Julie Delpy recherche Woody Allen désespérément

Posté par vincy, le 16 août 2012

En voyant Two Days in New York, on aurait pu s'en douter : il y a du Woody Allen dans Julie Delpy.

Dans un entretien à The Hollywood Reporter, la réalisatrice-scénariste-actrice a avoué qu'elle voulait Allen dans le rôle principal d'un de ses prochains films, Virgo Rising.

Elle confesse qu'elle a écrit Two Days in New York en espérant que Woody la remarque. Mais pas pour jouer dans l'un de ses films. Pour qu'il joue dans un de ses films à elle.

Et ce pourrait être Virgo Rising. Une comédie déjà écrite mais qu'elle n'est pas encore sûre de tourner. "Peut-être que c'est mauvais" dit-elle. "Je ne sais même pas si j'oserai lui offrir le rôle" ajoute-t-elle en parlant de Woody Allen. "Pour l'instant je dois continuer de travailler sur le script. A l'heure actuelle, il est un peu bordélique".

Si elle surpasse ses craintes et que le projet se concrétise, elle voudra jouer sa partenaire à l'écran.

Pour l'instant Delpy pourrait retrouver Ethan Hawke sous l'oeil de Richard Linklater dans la suite de Before Sunset.

Elle prépare également un autre film, en tant que réalisatrice, The Right Profile, sur le leader des Clash, Joe Strummer.

Peter O’Toole et Bob Hoskins prennent leur retraite

Posté par vincy, le 15 août 2012

A un mois d'écart, deux grands acteurs britanniques ont annoncé qu'ils prenaient leur retraite. Peter O'Toole, inoubliable Lawrence d'Arabie, sorti il y a 50 ans, quitte les plateaux à l'âge de 79 ans. Bob Hoskins, formidable dans Qui veut la peau de Roger Rabbit?, raccroche à l'âge de 69 ans.

Peter O'Toole a déclaré au magazine People : "Il est temps pour moi de jeter l'éponge. De m'éloigner de la scène et du cinéma. Je n'ai plus le coeur pour faire celà, ça ne reviendra pas". "Ma vie professionnelle d'acteur  (...) m'a amené au contact de gens merveilleux, de bons compagnons avec qui j'ai partagé le lot inévitable qui échoit à tous les acteurs: les flops et les succès", indique-t-il.

Dans un adieu à la profession, le comédien aux yeux bleus azur, qu'il assure avoir secs en écrivant son communiqué, abandonne un métier qu'il aura connu durant 62 ans.

Si Lawrence d'Arabie est son plus grand succès (il aurait rapporté 444 millions de $ s'il était sorti cette année!), il fut aussi remarqué et remarquable dans Becket (avec Richard Burton), Le lion en hiver (avec Katharine Hepburn), Comment voler un million de $ (avec Audrey Hepburn), Good Bye Mr. Chips!, Le dernier empereur (où il jouait le percepteur éclairé) et récemment dans Troie (dans le rôle de Priam) ou Ratatouille (la voix du détestable critique Anton Ego). Il fut aussi le Pape Paul III dans la série Les Tudors. Huit fois nommé aux Oscars (la dernière fois en 2006 avec venus), il en reçu un d'honneur en 2003.

Ces dernières années, il a été encensé pour son interprétation au théâtre et dans la version télévisée de "Jeffrey Bernard is Unwell," sur la vie d'un journaliste britannique alcoolique.

On le verra encore dans deux films : Catherine d'Alexandrie de Michael Redwood et Marie Mère du Christ d'Alister Grierson.

Manque de désir pour l'un. Maladie pour l'autre.

Bob Hoskins met un terme à sa carrière en raison de la maladie de Parkinson. Son agent a spécifié : "Bob Hoskins souhaite annoncer qu'il va prendre sa retraite, après le diagnostic de la maladie de Parkinson qui a été fait à l'automne dernier",.

