivent-ils.

Dangereux parce qu'il "permettrait demain à la loi de finances de se servir de ce financement comme une variable d'ajustement. Le CNC n'est pas là pour thésauriser, mais pour redistribuer."

A courte vue "car, pour le cinéma comme pour la fiction française, les défis à venir sont nombreux" : numérisation des salles, des films de patrimoine, baisse des financements provenant de chaînes de télévision qui doivent partager un gâteau publicitaire avec davantage de concurrents, besoin d'investissements dans la création audiovisuelle face à une mondialisation des contenus et dans le cadre de télévisions bientôt toutes connectées.

Illégitime "et même spoliateur, pour ceux qui acquittent ces taxes avec des contreparties (respect des quotas par exemple)."

Kessler et Tessier rappellent enfin que le cinéma participe au rayonnement de notre culture dans le monde, mais aussi à l'existence de grands noms du cinéma mondial sur la planète cinéma. "C'est pourquoi les mesures qui menacent le CNC ne sont pas qu'une question de budget. Derrière, c'est un système prestigieux et efficient, qui ne coûte pas un sou à l'Etat et est par nature toujours en équilibre, qu'il faut absolument protéger".

Deux méchants catégorie A pour le prochain James Bond

Posté par vincy, le 18 octobre 2011

Il ne reste que deux inconnues : les James Bond Girl. Pour le reste, le 23e James Bond officiel a son casting au complet. Daniel Craig reprend du service après Casino Royale, épatant dans le genre, et Quantum of Solace, trop brouillon pour ne pas être déçu. Dans le rôle de Miss Moneypenny,  la belle métisse Naomi Harris (Pirates des Caraïbes 2 et 3) jouera les secrétaires secrètement amoureuses. Judi Dench devrait endosser de nouveau son costume de M. Et pour ce qui est des méchants, la production a décidé de doubler la mise : de quoi doubler l'intensité d'une formule archi-rabâchée. Ralph Fiennes et Javier Bardem vont donc tout faire pour rendre le Martini encore plus amer.

Reste les James Bond Girls : les deux actrices qui tiendraient la corde sont désormais Helen McCrory (alias Narcissa Malfoy dans Harry Potter, et Chérie Blair dans The Queen) et la française Bérénice Marlohe (L'art de séduire, et bientôt Un bonheur n'arrive jamais seul). Sam Mendès, qui réalisera le film, semble avoir eu le coup de foudre pour la jeune comédienne.

Le 23e James Bond pourrait s'appeler Carte Blanche, du nom du dernier roman paru avec l'espion de sa majesté comme héros. Les rumeurs évoquent comme décors Londres, l'Ecosse, Istanbul, New York, l'Inde et de façon moins sûre l'Afrique du Sud et la Chine. L'histoire devrait se concentrer une fois de plus sur l'organisation Quantum. Il sera en salles fin octobre 2012 au Royaume Uni, soit quatre ans après Quantum of Solace. C'est la première fois qu'un James Bond succède avec autant d'années d'écart au précédent. Les problèmes financiers de la MGM ont décalé d'un an le tournage (voir nos actualités du 21 avril 2010 et du 28 décembre 2010. Le 23e épisode de 007 se tournera finalement de novembre prochain à juin 2012.

Verdict confirmé pour Jafar Panahi

Posté par MpM, le 17 octobre 2011

liberté pour jafar panahiDans un contexte de répression systématique envers les artistes jugés hostiles au régime (actualités du 13 octobre, du 1er octobre, du 20 septembre...), la justice iranienne vient de confirmer la condamnation de Jafar Panahi à six années de prison et 20 ans d'interdiction de filmer, voyager ou s'exprimer. La forte mobilisation internationale n'y aura donc rien fait, et le cinéaste a été reconnu coupable d'"activités contre la sécurité nationale et [de] propagande contre le régime".

Ses proches précisent que "le jugement en appel a été rendu il y a deux semaines, mais n'a pas encore été appliqué." Jafar Panahi demeure donc libre "pour l'instant". Son avocate, Farideh Gairat, a quant à elle assuré n'avoir reçu aucune notification du jugement.

