Un festival du film francophone de plus dans l’agenda…

Posté par vincy, le 12 novembre 2011

Il y avait l'historique Festival du film francophone de Namur (26e édition), le récent festival du film francophone d'Angoulême (4e édition), il y a aussi le Festival du film Francophone de Tübingen près de Stuttgart en Allemagne, le respectable Festival du Film francophone de Grèce à Athènes, un autre à Hanoi au Vietnam... Et on en passe.

La région Île-de-France a décidé d'en créer un de plus. Déjà initiatrice du festival international du film d'environnement, qui peine à s'imposer malgré 29 ans d'existence, la région prépare son premier Festival Etoiles francophones. Étrangement, celui-ci aura lieu du 31 janvier au 7 février 2012. Autrement dit la clôture coïncidera avec l'ouverture du Festival du film d'environnement...

Ces Etoiles francophones se dérouleront au cinéma La Pagode, à deux pas du Conseil régional, à Paris dans le 7e arrondissement, et tournera dans 15 salles franciliennes. Des films de 15 pays francophones seront programmés.

Selon les informations du film français, l'organisation de la manifestation a été confiée "à l’association Cousu Main, prestataire notamment en matière de direction technique et régie copies pour différents festivals de cinéma comme le festival Lumière à Lyon, les Rencontres Européennes du Moyen Métrage de Brive, le festival des 3 Continents à Nantes, ou encore Théâtres au Cinéma de Bobigny..."

Arras 2011 : retour en vidéo sur le jour 6 avec Mathieu Demy, l’équipe de la Désintégration et Kadir et Burak Balci

Posté par MpM, le 11 novembre 2011

Invités : Kadir et Burak Balci pour Turquaze, Mathieu Demy pour Americano, Nadim Cheikouha, Philippe Faucon, Kamel Laadaili, Yassine Azouz et Ymanol Perset pour La désintégration.

L'équipe du quotidien vidéo du Arras Film Festival : Jessica Aveline, Marion Dardé, Simon Machi, Alain Pétoux et Loïc Wattez.
Propos recueillis par Marie-Pauline Mollaret et Jovani Vasseur.
Merci à David Lesage.

L’instant court : journal de tournage de Mathieu Kassovitz

Posté par MpM, le 11 novembre 2011

Puisque Ecran Noir aime vous faire partager ses découvertes, après le court-métrage Bunker réalisé par Paul Doucet, voici l’instant Court n° 53.

Le Arras film festival 2O11, dont Ecran Noir est partenaire pour la 3e année consécutive,  s'achève dimanche. Ces dix jours auront été l'occasion de découvrir de nombreuses avants-premières de l'automne, dont le très attendu nouveau long métrage de Mathieu Kassovitz, L'ordre et la morale, qui sort sur nos écrans mercredi prochain.

Pendant le tournage du film, le réalisateur a tenu un journal de bord sous formes de cartes postales vidéos diffusées en ligne. Voici l'une de ces cartes postales où Mathieu Kassovitz présente son complice de longue date, le producteur Christophe Rossignon.

A découvrir : la rencontre avec l'équipe du film lors du Arras Film Festival.

Les grands-mères d’Anne Fontaine seront anglosaxonnes

Posté par vincy, le 11 novembre 2011

Ex-agent et désormais producteur, Dominique Besnehard avait acquis les droits du recueil de nouvelles Les grands-mères de Doris Lessing, prix Nobel de littérature, pour donner un rôle idéal à l'une de ses amies, Nathalie Baye. Julianne Moore avait été longtemps pressentie pour lui donner la réplique.

Finalement, ce seront deux blondes hollywoodiennes qui interprèteront ces grands-mères. Naomi Watts et Robin Wright tourneront à partir de fin janvier sous l'oeil d'Anne Fontaine (Coco avant Chanel, Mon pire cauchemar, actuellement en salles). Cette coproduction franco-australienne est financée par Philippe Carcassonne, Dominique Besnehard, Gaumont et Andrew Mason.

Le scénario est cosigné par la réalisatrice et Christopher Hampton, à qui l'on doit Les Liaisons dangereuses et qui avait déjà collaboré avec Fontaine sur Coco avant Chanel.

