Posté par MpM, le 11 juin 2008
A partir du 3 septembre 2008, la ville de Bègles va vivre au rythme de l’animation et des effets spéciaux ! L’association Flip-book, qui organise depuis 18 ans le festival international du Film d’animation "Les nuits magiques", poursuit en effet son action en reprenant le cinéma "le Festival" auquel elle entend donner une toute nouvelle orientation. En plus de se spécialiser dans ces genres cinématographiques au travers d’une programmation spécifique, la nouvelle équipe va multiplier les animations complémentaires, expositions, rencontres et formations, afin de transformer le "Festival" en carrefour incontournable de la culture et du divertissement. Une mutation en profondeur que les 18e "Nuits magiques" viendront tout naturellement couronner du 3 au 14 décembre prochains…
_____
A partir du 3 Septembre
Cinéma Le Festival
151, boulevard Albert 1er
33130 Bègles
Tags liés à cet article: animation, aquitaine, bègles, cinéma, effets spéciaux, festival, les nuits magiques.
Publié dans Festivals, exploitation, salles de cinéma |
Posté par vincy, le 10 juin 2008
20,2 millions de spectateurs en France... dont 500 000 dans les cinémas lillois!
Les trois cinémas (Kinépolis, Majestic, UGC Cité Ciné) de la quatrième agglomération de France ont attiré un demi million de "locaux" depuis l'avant-première "nationale" de Bienvenue chez les Ch'tis. Un score monstrueux (l'agglomération de Lille compte un peu moins d'un million d'habitants) puisque cela dépasse tous les scores des métropoles de province. Lyon, 2e communauté urbaine de France, n'a ainsi séduit "que" 410 000 spectateurs. Toulouse est la seule autre ville à avoir capté plus de 300 000 spectateurs. Viennent ensuite dans l'ordre, Nantes, Bordeaux, Marseille, Rouen et Strasbourg qui ont toutes enregistré plus de 200 000 entrées dans leur cinéma.
On le voit bien, la dimension des villes n'a rien à voir avec le succès du film. Ironiquement quand Bienvenue chez les Ch'tis dépassaient les 500 000 entrées à Lille, le film passait le cap symbolique des 3 millions de spectateurs en région parisienne, tout en sortant du Top 10 "Paris Périphérie" pour la première fois depuis sa sortie.
Tags liés à cet article: bienvenue chez les ch'tis, Box office, lille, salles de cinéma.
Publié dans Business, Films |
Posté par vincy, le 10 juin 2008
Nous n'avons pas critiqué le dernier film de M. Night Shyamalan. Si nous n'avons pas vu Phénomènes, ce n'est pas par a priori. Peu de journalistes ont eu le droit de regard. On recense une critique dans Le Monde (étonnament la seule qui soit bonne), Le Journal du Dimanche et une dans Mad Movies. Aux Etats-Unis, aucun grand journal n'a encore publié d'opinions sur le film. Si on a longtemps cru à une projection de dernière minute (le réalisateur faisait encore l'étalonnage de son film fin avril), il faut surtout croire que Shyamalan a été atteint par le syndrome "Besson". On connaissait son égo, désormais nous savons qu'il ne veut plus se confronter aux critiques, qui, c'est vrai, l'ont égratigné ces derniers temps.
D'ailleurs, Phénomènes semble sur la même voie : les rares critiques sont très mauvaises ; un véritable lynchage. La rumeur semble désastreuse. Et, si le film n'a pas été montré, c'était pour permettre au thriller d'encaisser le maxumum de dollars avant que le bouche à oreille ne fasse fuir les spectateurs. Le mépris vis-à-vis de la critique n'est pas nouveau. Pour compenser l'absence de revue de presse, le distributeur mise tout sur le marketing, généralement télé, web et affichage. Justement l'affiche, avec sa ville un peu bancale, rappelle celle d'une autre sortie de la semaine, Skate or Die, où là aussi le décor est de travers.