Il était à l'affiche cet été dans son dernier rôle, l'un des sept nains - Muyr - de Blanche-Neige et le chasseur.

C'est évidemment en incarnant le détective Eddie Valiant dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ? qu'il a fait sensation en 1988. Cet énorme succès (il aurait rapporté 305 millions de $ au prix du billet actuel), lui a donné des partenaires uniques comme Mickey, Donald, Bugs Bunny, Roger Rabbit et surtout la pulpeuse. Jessica Rabbit.

Nommé en 1987 aux Oscars pour son rôle bouleversant dans le film noir Mona Lisa, de Neil Jordan. Il gagna cette année là le British Award du meilleur acteur mais aussi le prix d'interprétation à Cannes. Bob Hoskins a tourné et donné la mesure de son immense talent avec les plus grands cinéastes : Terry Gilliam (Brazil), Aan Parker (Pink Floyd The Wall), Jean-Jacques Annaud (Stalingrad), John Mackenzie (Racket), Richard LaGravanese (segment Pigalle dans Paris je t'aime, avec Fanny Ardant), Oliver Stone (Nixon), Stephen Frears (Madame Henderson présente), Atom Agoyan (Le voyage de Félicia), Francis Ford Coppola (Cotton Club), Robert Zemeckis (Le dernier Noël de Scrooge), Steven Spielberg (Hook ou la revanche du Capitaine Crochet) ... et puis dans des films populaires aussi comme Danny the Dog, Spice World, Super Mario Bros.

L'un était grand, beau, élégant, magnétique. L'autre ordinaire, grandiose, souvent génial. Deux facettes du cinéma britannique qui s'effacent des écrans. Ils manqueront aux cinéphiles.

Mohamed Malas, Rithy Panh, Yuan Chan Song, Najwa Najar, Rashid Masharawi parmi les premiers lauréats des aides aux cinémas du monde

Posté par vincy, le 14 août 2012

Le CNC et l'Institut français ont révélé les premiers lauréats des aides aux cinémas du monde (voir notre actualité du 24 février). "Tous ont en commun de défendre une vision engagée, originale et sans concession du cinéma, promenant leurs regards à la fois crus et sensibles sur des réalités historiques, politiques et sociales intimement ressenties, parfois au péril de leur propres vies" explique le communiqué qui, salue "le courage et l’engagement récompensés".

Les réalisateurs Mohamed Malas (Syrie, Les rêves de la ville), Rithy Panh (Cambodge, Barrage contre le Pacifique), Yuan Chan Song (Chine), Najwa Najjar (Territoires palestiniens, Grenades et Myrrhe) ou encore Rashid Masharawi (Territoires palestiniens, L'Anniversaire de Leila) figurent dans cette première liste.

Au total, ce sont 14 longs-métrages dont deux documentaires qui ont été choisis. Des cinéastes issus de douze pays différents seront ainsi soutenus par ce dispositif d'aides français au titre de l’aide avant réalisation.

Le communiqué précise que "les aides proposées par le comité de chiffrage, tenu le 25 juillet, s’échelonnent selon les projets entre 60 000 et 150000 euros, pour un montant moyen de 100 000 euros et un engagement total de 1,4 millions d’euros, dès la première session."

La Commission des aides aux cinémas du monde est composée de personnalités étrangères et françaises. Elle s'est réunie pour la première fois les 23 et 24 juillet dernier sous la présidence de la productrice tunisienne Dora Bouchoucha, avec le concours notamment de deux vice-présidents, le réalisateur, scénariste et producteur argentin Santiago Amigorena et Georges Goldenstern, directeur de la Cinéfondation, atelier rattaché au Festival de Cannes.

Madame Solario va illuminer les Toiles du Sud

Posté par vincy, le 14 août 2012

A quelques jours de la clôture du Festival du Rocher de Cotignac, Les Toiles du Sud, René Ferret, producteur, réalisateur et distributeur, invité de la manifestation, va présenter Madame Solario, qui sera dans les salles le 22 août prochain.

