Etoiles d’or : ce sera mieux que les Globes de Cristal

Posté par vincy, le 8 février 2009

Ce ne sera pas difficile. Après le fiasco de la cérémonie des Globes de Cristal, les Etoiles d'Or du cinéma ont un boulevard pour transformer leur soirée cérémoniale en moment convivial. Pas de Jean-Luc Delarue, pas de faux électeurs, et Isabelle Adjani s'étant cassée le bras entre temps, elle ne risque pas de venir en invitée tatouée.

Les Etoiles d'or célèbre leur dixième anniversaire et offriront, pour l'occasion un concert de Reinhardt Wagner, qui interprétera ses compositions. Wagner est notamment attaché aux films de Beinex, Pascal Thomas, Barratier, et à la "famille" de Jean-Michel Ribes.

12 étoiles d'or seront remises. Entre les murs, Un conte de Noël, Le premier jour du reste de ta vie sont les trois favoris.

Meilleures ennemies : la guerre des miss

Posté par vincy, le 7 février 2009

 kate hudson anne hathaway meilleures ennemies
« Le mariage est le premier jour du reste de votre vie. Jusque là vous étiez mortes. »   

L'histoire : Liv et Emma sont les deux meilleures amies du monde, depuis vingt ans. Depuis ce goûter au Plaza, où les deux se promirent un jour de se marier, au Plaza de New York, en juin. Le problème est que, vingt ans plus tard, elles se retrouvent avec la bague de fiançailles au doigt, en même temps, quelques semaines avant le mois de juin. Heureusement, il y a encore des possibilités et grâce à Marion St Claire la plus prestigieuse des "wedding palnners" de la ville, les deux amies pourront se marier dans l'endroit de leur rêve. Hélas, une erreur de l'assistante de St Clair détruit leurs espoirs et il ne restera plus qu'une seule date, un seul créneau horaire pour les deux mariages...

Notre avis : Une brune, une blonde. Deux mariages. Une seule date au même endroit. A partir de ce concept, les scénaristes de Meilleures ennemies ont fait un film en trois temps : la période idyllique amicale, la guerre homérique des rivales et le(s) mariage(s) hystérique(s) fatal(s). Le deuxième acte a évidemment nos faveurs. La cruauté des coups, la jubilation à les voir se crêper le chignon (bleu) ou se faire la peau (orange), permet à cette énième comédie sur le mariage de se singulariser, un peu.

Evidemment, il faut déjà s’immerger dans ce délire névrotique qu’est le mariage. Un rêve de petite fille, dans une déco kitsch, entraînant un esthétisme spécifique. Le temps des illusions perdues n’amène pas forcément d’amertume tant le milieu environnant de ces new yorkaises paraît chic et sophistiqué. Heureusement, la brune – Anne Hathaway, renversante comme à son habitude – et la blonde – Kate Hudson, de plus en plus similaire à sa mère, Goldie Hawn – mettent du piment dans le sucre glace.

Il en fallait; tant l’installation du sujet est laborieuse. Voire caricaturale : l’avocate prédatrice, cupide, dominatrice et la prof soumise, simple, chasseresse. Elles ne seront pas sauvées par les deux prétendants fades et banals, des « Ken » interchangeables, sans aucun charisme, et d’ailleurs assez impuissants et largués dans cette « guerre des Miss ». Dès lors qu’elles deviennent agressives, compulsives, la comédie s’emballe et les délires font plaisir. Car le spectateur est sadique, c’est bien connu. Les deux filles y gagneront, en perdant un peu de son arrogance ou en gagnant en assurance. Et ce joyeux bazar se calmera pour le meilleur et pour le pire. Le film ne parvenant jamais à équilibrer les deux, nous assommant avec une morale en voix off, assez niaise. Reste qu’on se demande toujours pourquoi le mariage est « le plus beau jour de la vie d’une fille. »    

Berlin : The Reader émeut, Kate Winslet séduit

Posté par MpM, le 7 février 2009

berlinale kate winslet ralph fiennesPour cette première journée de festival, c’est un film hors compétition qui a monopolisé toute l’attention berlinoise. Little soldier d’Annette K. Olesen (un thriller intimiste entre un père proxénète et sa fille récemment revenue de la guerre) et Ricky de François Ozon (comédie réalistico-symbolique sur une famille étrangement bouleversée par la naissance du petit dernier) ont en effet été élégamment éclipsés par le très attendu The reader (Le liseur) de Stephen Daldry. Logique pour un film cinq fois nommé aux Oscar (dont meilleur film et meilleur réalisateur) et adapté d’un best-seller, le roman éponyme de Bernhard Schlinck…