Au casting, on retrouvera aussi James Frecheville, remarqué dans Animal Kingdom au printemps dernier, Xavier Samuel, sorti de Twilight 3, dans les rôles des deux fils respectifs des grands-mères. Il s'agit de l'histoire de ces deux amies enfance qui tombent amoureuse du fils de l'autre.

Tabous qui ne peuvent que plaire à la réalisatrice de Nettoyage à Sec et Nathalie...

Arras 2011 : retour en vidéo sur le jour 5 avec Clovis Cornillac, Christophe Ruggia, Jeanne Dandoy…

Posté par MpM, le 10 novembre 2011

Invités : Clovis Cornillac et Christophe Ruggia pour Dans la tourmente ; l'actrice Jeanne Dandoy pour Bullhead de Michaël Roskam.

L'équipe du quotidien vidéo du Arras Film Festival : Jessica Aveline, Marion Dardé, Simon Machi, Alain Pétoux et Loïc Wattez.
Propos recueillis par Marie-Pauline Mollaret et Jovani Vasseur.
Merci à David Lesage.

Sean Penn revient derrière la caméra

Posté par vincy, le 10 novembre 2011

Depuis Into the Wild, nommé au César du meilleur film étranger, et la bagatelle de 56 millions de $ au box office dans le monde, Sean Penn n'avait rien réalisé. Certes, il n'a pas été absent des écrans (Harvey Milk, Fair Game, The Tree of Life, This must be the place) et des médias (il fut Président du jury au Festival de Cannes), mais il s'est laissé du temps pour retrouver un projet de réalisateur. Comme toujours serait-on tenté d'écrire : 4 ans entre The Indian Runner et The Crossing Guard, 6 ans pour avoir The Pledge, 6 ans encore pour voir Into the Wild. Et là le fossé sera de sept ans.

Sean Penn tourne en effet Gangster Squad de Ruben Fleisher, avec Ryan Gosling et Emma Stone. Il ne tournera son nouveau film, The Comedian qu'au printemps prochain et n'a pas prévu de le sortir avant 2014!

Dans cette comédie (un genre nouveau pour Penn), Robert de Niro interprétera un humoriste de télévision condamné à des travaux communautaires et qui rencontrera une femme, Kristen Wiig, qui bouleversera sa vie. Il y a quelque chose de La Valse des Pantins de Martin Scorsese dans le personnage de De Niro.

Kristen Wiig a été remarquée cette année par Mes meilleures amies (290 millions de $ au box office), dont elle était l'actrice principale mais aussi la coscénariste.

Président du jury cannois cette année, De Niro enchaîne les tournages. A l'affiche cette année de Manuale d'amore 3, Limitless, Killer Elite et bientôt de New Year's Eve, on le verra dans Another Bullshit Night in Suck Citu, Freelancers, Red Lights et The Wedding en 2012. Il tourne actuellement The Silber Linings Playbook, de David O. Russell, avec Jennifer Lawrence, Bradley Cooper, Julia Stiles,  et Chris Tucker. Il incarnera aussi l'escroc Bernard Madoff pour un téléfilm sur HBO, The Wizard of Lies.

Le scénario est cosigné par Art Linson (producteur de la série Sons of Anarchy) et le comique Jeffrey Ross.

Brett Ratner viré des Oscars pour avoir lancé « Les répétitions, c’est pour les pédés »

Posté par vincy, le 9 novembre 2011

« Les répétitions, c'est pour les pédés ». Cette petite phrase insidieusement homophobe, digne d'une réplique de David Douillet, a été prononcée par Brett Ratner, réalisateur de Rush Hour, X-Men 3 et du Casse de Central Park (Tower Heist), qui sera en salles le 23 novembre en France, après avoir démarré honnêtement ce week-end aux USA.

Pour ces propos (idiots), Brett Ratner a été évincé  - officiellement il a renoncé suite à la polémique déclenchée - de la prochaine cérémonie des Oscars, qui se tiendra le 26 février prochain. Il avait été choisi pour produire la soirée.

