Voyage dans le temps en IMAX avec Terrence Malick … un jour peut-être

Posté par vincy, le 4 juin 2011

L'IMAX rapporte de plus en plus grâce à des blockbusters diffusés en 3D lors de leur sortie. 528 salles sont désormais équipées de ce système dans le monde (75 devraient voir le jour en Chine prochainement, 8 en Russie). Logique que des films dédiés à ces salles aux écrans grand format soient de plus en plus nombreux. Jean-Jacques Annaud s'était déjà essayé à ce type de films. Voici qu'on nous annonce l'intérêt de Terrence Malick, récent récipiendaire de la Palme d'or du Festival de Cannes pour son long métrage The Tree of Life.

Voyage of Time sera un documentaire narré par Brad Pitt. Il s'agirait d'une version longue de la partie sur la création de l'univers issue de Tree Of Life. Du chaos à la vie. Selon le producteur,  le film sera enrichi d’images de méduses, d’embryons de crocodiles, de nébuleuses, de vues du satellite de Jupiter, Ganymède. Des lettres de témoignage de Francis Ford Coppola, Martin Scorsese et Steven Spielberg s'ajouteront au montage.

A l'origine, Malick voulait sortir ce documentaire simultanément à The Tree of Life. Mais les producteurs et distributeurs s'y sont opposés. Désormais le réalisateur doit trouver le temps de le faire. Aucune date de sortie n'est prévue.

Or Malick finalise actuellement, avec son perfectionnisme légendaire, les préparatifs son nouveau film, avec Rachel MacAdams, Rachel Weisz, Ben Affleck et Javier Bardem. Le tournage devrait débuter d'ici la fin de l'année. Là encore, sans aucune autre précision.

Le réalisateur de L’Arnacoeur met Dany Boon dans les pattes de Diane Kruger

Posté par vincy, le 4 juin 2011

Le réalisateur de L'arnacœur s'adapte. Pascal Chaumeil devait réaliser Vivre, c'est mieux que mourir, avec Romain Duris et Marion Cotillard (voir actualité du 19 mai 2010), mais la grossesse et l'accouchement de celle-ci a fait décalé le tournage prévu cet été.

Par conséquent Pascal Chaumeil a entamé la production d'un autre film, Fly me to the Moon, avec, en vedettes Dany Boon et Diane Kruger. Il s'agit de l'histoire d'une trentenaire, qui a tout pour être heureuse. Mais à cause d'une malédiction familiale, chaque mariage s'achève en divorce. Aussi, quand son fiancé lui fait sa demande, elle cherche un inconnu pour se marier et .... divorcer.

Mathieu Demy réunit Salma Hayek, Chiara Mastroïanni et Géraldine Chaplin

Posté par vincy, le 3 juin 2011

Fils de Jacques Demy, dont on célèbre les 45 ans du tournage des Demoiselles de Rochefort ces jours-ci et d'Agnès Varda, Mathieu Demy avait déjà réalisé deux courts métrages : Le Plafond en 2000 et La bourde en 2005. Il passe dorénavant dans la cour des grands avec la réalisation d'un premier long métrage : Americano. Le film a été tourné à Los Angeles, Paris et Tijuana (frontière mexicaine au sud de San Diego) en septembre et octobre dernier et, actuellement en post-production, devrait arriver dans les Festivals de la fin d'été.

Pour ça, il a réussit à réunir un joli triplé de comédiennes très cosmopolites : Salma Hayek, Géraldine Chaplin (L'orphelinat, Parle avec elle) et Chiara Mastroïanni. L'acteur Demy, qu'on peut voir actuellement à l'affiche de Tomboy, sera aussi de la partie, ainsi que Carlos Berdem (Cellule 211) et le cinéaste Jean-Pierre Mocky.

Avec ce scénario, il avait été le lauréat de l'aide à la production de la Fondation Groupama en 2009.

