Posté par vincy, le 4 février 2009
Effet Obama? En tout cas Barack est en arrière-plan de deux festivals de cinéma. La culture afro-américaine n'en finit plus de passionner, fasciner, donner des idées aux organisateurs d'événements.
Ainsi Charles Burnett est l'invité de deux manifestataions en France, à Manosque puis à Saint-Denis. Les 22e rencontres de cinéma de Manoque la venue du réalisateur indépendant afro-américain , connu pour ses films Killer of Sheep et La rage au coeur. Killer of Sheep, dans la veine du néoréalisme italien, classé parmi les cinquante films les plus importants de l'Histoire du cinéma américain, a été projeté en ouverture, hier. "Avec Charles Burnett, il y a une cohérence avec ce qui s'est passé dans l'histoire récente et le parcours de Barack Obama", souligne Pascal Privet, chargé de la programmation. Outre ses deux films les plus connus, il a sélectionné Warming By the Devil's Fire et My Brother's Wedding.
Se déroulant du 3 au 8 février, les Rencontres de Manosque présenteront aussi en avant-première le film de la globe-trotteuse Claire Denis, 35 Rhums.

A 900 kilomètres de là, le 9e Festival de cinéma de Saint-Denis lance sa Black Revolution, dédiée au rêve américain du melting-pot et aux combats des afro-américains contre la ségrégation. Du 4 au 10 février, le festival s'intéresse à la manière dont le cinéma a accompagné les luttes des mouvements afro-américains. Soit au total une centaine de films rares, inédits ou en avant-première, associés à des rencontres et des concerts. On pourra voir ainsi Stormy Weather, Boyz'N the Hood, Loin du Paradis, Mirage de la vie, Foxy Brown, Ghost Dog, ou encore Malcom X...
Du passé esclavagiste à la culture rap, cette édition "dresse le tableau d'une Amérique marquée par les fluctuations du rêve du melting-pot, encouragé ou rejeté selon la nature des crises qui ont secoué la société", expliquent les organisateurs.
L'acteur Melvin Van Peebles, initiateur du genre Blaxploitation en 1971 avec son film culte Sweet Sweetback's Baadasssss Song (en ouverture) rejoint Charles Burnett parmi les invités de prestige. Anne Crémieux, auteure d'un essai, Les Cinéastes noirs américains et le rêve hollywoodien (L’Harmattan) participera à une rencontre.
Une chose est sûre. On peut toujours parler d'opportunisme, il serait impossible en France de faire une telle programmatoion sur le même sujet.
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Rencontres de Manosque
Festival de Saint-Denis
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Posté par denis, le 4 février 2009

A savoir : Morse a reçu le Grand prix et le prix de la critique du festival de Gerardmer. Il avait déjà obtenu le prix de la critique aux festival de Toronto, au Nat Film festival et au festival du film fantastique de Puchon mais aussi le prix du meilleur film au festival du film nordique de Göteborg, au festival du film de Tribeca, au festival FantAsia. Un remake est déjà en préparation aux Etats-Unis. Matt Reeves (Cloverfield) en sera le réalisateur.
L'histoire : Oskar est un jeune adolescent de 12 ans, vivant près de Stokholm, au début des années 1980. Il est régulièrement martyrisé par ses camarades de classe, ne trouvant pas la force de répliquer il passe ses nuits à rêver de vengeance, répétant des attaques au couteau dans la cour de son immeuble. Un soir il rencontre la jeune Eli, qui est depuis peu sa voisine, habitant seule avec un homme. Eli semble être une jeune fille de 12 ans mais elle est étrangement pâle, ne sort que la nuit et ne semble pas être affectée par le froid de l'hiver Suédois. Très vite, Eli intrigue Oskar, de plus son arrivée dans le quartier coïncide avec une série de meurtres et de disparitions mystérieuses. Oskar ne tardera pas a découvrir la vérité : Eli est un vampire. Leur complicité n'en souffrira pas au contraire elle n'en sera que plus forte.
Notre avis : Petit film venu du froid, cette étrange histoire d’amour et de sang parvient magistralement à renouveler le mythe du vampire. Primé dans de nombreux festivals, Morse, de Tomas Alfredson, en effet mérite sa réputation et va bien au-delà de ce que l’on a l’habitude de voir au cinéma.