Plus encore que la présence du réalisateur ou de son interprète masculin Ralph Fiennes, la venue de Kate Winslet a littéralement électrisé la capitale allemande. L’actrice, qui interprète une ancienne gardienne de camp de concentration, rôle pour lequel elle a déjà reçu le Golden Globe du meilleur second rôle féminin, s’est retrouvée sous un feu nourri de questions allant de son rapport à la nudité à son opinion sur la manière dont on enseigne l’Holocauste aujourd’hui. Elle a expliqué s’être énormément documentée sur cette période de l’histoire afin de mieux entrer dans son personnage. "C’était très compliqué pour moi de jouer ce rôle", a-t-elle avoué. "J’ai éprouvé une grande responsabilité. Il était difficile de trouver le bon équilibre entre la honte ressentie par Hannah et la culpabilité dont elle prend conscience au moment de son procès. Pour autant, il aurait été faux de tenter de l’humaniser… même s’il fallait aussi qu’elle reste un être humain également capable de faire parfois preuve de chaleur."

L’interprétation de la comédienne est à ce titre extrêmement subtile, entre rudesse et passion, violence et douceur, monstruosité et banalité. L’Oscar pourrait facilement être au bout du chemin… Le film, lui, s’inscrit dans un surprenant retour en force des intrigues liées à la seconde guerre mondiale dans le cinéma américain : Walkyrie de Bryan Singer, Adam resurrected de Paul Shrader (présent en section parallèle), The boy in the striped pyjamas de Mark Herman, Inglorious basterds, le prochain Quention Tarantino… et même international ! Rien qu’à Berlin on découvrira quatre films ayant pour toile de fond cette période de l’histoire récente (John Rabe de Florian Gallenbreger, North face de Philipp Stolz…). La Scandinavie semble même s’être fait une spécialité des "actionners" situés pendant le conflit mondial, comme Max Manus des Norvégiens Joachim Roenning et Espen Sandberg, qui raconte l’histoire vraie d’un saboteur ayant combattu l’occupant nazi…

Immanquablement, le retour en force de ce type de films fait grincer quelques dents : faire de l’art (et de l'argent) avec un sujet tel que l’Holocauste choque encore de nombreux professionnels… et Stephen Daldry, malgré la qualité de The reader, n’a pas échappé aux remarques acerbes. Lui, pourtant, se défend d’avoir fait un film sur la Shoah. "Le sujet est l’Allemagne d’après-guerre", clame-t-il. C’est justement ce que les esprits chagrins lui reprochent : ce mélange de love story sensuelle et de récits terribles sur le fonctionnement d’Auschwitz… Pourtant, à bien y regarder, c’est le cas de la plupart des films à venir, qui ne se sentent plus obligés de témoigner sur le passé et n’éprouvent aucun malaise à utiliser la force dramatique et romanesque de ce traumatisme récent. On jugera sur pièces, mais le fait est que ces histoires ne viennent pas de nulle part : elles plaisent au public international et remplissent les salles, voire récoltent des prix. On n’a donc pas fini de voir des nazis parler anglais dans des thrillers haletants et des comédies sentimentales tragiques…

Kusturica a trouvé son révolutionnaire : Pancho Villa

Posté par vincy, le 6 février 2009

Après le Che de Soderbergh, Pancho Villa par Emir Kusturica. Le cinéaste serbe projette de réaliser un "biopîc" sur le révolutionnaire mexicain. Le scénario est en cours d'écriture, avec Gordan Mihic, son collaborateur habituel, et s'intitule : Sept amis de Pancho Villa et la femme aux six doigts. Il s'agit de l'adaptation du livre de James Carlos Blake (Les amis de Pancho Villa, Rivages). La société de production française Fidelité prépare actuellement le tournage, qui aurait lieu au Mexique, en Espagne et en Serbie à la fin de l'année. La sortie n'est donc pas prévue avant fin 2010.

