Posté par Claire Fayau, le 3 juin 2008

Synopsis: Lycéen timide et mal dans sa peau, Rick Ricker vit avec son oncle et sa tante depuis que ses parents ont été tués. Il est secrètement amoureux de la ravissante Jill Johnson qui, pour son malheur, a déjà un petit copain. Pendant la visite scolaire d'un laboratoire de recherche, Rick est piqué par une libellule génétiquement modifiée. Peu à peu, alors qu'il voit ses forces décuplées, il comprend qu'il est désormais pourvu de super-pouvoirs. Après s'être fabriqué un costume, il adopte sa nouvelle identité : La Libellule. Mais il lui faudra affronter un redoutable ennemi, Le Sablier, déterminé à anéantir tous ceux qui l'approchent...
Critique: C’est bientôt l’été, la fin des examens… Le collégien /lycéen/étudiant en a marre de ses cahiers et veut se vider le cerveau avec un film à haute valeur décérébrée. Cela tombe bien : Super-héros movie est là ! Imaginez ce dialogue légendaire :
"-De grands pouvoirs impliquent de grandes….aaaaah....
-Essaie de respirer !
-J’essaie ! C’est juste que tu es assis sur mes couilles !"
Les "djeunz" sont le coeur de cible du film. La blonde a une grosse poitrine, le héros un peu ringard en est resté au slip kangourou. Cette histoire rappelle Spiderman (le 1), mais l’homme araignée est transformé en homme libellule un peu raté. L'affiche dit tout : le pop-corn à consommer absolument pour faire plaisir aux exploitants, Pamela Anderson (kleenex non inclus pour les jeunes mâles), des faux X-Men (en moins beaux).
Alors "faut pas nous la faire". Nous aussi on connaît les X-men et les Batman (les anciens) et même Daredevil ! Ils prennent de la place sur l'affiche mais occupent à peine trente secondes à l’écran… Ils ont juste revisité l’histoire de Dragonfly, l’homme libellule qui, tel une chenille, deviendra papillon et finira par voler de ses propres ailes (belle métaphore de l’adolescence, non?).
La bande annonce réserve les moments les plus drôles, avec, notamment, l'inépuisable et immortel leslie Nielsen (et son pistolet à clous). Mais la plupart des gags tombent à plat, ne gérant pas la surdose et la surenchère inutiles.
Morale de l'histoire : Ne vous fiez pas au marketing, ou contentez-vous en (affiche + bande annonce suffisent). De plus, Marvel devrait leur faire un procès tant le film insulte ses icônes. Heureusement, Batman (le vrai) revient en août.
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Posté par vincy, le 2 juin 2008
Le grand comédien Gene Hackman (French Connection et Impitoyable, deuxrôles à Oscars, parmi d'autres tout autant mythiques) a décidé de se retirer un peu des tournages. A 78 ans, n'ayant pas tourné de grand rôle depuis 2001 (le fabuleux The Royal Tenenbaums, ode à sa propre gloire), il décide de se mettre à l'écriture.
Une nouvelle carrière qu'il veut prendre au sérieux en écrivant son troisième roman historique, "Escape from Andersonville". Une véritable passion est née. Il avoue même qu'il lit volontiers les critiques de ses livres alors qu'il ne s'est jamais soucié de celles de ses films. Il a déjà publié "Wake of the Perdido Star" en 1999 et "Justice for None" en 2004. Seul le premier a été traduit en France. Paru sous le titre "L'étoile perdue" en 2001, il raconte l'histoire d'un jeune homme animé d'un désir de vengeance après avoir vu ses parents tués dans une embuscade.
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Posté par vincy, le 2 juin 2008