Sur fond d’amitié et d’enfance, ce drame humain est avant tout d’une parfaite maîtrise tant au niveau du cadre que de la photo. Bleutée et vacillante, l’image de Morse est à contre-pied de celles chaudes et sanguines des films habituels de vampires. Posée, voire lente, elle prend le temps d’installer ses personnages dans leurs tourments existentiels (même si la plupart des protagonistes ne sont que des enfants), et de les définir dans leurs fragilités. Tout le film semble d’ailleurs soutenu par une mince couche de glace pouvant se briser à tout instant. Reste à savoir sous les pieds de quel enfant : le gentil albinos, la mystérieuse petite fille, ou les bêtes et méchants camarades d’école.
Cette incertitude donne au film sa tonalité tragique et belle à la fois. Plus l’intrigue informe le spectateur et plus elle se distingue des clichés auxquels elle est rattachée. Morse en cela se permet même des scènes jusque là inédites dans la mythologie vampirique et que peu de pays oserait mettre en images.
Morse est un bijou délicat, à peine sculpté, un drame humain bouleversant confirmant après Les Prédateurs et Aux frontières de l’aube la porté universelle du mythe vampirique.
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Posté par geoffroy, le 3 février 2009
« - Je veux seulement connaître la vérité.
- La vérité est compliquée ».
L'histoire : L'agent du FBI Roy Clayton enquête sur un complot international. Tout semble accuser l'ancien officier des opérations spéciales US Samir Horn, personnage mystérieux aux relations inquiétantes. Horn a le don étrange de surgir juste avant qu'une opération n'échoue, et de prendre le large avant qu'on ait pu l'interroger.
La section inter-agences chargée de l'appréhender rencontre le vétéran Carter, un freelance de la vieille école qui loue ses services à la CIA et semble en savoir long, et l'agent du FBI Max Archer. L'équipe croit découvrir la preuve des activités illicites de Horn au Yémen, à Nice et à Londres, mais de nouvelles et surprenantes révélations amènent Clayton à s'interroger sur les motivations de Horn.
Notre avis: Avec Trahison, premier long-métrage du scénariste / réalisateur Jeffrey Nachmanoff, nous voguons dans les eaux calmes, donc ennuyeuses, du film d’espionnage à tiroirs un brin poussif. Si l’ensemble ne dénote pas des critères habituels pour une production hollywoodienne avec star à l’affiche (Don Cheadle, impeccable), il n’y a pas grand-chose à dire de cette énième déclinaison « étasunienne » du terrorisme, si ce n’est le manque cruel de point de vue autour de ces réseaux internationaux complexes, contradictoires et surtout interdépendants. En deçà de l’efficacité cinématographique du dernier Ridley Scott (Mensonges d’Etat, déjà pas fameux, avait tout de même une maîtrise de caméra certaine), Trahison perd l’originalité de son propos par une scénarisation m’a tu vu dont le dénouement, grotesque, condamne l’errance psychologique du personnage principal, Samir Horn.
Ancien officier des opérations spéciales US d’origine soudanaise, Horn, de confession musulmane, loue ses services d’artificier à des forces terroristes bien décidées à en découdre avec l’Oncle Sam. Traqué par le F.B.I, son profil s’avère suffisamment intriguant – au départ en tout cas – pour espérer une histoire a priori moins codifiée que d’ordinaire. En effet, si l’entame brouille les pistes et offre un trompe l’œil sur l’anti-terrorisme primaire des Etats-Unis, la suite, comme tétanisée par l’enjeu, n’arrive jamais à dépasser ce cadre introductif pourtant prometteur. La narration s’étire inutilement et l’histoire, devenue ronronnante, ne tient ni la route, ni en haleine. Le récit, construit essentiellement par le biais d’un montage parallèle superposant les agissements du mystérieux Horn et l’enquête de F.B.I menée par l’agent Clayton (Guy Pearce, effacé), tente de dynamiser la trame des agissements en cours. Mais rien n’y fait et le film survol inexplicablement son propos liminaire pour nous livrer, sans l’ombre d’une perspective, une suite d’évènements aussi prévisibles qu’inoffensifs. Sans être totalement inintéressant, c’est juste lassant.