Kurturica espère pouvoir convaincre Javier Bardem d'endosser le costume du révolutionnaire, une trentaine de fois incarné au cinéma. Antonio Banderas, Yul Brynner, Telly Savalas, Raoul Walsch, Wallace Beery (dans Viva Villa, cité à l'Oscar du meilleur film en 1934) font partie de la longue liste d'interprètes. Pedro Amendariz Jr l'a joué quatre fois depuis 1957 dans Asi era Pancho Villa, Pancho Villa y la Valentina, Cuando viva Villa! es la muerte, la série "Aqui esta Pancho Villa" et Old Gringo, film où se côtoyaient Jane Fonda et Gregory Peck en 1989.

Pour Kusturica, après son documentaire sur Maradona, il s'agira de son premier film de fiction depuis Promets-moi, présenté à Cannes en 2007. Ce fut son premier gros échec public, et la première fois qu'un de ses films n'a été primé nulle part.

Sex & the City, la suite est en phase préliminaire

Posté par vincy, le 6 février 2009

C'est officiel. C'était d'ailleurs trop tentant. Malgré un script faiblard, la version cinéma de la série culte "Sex & the City", a rapporté 415 millions de $ dans le monde. Cela en fait la deuxième comédie la plus populaire de l'année 2008, et aux Etats-Unis, il s'agit même du leader dans le genre.

La suite est donc dans les tuyaux. Les quatre comédiennes - Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon et Kristin Davis - ont signé leur engagement, tout comme le réalisateur et scénariste Michael Patrick King. Pour New Line, l'idée serait de sortir le film pour l'été 2010.

Le festival des Scénaristes croise les regards de Jean Gruault et Pascal Ferran

Posté par vincy, le 6 février 2009

jean gruault francois truffaut lPascal Ferran (Lady Chatterley) est son invitée d'honneur cette année. Le 12e Festival international des scénaristes de Bourges (25-29 mars 2009) vient de confirmer sa présence à deux séminaires. D'une part l'analyse comaprative de deux versions de Lady Chatterley, d'autres part une rencontre avec Jean Gruault, bientôt 85 ans.

Il s'agira aussi d'un hommage à ce scénariste qui a collaboré à des films aussi mythiques que Jules et Jim, l’Histoire d’Adèle H., La chambre verte, La vie est un roman... Outre Truffaut et Resnais, il a travaillé avec Jean-Luc Godard , Jacques Rivette, Chantal Akerman… C'est Roberto Rossellini qui l'avait poussé à devenir scénariste. Il a aussi été dialoguiste pour Téchiné et les frères Dardenne.

Grâce à Mon oncle d’Amérique, il avait été nommé au César et à l'Oscar du meilleur scénario. Les Donatello italiens l'avaient primé comme meilleur scénariste pour ce film de Resnais, et les critiques de New York avait récompensé son travail avec Truffaut pour L'histoire d'Adèle H. Il a aussi écrit des pièces de théâtre, des livres (dont une autobiographie).

Lié à l'origine à la bande des Cahiers du Cinéma, Jean Gruault est l'un des initiateurs dans l'ombre de la Nouvelle Vague, après avoir été l'interprète de quelques films, dans la lumière. Pour chaque scénario, il rassemble des centaines de notes et de documents, cherchant toujours une forme de sincérité et de naturalisme plutôt qu'une forme littéraire ou un style.

(photo : Gruault et Truffaut sur le tournage de L'enfant sauvage)

Berlin : une ouverture « internationale » dans l’air du temps

Posté par MpM, le 6 février 2009

clive owen berlinaleLa 59e Berlinale aurait-elle besoin, année après année, de continuer à affirmer son identité forte de festival engagé et politique, toujours à l’affût de la manière dont le cinéma traite les préoccupations et questionnements actuels ? Toujours est-il que, pour cette édition, elle a réussi le coup médiatique de proposer en guise de film d’ouverture un thriller politique, The International, d’ores et déjà qualifié de "visionnaire" parce que traitant de la corruption mondialisée du milieu bancaire.

A l’issue de la projection réservée à la presse, Tom Tykwer (Cours, Lola, cours, Le parfum) et Clive Owen (son acteur principal) ont ainsi eu à répondre à de nombreuses questions portant sur la crise économique actuelle et le monde de la finance en général… mais aussi sur leur capacité à mettre en route un tel projet bien avant que la situation réelle ne rejoigne la fiction. "Nous avons commencé à travailler sur ce film il y a six ans", a patiemment expliqué le réalisateur allemand. "Lorsque l’on m’a proposé de faire un thriller paranoïaque dans lequel une banque serait le méchant, j’ai tout d’abord trouvé ça extravagant et exotique… même si l’on pourrait dire que cela tombe sous le sens. Mais bien sûr, nous n’avions pas de boule de cristal pour prévoir ce qui allait arriver. De toute façon, le film ne parle pas de la crise bancaire actuelle mais du système sur lequel repose notre vie. La crise bancaire est seulement une illustration de l’état critique dans lequel ce système nous a mis. Ce que l’on voit dans le film se passe depuis longtemps déjà."