Après trois premiers films intéressants, le cinéaste indo-américain semble se fourvoyer dans un cinéma trop codé, manquant d'inspiration, piégé par son propre style. Tous les deux ans, le cinéaste revient avec un trhiller mélangeant mysticisme et suspens, superstitions, croyances et foi, apocalypse et frayeurs. Avec un twist astucieux (ou pas tant que ça). Pour peu qu'il se loupe une troisième fois, il devra faire preuve d'humilité et prouver aux cinéphiles qui l'aimaient tant qu'il avait vraiment du style et que ce n'était pas de la recette marketing.
Tags liés à cet article: affiche, critique, luc besson, m night shyamalan, Médias, phenomenes, skate or die, sortie en salle.
Publié dans Films, Marketing, Médias, Personnalités, célébrités, stars |
Posté par MpM, le 10 juin 2008
La Cinéfondation, encore un machin cannois réservé à une élite ? Pas du tout ! Cette sélection créée par le Festival de Cannes en 1998 a pour but de soutenir la création cinématographique internationale en ouvrant le chemin à une nouvelle génération de cinéastes. Elle permet ainsi chaque année à une quinzaine d’étudiants en cinéma de voir leur film d’école concourir pour l’un des trois prix remis par un Jury de professionnels du monde entier (il était présidé cette année par le cinéaste taïwanais Hou Hsiao-Hsien). Le lauréat du premier prix (d’une valeur de 15 000 euros) est par ailleurs assuré de voir son premier long métrage présenté au Festival de Cannes (toutes sélections confondues). Cette année, c'est l'Israélien Elad Keidan qui a remporté ce prix pour son film Himmon (Hymne), devant Forbach de Claire Burger (France) et Stop de Park Jae-ok (Corée du Sud), ex-aequo avec Kestomerkitsijät (Signalisation routière) de Juho Kuosmanen (Finlande).
Et parce qu’il n’y a rien de plus important pour un jeune cinéaste que de montrer son film devant un vrai public, le Reflet Médicis (Paris 6e) propose du 18 au 23 juin une reprise des œuvres primées, ainsi que de certains films de la Résidence (programme d’’aide à l’écriture de scénario de la Cinéfondation) et de l’Atelier (qui permet de mettre en relation des cinéastes avec des producteurs du monde entier). Le cinéma de demain, ce sont eux qui le feront, mais il ne tient qu'à vous de le découvrir aujourd'hui !
______________
Du 18 au 23 juin à 18h
Reflet Médicis
5 rue Champollion
75006 Paris
Tags liés à cet article: cannes, cinéfondation, claire burger, Courts métrages, école, festival, hou hsiao hsien, Prix, reflet medicis.
Publié dans Cannes, Courts métrages, Festivals, Prix, formation |
Posté par vincy, le 9 juin 2008
C'est connu : le Mondial ou l'Euro de foot et les Jeux Olympiques ont un impact non négligeable sur la fréquentation des salles de cinéma. De plus en plus d'exploitants américains réfléchissent à des programmations événementielles, comme des concerts en 3D ou des matchs sportifs, en lieu et place de films traditionnels. Le ticket pour accéder à une salle de cinéma est toujours moins cher qu'un billet pour aller voir un artiste ou une équipe dans un stade.
En France, La Géode s'est dotée d'outils pour proposer des diffusions spéciales et en direct. Il faudra bien ça pour concurrence l'arrivée d'un multiplexe dans la Cité des Sciences et de l'Industrie.
Pour l'Euro 2008 cette année, comme à l'époque du Mondial 2006, les amateurs de ballon rond pourront suivre les matchs en direct dans l'une des 27 salles de cinéma du réseau Ciel Ecran. Le tout sans publicité pendant les pauses et avec un fort appui marketing (partenariat média, opérations commerciales...).
Pourquoi pas. Cependant, à quand un film événement diffusé au Stade de France? Et pourquoi ne pas en profiter pour projeter des bandes annonces, des courts métrages durant les pauses publicitaires? On reste perplexe face à ce type de mélange des genres. L'exploitant se banalise en se diversifiant. Le cinéma n'est quand même pas un produit comme les autres. La salle de cinéma est plus proche du temple culturel (et cultuel) que d'un lieu de loisir modulable. Le film n'est pas un banal flux d'images parmi d'autres. Et puis, soyons honnêtes, rien ne vaut de voir un match dans un troquet en bas de chez soi, avec les tables installées n'importe comment, les verres à disposition, le bruit et les cris... Au moins il y a une atmosphère, un partage. De l'humanité.