Incapable d’offrir une substance aux motivations personnelles de chacun, l’interaction des trois personnages principaux (le terroriste fanatique cultivé Omar, interprété par Saïd Taghmaoui, l’agent du F.B.I intègre Clayton et Horn) s’articule selon le contexte géopolitique dominant. Cette optique tend à dresser des stéréotypes qui oblitèrent, de fait, les questions éthiques propres à chaque situation envisagée. Le dénouement, philosophiquement stupide, emprisonne alors le long-métrage dans un parti pris démonstratif générateur de vide. A la question posée : jusqu’où est-on prêt à aller au nom de ses convictions, le film ne répond pour ainsi dire jamais. Cette vacuité du propos est en soi la faiblesse cinématographique de Trahison.
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Posté par Morgane, le 3 février 2009
« - j’voulais te demander un service. Tu veux pas qu’on fasse l’amour ? »
L'histoire : LOL ? ça veut dire « Laughing Out Loud -mort de rire- » en langage texto. C’est aussi comme ça que les amis de Lola l’appellent. Pourtant, le jour de la rentrée, Lola n’a pas le cœur à rire. Arthur, son copain, la provoque en lui disant qu’il l’a trompée pendant l’été. Et sa bande de potes a le don de tout compliquer. Tout comme sa mère, Anne, avec qui le dialogue est devenu impossible, et pas seulement parce-qu’elle ignore ce que LOL signifie. Que ses parents aient divorcé est une chose. Qu’Anne traite son ado comme une enfant en lui mentant sur l’essentiel, par exemple sur le fait qu’elle revoit son ex en cachette ou qu’elle se fait draguer par un flic, en est une autre. De son côté, Anne se demande ce qui a bien pu arriver à sa douce petite fille. De la fusion à la confusion, entre joints et capotes (chez l'une ET l'autre), les relations mère-fille bouillonnent d’amour et de LOL.
Ce que l’on en pense : La jeune Vic de La Boum de Claude Pinoteau a bien grandi. Sophie Marceau est désormais devenue maman, elle-même confrontée aux histoires d’amour, et autres, de Lola (Christa Theret, vue dans Et toi t'es sur qui?), sa fille.
Lisa Azuelos (Comme t’y es belle) filme avec beaucoup de tendresse cette jeune ado pour qui l’année de seconde ne sera pas de tout repos. Tromperies, amours, conflits, amitiés…tout est là. La caméra suit Lola, l’observe se débattre, pleurer, rire et grandir. Il semble bien dur d’être lycéenne, et c’est vrai. Mais ce que l’on peut reprocher au film réside dans son manque d’universalité. Bien loin du monde d’Entre les murs, LOL se situe aux antipodes, dans un lycée parisien plutôt bourgeois où le monde des adolescents est réduit à une petite bulle dorée faite d’appartements grandioses, de coupes de cheveux et de fringues hyper tendance, de Sms, Msn & co… La superficialité semble faire fureur laissant un peu le spectateur sur le bord de la route. Ici tout est toujours trop. Les nanas sont trop des tepu et les mecs, trop des bâtards. De l’autre côté de l’écran, le spectateur, quant à lui, fait rapidement une trop de dose de cet univers un peu loin des réalités. La candeur n’atteint pas uniquement les plus jeunes. Le personnage de Sophie Marceau, femme divorcée, la quarantaine, mère de trois enfants, vit au cœur d’une véritable naïveté maternelle. Lisa Azuelos nage alors dans les eaux roses d’un univers idéalisé où seule la légèreté régit le monde.
Néanmoins, côté divertissement, le film réussit son pari. Les personnages, dont celui de Marceau en mère poule moderne, sont marrants et assez attachants. Les grimaces de l'actrice autrefois ado et les discussions de la bande de potes de Lola nous font sourire, quant à leurs peines de cœur, elles nous touchent. Fraîcheur et légèreté sont donc bel et bien au rendez-vous. Les ados adoreront sûrement LOL, le trouvant trop top. Pour les autres, le film sera certainement un bon moyen de prolonger l'observation sociologique de cette jeunesse incompréhensible.
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Posté par MpM, le 3 février 2009
" - Tu sais ce que j'ai l'habitude de prendre au petit déjeuner? De la cocaïne!"