Le film suit un certain Mathieu qui s’appelait Martin quand il était enfant et vivait à Los Angeles. Martin a grandi et vit à Paris. Lorsqu’il perd sa mère, restée en Californie, il doit retourner dans la ville de son enfance pour s'occuper des formalités liées à son héritage. Mais incapable de faire face à la mort, il fuit vers Tijuana et s’égare sur les traces d'une danseuse Mexicaine qu’il a connue jadis, et qui avait depuis occupée une place importante dans la vie de sa mère. Pour faire son deuil, Martin devra revisiter son passé. Pour faire son film, Mathieu doit se réapproprier Martin, l’enfant fictif d’un film d’Agnès…

Hiam Abbass enrôle Hafsia Herzi pour son premier film

Posté par vincy, le 2 juin 2011

L'actrice Hiam Abbass passe derrière la caméra. Elle commencera le tournage d'Inheritance dès juillet, avec un budget modeste de 2,5 millions d'euros. Elle y tiendra aussi un rôle face à son actrice principale Hafsia Herzi. Les deux comédiennes sont à l'affiche de La source des femmes, en compétition au 64e Festival de Cannes.

Abbass a co-écrit cette histoire d'une famille palestinienne vivant en Israël, près de la frontière libanaise. Alors que cette famille prépare un mariage, un conflit entre Israël et le Liban éclate en plein été 2006. Le beau Tom Payne (qui sera l'une des vedettes de la série "Luck" produite par Michael Mann) est aussi de la partie.

Hiam Abbass est sans doute l'actrice arabe israélienne la plus connue dans le cinéma contemporain. Elle a joué devant les caméras d'Amos Gitaï, Steven Spielberg, Tom McCarthy, Patrice Chéreau, Jim Jarmusch, Jean Becker... Elle a déjà réalisé deux courts métrages au début des années 2000 : Le Pain (2001) et La Danse éternelle (2004), avec Zinedine Soualem et Jules Sitruk.

Costa-Gavras retrouve Kassovitz pour un thriller financier

Posté par vincy, le 1 juin 2011

Costa-Gavras revient au cinéma, deux ans après Eden à l'Ouest, et retrouve Mathieu Kassovitz, 9 ans après Amen. Le Capital sera un thriller dramatique où l'acteur-réalisateur incarnera Marc Tourneuil, pur produit de  l'Ecole Polytechnique à la tête d'une des plus grandes banques d'investissements européennes. Sa banque fait l'objet d'une OPA hostile par un fond d'investissement américain.

Entre mécanique de pouvoir et coulisses de la finance, ce film sera tourné en français et en anglais. Gabriel Byrne fera partie des actionnaires de la banque.

Le scénario a été écrit par le fils du réalisateur, Romain Gavras, Jean Claude Grumberg et Karim Boucherka. Il s'agit de l'adaptation du roman éponyme publié en 2004 chez Grasset. La satire est toujours présente dans le script mais selon le réalisateur, le banquier est plus humain et moins cynique. Le film s'annonce donc moins noir que Le couperet.

Le tournage de ce film budgété à 8 millions d'euros débutera en septembre et fera des détours à Paris, Londres, Miami, New York et Tokyo. La sortie en salles est prévue pour 2012.

Kassovitz sera aussi à l'affiche de L'ordre et la morale, qu'il a réalisé. Il n'avait pas tourné, en tant que comédien, depuis 2005 (Munich).

Théo Angelopoulos veut faire un film sur la crise grecque

Posté par vincy, le 1 juin 2011

3 ans après La poussière du temps, son dernier film, et 13 ans après sa Palme d'or pour L'éternité et un jour, Théo Angelopoulos vient d'annoncer qu'il allait réaliser un film sur la crise grecque, qui menace l'équilibre financier de l'Union européenne.

L'autre mer suivra la trace d'une troupe d'acteurs qui ne parviennent pas à produire une pièce de Bertold Brecht, L'opéra de quat'sous (créée en 1928). Un père et une fille symboliseront les deux générations au coeur de la crise de la dette : celui qui en est à l'origine et celle qui en subit les conséquences.

Angelopoulos, pessimiste sur l'issue du problème et stupéfait par l'ampleur des erreurs commises, veut aussi évoquer le rêve européen, aujourd'hui dilapidé.

On a pu remarquer le réalisateur au dernier Festival de Cannes, lors du rendez-vous européen où il fêtait le 20e anniversaire du programme MEDIA et participait à une réunion sur l'avenir du programme (voir actualité du 16 mai).

Après la gauche : témoignages autour d’un monde qui s’est effondré

Posté par vincy, le 1 juin 2011

Lionel Jospin (haut) Edwy Plenel (bas)

Après la gauche est un documentaire où la parole l'emporte sur l'image, bien que celle-ci soit très soignée. Des bureaux désaffectés, des usines délabrées, des hangars vides, et quelques sons musicaux électro-rock. Les visages, les gestes des intervenants, se confrontent aux photos qui illustrent le film : des gens désoeuvrés par une crise économique, anéantis par une catastrophe naturelle. Il y a peu de cinéma dans Après la gauche, et pourtant, on en ressort intellectuellement revigoré, politiquement perplexe.