Les Toiles du Sud séduisent chaque année plus de 2300 spectateurs depuis 2007. Cette année, les festivaliers ont pu découvrir en avant-première The Dark Knight Rises et Rebelles, redécouvrir La nuit du Chasseur ou Le Schpountz. La manifestation s'achève avec deux avant-premières de films d'auteurs. Monsieur Lazhar en clôture, film sensible et juste sur les déboires d'un enseignant immigré qu Québec. Et Madame Solario ce mardi 14 août, en présence du réalisateur René Ferret et de l'acteur Cyril Descourts.

Madame Solario est l'adaptation du roman culte de Gladys Huntington. "Une femme ayant voulu l’anonymat mais aussi tentée par la célébrité. Une femme à laquelle les lauriers amers de la consécration littéraire ont été refusés au dernier moment, et qui décidera alors de ne plus vivre" écrivait Libération il y a trois ans.

Le film se déroule sur les bords du Lac de Côme en septembre 1906. Des aristocrates en villégiature se retrouvent dans un hôtel de luxe et vont devoir accueillir dans leur petite communauté, Natalia, Madame Solario. Jeune et belle mais néanmoins ruinée et divorcée, elle va être surprise par l’arrivée à l’improviste de son frère, Eugène Ardent, qu’elle n’a pas vu depuis des années. Le frère et la sœur ne tardent pas à prendre conscience de l’ascendant qu’ils provoquent sur les personnages fortunés de ce petit monde. Ils tentent alors d’en séduire certains avec l’objectif d’asseoir leur situation. Mais leur lourd passé les rattrape et crée le scandale...

Nous avons posé quelques question au réalisateur, avant l'avant-première de son film,. René Ferret

Ecran Noir : Madame Solario évoque l'inceste mais aussi la gémellité. Pourquoi ce sujet vous intéresse-t-il?
René Ferret : Je suis intéressé par ce thème en littérature depuis des années. Je pense à "L'Elu de Thomas Mann", à  "Dommage qu'elle soit une putain", à "Anna Soror" de Yourcenar. C'est d'ailleurs les notes de Yourcenar qui m'ont alerté sur "Madame Solario". J'ai lu le roman il y a deux ans et j'ai soudain décidé de faire le film. Ce qui me plaît ici, c'est d'inscrire cette histoire dans une époque et un milieu déterminé.

Ecran Noir : Assez rare au cinéma, le sujet est toujours tabou dans la société… Est-ce davantage la marginalité de cette forme de couple ou ou contraire l'amour du/en secret qui peut être le moteur de cette envie de traiter ce sujet?
René Ferret : Ce n'est pas une histoire d'amour idéale, ce n'est pas une fuite vers un amour fusionnel et extraordinaire. On a affaire à deux êtres traumatisés, l'une séduite par son beau-père à l'âge de 16 ans, l'autre écarté à jamais à cause de la tentative d'assassinat sur son beau-père. Le frère et la soeur se retrouvent après des années, et sous l'initiative du frère, tentent de séduire les riches aristocrates du lac de Côme mais leur fuite en avant, les porte l'un vers l'autre dans un amour interdit, qui leur arrive comme à leur insu.

Ecran Noir : Comment avez-vous adapté le roman de Gladys Huntington? Avez-vous été obligé de le trahir?
René Ferret : J'ai beaucoup allégé le roman. Mais je ne l'ai pas trahi. J'ai repris tous les personnages. J'ai respecté les circonstances. J'ai seulement rajeuni Madame Solario, remplaçant sa beauté fatale en  jeunesse traumatisée.