Par ailleurs, d'après le quotidien gouvernemental Iran qui a révélé l'information concernant ce verdict, la Cour aurait réduit à un an de prison la peine de Mohammad Rasoulof. L'auteur d'Au revoir avait préalablement été condamné à la même peine que Jafar Panahi, pour avoir participé au même projet de film.

A l'heure actuelle, l'incertitude demeure sur les conditions d'application de la peine infligée à Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof, ainsi que sur le sort de tous ceux qui, comme eux, ont eu le tort de déplaire au courant politique ultra-conservateur placé à la tête du pouvoir judiciaire iranien.

CNC : un budget en baisse mais des soutiens financiers en hausse

Posté par vincy, le 16 octobre 2011

Pendant que la Primaire citoyenne du Parti Socialiste et du Parti Radical de Gauche ont occupé les médias, le gouvernement préparait son projet de loi de finances pour 2012. Le Centre National du Cinéma et de l'Image Animée (CNC) devrait ainsi bénéficier d'un fond de soutien de 700 millions d'euros contre 750 millions l'an dernier. C'est confortable, mais en baisse, dans un budget global du Ministère en stagnation.

Le projet de loi de finances prévoit aussi 539 millions d'euros de recettes fiscales générées par la TST (77% des revenus du CNC). Cette taxe sur les services de télévision doit justement être réformée prochainement. Le budget du CNC a fortement augmenté ces dernières années grâce à la taxe sur les services de télévision (TST) payée par les opérateurs télécom. Les parlementaires aimeraient pouvoir piquer dans ce "trésor". Le gouvernement aimerait bien récupérer 70 millions d'euros. mais pour ne pas fragiliser les aides du CNC, il faut augmenter certaines taxes. Pour ça, le Ministère de la Culture et de la Communication et le Ministère de l'Economie et des finances doivent présenter leur projet au parlement lors du vote du budget. La réforme consiste à faire payer ceux qui contournent cette taxe par des astuces commerciales, comme le fournisseur d'accès Free. L'assiette de cet impôt porterait sur l'ensemble du chiffre d'affaires des opérateurs télécoms, avec un abattement de 55%, et non plus seulement la partie consacrée aux services de TV. Selon les premières estimations, cela pourrait rapporter 180 millions d'euros supplémentaires.

Des taxes, des aides

D'autres ressources sont prises en compte dans le budget du CNC.

La taxe sur le prix des places de cinéma devrait rapporter 130 millions d'euros au CNC (+ 2,1 millions d'euros)si les prévisions de fréquentation sont conformes à la tendance actuelle, soit 190 millions d'entrées d'ici la fin de l'année.

A cela il faut ajouter la taxe vidéo et vidéo à la demande, qui doit rapport 32,5 millions d'euros, dont 31,8 millions pour le CNC.

Le CNC devrait répartir ces sommes de la manière suivante.

Hors frais de gestion de l'institution, il reste 661,5 millions d'euros.

Le soutien automatique est de 399,2 millions d'euros (+ 6% par rapport à 2011) : 210 millions d'euros seront répartis entre les producteurs audiovisuels, 85,9 millions iront aux producteurs de cinéma, 65,5 millions seront versés aux exploitants, 30,7 millions seront dévolus aux distributeurs, 7,1 millions partiront chez les éditeurs vidéos.

Les soutiens sélectifs sont budgétés à hauteur de 255,9 millions d'euros (+ 7% comparé à 2011). 6,4 millions d'euros concerneront le plan sur la numérisation du patrimoine en plus des 125 millions d'euros pour le plan de numérisation des salles.