Dans le cadre d'une discussion avec le public concernant son dernier film, il répondait à une question sur les prochains Oscars. Il a alors avoué ne pas être adepte des répétitions, et la langue a dérapé. Tollé à Hollywood. Et communiqué un peu facile du cinéaste : "C'était une façon idiote de m'exprimer. Ceux qui me connaissent savent que je n'ai pas le moindre préjugé". "J'aurais dû être beaucoup plus attentif au pouvoir du langage et au choix des mots".

Comme le dit si bien l'Académie des Arts et des Sciences du cinéma, "les mots ont une signification et des conséquences". L'Académie qui organise les Oscars espère "que ce sera l'occasion d'attirer l'attention sur le mal que peuvent causer des remarques inconscientes et imprudentes, quelles que soient les intentions originales".

Ceci dit Ratner n'en est pas à son premier scandale. Il avait balancé des phrases peu sympas sur la qualité des films de Scorsese, confessé par le détails comment il avait "sauté" Olivia Munn, détaillé sa première fellation avec une personne travestie... Bref du lourd.

Une petite claque (et un gros chèque en moins) ne peuvent pas lui faire de mal. Répéter sept fois la langue dans sa bouche est un précepte bon pour tout le monde... Et pour le coup ça n'a rien de sexuel.

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Actualisation (mercredi 9 novembre) : Eddie Murphy, qui devait être le présentateur de la prochaine cérémonie des Oscars, a décidé d'abandonner son rôle, suite au départ de Ratner. Murphy est l'une des vedettes du dernier film du cinéaste, Tower Heist. Le producteur Brian Grazer (oscarisé pour A Beautiful Mind) a été engagé pour remplacer Ratner. Ironiquement il a produit le film de Ratner, et pas mal de flops ces derniers mois : Restless de Gus Van Sant, Cowboys & Aliens, ...

Arras 2011 : retour en vidéo sur le jour 4 avec Cédric Kahn, les ateliers storyboard et maquillage, le ciné-concert…

Posté par MpM, le 9 novembre 2011

Invité : Cédric Kahn pour Une vie meilleure.

L'équipe du quotidien vidéo du Arras Film Festival : Jessica Aveline, Marion Dardé, Simon Machi, Alain Pétoux et Loïc Wattez.
Propos recueillis par Marie-Pauline Mollaret et Jovani Vasseur.
Merci à David Lesage.

Arras 2011 : rencontre autour de L’ordre et la morale de Mathieu Kassovitz

Posté par MpM, le 8 novembre 2011

L'ordre et la morale

Parmi les nombreuses avant-premières proposées par le Arras Film festival 2011, le nouveau film de Mathieu Kassovitz, L'ordre et la morale, figurait parmi les plus attendus. Il retrace en une fresque tendue et captivante la prise d'otages qui eut lieu sur l'île d'Ouvéa (Nouvelle Calédonie) en 1988, et qui s'était soldée par le massacre des indépendantistes kanaks impliqués.

l'ordre et la moralePour présenter le film, le producteur Christophe Rossignon (à droite sur notre photo ci-dessus) et trois des acteurs kanaks du film avaient fait le déplacement : Mathias Waneux (3e en partant de la gauche), élu d'Ouvéa qui a pris part aux événements de 88, Dave Djoupa (2e en partant de la gauche) qui est le propre fils de Wenceslas Laveola, l'un des participants à la prise d'otages, et Iabe Lapacas (à gauche),  un jeune étudiant qui incarne à l'écran le chef des rebelles, Alphone Dianou.

L'occasion de revenir sur l'aventure assez exceptionnelle du film. "La genèse du projet est simple", explique Christophe Rossignon. "Il y a une dizaine d'années, à travers un intermédiaire qui s'appelle Olivier Rousset, Mathieu Kassovitz rencontrait Mathias Waneux, un grand leader indépendantiste en Nouvelle Calédonie.

Mathias a soutenu le projet depuis le début. Il a toujours pensé que ce film serait important pour le devoir de mémoire et pour la réconciliation. Puisque cette prise d'otages fait partie de l'histoire du pays, le film pouvait contribuer au chemin que la Nouvelle Calédonie prend par rapport à son autodétermination en 2014. Ca a pris du temps, parce que la parole devait accompagner ce projet. Entendre, expliquer, échanger. Et au final le film s'est fait."

