Posté par vincy, le 22 mai 2012
Rin Takanashi est une ancienne top model et tient un blog qui, esthétiquement, fait penser à un journal intime de jeune fleur bleue. Elle a débuté par le petit écran, ce qui est logique dans un pays où l'essentiel de la production audiovisuelle est destinée à la télévision ou à la vidéo. A 19 ans, elle débute dans l'adaptation du manga Detective School Q. mais c'est l'année suivante qu'elle se fait remarquer dans une autre adaptation, celle du roman culte Goth. Cette histoire deux lycéens fascinés par le meurtre offre à la jeune fille un personnage étrange, qui ne sourit jamais, n'échange pas grand chose avec les autres et porte du noir en toutes circonstances.
Sa notoriété décolle la même année avec la franchise de Super Sentai (des séries SF pour enfants), Samurai Sentai Shinkenger, et les déclinaisons cinématographiques qui en ont découlé (trois films adaptés d'une série TV). Elle y est Mako Shiraishi, héroïne d'action parmi ces nouveaux Power Rangers. Les films ne sont pas forcément des cartons en salles, mais ils sont fortement médiatisés.
C'est donc très surprenant de la voir en vedette d'un film d'Abbas Kiarostami. Le cinéaste iranien, Palme d'or en 1997, l'a choisi pour être son héroïne dans un film tourné au Japon (voir actualité du 4 novembre), Like Someone in Love, en compétition cette année à Cannes. Une quasi inconnue, toute fraîche, qui, en montant les marches, verra peut-être son destin se transformer. Les japonais y verront de l'audace, les autres une nouveauté.
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Posté par vincy, le 21 mai 2012
Ministre depuis quelques jours, Aurélie Filippetti, en charge de la Culture et de la communication, réalise une opération de charme sur la Croisette. Parmi les temps forts de sa visite de 48 heures, la remise des insignes de Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres à 65e édition du festival de Cannes.
Au Café des Palmes, dans le Palais des Festivals, en cette fin d'après midi, on côtoie Gilles Jacob, Thierry Frémaux, le jury du festival au grand complet, Eric Garandeau, Président du CNC, David Kessler, tout juste nommé conseille culture et médias du président de la République, les responsables communication des différentes institutions... La Ministre arrive, serre les mains. Elle va commencer son discours, avec à ses côtés le cinéaste de La chambre du fils, Palme d'or en 2001.
Elle commence avec l'histoire qui relie le réalisateur au Festival. Six de ses films ont été sélectionnés. "En 1978, il réalise Ecce Bombo qui raconte les rapports difficiles d’un étudiant avec son entourage. Gilles Jacob qui vient de prendre ses fonctions de Délégué général du Festival de Cannes, décide de le programmer en sélection officielle car il pressent déjà le devenir du réalisateur Nanni Moretti." Elle n'oublie pas les autres sélections : "En 2004, la Quinzaine des Réalisateurs lui rend hommage en lui décernant le Carrosse d’or en hommage à « Un italien qui a su rendre l’honneur à son pays par la qualité d’œuvres singulières de ses films, ses prises de positions publiques et son courage politique » déclare à cette occasion Pascal Thomas, alors délégué Général de la Quinzaine."
Rappelant sa polyvalence (producteur, acteur, exploitant, distributeur...), elle loue ses initiatives, notamment celle d'avoir "donner aux jeunes cinéastes qui débutaient la chance que vous-même aviez eue".
Dans un bel hommage, Aurélie Filippetti évoque son travail : "Dans vos œuvres, vous avez souvent semblé parler de vous, au premier abord. C’est votre présence qui donne à votre cinéma sa cohérence. Mais c’est en fait pour mieux parler des autres, et de ce qui vous entoure. (...) Pour interroger, souvent, cette Italie que vous aimez, que nous aimons ; pour évoquer les crises qui ébranlaient « il bel Paese »."
Les origines italiennes de la Ministre, ainsi que son engagement politique, donnent une tournure particulière à cette remise de médaille. "Vous n’avez pas hésité à vous engager publiquement au tournant des années 2001/2002. Comment oublier ces rondes citoyennes, ces « girotondi » impulsées notamment par vous, face au pouvoir de l'époque?"
"Comme l’a écrit Serge Toubiana, à travers votre cinéma, tel un sismographe, vous avez raconté l’histoire de l’Italie de ces trente dernières années" poursuit-elle. Saluant "l'immense créateur formel", remémorant "ce long travelling vous filmant en Vespa à travers les rues de Rome déserte en plein mois d’août, jusqu’à la plage d’Ostie" avec "en fond sonore, une composition de Keith Jarrett", s'arrêtant su cette plage d'Ostie pour prendre "dans nos bras tremblants le corps martyrisé de Pier Paolo Pasolini, immense cinéaste, poète, romancier, dramaturge : la quintessence de l’artiste total", elle rend hommage aux artistes engagés, aux artistes du monde.