Ecran Noir : Avez vous connu des difficultés pour financer le film? Je crois que vous n'avez pas été soutenu par une chaîne de télévision hertzienne? Cela signifie-t-il qu'un certain cinéma n'est pas "acceptable" en France dans ce système?
René Ferret : J'ai eu la chance quand même de renouer avec avec un pré-achat de Canal Plus, ce qui a été déterminant pour le film. La région Ile-de-France m'a aidé également pour un troisième film consécutif. Les chaînes hertziennes de télévision sont bien plus difficiles à obtenir pour un cinéma moins inscrit dans les conventions ou les genres.

Ecran Noir : A propos des comédiens, quels ont été vos critères de sélection?
René Ferret : Je choisis surtout mes comédiens en fonction des rôles à pourvoir. J'aime les acteurs modestes et habités qui savent s'inscrire dans un projet et qui n'imposent ni leur nom ni leur soi-disant savoir-faire. Il n'y a pas de recette pour le jeu. A chaque fois, l'acteur doit entrer dans un univers particulier dont seul le réalisateur à la clé. Si l'acteur saisit cette clé, qu'il la fait sienne, il peut exceller. J'ai finalement choisi ma fille Marie pour le rôle de Madame Solario et Cyril Descours (qui sera là à Cotignac) pour le rôle du frère. J'ai mis assez longtemps à choisir l'une et à trouver l'un mais ils ont tous les deux accepté de rentrer dans le jeu. Salomé Stévenin s'est amusée elle aussi à accepter un rôle qui n'était pas forcément évident pour elle au départ.

Ecran Noir : Quelle importance peut avoir une présentation dans un Festival ouvert au public?
René Ferret : C'est toujours touchant et significatif (et un peu angoissant) de présenter le film devant un public pour la quasi première fois. Je suis content que ça tombe sur Cotignac qui va bien faire ressortir l'atmosphère particulière du lac de Côme.

Légère hausse de la fréquentation au Festival de Locarno

Posté par vincy, le 13 août 2012

Le 65e Festival du film de Locarno s'achève sur une légère hausse de sa fréquentation avec 161 680 spectateurs durant les 11 jours du Festival (contre 159 500 l'an dernier).

Le nombre d'accréditations reste stable (3 950), sans doute à cause des capacités limitées d'hébergement dans la cité lacustre helvétique. 900 journalistes de 45 pays ont couvert l'événement. Mais c'est surtout le marché qui a vu une forte progression du nombre de professionnels (970 contre 900 l'en dernier) : la stratégie  d'ouverture vers l'industrie, et notamment avec une importante sélection de projets à financer ou de films sans distributeurs s'avère payante.

Le 66e Festival de Locarno se tiendra du 7 au 17 août 2013. Son président Marco Solari a rappelé que, "parmi les priorités fixées", la manifestation souhaite "une augmentation du marketing mondial du Festival ainsi que le soutien aux efforts de la Ville de Locarno dans la réalisation du Palazzo del cinema, avec pour objectif d’en faire un centre de compétence de l’audiovisuel”.

Hunger Games 2 : un nouveau réalisateur, un cachet énorme pour l’actrice, de nouvelles têtes…

Posté par vincy, le 13 août 2012

The Hunger Games : Catching Fire est l'un des films les plus observés par Hollywood. Après le désistement surprise du réalisateur (voir actualité du 12 avril dernier), le studio Lionsgate a du trouver rapidement un remplaçant, en plus de choisir de nombreux nouveaux acteurs. L'enjeu est d'importance : le premier film, sorti en mars, a rapporté 680 millions de $ dans le monde.

Jennifer Lawrence en a d'ailleurs profité pour revoir son contrat à la hausse : l'actrice, selon The Hollywood Reporter, toucherait 10 millions de $, avec, en bonus, un pourcentage sur les recettes. Elle était payée 500 000$ pour le premier film. Sympathique inflation salariale...

Si Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Lenny Kravitz, Elizabeth Banks, Stanley Tucci, Donald Sutherland, Toby Jones et Woody Harrelson retrouvent leurs personnages du premier opus, beaucoup de nouvelles têtes ont été embauchées.