Justement, que se passe-t-il dans ce film rebaptisé L’enquête en français, et que l’on pourra découvrir sur les écrans le 11 mars prochain ? S’inspirant du scandale de la faillite de la banque of credit and commerce international qui avait ruiné 6 000 épargnants en 1991, le scénariste Eric Singer a imaginé un divertissement standard (efficace mais dénué d’originalité) où Clive Owen et (dans une moindre mesure) Naomi Watts traquent une banque suspectée de trafics d’armes, de blanchiment d’argent et même de meurtres. Toutefois, la composante "politique" ne dépasse guère l’anecdotique, et l’on pense plus à James Bond ou Jason Bourne qu’aux Hommes du président ou aux 3 jours du Condor… Tykwer s’avère en effet bien plus à l’aise dans les scènes d’action (notamment une réjouissante fusillade dans la rotonde du Musée Guggenheim de New York) que dans le polar proprement dit, avec intrigue foisonnante et implications vertigineuses.

Le film ne joue d’ailleurs pas à fond la carte du complot tentaculaire et s’en sort par une pirouette un tantinet facile. Peut-être en raison de l’absence totale d’épaisseur accordée aux personnages, et principalement à celui de Naomi Watts, étrangement contrainte de jouer les faire-valoir, les dialogues ont même tendance à être lénifiants et les explications bâclées. Pourtant, on peut incontestablement mettre au crédit du film son dénouement ultime, qui démontre une volonté d’aborder ces délicats problèmes financiers de façon non angélique... tout simplement parce qu’il n’existe pas de solution simple pour les résoudre définitivement ?!

Deux poulpes aux Oscars

Posté par geoffroy, le 5 février 2009

oktapodiLa qualité de l’animation française n’est plus à prouver. Outre une production nationale fort respectable depuis maintenant une bonne dizaine d’années, un nombre important de nos animateurs exercent leur talent à l’étranger, en Europe, au Japon et aux Etats-Unis chez les géants Dreamworks, Pixar ou encore Sony.

Vitrine de ce dynamisme créatif, l’école de l’image des Gobelins, considérée par tous comme la meilleure du monde, sera à l’honneur le 22 février prochain. En effet, Oktapodi, court-métrage de fin d’études 2007 réalisé par six étudiants des Gobelins, a été sélectionné pour concourir à la cérémonie des Oscars 2009 dans la catégorie du meilleur court-métrage d’animation. Tout simplement unique pour une école dont les moyens et le temps ne sont en rien comparables à celui d’un studio. Précédé d’une réputation élogieuse (le film a déjà récolté de nombreux prix), ce petit bijou d’inventivité de 2m30 sera, entre autre, en compétition face au géant Pixar et son Presto.

« J’ai du mal à comparer notre film à ceux de Pixar, leurs moyens sont mille fois supérieurs, et ça se voit » délivre Quentin Marnier, l’un des six étudiants responsable de cette savoureuse course poursuite de deux poulpes amoureux essayant d’échapper au « cuistot » d’un restaurant d’une île grecque. Le rythme et la qualité de l’animation ne trompe personne et il n’est pas surprenant d’apprendre que les six animateurs sont déjà sous contrat en France ou à l’étranger.oktapodi oscars

Si cette sélection vient renforcer la présence française aux Oscars (Entre les murs de Laurent Cantet dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère, musique originale pour "L'étrange histoire de Benjamin Button" du compositeur Alexandre Desplat et Manon sur le bitume d'Elizabeth Marre et Olivier Pont dans la catégorie du meilleur court métrage), elle doit consolider la politique de re-localisation de la production en France. Cet effort d’investissement est indispensable pour garder ou faire revenir nos animateurs que tant de grands studios s’arrachent aujourd’hui.

Oktapodi réalisé par Julien Bocabeille, François-Xavier Chanioux, Olivier Delabarre, Thierry Marchand, Emud Mokhberi et Quentin Marmier est à visionner sur le site http://www.gobelins.fr. Il a déjà reçu de nombreux prix à casablanca, Anima Mundi, Hiroshima, Annecy, Imagina 2008...