En tout, vingt-cinq versions du scénario auront été nécessaires avant de pouvoir passer au tournage. La communauté kanak s'est fortement investie dans le projet, discutant et corrigeant les différentes moutures proposée par le quatuor de scénaristes Mathieu Kassovitz, Benoît Jaubert, Pierre Geller et Serge Frydman, et inspirées par le livre du capitaine du GIGN de l'époque, Philippe Legorjus. Mais sans pour autant dicter leur vision des choses.

"Cette histoire colle à la réalité qui n'est pas uniquement la réalité de nos amis kanaks, mais qui n'est pas non plus la réalité de Philippe Legorjus", souligne Christophe Rossignon. "C'est une réalité beaucoup plus large que Mathieu a essayé d'embrasser. Il s'agit d'un film qui raconte une histoire vraie. Ce n'est pas encore une ligne dominante du cinéma français, ça l'est depuis longtemps aux Etats-Unis, mais ça vient chez nous. Ce sont des films assez compliqués à mettre au point. Mais ça reste avant tout des films de cinéma. L'ordre et la morale n'est pas un documentaire."

Visiblement très émus, les trois acteurs sont revenus sur la prise d'otages de 1988 et ses suites politiques, ainsi que sur l'importance que revêt pour euxL'ordre et la morale le film. "Je l'ai dit cet après-midi à Nord-Ouest [la société de production de Christophe Rossignon et Philippe Boëffard] : si on m'avait dit à l'époque que je serais à Nord-Ouest cet après-midi, je ne l'aurais jamais cru.

Mais il a fallu toutes ces années de travail. Moi qui connaissais les tenants et les aboutissants du projet, je savais que j'allais combattre jusqu'au bout. Quels que soient les aléas, on y est arrivé. Avec le film, au lieu de toucher les grosses têtes du pays, on va toucher le peuple français. On va lui dire : "il y a un peuple là-bas qui souffre depuis tant d'années". Aujourd'hui on en a tellement marre de ceux qui nous gouvernent, qu'on est fatigué d'eux. Je pense que ce film-là peut aussi apporter une idée pour dire au peuple qui peut nous soutenir : soutenez-nous. "

La vie de Dave Djoupa a été totalement bouleversée par l'issue fatale de la prise d'otages, et il lui a fallu un certain courage pour incarner son père (décédé lors de l'assaut donné par l'armée française contre les preneurs d'otages) à l'écran. "Nous, depuis qu'on est en classe de 6e, 5e, jusqu'au lycée, on nous appelle des enfants d'assassins", se souvient-il. "Le film montre la réalité de pourquoi on s'est battu. Il nous redonne notre fierté."

l'ordre et la moraleUn sentiment partagé par le plus jeune de l'équipe, Iabe Lapacas. "Le film, c'est notre enfant", déclare-t-il. "La gestation a duré longtemps. Plus de dix ans. L'accouchement aussi ne s'est pas fait sans difficulté. Mais on a la chance d'avoir un beau bébé. On l'aime tous.

Ce film est important car c'est notre histoire à tous. Elle nous habite, nous qui sommes kanaks, et nos compatriotes aussi, qu'ils soient kanaks ou pas, qu'ils soient indépendantistes ou pas, vous aussi nos compatriotes français, mais aussi tous les peuples en lutte dans le monde, car je pense qu'ils se reconnaîtront dans la lutte du peuple kanak. Et cette histoire est universelle aussi pour les militaires qui verront le film ainsi que pour les politiques. "

L'ordre et la morale, qui sort le 16 novembre, réussit en effet le pari d'être à la fois une œuvre cinématographique aboutie et une reconstitution captivante de la manière dont une simple occupation pacifique a dégénéré en bain de sang. Mais surtout, il rend hommage à des hommes (aussi bien les kanaks que le capitaine Legorjus) dont les idéaux ont été broyés par la raison d'état. Plus de vingt ans plus tard, l'émotion est toujours aussi forte chez ceux qui ont subi ces événements, ou leurs conséquences. Il est temps qu'ils partagent symboliquement leur fardeau avec le plus grand nombre.