Et d'abord trois talents déjà confirmés : Jena Malone (Into the Wild, Sucker Punch) dans le rôle de Johanna Mason, Amanda Plummer se mettra dans la peau de Wiress et Philip Seymour Hoffman distillera son talent en jouant Plutarch Heavensbee, Haut Juge qui remplace Seneca Crane, morte dans le premier épisode.

Derniers recrutés en date pour incarner d'autres anciens champions des jeux : Alan Ritchson, machoire carrée, blond, sera Gloss ; Bruno Gunn (Bad Teacher) jouera Brutus ; Meta Golding interprétera Enobaria ; et Lynn Cohen en Mags s'amusera à être la doyenne des vainqueurs (de 80 ans).

Scénarisé par Simon Beaufoy (Slumdog Milionaire), le film, toujours adapté du roman de Suzanne Collins, sera réalisé par Francis Lawrence, qui a signé son contrat début mai. Il remplace Gary Ross. Lawrence (rien à voir avec l'actrice Jennifer) a réalisé des films comme De l'eau pour les éléphants, Je suis une légende, Constantine et des clips pour Jennifer Lopez et Britney Spears.

Le tournage commence début septembre et le film sera dans les salles le 22 novembre 2013 aux USA et le 27 novembre 2013 en France. Le troisième opus sera divisé en deux parties, qui seront en salles le 21 novembre 2014 et le 20 novembre 2015.

Locarno 2012 : Léopard d’or pour le cinéaste français Jean-Claude Brisseau

Posté par vincy, le 12 août 2012

La poésie et le mystère du film de Jean-Claude Brisseau aura séduit le jury de Locarno. Depuis Peau d'homme cœur de bête de Hélène Angel en 1999, aucun cinéaste français n'avait remporté le Léopard d'or du Festival International du Film de Locarno. Brisseau est le 10e réalisateur de l'Hexagone a remporté ce prix. A 68 ans, cet autotodidacte en marge du cinéma national, porte un cinéma mêlant réalisme et fantastique, s'intéressant à la fracture sociale, et sa violence, aux femmes (et leur plaisir), au désir (et sa transgression). La fille de nulle part n'échappe pas à ces thématiques. Brisseau, dont la personnalité sulfureuse l'a conduit dans les tribunaux pour harcèlement sexuel, s'intéresse de plus en plus aux phénomènes paranormaux, qu'il insère dans ses scénarios. Le réalisateur de Noce blanche (qui révéla Vanessa Paradis en actrice) et De Bruit de Fureur remporte ici son prix le prestigieux.

Le jury de la Compétition internationale a livré un palmarès éclectique et cosmopolite. Une comédie américaine pour le prix du jury, un cinéaste chinois sous pression du pouvoir de son pays pour le prix du meilleur réalisateur, son actrice pour le prix d'interprétation féminine, un acteur autrichien pour celui d'interprétation masculine, ...

Notons que Ying Liang, prix du meilleur réalisateur, est actuellement l'objet de harcèlement de la part du gouvernement chinois qui a fait pression depuis des mois pour qu'il abandonne son projet. Le film est une transposition d'un fait divers sur un procès expédié et une exécution sans appel d'un homme accusé d'avoir poignardé des policiers. Le cinéastes est contraint de s'installer à Hong Kong.

Enfin du côté de la Piazza Grande, le prix du public est revenu à la cinéaste britannique Cate Shortland (Sommersault, 2004) pour Lore. L'histoire se déroule en 1945 à la fin de la guerre : un groupe d’enfants, dont les parents, des SS nazis, sont sous la garde des Alliés, s’apprête à traverser l’Allemagne dévastée pour retrouver leur grand-mère à près de 900 kilomètres au Nord.