Tags liés à cet article: 3D, ciel ecran, cite des sciences et de l'industrie, concerts, Evénements, football, la geode, opinion, salles de cinéma, stades.
Publié dans Evénements, exploitation, salles de cinéma |
Posté par vincy, le 8 juin 2008
Au 7e Festival International du film de Transylvanie (TIFF) à Cluj (dans le pays de Dracula), l'actrice des Prédateurs, Catherine Deneuve, a été récompensée d'un prix honorifique, décerné chaque année à une personnalité européenne du cinéma.
La comédienne, actuellement en tournage avec André Téchiné et à l'affiche grâce à Arnaud Desplechin, a reçu le prix des mains de l'actrice roumaine Maia Morgenstern (elle a tourné avec Lucian Pinitilie, Theo Angelopoulos, Mel Gibson...). "J'accepte ce prix avec beaucoup de plaisir. Je n'ai pas eu beaucoup de prix à l'école et maintenant j'arrive à un âge où on me remet des prix pour ma carrière..." a expliqué celle qui a commencé à tourner en 1957.
Pour l'occasion, le Festival avait décidé de programmer Les temps qui changent, d'André Téchiné, avec Gérard Depardieu. "Un film sur l'amour ancien, l'amour nouveau, l'amour qui nous change", explique-t-elle.
Ce jeune festival qui fait une concurrence de plus en plus ouverte au très respecté festival de Karlovy Vary (République Tchèque) avait révélé un certain Cristian Mingiu (4 mois, 3 semaines, 2 jours) en récompensant son film Occident dès sa première édition.
Deneuve succède à des actrices comme Annie Girardot et Vanessa Redgrave.
Tags liés à cet article: andré téchiné, catherine deneuve, cinéma européen, cristian mingiu, festival, les predateurs, maia morgenstern, roumanie, vanessa redgrave; annie girardot.
Publié dans Festivals, Personnalités, célébrités, stars, Prix |
Posté par vincy, le 7 juin 2008
Un des vétérans de l'âge d'or du cinéma italien vient de mourir. Dino Risi, laïque, ancien psychiatre, aura surtout marqué le cinéma des années 60 et 70, sans bluffer avec son style, mais en séduisant avec ses histoires drôles et satiriques et ses personnages parfois fantasques. Souvent étiquetté "maître de la comédie italienne", son humour était grinçant et ses histoires souvent amères. Il était passé virtuose dans l'art de dépeindre et de moquer les italiens.
Trois films resteront marquants dans sa filmographie : Les Monstres (1963), série de sketches loufoques, burlesques, cyniques, acides et cultes ; Le fanfaron (1962) qui évoque le miracle économique italien à travers un road movie tragico-fantaisiste ; et Parfum de femme (1974), où il donne un rôle dramatique mais pas dénué de dérision à Vittorio Gassman, son acteur fétiche. Il y incarne un aveugle, obtiendra le prix d'interprétation à Cannes en 1975 et Al Pacino reprendra même son rôle dans un remake médiocre. Risi obtient aussi une nomination à l'Oscar du meilleur scénario. Le film est césarisé (meilleur film étranger).
Lui, qui est venu par hsard à la réalisation (il a dépanné un ami en se disant que le poste d'assistant réalisateur devait être amusant), aura tourné avec tous les plus grands - Alberto Sordi, Sophia Loren, Lea Massari, Nino Manfredi, Ornella Mutti, Marcello Mastroianni, mais aussi Catherine Deneuve, Patrick Dewaere, Romy Schneider, Coluche, Jean-Louis Trintignant, Roger Hanin ou Ugo Tognazzi.
Il reçoit un Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière à Venise en 2002 et un prix David di Donatello (les César italien) spécial en 2005.
Tags liés à cet article: catherine deneuve, césar, cinéma italien, coluche, david di donatello, deces, dino risi, jean louis trintignant, marcello mastroianni, oscars, romy schneider, venise, vittorio gassman.