Une chose est certaine : qu'on vote d'un côté ou de l'autre, le film n'intéressera peut-être que ceux qui place les idées au dessus du culte des hommes, ceux qui préfèrent l'Histoire aux épiphénomènes médiatiques. Mais ceux-là trouveront cette succession de témoignages passionnants, soutenus par des chiffres percutants. En voyant les intervenants, de très grande classe (Albert Jacquard, Lionel Jospin, François Houtard, Jean Ziegler, Eric Hazan, Susan George ...), on craint de subir un mouroir dans un service gériatrie (à l'exception d'Edwy Plenel), débattant de lubies périmées. On en est loi : l'esprit est vif, la réflexion riche, les expériences et autres constats passionnants. Ces philosophes, sociologues, politiciens, chercheurs sont des petits ruisseaux de la pensée qui espèrent nous amener à une grande rivière.

Après la gauche porte un regard très critique sur les échecs de la gauche dans le monde, mais dessine aussi les conditions de sa résurrection. De la Révolution Française, élément fondateur, à la chute du Mur de Berlin, le préambule du déclin de la gauche, ils nous racontent comment la gauche a opté pour la gestion, avec des partis transformés en PME, plutôt que pour l'émancipation des populations dont elle tirait sa légitimité. Elle ne servait plus qu'à "humaniser le capitalisme". Les dominés se sentaient vaincus sans combattre. La financiarisation du monde avait gagné et "on savait d'avance qu'on allait payer la facture." Plenel cite alors Spartacus (et le film de Stanley Kubrick). Nous sommes tous des Spartacus, prêts à se soulever contre l'ordre dominant, celui qui manipule les masses : les 500 entreprises transnationales qui représentent 52% des richesses, les géants Lagardère, Bolloré, Bouygues, Dassault, LVMH qui contrôlent les média,s les lobbys qui font les lois à la place des élus... Il suffira d'un grain de sable - lequel? quand? - pour que le château s'écroule.

Lucides, ils ont conscience que la faculté à transformer est de plus en plus difficile à incarner, que l'utopie a changé de territoire. "Aujourd'hui, c'est dans la vie et pas seulement dans la politique qu'on peut transformer les choses". L'individualisme est si présent que lutter pour l'intérêt général s'annonce vain. Pourtant le combat collectif a commencé. Aux Etats-Unis, le néo-libéralisme a vacillé en deux temps : les manifestations de Seattle en 1999 qui ont fait émergé une nouvelle génération de citoyens militants et les attentats du 11 septembre qui ont fragilisé l'Empire dominant. Si le monde entier est devenu capitaliste an moins de dix ans, il a progressivement allumer des contre-feux, notamment en Amérique Latine, érigée en exemple pour la gauche internationale. Dans ces pays, la propriété a été désacralisée, le bien commun est devenu la variable d'ajustement. L'exploitation ne doit plus se faire au détriment de l'usage. Plutôt que de parler de pouvoir d'achat, évoquons le savoir d'achat...

Idéaliste? Dans un monde où la connaissance n'a jamais été aussi partagée, aussi avancée, les injustices et les absurdités politiques de notre civilisation n'ont jamais autant exclu. En pleine pré-campagne présidentielle, voilà un formidable logiciel à idées où le projet serait davantage de sublimer que de raisonner. Encore faut-il pouvoir l'incarner... Ne plus croire en un monde meilleur, c'est se rendre esclave d'un système oppresseur. A voir ces "Sages" espérer (sans être béats d'optimisme), on se demande pourquoi il y a cette odeur de formol dans l'air et cette impression d'aller à la morgue quand on va voter.

________
12 extraits du film sur le site Mediapart
site internet de la Compagnie des Phares et Balises

Le DVD sort le 5 juillet 2011.

Cannes 2011 (bilan) : ils veulent tous la place de Gilles Jacob

Posté par redaction, le 31 mai 2011

Lors de ce 64e Festival de Cannes, le Palais a bruissé de rumeurs, de commentaires sur les rapports de forces, soulignant une emprise toujours plus grande de Thierry Frémeaux, ou s'inquiétant de l'éventuel départ de Gilles Jacob. L'affaire Lars Von Trier a d'ailleurs (d)étonné puisque le cinéaste danois est ami avec les deux hommes.