Elle conclura en italien, bien qu'elle ait hésité à le faire, son discours. "Vous êtes, pour toujours, une page vibrante de notre « journal intime »".
Une fois la médaille autour du cou, Nanni Moretti parle à son tour. "Je suis un spectateur heureux a Cannes." commence-t-il. "Ma Vespa que vous avez cité, je l'ai encore et malheureusement pour mon dos, je n'arrive pas à m'en passer." Il remercie chaleureusement la France, où son "cinéma n'a toujours pas été recalé" à l'examen. Comme il l'avait dit lors de la conférence de presse du jury, mercredi 16 mai, il "remercie la Ministre pour l'attention" qu'elle "porte, pas seulement aux films, mais au cinéma en tant que fait artistique et culturel". "Les Français sont généreux avec mes films et c'est une histoire d'amour qui continue", a-t-il ajouté. Il termine son discours en remerciant tout le monde et notamment "Jacob et Frémaux". Moretti est désormais El Commandor, comme l'avait surnommé Alexander Payne, membre du jury, la veille de l'ouverture du Festival.
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Posté par vincy, le 21 mai 2012
Le réalisateur australien Peter Weir (Le cercle des poètes disparus, The Truman Show, Les chemins de la liberté) a annoncé qu'il allait adapter le best-seller de Jennifer Egan, inédit en France, The Keep. Le film, qui sera un thriller gothique contemporain, se déroulera dans un mystérieux château médiéval d'Europe Centrale.
L'histoire est celle de deux cousins américains qui se retrouvent dans un château hanté où ils vont expurger leurs traumas et phobies d'enfance. Le scénario est en cours d'écriture et le budget est évalué à 30 millions de $, selon le producteur Said Ben Said, à la tête de cette coproduction franco-australienne.Le tournage débutera au printemps prochain.
Jennifer Egan, Prix Pulitzer 2011, avait publié The Keep en 2006.
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Posté par vincy, le 21 mai 2012

D'un côté, Kylie Minogue, chanteuse pop (tendance dance) australienne de 44 ans. De l'autre côté, Pete Doherty, auteur-compositeur-interprète rock (tendance post-punk ou garage selon les époques) britannique de 33 ans. Elle est une star mondiale depuis ses premiers tubes à la fin des années 80. Lui est moins connu mais pas moins respecté par la presse musicale depuis ses débuts avec son groupe The Libertines.
Kylie a connu des très hauts et des très bas, une renaissance spectaculaire en 2001 avec l'album Fever. Elle a aussi été l'égérie d'H&M durant une saison. La presse people s'est emballée pour sa liaison avec Olivier Martinez. La presse féminine a préféré compatir pour sa bataille intime contre un cancer du sein.
Pete est plus sulfureux. Les scandales ne manquent pas dans son parcours. Il fut même condamné à 14 semaines de prison pour conduite en état d'ivresse et non-respect de sa liberté conditionnelle. Alcool, drogue (addict à l'héro) et rock n'roll. Cela ne l'empêche pas de jouer aussi les mannequins de mode (Roberto Cavalli, The Kooples).
Kylie et Pete seront à Cannes. Elle en compétition, lui à Un certain regard. La minuscule et sexy australienne a commencé sa carrière en jouant dans des séries locales à gros succès (The Sullivans, Neighbours, ...). Dans les années 90, elle s'invite aux génériques de films de séries Z. En 2011, elle joue la fée verte, couleur de l'absinthe, dans Moulin Rouge!, qui ouvre le festival de Cannes. On l'entend dans le dessin animé Pollux, le manège enchanté, et elle fait une apparition dans un film bollywoodien. Mais cette année, elle surprendra assurément en incarnant une actrice dans Holy Motors, de Léos Carax. Un film d'auteur européen, il n'y a pas meilleur contre-emploi pour elle.
Le dandy grunge anglais va faire ses premiers pas au cinéma avec une réalisatrice elle aussi française, Sylvie Vehreyde. Adapté du roman autobiographique d'Alfred de Musset, Confession d'un enfant du siècle, il sera Octave, le narrateur trompé par sa maîtresse, et tombant amoureux d'une jeune veuve pieuse, interprétée par Charlotte Gainsbourg, qui incarne l'alliance de la pop et du rock.