Yves Saint Laurent est mort à l’âge de 71 ans. Héritier de Dior (qu’il remplaça à la mort soudaine de celui-ci) et de Coco Chanel (« Mademoiselle Chanel a libéré les femmes, Saint-Laurent leur a donné le pouvoir » disait son associé et ami intime Pierre Bergé), il est aussi le précurseur de Lagerfeld, Gaultier, Ford et Jacobs… Yves « Henri Donat Matthieu » Saint Laurent, aux initiales essentielles (« YSL », une marque en soi) a été l’un des plus grands créateurs durant 40 ans de mode. Son seul regret fut de ne pas avoir inventé le jean’s mais il a cassé les verrous qui engonçaient les conventions ; on note deux grandes inventions : les femmes en pantalon puis le métissage des couleurs et des tissus, éloge du noir (dont il a sans cesse célébré l‘élégance) et des tons vifs.
Sur les planches, il travailla avec Roland Petit, Jean Cocteau, Marguerite Duras. Fils d'un exploitant de salle de cinéma, il fut le costumier de Claudia Cardinale (La Panthère rose, sublime Capucine), Leslie Caron, Jean Seberg, Romy Schneider (César et Rosalie), Gérard Depardieu (Trop belle pour toi). Il fut en charge des costumes du multi-césarisé Providence.
La femme de sa vie, Deneuve
Mais c’est évidemment avec Catherine Deneuve que la plus belle histoire d’amour se noue. Muse et mannequin, son amie Catherine fera la promotion de ses créations en toutes circonstances : remises de prix, festivals, films... En créant ses costumes pour Belle de Jour, dix ans à peine après avoir repris les rênes de la maison Dior, YSL entre dans l’histoire du 7e Art, mariant le chic et le pervers, habillant la femme « beauvoirienne » par excellence, entre émancipation et soumission. Il habillera Deneuve dans La Chamade (Cavalier), La sirène du Mississipi (Truffaut), Liza (Ferreri), Un flic (Melville), The Hunger (Scott). Une fidélité qui ne trouve écho qu’avec Audrey Hepburn et Givenchy. On touche à l’extase… « Elle a toujours été extraordinaire pour moi. Je l'habille depuis le film Belle de Jour de Luis Bunuel. C’est une femme qui a un charme et un cœur merveilleux. Pour moi, elle est la plus grande star mondiale. Nous nous écrivons souvent. Je l'appelle Catherine, ma douceur, elle m'envoie des roses pâles. » Dans le dernier numéro de Première, Deneuve lui renvoie l’amabilité : « Saint Laurent lui-même est quelqu’un que j’aime tendrement. » Normal qu’ils se soient trouvés, elle qui incarna toutes les femmes, lui qui habilla pour toutes les femmes. Il avait construit un empire avec des parfums, une collection hommes, des boutiques dans le monde entier. Tout fut revendu il y a quelques années à une multinationale davantage obsédée par la valorisation de la marque que par le génie de son créateur. Il quitta les podiums en 2002, entouré de Casta et Deneuve, préférant se soigner sous le soleil marocain.
Les obsèques auront lieu jeudi à l’Eglise Saint-Roch à Paris. Ses cendres seront amenées à Marrakech. Une sépulture les accueillera dans les jardins de Marjorelle, bordant les propriétés de Pierre Bergé et du couturier.
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Voir aussi notre dossier Mode et Cinéma
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Posté par MpM, le 31 mai 2008
Si toutes les nationalités sont loin d’être représentées dans les différentes compétitions cannoises, au village international par contre, rares sont les absents. Ainsi pouvait-on cette année pour la première fois visiter le pavillon de la Géorgie, ancienne république soviétique au cinéma autrefois florissant qui a subi de plein fouet le démantèlement de l’URSS. "A l’époque, le cinéma bénéficiait d’un très gros budget, alloué automatiquement", explique Konstantin Chlaidze, le directeur du Centre national du Film géorgien. "L’état gérait tout, même la distribution. Mais depuis quinze ans, notre industrie s’est presque entièrement effondrée, par manque notamment de producteurs ou distributeurs professionnels."
D’où la nécessité pour la Géorgie d’être présente et visible dans le festival le plus important du monde pour rappeler à chacun que son cinéma fête ses cent ans en 2008 et s’apprête à revenir sur le devant de la scène ! Six longs métrages devraient ainsi être terminés au cours de l’année, tandis que dix nouvelles salles ouvriront leurs portes (il en reste actuellement 14, pour une population d’environ 4,6 millions d’habitants). La volonté de Konstantin Chlaidze et de son compatriote Archil Menagarishvili, le vice-directeur du studio Gruziafilm (un ancien grand studio national, désormais partiellement privatisé) est également de remettre en contact les différentes forces vives du cinéma géorgien, en permettant notamment à dix jeunes cinéastes de réaliser chacun un court métrage de dix minutes avec l’aide d’un professionnel plus aguerri.
Pour continuer dans cette direction volontariste, et vérifier que le marché est capable de suivre, le pays a besoin de trouver des alliés internationaux susceptibles d’investir dans la coproduction et la distribution de films nationaux. Pour ce faire, le Centre national du Film a élaboré un recueil des projets actuellement en cours (le "project book"), détaillant pour chacun son budget, ses producteurs actuels ainsi que son état d’avancement. Un outil intelligent et utile pour découvrir les potentialités de la cinématographie locale (en l’occurrence une trentaine de projets de fiction et documentaires, en pré et post-production) mais également le dynamisme de ses équipes. Pas anodin quand on sait que le pays aimerait attirer les tournages de films étranger sur son sol… Le pays, malgré sa petite taille (pratique pour les déplacements), offre en effet des paysages contrastés (montagne, mer, désert, forêts…) et des conditions climatiques extrêmement variées susceptibles de servir de décors naturels et peu onéreux à des productions ambitieuses. Après Holly, Bolly et Nolly, place à Georgywood ?
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Posté par vincy, le 30 mai 2008
Quelques mois avant la sortie en salles de Quantum of Solace, les fans de James Bond peuvent se régaler les yeux avec un nouveau roman et une exposition.
Le roman, Le diable l'emporte, écrit par Sebastian Faulks, est paru hier, le 28 mai, chez Flammarion. 50 000 exemplaires rien que pour la France. Et la première des nouvelles aventures depuis 44 ans, date de la mort de Ian Flemming, son auteur. James Bond est né sous sa plume en 1952 (Casino Royal). Pour le centenaire de la naissance de Flemming, c'était une manière de faire revivre le plus célèbre des agents secrets. Pour ses héritiers, il s'agissait surtout d'une occasion de profiter de la notoriété de Flemming pour récolter des paquets de Livres (sterling). D'autant que le cinéma va avoir besoin de grain à moudre pour imaginer quelques nouveaux épisodes, ne pouvant pas se contenter de remixer, remaker, édulcorer les anciens...