Mais en France, tout est politique. Maintenant que le Palais se transforme (en blanc, c'est plus beau), que la gare de Cannes va se métamorphoser (enfin), que le virage du numérique est bien engagé (le site du Festival est un modèle), que la sélection officielle a été bien accueillie (et même mieux que ça), que le Marché du film est en forme, certains sous-entendent qu'il faudrait remplacer le Pape.

Quelle drôle d'idée. Gilles Jacob, délégué général depuis 1977, président du Festival depuis 10 ans, est indissociable du Festival. Surtout, il n'y a pas grand chose à lui reprocher. Il assure le "job" quand Jafar Panahi est arrêté et interdit de filmer, quand il faut expliquer la révolution technologique actuelle, quand il faut se faire l'ambassadeur d'un Festival plus que jamais "pays des cinémas du monde". Il est un fervent cinéphile, un passionné habité, un symbole atemporel dans ce monde qui va (inconsciemment) trop vite.

Grâce à lui, le Festival de Cannes est resté le plus grand festival de cinéma du monde durant 25 ans. C'est sans doute pour cela que le poste de Gilles Jacob attise les convoitises. Nombreux sont ceux qui veulent cette place si prestigieuse. Cumulard (Alain Terzian, président des César), ex-Ministre qui se croit toujours Ministre (Jack Lang) ou Ministre qui voudrait être ex-Ministre (Frédéric Mitterrand), personnalité politico-cinématographique (Marin Karmitz), anciens patrons de Canal + (Pierre Lescure, Marc Tessier) ou d'Arte (Jérôme Clément, qui se croyait encore le boss de la chaîne culturelle cette année sur la Croisette)... les candidats ne manquent pas. N'est-ce pas prématuré? Image-t-on le séisme que sa non réélection provoquerait dans le milieu?

Pourtant rien ne dit que Gilles Jacob ne sera pas candidat à sa propre succession en novembre. Nous le souhaitons, nous l'espérons. Et dans le cas contraire, le plus légitime des candidats ne serait-il pas Thierry Frémaux lui-même? Ce sera au conseil d'administration de choisir, voire de voter une modification des statuts. Dans le conseil, on retrouve, entre autres, le directeur du CNC, un représentant du Ministère de la Culture, le contrôleur d'Etat, un représentant de la ville de Cannes, un représentant du Syndicat Français de la Critique de Cinéma.

A la veille du 65e anniversaire du Festival, on imagine mal Gilles Jacob éconduit. Selon lui, le poste peut être occupé par des talents très divers : "tout le monde peut être directeur du Festival de Cannes, à condition bien sûr d'être très cinéphile, de travailler beaucoup et d'avoir un peu de chance. J'ajouterais la patience comme qualité essentielle. Mais alors, une énorme dose de patience !" Les prétendants vont devoir encore patienter 3 nouvelles années (durée d'un mandat).

Dans une interview de 2009, il évoquait avec humour cette succession : "je sais qu'un jour ma femme me dira : “Sais-tu que tu es en train de devenir gâteux ?” Je lui fais entièrement confiance pour ne pas me laisser faire l'année de trop."

Lars Von Trier lance ses films en VOD en attendant de trouver l’actrice de son prochain film

Posté par kristofy, le 31 mai 2011

Melancholia était annoncé avec la mystérieuse accroche "le plus beau film sur la fin du monde", et il s’est révélé être un des films les plus beaux de ce 64e Festival de Cannes. Cependant les médias ont préféré occulter le film pour faire des titres sur une provocation malvenue, une bêtise plus qu'une offense, de Lars Von Trier. La presse avide d’un scandale cannois tenait son os pour un emballement médiatique, et permettait de reprendre la main sur ce Festival de Kahn qui occupait tout l'espace médiatique. On retiendra de cette affaire la réaction de Catherine Deneuve, son actrice de Dancer in the Dark : "Ce qui me choque surtout, c'est l'utilisation absolument extravagante qui est faite, maintenant, de tous les propos tenus".