Si musicalement, les deux chanteurs n'ont rien en commun, à Cannes, ils seront présents tous deux avec des films d'auteurs français. Ça devrait swinguer dans les soirées d'après projection...
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Posté par vincy, le 21 mai 2012
Les fortes pluies qui se sont abattues depuis quelques jours sur la Croisette, et particulièrement dimanche, ont entraîné de sérieux problèmes de logistiques. Le feu d'artifice programmé hier soir pour célébrer le 65e anniversaire du Festival a été reporté à mardi, si la météo le permet. La plus grave conséquence reste pour la salle du 60e, salle éphémère construite chaque année à côté du Palais, utilisée notamment pour les séances du lendemain (rattrapage), les séances spéciales et Cannes Junior. Son toit a été sérieusement endommagé par les pluies torrentielles et le vent. Des projections ont été annulées, pour être finalement reprogrammées et déplacées dans une autre salle. La salle devrait être opérationnelle dès ce lundi, après une série de travaux.
Les intempéries ont aussi causé quelques soucis pour les soirées organisées sur les plages. Hier, à celle du 65e anniversaire, Plage du Majestic, la piste de danse ressemblait à une patinoire et la pratique de "l'aqua-dancing" pourrait devenir la tendance de cette édition. Ce soir, Plage Nespresso, la soirée de la Semaine de la Critique, très courue chaque année par des centaines de festivaliers, jouait la prudence en distribuant les invitations au compte-goutte, ne sachant pas si la partie extérieure serait accessible.
Et c'est sans compter le calvaire des files d'attente qu'on peut reconnaître de loin avec la forêt de parapluies. Pour la projection presse du film d'Abbas Kiarostami, on a frôlé l'émeute parmi les très sages journalistes. Plantés sous le déluge durant 40 minutes, les portes ont tardé à ouvrir et la file d'attente mettait du temps à se résorber. Certains ont insulté les pauvres agents, chargés de filtrer les badges, qui ne font qu'appliquer les consignes. Tout le monde ressemblait à des chiens trempés. On imagine que certains sont tombés malades. La faute de cette désorganisation, qui a faillit entraîner un mouvement de panique générale (les si sages journalistes n'hésitant pas à écraser leurs confrères pour essayer de se faufiler au plus vite à l'abri), revient au film qui précédait le Kiarostami dans la salle Debussy : le documentaire de Gilles Jacob avait fait le plein d'invités, qui ont quitté la salle trop lentement, bloquant l'issue principale donnant accès au Palais.
Evidemment, on peut aussi en rire. Il suffisait de voir la montée des marches hier soir. Les vedettes n'étaient pas mieux loties. De l'espace du photocall, protégé, au sommet des marches, il y a toute une distance à franchir sous les cordes. Les robes longues (ou à traine) faisait serpillère sur des marches devenues flaques d'eau. Les coiffures et autres magnifiques brushings s'aplatissaient. Les gouttes perlaient sur les visages et les costumes. Bref, la météo est le seul élément capable de ruiner le glamour de Cannes.
Une seule solution : passer ses journées dans les salles et voir des films!
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Posté par cynthia, le 21 mai 2012
De tous temps les roux et rousses ont été persécutés. Ils dégageraient une odeur nauséabonde, serait plus méchant que les autres à cause de leur couleur de cheveux, pratiqueraient la sorcellerie, bref des mythes, encore des mythes qui ternissent l'image du rouquin. Ce n'est pas la jeune et torride mannequin de 24 ans, Lily Cole qui illustrerait ces sottises.
Égéries des plus grandes marques, elle débute sa carrière de mannequin à 14 ans, après s'être fait remarquer par un recruteur alors qu'elle dégustait un hamburger (oui, oui c'est très ironique pour un mannequin). Elle signe avec l'agence de Kate Moss et enchaîne les contrats. Son nom apparaît de plus en plus dans le show business via les magazines de mode. Elle pose pour les plus grands titres, défile pour les plus grands noms. Même si elle vend de la beauté, elle préfère exploiter sa matière grise et continue simultanément ses études d'histoire de l'art à la prestigieuse université de Cambridge. Très vite son doux petit minois, qui donne à penser à la beauté victorienne des femmes d'antan, séduit le septième art.
Après la comédie britannique déjantée St Trinians, gros triomphe dans son pays, et des petits films sans grand succès pour commencer, avant de s'illustrer au côté de feu Heath Ledger dans le très fantasmagorique L'imaginarium du docteur Parnassus, de Terry Gilliam, présenté à Cannes en 2009. Une entrée dans un cinéma dit "respectable" où elle est très convaincante.Les films suivants ne concrétisent pas son envol. Certes, Rage, de Sally Potter, avec Jude Law, est sélectionné à Berlin. Mais le dernier Roland Joffé, There Be Dragons, est passé inaperçu l'an dernier.