L’histoire : Wheeler et Danny vont de collège en collège pour faire la promotion d’une boisson énergisante. Mais un particulièrement mauvais jour, ils détruisent le camion de leur employeur et ont affaire à la police. L’alternative est simple : 30 jours de prison ou 150h de travaux d’intérêt général dans une association à but pédagogique auprès d’enfants en difficulté. Voilà les deux éternels adolescents immatures forcés de devenir des adultes modèles…
Ce qu’on en pense : Depuis quelques temps, les "comédies pour adultes" ont le vent en poupe. Le principe est simple : humour irrévérencieux et en-dessous de la ceinture, références explicites au sexe, vocabulaire cru et personnages border line. Paul Rudd, ici auteur, acteur et réalisateur, en est l'une des valeurs sures, comme Judd Apatow. Rien que les titres sont déjà tout un programme : En cloque, mode d’emploi, 40 ans toujours puceau ou encore Supergrave. Le résultat, lui, est plutôt surprenant, entre farce potache, satire sociale et portrait cinglant d’une Amérique bien pensante bourrée d’hypocrisie et de clichés.
Dans ce nouvel opus (qui mêle une partie des acteurs abonnés comme Seann William Scott, ainsi que le réalisateur de Wet hot americain summer et The ten, David Wain), les cibles sont multiples : des associations caritatives pleines de bonnes intentions aux campagnes anti-drogues sponsorisées par une boisson énergisante, en passant par le mythe de l’enfant défavorisé qui a besoin d’aide. Même si la traduction française a tendance à affadir les propos fleuris des différents personnages, on rigole franchement devant ces adultes immatures confrontés à ces enfants qui, au final, leur renvoient comme une caricature d’eux-mêmes et de l’aspect exaspérant qu’ils peuvent avoir auprès de leur entourage. La métaphore du jeu de rôle est ainsi plutôt bien choisie (et exceptionnellement pas trop caricaturale) et les échanges entre Wheeler, l’obsédé sexuel, et son protégé de dix ans sur la manière de regarder les poitrines féminines sans se faire prendre est plutôt savoureux…
Mais bien sûr, l’irrévérence a ses limites, et le film ne parvient pas à s’extraire totalement du cadre convenu de la comédie américaine traditionnelle. La trame narrative est ainsi tristement banale (tout va mal, puis ça commence à aller mieux, avant le dernier obstacle qui mène au happy end) et impossible d’échapper à la traditionnelle morale finale bourrée… de bons sentiments. L’impression que laisse le film (au-delà de son aspect indéniablement ludique), c’est que s’il est relativement aisé de s’extraire d’une forme conventionnelle, il n’est toutefois pas donné à tout le monde de savoir jouer sur le fond.
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Posté par MpM, le 3 février 2009
Le rêve de tout festival, c’est probablement le doublé réussi par la Mostra de Venise en août dernier : s’offrir en même temps Brad Pitt et George Clooney sur le tapis rouge. Mais ce n’est pas mal non plus de créer l’événement quotidiennement en proposant une ronde continuelle de vedettes et de célébrités. De ce côté-là, le pari risque de s’avérer fructueux pour la 59e Berlinale qui pourrait voir défiler du 5 au 15 février prochains Naomi Watts et Clive Owen (L’enquête de Tom Tykwer, en ouverture), Sean Penn et Gus van Sant (Milk, cité dans huit catégories aux Oscar), Kate Winslet (The reader de Stephen Daldry), Gael García Bernal et Michelle Williams (pour Mammoth de Lukas Moodysson), Zhang Ziyi (Forever Enthralled de Chen Kaige), Keanu Reeves, Julianne Moore et Robin Wright Penn (The Private Lives Of Pippa Lee de Rebecca Miller), on en passe et pas des moindres.
Le glamour français ne devrait pas être en reste, puisque La journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld, qui compte Isabelle Adjani dans son casting, est présenté en section Panorama.
La présence de la star dans les rues de Berlin pourrait faire considérablement grimper la température… On attend également Julie Delpy qui présente The countess, son nouveau film, Chiara Mastroianni et Agathe Bonitzer réunies par Sophie Fillières dans Un chat, un chat ou encore Roschdy Zem qui joue, aux côtés de Brenda Blethyn (Secrets et mensonges), dans le dernier Rachid Bouchareb, London river.
Enfin sont assurés d’être là Tilda Swinton (dite : "Madame la Présidente du Jury") qui aux côtés notamment du cinéaste Wayne Wang et de la réalisatrice Isabelle Coixet aura la lourde tâche de décerner l’Ours d’or, Arta Dobroshi, l’impressionnante Lorna du Silence de Lorna (jury des courts métrages), Maurice Jarre, qui recevra un ours d’or d’honneur venant couronner toute sa carrière et Claude Chabrol récompensé par la "Berlinale camera" (prix décerné à une personnalité ou une institution auquel le festival est particulièrement attaché) en même temps que le producteur allemand Günter Rohrbach.