Le gouvernement augmente la TVA sur le ticket de cinéma

Posté par vincy, le 8 novembre 2011

Après avoir ponctionné les recettes du CNC au nom de l'effort national et sous prétexte que le cinéma rapporte beaucoup d'argent (voir notre actualité du 21 octobre), menaçant d'autant les aides à la production et la numérisation, le gouvernement a décidé d'augmenter le ticket de cinéma. Avec une moyenne de 200 millions d'entrées par an, la fréquentation en salles est un joli pactole à ne pas éviter en ces temps de désendettement. Le cinéma - mais aussi la musique, les concerts, le cirque, les transports, le livre - va donc subit une hausse de sa TVA, qui passera de 5,5% à 7%. Double peine pour le 7e art qui se voit taxer par le Trésor public un peu plus chaque semaine. On paye cher le crédit d'impôts favorisant les tournages étrangers en France, seule mesure profitable votée sous ce gouvernement.

Bien sûr rien n'est perdu. Cette mesure doit maintenant être discutée devant le parlement. Elle peut-être amendée, la culture peut-être exemptée. Une chose est sûre : vu le silence du Ministère de la culture, on comprend que celui-ci pèse peu dans les décisions en haut-lieu et manque de courage politique.

La culture n'est peut-être pas de première nécessité, mais elle était jusque là sanctuarisée dans une "exception culturelle" au même titre que l'éducation. Ne parlons pas de l'affichage : la culture est désormais comme le bâtiment ou la restauration, un bien banal et non plus un service précieux. Chose moins connue, le secteur culturel est aussi un fort levier de croissance en France et l'un des plus gros employeurs du pays (plus que l'automobile par exemple).

En menaçant une culture toujours fragile (les marges ne sont pas énormes, particulièrement pour les exploitants et éditeurs indépendants), l'effort national risque de revenir tel un boomerang avec un double effet : diminution de la diversité culturelle et réduction des recettes globales. Il faudra alors trouver des nouvelles recettes pour aider les acteurs culturels économiquement dégradés.

Car ce plan gouvernemental, réalisé sans concertation ni prévention, a deux inconnues : combien cela va-t-il rapporté réellement? 20 millions d'euros environ selon les premières estimations. C'est à peu près le budget du Service d'Information du gouvernement (+324% depuis 2006!). Et au final combien cela va -t-il coûté en emplois et en aides de l'Etat si tout cela fragilise les exploitants et les éditeurs?

Notons que le gouvernement, dans sa grande cohérence, a maintenu le taux super réduit de 2,2 %, qui s'applique aux services de presse, aux 140 premières représentations d'une pièce de théâtre de création, ou d'une pièce du répertoire classique donnée dans une nouvelle mise en scène.

En augmentant la TVA sur les tickets de cinéma (mais aussi sur les abonnements à des services de télévision comme Canal + et toutes les chaînes de Vidéo à la Demande), on pénalise ceux qui y vont souvent et qui ont l'audace de ne pas regarder TF1. Les jeunes et les seniors, pas forcément les générations les plus aisées, sont les spectateurs les plus touchés, devant déjà subir un ticket de cinéma qui augmente chaque année avec l'inflation, et l'ajout de la "location" de lunettes 3D.

Les réactions n'ont pas tardé.
- SACD : "La hausse de la TVA sur les biens culturels est une mesure inattendue et néfaste pour la création et la diffusion des oeuvres". "La SACD regrette profondément cette initiative, prise sans aucune concertation, qui constitue un coup de canif dans la politique de soutien à la diversité culturelle." Cette mesure est "inefficace et incohérente : Inefficace car la dépense fiscale liée aux biens culturels reste très marginale dans le budget de l’État. Incohérente car elle va à l’encontre du traitement fiscal spécifique pour les œuvres culturelles, principe toujours défendu en France, quelles que soient les majorités en place".
- L'ARP : "Les cinéastes de L'ARP s’étonnent que le gouvernement français ne considère pas que les biens et service culturels constituent des biens de première nécessité, particulièrement en temps de crise, où la culture demeure un refuge de l’esprit."

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dessin de Olivero