Cette année devrait être la bonne. Avec ses cheveux de feu et son regard de braise, elle est de l'aventure du très attendu Blanche-Neige et le chasseur, en attendant d'incarner le célèbre rôle d'Alice dans Phatasmagoria; the vision of Lewis Caroll de Marilyn Manson, projet retardé depuis deux ans, à cause de l'emploi du temps surchargé du chanteur.
Cette année, elle revient à Cannes, à Un certain regard : Musset version Rock, avec Charlotte Gainsbourg et Pete Doherty. Confessions d'un enfant du siècle est réalisé par la française Sylvie Verheyde.
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Posté par vincy, le 20 mai 2012
Il est de retour à Cannes après 14 ans d'absence. Et ce sera, sans doute, son dernier film. Jean-Louis Trintignant, 81 ans, est venu présenter Amour, de Michael Haneke, dont il est l'acteur principal. Prix d'interprétation en 1969 pour Z, de Costa-Gavras, le comédien n'était pas revenu sur la Croisette depuis Ceux qui m'aiment prendront le train, de Patrice Chéreau, en 1998. Et entre temps, il n'a tourné qu'un long métrage, Janis et John de Sameul Benchetrit, ex-compagnon de sa défunte fille Marie, en 2002. 10 ans d'abstinence pour ce monstre sacré qui a préféré les planches durant tout ce temps. "Je ne voulais plus faire de cinéma, seulement du théâtre", reconnaît-il aujourd'hui en conférence de presse. "Mais Haneke est l'un des plus grands cinéastes du monde, c'était une opportunité. Je n'en ferai plus d'autre". Après 56 ans de cinéma, Trintignant semble vouloir raccrocher les gants.
Finir en beauté avec un film qui est une déclaration d'amour et un testament à la fois. Quoi de plus beau?
"Je suis fier et content de ce film. J'ai beaucoup souffert, c'était douloureux, mais beau. J'ai fait plus de cent films et d'ordinaire je ne m'aime pas au cinéma. Je fais d'ailleurs du théâtre parce qu'on ne se voit pas. Mais là, c'est la première fois que je suis content de m'être vu, je dis ça sans vanité", explique l'acteur, assez prolixe, et en forme.
Mais il avoue sa souffrance : "je n'ai jamais vu de metteur en scène aussi exigeant ... je ne vous le conseille pas" ajoute-t-il ironique. Durant le tournage, il s'est cassé le poignet, en tombant bêtement. Et le réalisateur autrichien, Palme d'or pour Le ruban blanc, qui lui demande de retirer son plâtre et de courir après un pigeon... Deux jours de tournage et deux pigeons pour 3 minutes de scène à l'écran. Il raconte ça comme une blague et cela fait rire tout le monde.
Trintignant veut sortir de la planète cinéma par le haut. Il semble heureux, souriant. Ses soucis de santé semblent loin, même s'il boîte, ceux-là même qui l'empêchent parfois de jouer sur scène. Il ne s'est jamais remis de la mort tragique et accidentelle de sa fille il y a 9 ans. Il a décidé de vire, ou de revivre. Et comme il le disait l'an dernier, son "existence n'est que l'ombre de ce qu'elle fut jadis". Pourtant aujourd'hui, il semblait heureux, il riait. Comme s'il voulait offrir une dernière image de lui-même : un homme qui aime son métier jusqu'au bout.
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Posté par MpM, le 20 mai 2012
Avec son visage anguleux et son regard impénétrable, Mads Mikkelsen semble être de ces comédiens capables de tout jouer sans effort. Compositeur post-romantique révolutionnaire, guerrier sauvage ou directeur d’un orphelinat indien, il entre dans la peau de chacun de ses personnages avec une aisance qui le rend systématiquement crédible, et souvent remarquable. Peut-être parce qu’il a commencé sa carrière au théâtre, brûlant les planches de son Danemark natal pendant une dizaine d’années avant de faire une entrée fracassante dans le monde du cinéma avec Pusher de son compatriote Nicolas Winding Refn, le premier volet d’une trilogie noire et violente sur le milieu du crime à Copenhague.
Très vite, les rôles s’enchaînent. Avant d’obtenir son premier grand rôle dans Pusher 2 en 2004, il joue ainsi notamment dans un autre polar signé Anders Thomas Jensen (Lumières dansantes), puis dans la comédie grinçante du même réalisateur, Les bouchers verts, et débute également sa collaboration avec la cinéaste Suzanne Bier (Open hearts), avec laquelle il tournera After the Wedding, nommé à l’Oscar du meilleur film étranger, en 2007.