Et les critiques du magazine professionnel Variety ont remis leur prix à un film français, présenté à la Quinzaine des réalisateurs cette année à Cannes, Camille redouble de Noémie Lvovsky. Le prix est attribué au film qui se distingue à la fois par ses qualités artistiques et par son potentiel pour une sortie en salles.

Compétition internationale

Léopard d'or : La fille de nulle part, Jean-Claude Brisseau, France
Prix spécial du jury : Somebody Up There Likes Me, Bob Byington, USA
Léopard du meilleur réalisateur : Ying Liang pour When Night Falls (Wo Hai You Hua Yao Shuo), Chine/Corée du sud
Prix d'interprétation féminine : An Nai pour When Night Falls (Wo Hai You Hua Yao Shuo), Chine/Corée du sud
Prix d'interprétation masculine : Walter Saabel pour Der Glanz des Tages (The Shine of Day), Autriche
Mention spéciale : le personnage Candy dans le film A Ultima Vez que Vi Macau, "dont la présence puissante malgré son absence résonne auprès du jury comme la représentation de l'immense courage du cinéma portugais à une époque où les faillites des gouvernements et des systèmes sociaux menacent les arts cinématographiques du monde."

Cinéastes du présent

Léopard d'or Cinéastes du présent - Prix George Foundation : Inori, Pedro Gonzaleez-Rubio, Japon
Prix du meilleur réalisateur en devenir : Joel Potrykus pour Ape, USA
Prix spécial du jury Ciné + Cinéastes du présent : Not in Tel Aviv, Nony Geffen, israël
Mention spéciale : Tectonics, Peter Bo Rappmund, USA

Premiers films

Léopard d'or de la meilleure première oeuvre : Memories Look at Me (Ji Yi Wang Zhe Wo), Song Fang, Chine
Mention spéciale : Ape, Joel Potrykus, USA

Piazza Grande

Prix du Public UBS : Lore, Cate Shortland, Royaume Uni/Allemagne
Prix Variety Piazza Grande : Camille redouble, Noémie Lvovsky, France

Sean Penn en piste pour Crazy for the Storm

Posté par vincy, le 11 août 2012

Cinq ans après Into the Wild (56 millions de $ dans le monde), Sean Penn pourrait faire son retour à la réalisation plus tôt que prévu. N'ayant plus de tournage en vue, en tant qu'acteur, il se concentre désormais sur son autre métier. En novembre dernier, il confirmait son intention de filmer The Comedian au printemps 2013 (pour une sortie en 2014, voir actualité).

Mais Warner Bros négocie actuellement avec la star pour qu'il prenne les rênes de l'adaptation du livre Crazy for the Storm. Traduit en français sous le titre de Survivre à tout prix : récit d'un rescapé (Albin Michel, 2010), ce récit autobiographique de Norman Ollestad raconte comment l'auteur alors âgé de 11 ans a survécu à un crash d'avion au sommet d'une montagne, où son père et la petite-amie de celui-ci périrent. Le jeune Norman a utilisé tout ce que son père, ancien agent du FBI et tête brûlée, lui avait appris et notamment comment surmonter ses peurs dans la pratique du ski, du surf et du hockey.

Le scénariste Will Fetters (Remember me, The Lucky One) a exploré les relations père/fils et l'importance de la transmission de savoir.

Sean Penn ne serait que le réalisateur. Warner cherche à l'embarquer dans ce projet depuis quelques temps, et, en cas de refus, proposerait le projet à d'autres cinéastes, notamment Alfonso Cuaron, qui a avoué son intérêt.