Lars Von Trier avait pourtant une annonce importante à communiquer : l’ensemble de ses films en version numérique sont dorénavant disponibles en téléchargement sur un site VOD spécialement dédié. Sa société de production Zentropa  a lancé le 18 mai son catalogue de films en vidéo à la demande, ceux de Von Trier et la centaine de films produits depuis 1992 (dont beaucoup d’inédits jamais édités en DVD). La plupart des titres sont au prix de 3 euros et les nouveautés sont à 4 euros, les séries télé et les courts-métrages sont à 1 euro. L’adresse web où trouver ces différents films est celle-ci : www.zentropaondemand.com

Un réalisateur qui sublime ses comédiennes

Suite au scandale cannois, certains partenaires économiques hésitent à continuer à accompagner le prochain film de Lars Von Trier. Qu’en sera-t-il des actrices ? Il avait déjà annoncé un futur projet qui avait pour titre The Nymphomaniac sur la naissance érotique d’une femme... Vu son palmarès cannois, les comédiennes devraient se bousculer.

Chose rare, Catherine Deneuve avait elle-même contacté le réalisateur pour lui dire son envie de jouer sous sa direction. Dancer in the Dark remportera la palme d’or du Festival de Cannes 2000 ainsi que le prix d’interprétation féminine pour Björk. A noter que si ses films suivants ont fait la part belle aux rôles de femmes de nombreuses actrices qui s’étaient engagées à jouer pour lui se sont ensuite désistées perturbant la production de ses projets. Déjà pour Dancer in the Dark c’est Björk qui avait quitté le tournage après une dispute, elle reviendra ensuite terminer le film qui sera un triomphe.

Nicole Kidman sans doute à la recherche d’un Oscar s’engage pour une trilogie Dogville-Manderlay-Washington ; elle joue que dans le premier film en se désistant pour le second (dont le script contient une critique des Etats-Unis et une scène de sexe avec un esclave noir) pour tourner à la place Ma sorcière bien-aimée. Elle est remplacée par une autre rousse Bryce Dallas Howard dans Manderlay (le troisième film Washington reste au stade de scénario).

Pour Antichrist le rôle de la femme avait été prévu pour l’actrice Eva Green qui quitte la production à quelques semaines du tournage (à cause des scènes intimes prévues par le cinéaste). Charlotte Gainsbourg gagnera le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes 2009.

Pour Melancholia le rôle d’une des deux sœurs était écrit pour Penélope Cruz, elle lui avait fait part de son envie de tourner avec lui ; le scénario est écrit pour elle, jusqu'à ces chevaux dont elle est fan. Mais elle y renonce pour s’engager sur la suite Pirates des Caraïbes 4. Il propose le rôle à Kirsten Dunst qui vient elle aussi de remporter le prix d’interprétation féminine à Cannes. Melancholia sortira en France le 10 août.

Prix honorifique à Locarno pour Abel Ferrara

Posté par vincy, le 30 mai 2011

En attendant, la révélation des films sélectionnés au prochain festival de Locarno -  la 64e édition se tiendra du 3 au 13 août -, la programmation s'étoffe au fil des mois. Le 5 aôut, Abel Ferrara, qui présentera en exclusivité des extraits de son dernier film, 4:44 Last Day on Earth, avec Willem Dafoe et Shanyn Leigh, recevra un prix Pardo d'honneur, qui récompense chaque année un cinéaste contemporain pour l'ensemble de son oeuvre. Le lendemain, il donnera une master-class, et le Festival proposera une sélection des films du réalisateur new-yorkais, de L'ange de la vengeance - Ms. 45 (1981), à Mary (2005) en passant par King of New York (1990) et Bad Lieutenant (1992).Ce prix a déjà été remis à Manoel de Oliveira, Bernardo Bertolucci, Ken Loach, Jean-Luc Godard, Abbas Kiarostami, Wim Wenders, Aleksandr Sokurov, Hou Hsiao-hsien, William Friedkin, Alain Tanner et Jia Zhang-ke.

Locarno a déjà dévoilé un peu de sa tonalité : un Open Doors consacré à l'Inde avec 12 films de toutes les régions de ce pays, un prix Raimondo Rezzonico au producteur américain Mike Medavoy, qui fera aussi une masterclass, et une sélection de ses films en marge du festival (Vol au-dessus d’un nid de coucou (1975) de Milos Forman, Apocalypse Now (1979) de Francis Ford Coppola, Danse avec les loups (1990) de Kevin Costner et Black Swan (2010) de Darren Aronofsky). Enfin, une grande rétrospective Vincente Minelli fera le bonheur des cinéphiles et festivaliers.