Tout en poursuivant son travail à domicile, Mads Mikkelsen entame une carrière internationale en 2004 avec Le roi Arthur d’Antoine Fuqua, incarnant Tristan, l’un des chevaliers de la table ronde. Le film ne laisse pas un souvenir impérissable, mais le comédien danois a désormais un pied à Hollywood. Il devient le chiffre, le méchant charismatique de Casino royale, aux côtés de Daniel Craig. C’est un succès à la fois critique et public, qui ouvre à Mikkelsen des horizons insoupçonnés.
Continuant de partager son temps de travail entre cinéma danois et superproductions internationales, l’acteur est Igor Stravinski dans Coco et Igor de Jan Kounen, le sauvage One-Eye dans Le guerrier silencieux de Nicolas Winding Refn, le chef des gardes royaux d’Argos dans Le choc des titans de Louis Leterrier, le comte de Rochefort dans Les trois mousquetaires de Paul W.S. Anderson et le physicien royal allemand Johann Friedrich Struensee, conseiller du Roi Christian VII du Danemark, dans Une affaire royale de Nikolaj Arcel.
Aussi convaincant en costume d’époque avec perruque qu’en homme d’action abonné à la 3D, Mads Mikkelsen donne l’impression ces dernières années d’avoir surtout privilégié ce second type de rôle. Avec The Hunt (La chasse) du Danois Thomas Vinterberg, en lice pour la palme d’or, il renoue avec un cinéma plus auteuriste sans doute moins spectaculaire, mais peut-être plus payant pour accéder au rêve de tout acteur : un prix d’interprétation dans un grand festival international.
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Posté par vincy, le 19 mai 2012
En attendant Emily Simon devant la caméra de Stéphane Foenkinos, en s'impatientant de voir Brigitte Fontaine revisitée par Benoît Delépine et Gustave Kervern dans Le grand soir (Un certain regard, Cannes 2012), Le Film Français nous annonce la chanteuse Camille au cinéma! Actuellement en tournée avec son dernier disque "Ilo veyou", magnifiquement mise en scène par Robyn Orlin, l'artiste qui utilise son corps et sa bouche comme personne pour en faire des instruments à part entière s'invite dans le premier film du photographe Raphaël Neal, Fever.
Adapté du roman éponyme de Leslie Kaplan, elle n'y fera qu'une apparition, dans une scène de concert, enregistrée mardi dernier au Trianon, à Paris. Cependant Camille joue un personnage, portant une perruque blonde (qu'elle n'a pas habituellement sur scène) : une chanteuse à la mode du début des années 2000.
Elle composera également la BOF. Camille a déjà joué dans Les Morsures de l'aube, d'Antoine de Caunes, et avait fait du doublage de Colette dans Ratatouille. On l'a aussi vue sur le petit écran dans Bulles de Vian.
Fever continuera de se tourner au début de l'été. Le film réunit Julie-Marie Parmentier, Pascal Cervo et Pierre Moure. Il s'agit de l'histoire de deux brillants lycéens qui ont assassiné au hasard une inconnue dans la rue. Le film sera prêt fin février 2013.
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Posté par vincy, le 19 mai 2012
Carlos Saura, 80 ans cette année, revient sur les plateaux de cinéma, deux ans après Flamenco Flamenco. Ours d'or à Berlin en 1981, Grand prix du jury à Cannes en 1976, le mythique cinéaste espagnol a décidé d'affronter une autre légende : Picasso. Guernica 33 jours, co-scénarisé par le réalisateur, Elias Quejeta et Louis-Charles Sirjacq, décrira comment le maître a peint son tableau le plus grandiose, exposé au Prado à Madrid (avec ses esquisses et ses différentes évolutions). L'oeuvre est l'illustration des ravages des bombardements qui anéantirent la ville de Guernica en avril 1937.
Antonio Banderas incarnera l'artiste tandis que Gwyneth Paltrow sera son amante, la photographe française Dora Maar, qui utilisa son art pour immortaliser cette création. Paltrow a l'avantage d'être hispanophone. A leurs côtés, on retrouvera Imanol Arias dans le rôle de l'écrivain Jose Bergamin.
Le film, budgété à hauteur de 8 millions d'euros, sera tourné entre la mi-septembre et la mi novembre à Guernica même et en France. Il devrait être prêt pour le Festival de Cannes 2013.
Carlos Saura avait déjà réalisé un film sur un grand peintre espagnol, Francisco Goya, dans Goya à Bordeaux (1999).
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