Jeu Concours : des Moleskines et des places pour La couleur des sentiments

Posté par redaction, le 15 octobre 2011

A l'occasion de la sortie du film La couleur des sentiments, de Tate Taylor, avec Emma Stone et Viola Davis, Ecran Noir vous fait gagner 5 carnets moleskines d'une valeur unitaire de 15€ et 10 places pour 2 pour aller voir le film. Adaptation du best-seller de Kathryn Stockett, grand prix des lectrices de ELLE cette année, La couleur des sentiments fut le succès surprise de l'été avec plus de 165 millions de $ au box office nord-américain, soit le 11e succès de l'année.

Le film sort en salles le 26 octobre en France. D'ici là, il faut répondre à notre question en renvoyant aussi vos noms et adresses par mail.

Question : en quelle année fut signé le Civil Right Act mettant fin aux Lois Jim Crowe encourageant la ségrégation raciale aux USA?

Le mélodrame raconte l'histoire de trois femmes que tout devait opposer vont nouer une incroyable amitié ans la petite ville de Jackson, Mississippi, durant les années 60,. Elles sont liées par un projet secret qui les met toutes en danger, l’écriture d’un livre qui remet en cause les conventions sociales les plus sensibles de leur époque. De cette alliance improbable va naître une solidarité extraordinaire. À travers leur engagement, chacune va trouver le courage de bouleverser l’ordre établi, et d’affronter tous les habitants de la ville qui refusent le vent du changement...

La diffusion TV de Persépolis entraîne des émeutes en Tunisie

Posté par vincy, le 14 octobre 2011


Marjane Satrapi fait actuellement la promotion de son nouveau film, Poulet aux prunes, et en Tunisie, son premier film Persépolis sème le trouble dans la rue.

Aujourd'hui la police a balancé des gaz lacrymogènes contre plusieurs centaines de personnes, en grande partie salafistes. Ils manifestaient dans Tunis pour protester contre la diffusion de Persépolis sur la chaîne privée Nessma TV, qui appartient à Tarak Ben Ammar et dont Silvio Berlusconi est actionnaire. Plusieurs manifestants se sont réfugiés dans la mosquée de la Kasbah et la police pourchassaient certains d'entre eux.

Le film ose représenter Dieu (un vieil homme à la barbe blanche), ce qui est contraire à la Loi islamique qui interdit toute représentation divine (ou de son prophète).

Le printemps arabe commence à provoquer les soubresauts que certains craignaient. Qu'un P-DG, celui de Nessma, Nabil Karoui, doive présenter ses excuses au peuple tunisien pour la diffusion de cette scène est en soi inacceptable. "Je considère qu'avoir diffusé cette séquence est une faute", avait-il dit. "Nous n'avons jamais eu l'intention de porter atteinte aux valeurs du sacré". NON! La censure est une atteinte aux libertés, et ça c'est sacré! Personne n'est obligé de regarder les film.

La colère des manifestants n'est pas retombée : les prêches dans les mosquées, aujourd'hui, se concentraient sur ce blasphème. Selon l'AFP, la manifestation a commencé pacifiquement, pour dégénérer par la suite.

Dimanche, déjà, 200 à 300 salafistes avaient tenté d'incendier le siège de Nessma TV, deux jours après la diffusion du film d'animation, prix du jury à Cannes en 2007.  La diffusion en langue tunisienne (et non en arabe) était suivie d'un débat sur l'intégrisme religieux. Tarak Ben Ammar a reçu des menaces de mort et a répliqué en annonçant une rediffusion du film.

Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères français, Bernard Valero, affirme que "La France se félicite que cet acte de violence suscite une large réprobation des mouvements politiques tunisiens et des autorités de transition". Hélas, en regardant de près les réseaux sociaux ou lisant les témoignages anonymes ou les paroles officielles qui nous parviennent, la position majoritaire semble plutôt penchée en faveur des Salafistes. On ne peut pas montrer l'image de Dieu.

Derrière cela, il y a tout un enjeu politique. Les Tunisiens sont appelés aux urnes le 23 octobre pour les premières élections depuis la chute du régime de Ben Ali, et les islamistes d'Ennahda sont les favoris du scrutin. Les Salafistes ont déjà causé des incidents comme l'attaque d'un cinéma à Tunis.