Alf, son amour des chats et ses 9 estomacs arrivent sur grand écran

Posté par vincy, le 10 août 2012

The Hollywood Reporter a annoncé la mise en production de l'adaptation sur le grand écran de la série télévisée Alf (Alien Life Form). Vous savez cet extra-terrestre de la planète Melmac assez canaille, très sarcastique, un peu alcoolique, persécuté par le gouvernement, et plutôt inadapté au quotidien terrestre, doté de neuf estomacs et amoureux des chats (enfin disons obsédé à l'idée de les manger, vidéo). Au total, la série comporte 102 épisodes diffusés avec succès aux USA entre 1986 et 1990 sur le réseau NBC. Les tensions sur le plateau de tournage et l'inflation des cachets ont eu raison d'une cinquième saison. Un téléfilm avait été réalisé en 1996, sorte d'épisode final. Une série animée a vu le jour. Marvel avait également décliné le personnage sous forme de BD (plus d'une soixantaine d'épisodes). Sans oublier tous les produits dérivés : peluches, t-shirts, mugs... Alf état une marque, un empire commercial précurseur, avant qu'on ne transforme les jouets en héros de cinéma.

Sony Pictures Animation, qui en acquis les droits, a déjà signé le contrat pour que Paul Fusco, cocréateur de la série, reprenne la voix du personnage velu. Fusco a mis à peine deux mois à convaincre Sony avec un pitch et une vision du film. Le film sera tourné dans un mélange de prises de vues réelles et d'images de synthèse par ordinateur, à l'instar des Schtroumpfs, carton 2011 du studio (563 millions de $ dans le monde, une suite annoncée pour juillet 2013).

C'est d'ailleurs le producteur Jordan Kerner, à l'origine du succès des petits lutins bleus, qui sera en charge, avec les deux créateurs de la sitcom, Fusco et Tom Patchett, du film.

Il reste à choisir le scénariste et le réalisateur. Et les acteurs qui reprendront les rôles de la famille Tanner.

Stephen Frears tourne un téléfilm sur Mohammed Ali

Posté par vincy, le 10 août 2012

Depuis quelques années, Stephen Frears nous gratifie de comédies plus ou moins réussies et légères. Dernière en date, Lady Vegas, sur nos écrans depuis mercredi, qui a séduit à peine 3 000 spectateurs français le jour de son lancement. Il semblerait que le cinéaste opère un virage vers les biopics. Les producteurs du film biographique sur Freddie Mercury, le leader du groupe Queen, l'ont mis en tête de liste pour le réaliser. Le scénario est en phase de finalisation, écrit par Christopher Wilkinson et Stephen J. Rivele (Ali, Nixon). Sacha Baron Cohen devrait interpréter l'icône gay du rock anglais.

En attendant son accord définitif, Frears tourne actuellement  Muhammad Ali's Greatest Fight pour la chaîne de télévision HBO (ce qui n'empêchera pas le film de sortir éventuellement dans les salles à l'étranger ou d'être présenté dans un grand festival. Le film se concentre sur le combat de Mohammed Ali contre le gouvernement américain, dans le cadre de la guerre du Vietnam. Scénarisé par Shawn Slovo, le film est interprété par Danny Glover (dans le rôle du premier juge suprême afro-américain, Thurgood Marshall), le réalisateur Barry Levinson (dans le rôle du juge suprême Potter Stewart), Christopher Plummer, Frank Langella, Benjamin Walker.

Le récit se concentre essentiellement sur deux années de sa vie. Mohammed Ali, qui fut ovationné lors de la cérémonie des J.O. de Londres il y a deux semaines, avait refusé, en 1966, de servir dans l'armée américaine et devint objecteur de conscience. En avril 1967, il refuse l'incorporation et le 8 mai il est jugé. Le 20 juin, il est condamné à 5 ans d'emprisonnement, perdant du même coup sa licence de boxe et son titre. Grâce à son appel, il ne sera pas incarcéré mais son affaire ne sera résolue que par la Cour Suprême en 1971. Il devra attendre 1974 pour récupérer son titre de champion du monde poids lourds.

Frears a deux autres projets en ligne de mire : le remake américain de son propre film, The Hit (1984) et l'adaptation du documentaire The Bengali Detective (voir actualité du 19 novembre 2011).