Certes, tout cela réjouit avant tout les journalistes, que la célébrité attire en masse (on se souvient de la quasi émeute lors de la présence de Madonna ou encore le duo Natalie Portmann / Scarlett Johansson l’an dernier), mais également le public berlinois qui a la possibilité d’assister aux différentes projections et même de rencontrer certaines équipes de film. Un festival d’envergure internationale qui pense aux simples spectateurs de proximité, ce n’est pas si courant ! Pendant dix jours, c’est certain, Berlin va être la capitale du cinéma, du glamour mais aussi de la cinéphilie.
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Posté par vincy, le 3 février 2009
Le 13e Festival de la Géode vient de se conclure, avec au compteur, 25 000 spectateurs durant les deux semaines de la manifestation.
Le Grand prix du jury (Pierre Lescure, Stéphane Peyron, Marie-Pierre Aulas, Gilles Legrand, Bruno Bucher, Jean-Hervé Madec, Didier Noirot, Thomas Favel) a été remis à Moi, Van Gogh, film français de François Bertrand. Le film, avec Jacques Gamblin dans le rôle du peintre, sort le 25 mars à La Géode. Une mention spéciale a été attribuée à Kheops 3D.
Le public a préféré primer Le grand voyage d'Ibn Battûta - De Tanger à La Mecque, film canadien de Bruce Neibaur.
Les jeunes ont craqué pour Fly Me To The Moon 3D, sorti en octobre dernier et toujours diffusé à La Géode. Un prix Gulli ma Planète a été décerné à Dauphins et Baleines 3D, immense succès aux Etats Unis, qui devrait sortir en France d'ici quelques mois.
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Festival de la Géode actualité du 13 janvier 2009
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Posté par vincy, le 2 février 2009
Les 23e prix Goyas, principales récompenses du cinéma espagnol, ont porté en triomphe Camino, de Javier Fesser avec six prix majeurs : film, réalisateur, scénario original, actrice (Carmen Elias), second rôle masculin (Jordi Dauder) et révélation féminine (Nerea Camacho). Autant dire, l'essentiel de la moisson. Et pour ce film sur l'Opus dei et une jeune fille malade, un quasi sans faute puisqu'il n'avait reçu "que" 7 nominations.
Figure montante de la nouvelle génération des cinéastes espagnols, Fesser avait été cité à l'Oscar du meilleur court métrage en 2007, et avait reçu de nombreux prix (comme à Locarno), pour El Milagro de P. Tinto en 1999. Camino avait été sélectionné au Festival de San Sebastian.
Les Goyas ont aussi récompensé Benicio del Toro (meilleur acteur) pour son rôle dans Che et Penelope Cruz (meilleur second rôle féminin, photo) pour son personnage volcanique dans Vicky Cristina Barcelona. Avec ce troisième Goya en cinq nominations, elle rentre dans le club fermé des trois actrices espagnoles ayant plus de trois Goyas. Le Che de Soderbergh a aussi reçu le prix de la meilleure direction artistique.
Crimes à Oxford a hérité de trois prix (production, musique, montage). La Palme d'or 2007, 4 mois 3 semaines et 2 jours a obtenu le prix du meilleur film européen. La buena vida, d'Andrés Wood, a été choisi comme meilleur film hispanophone. C'est la seconde fois que le cinéaste chilien reçoit ce prix.
Un Goya honorifique a été remis à Jesùs Franco spécialiste du film de vampires et des séries B se déroulant dans les prisons de femmes. Il a travaillé avec Orson Welles sur le tournage de Falstaff. En cinquante ans de carrière, il a travaillé sur plus de 200 films. Parmi ses admirateurs, on trouve aussi bien Quentin Tarantino que Pedro Almodovar.
Les deux films les plus nommés, Los girasoles ciegos de José Luis Cuerda (15 nominations, un des sept films les plus nommés de l'histoire des prix) et Sólo quiero camina de Agustín Díaz Yanes (11 nominations), sont repartis presque bredouilles, avec chacun un prix "anecdotique".