Par ailleurs, à Londres, l'Imperial War Museum accueille l'exposition "Rien que pour vos yeux", pour une durée de presque un an. Le fil conducteur permet de faire le lien entre le personnage James Bond et son créateur, leurs points communs notamment. Manuscrits, objets personnels, traces de tournages auront de quoi ravir les vrais fans.
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Posté par vincy, le 30 mai 2008

Le 61e Festival du film de Locarno (6-16 août) aura l'occasion de perséverer dans sa découverte des jeunes auteurs et des nouvelles formes de narration. Même les hommages n'ont pas la même saveur qu'ailleurs.
Locarno a d'ores et déjà annoncé que le Prix Raimondo Rezzonico serait remis à la productrice américaine Christine Vachon. On lui doiy des films indépendants majeurs comme ceux de Todd Haynes (Loin du paradis, I'm not there), Larry Clark (Kids), John Cameron Mitchell (Hedwig and the Angry Itch), Todd Solondz (Happiness). Elle a aussi produit des films de Altman, Hawke, Romanek...
Un Léopard d'honneur sera décerné au cinéaste israélien Amos Gitai, qui succède ainsi à Wenders, Sokourov et Hisao-hsien. Il a résemment présenté Désengagement au festival de Venise et Plus tard, tu comprendras à celui de Berlin.
Enfin la rétrospective sera consacrée au réalisateur italien Nanni Moretti. une intégrale dont Bellocchio, Dante, Kaurismaki ou Welles ont bénéficié ces dernières années. De Io sono un autachico (1976) à Il caimano (2006), ce sont 30 ans de cinéma et de vie italienne, à travers des longs, des moyens et des courts métrages qui seront retracés, en ajoutant des rushes, des documentaires sur l'artiste et des journaux de tournages. Locarno ne se privera pas de projeter aussi les films dont il est l'interprète ou le producteur. Un livre co-édité avec Les Cahiers du cinéma sera publié pour l'occasion.
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Posté par MpM, le 29 mai 2008

Pour sa 5e édition, du 7 au 13 septembre prochains, le festival international du film "Eurasia" quitte Almaty pour Astana, la (toute jeune) capitale du Kazakhstan. Au programme, une compétition internationale de longs métrages européens et asiatiques, un panorama des films d’Asie centrale et des pays turcophones, une sélection d’œuvres venant de la Fédération de Russie, de la CEI et des pays baltes, une rétrospective de la nouvelle vague kazakh et un hommage rendu à l’acteur et réalisateur Nurmukhan Zhanturin. Le festival propose également un "marché eurasien des projets" présentant côté à côté des projets européens et asiatiques. L’espace de quelques jours, le Kazakhstan deviendra ainsi le carrefour incontournable des cinématographies occidentales comme orientales et le lieu de synergie des collaborations et échanges transversaux. L’occasion également de (re)découvrir ce cinéma d’Asie centrale si peu connu en Europe et pourtant en plein renouveau.
Informations pour participer à la compétition (avant le 20 août) ou être représenté dans l’espace professionnel : voir le site du Festival.
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Posté par Raphaël, le 29 mai 2008
Le 3 juin, Ecran Noir fait gagner à ses abonnés des DVD du film Le Pensionnat, sorti en salles le 22 août dernier.
Malgré ses qualités indéniables, le film n'a pas rencontré le succès qu'il méritait. C'est l'occasion de découvrir en DVD ce film émouvant et humaniste entre fantastique et nostalgie de l'enfance, si vous l'avez manqué ou si vous l'avez adoré en salles.
Réalisé par un espoir du cinéma thaïlandais, du cinéma d'auteur à découvrir de toute urgence.
Synopsis, casting, liens, critique
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Posté par Raphaël, le 29 mai 2008
Le 3 juin, Ecran Noir fait gagner à ses abonnés des DVD du film Hairspray, sortie en salles le 22 août dernier.
Redécouvrez cette comédie musicale déjantée interprétée par des acteurs épatants : Travolta, Pfeiffer, Walken, Latifah, Marsden, etc.
Synopsis, casting, liens, critique
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Posté par vincy, le 28 mai 2008

Les Ciné Party sont de retour de la croisette aussi bronzées que béophiles !
Quelques jours après sa primeur cannoise, Zoé Cassavetes révèle la musique de son prochain film, Broken English. "Après avoir rendu magique l'écoute de cette BO sur le Cinéma de la Plage grâce à un concert electro-sublime, Scratch Massive amène un peu de sable à Pigalle et partage avec vous, Zoé Cassavetes, Melvil & Yarol Poupaud, le
bonheur d'une soirée entre fans, cinéphiles, curieux et amis !"
RDV jeudi 29 mai au Divan du Monde 20h avec le teaser sur YouTube : http://www.youtube.com/watch?v=D9XAQ67qqtg
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