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site officiel du court métrage d'animation

Béart, Binoche, Huppert, Lemercier … : histoires d’a avec des chansons

Posté par vincy, le 4 février 2009

Dans les coulisses, il y a Cécile Togni, styliste (Lancel) et DJ des Putafranges. L'autre DJ du groupe est la chroniqueuse musique (c'est un métier?) Tania Bruna-Rosso (Canal +). Elles ont initié un album étrange.  Un coup marketing intriguant. D'autant que le groupe rock qui rochestrera l'ensemble est mené à la baguette par Bertrand Burgalat, compositeur de la musique des Nuits fauves mais aussi producteur et arrangeurs d'artistes comme Alain Chamfort, Philippe Katerine, Supergrass, Alizée, Christophe Willem et Valérie Lemercier.

Pour elle il a composé les musiques de Quadrille et Palais Royal! mais aussi son célèbre "Goûte mes frites", en 1996. Là il l'accompagnera sur "Par amour, par pitié", reprise de Sylvie Vartan. Car l'album "Madame Aime..." qui paraîtra au printemps est une rencontre entre des chansons de variété et des actrices variées.

Elles reprendront essentiellement des pop songs des années 80. Nombreuses ont celles qui ont déjàa chanté dans un film ou enreigistré un album. Juliette Binoche ("L'homme de sa vie", Diane Dufresne), Isabelle Huppert ("Comme un garçon", Sylvie Vartan, bis), Emmanuelle Béart ("Les parfums de sa vie", Art Mengo), Sylvie Testud ("La fièvre dans le sang", Alain Chamfort), Virginie Ledoyen ("L'amour à la plage", Niagara), Isabelle Carré ("Confidence pour confidence", Jean Schultheis). La compilation devrait aussi accueillir Clotilde Courau, Mélanie Laurent, Nathalie Baye, Cécile Cassel, Joanna Preiss et Emma de Caunes. Sa version d'"Histoires d'A" des Rita Mitsouko sera le premier single, en vente le 30 mars.

Les Oscars à l’ère du zapping…

Posté par vincy, le 4 février 2009

oscars 2009Les Oscars doivent subir au minimum une cure de botox, au mieux, un sérieux lifting. L'enrôlement de Hugh Jackman comme Maître de cérémonie donne le La. La période humoriste est, pour l'instant, révolue. Le comédien, que l'on verra bientôt dans Wolverine dont il vient de tourner quelques nouvelles scènes, a fait appel à Baz Luhrman, son réalisateur sur Australia, pour le "coacher".

Changement de producteurs (ceux de la comédie musicale Dreamgirls sont aux commandes), de présentateur, mais pas seulement. Avec son plus bas niveau d'audience en 34 ans en 2008, le déclin est amorcé : l'enjeu des gagnants n'est plus si dramatique. Souvent les favoris se retrouvent bredouilles. Et l'absence de blockbusters dans les principales nominations détournent le grand public, qui désormais zappe à chaque moment ennuyeux, notamment quand les remerciements n'ont aucune intensité.

Ainsi, le président de l'Académie des arts et des sciences du cinéma, Sid Ganis, a assuré que "le spectacle prendra des risques audacieux".

Le New York Times a ainsi divulgué quelques pistes : l'abandon du monologue d'introduction (oh non!!!!), la diminution du nombre dépisodes déjà en boîtes au profits de numéros en direct. Les remettants ne seraient pas connus avant la cérémonie, afin de préserver le suspens. Et surtout les Oscars, trois semaines après le Superbowl, pourraient devenir une rampe de lancement pour des films à venir (des blockbusters évidemment) en passant au cours de la soirée des extraits exclusifs.

Les organisateurs espèrent aussi que les nommés auront des discours "brefs, personnels, sincères", c'est-)-dire mémorables, émus, dramatiques. de quoi retrouver les 40 millions de spectateurs que les Oscars attiraient il y a encore quelques années.

Pourquoi n'étaient-ils que 32 millions l'an dernier? Selon les deux journaux spécialisés d'Hollywood, le format est trop long, inadapté à l'ère du web, incitant au zapping. Et surtout, parmi les films sélectionnés pour l'Oscar du meilleur film, il n'y avait qu'un hit (Juno). Hélas cette année, si deux films (Benjamin Button et Slumdog) peuvent être considérés comme populaires, les trois autres ont des box offices très confidentiels. Espérons que les stars brilleront pour attirer le téléspectateur.