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Posté par denis, le 1 février 2009
Une année de plus pour le petit frère d’Avoriaz qui continue d’ensanglanter les montagnes des Vosges.
Présidée par John Landis, le papa des Gremlins, cette seizième édition aura été marquée par un cinéma fantastique toujours plus vigoureux, n’ayant de cesse de pomper un sang éternellement neuf. Excepté une rétrospective consacrée aux Lumières et couleurs du fantastique, avec entre autres le Nosferatu d’Herzog, un certain Elephant man, un méconnu Shining ou encore les bien calmes Blue Velvet et Possession, et un superbe hommage en l’honneur du Président cuvée 2009, les séances ont alterné entre films furibards, le français Mutants, le remake En quarantaine, et OFNI, Repo ! the genetic Opera et le petit dernier d’Henenlotter, Bad Biology. Sans oublier la version restaurée des Prédateurs, de Tony Scott.
En compétition, tout autant de diversité à se mettre sous la dent. Au choix une version coréenne d’Hensel et Gretel, un accouchement forcé dans Grace, un survival des familles avec Manhunt, de l’art photographique mortifère dans The Midnight Meat Train, des films historico-horrifiques, The Burrowers et Sauna, et l’éternel film de vampires, venant du Nord cette fois-ci, Morse. C’est d’ailleurs ce dernier, qui sort cette semaine dans les salles françaises) qui a remporté le grand prix du festival.
GRAND PRIX : Morse (Let the right one in) de Tomas ALFREDSON (Suède)
PRIX DU JURY : Grace de Paul SOLET (Etats-Unis)
PRIX DE LA CRITIQUE : Morse (Let the right one in) de Tomas ALFREDSON (Suède)
PRIX DU JURY SCIENCE FICTION : The Midnight Meat Train de Ryuhei KITAMURA (Etats-Unis)
L'an dernier, L'orphelinat et REC, deux films espagnols, avaient trusté le palmarès. REC a même réussi à être le deuxième film européen le plus vu dans les salles françaises en 2008.
Le festival aurait attiré 30 à 40 milles spectateurs. Les fans de cinéma fantastique se donnen rendez-vous à Bruxelles, prochain grand rendez-vous du genre, du 9 au 21 avril prochain.
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Posté par vincy, le 1 février 2009
Il y a encore deux semaines le nouveau film de François Ozon, Ricky, était promu sous forme de teaser dans les salles de cinéma. Alexandra Lamy découvrait un berceau, avec du sang, cherchait son bébé, qu'elle retrouvait mystérieusement en haut d'un placard. Nous n'en savions pas plus. La curiosité nous envahissait. Les spectateurs en parlaient.
Du côté des critiques, Ricky divise. Détestation ou fascination. Mais dans les deux cas, tous disent de ne rien dire. Garder le secret. Le film oscille entre drame social et fantastique. Et en effet, parfois, il ne faut rien savoir d'un film, pour ne pas en altérer le désir, et donc le plaisir.
Quelle stupéfaction lorsque cette semaine, une nouvelle bande annonce est arrivée. Celle-ci dévoile tout : pourquoi et comment le bébé se retrouve en haut du placard, à coup d'images nous montrant l'étrange histoire du bébé bourdonnant. Résultat : les spectateurs, très refroidis, émettent un jugement sans appel, et pas tendre. Le désir a débandé. L'esprit cartésien l'a emporté. L'aspect fantastique, révélé, perd de son intérêt.
La tendance, très américaine, de raconter l'ensemble d'un film dans une bande annonce peut avoir l'effet inverse de ce qui était recherché : susciter l'envie. Cela évente souvent les rebondissements, les surprises. Mais pour les producteurs et distributeurs, il s'agit de rassurer des spectateurs qui ont de moins en moins envie d'être bousculés. moins ouverts, moins curieux, le cinéspectateur suit le mouvement. Quelques films concentrent désormais l'essentiel des spectateurs. Par semaine, seuls deux ou trois films émergent dans le box office, un seul, au maximum deux, peut espérer durer plus qu'un mois dans le top 10. Cet effet zapping incite les hommes de marketing à limiter les risques.
De notre côté, il est hors de question qu'on vous dise pourquoi le bébé Ricky d'Ozon se retrouve en haut de l'armoire. Le film est en compétition officielle à Berlin. C'est un peu comme si on vous disait avant d'entrer dans la salle, que Bruce Willis était un fantôme dans Le sixième sens.
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