Publié dans In memoriam |
Posté par vincy, le 6 juin 2008

Un match de tennis a cette vertu cinétique qu’il peut basculer au dernier moment. Une balle de match n’est jamais gagnée d’avance et le plus petit point peut faire basculer le duel. Si les téléspectateurs aime tant ce sport c’est qu’il a tout du Western, avec un face à face, une arme (la raquette) et des balles à tirer. Cela peut durer des heures…
Le cinéma s’est donc logiquement emparé de ce sport, même s’il n’a jamais su traduire l’intensité d’un vrai match, la dramatisation à outrance des enjeux, l’identification à la personnalité fantasque de certains joueurs. Le tennis est devenu une machine à fric, un broyeur à champions, une mécanique à stars. Mais, à l’instar d’un Rocky dans la boxe, la rigueur préparatoire et la vie monacale des joueurs ne feraient tripper aucun scénariste.
Quelques films ont quand même planté leur décor sur un cour. On pense au héros (photo) de Match Point et ses métaphores sur le hasard et la chance. Mais aussi au joli duo romantique entre Paul Bettany et Kirsten Dunst dans Wimbledon. De même l’un des frères dépressifs de La Famille Tenenbaum était un champion qui a tout abandonné lors d’un match important. On retrouve cet amour pour la balle jaune, et notamment l’US Open, dans The Squid and the Whale. Apprendre à taper dans la raquette devient une initiation essentielle dans la vie d’un homme.
Plusieurs autres films utilisent le tennis dans des séquences souvent mémorables. On pense à Bee Movie où notre abeille fait la connaissance des humains par-dessus le filet et en service volée. Woody Allen préfèrera un double mixte métaphorique dans Annie Hall. Le tennis joue les guest-sport dans Le genou de Claire, Chambre avec vue, Les sorcières d’Eastwick, Le dernier empereur, Gigi, Blow-up ou encore le remake de Lolita. Hitchcock l’utilisera dans Rebecca, Strangers on a train, Le crime etéait presque parfait. Mais c’est surtout George Cukor qui s’amusera avec dans une comédie romantique où Katherine Hepburn et Spencer Tracy, alias Pat and Mike, défient leurs sentiments tout autant que leurs talents dans tous les sports…
Reste qu’en France, patrie de Roland Garros et des Mousquetaires, le tennis reste une affaire de petit écran. Petits joueurs les Français?
Tags liés à cet article: alfred hitchcock, bee movie, boxe, Films, george cuckor, sport, tennis, wes anderson, woody allen.
Publié dans Actualité, société |
Posté par vincy, le 5 juin 2008

Ce mois-ci sur TCM, Benoit Gautier analyse, commente, éclaire le film de Tony Scott, The Hunger (Les Prédateurs) , avec Bowie, Deneuve et Sarandon.
Plan(s) Rapproché(s) est diffusé avant ou après le film qui sera sur les petits écrans du 26 juin au 22 juillet.
Présentation de TCM (avec bande annonce et horaires)
http://www.tcmcinema.fr/films/les-predateurs
Teaser (Introduction) par Benoit Gautier
http://www.tcmcinema.fr/tempsforts/planrapproche
Plan(s) rapproché(s) (l'intégrale) est une émission mensuelle diffusée chaque premier lundi du mois vers 20h15, présentée par moi-même (on n'est jamais si bien servi que...) et produite par Gaialand.
Tags liés à cet article: benoit gautier, catherine deneuve, david bowie, les predateurs, plans rapprochés, susan sarandon, tcm, télévision, tony scott.
Publié dans L'actu de l'équipe |
Posté par Morgane, le 5 juin 2008
Yann Arthus-Bertrand et Luc Besson ont choisi la date symbolique du 5 juin 2009 (le film sortira, sur tous types d’écrans dans un an jour pour jour), journée mondiale de l’environnement, pour présenter leur film unique, Home (le projet s'appelait Boomerang).
Les premières images diffusées à cette occasion promettent un film riche visuellement et d’une beauté inégalable. Pour le moment, le cinéaste a déjà 350 heures de rushes dans sa petite boîte noire. Le tournage, qui a débuté en mars 2007 sur l’île de Pâques, devrait se terminer en septembre prochain par la Corée du Nord. Certains pays tels que la Chine et l’Inde restent toutefois encore bien délicats à survoler. Le film terminé devrait normalement avoir coûté entre 10 et 15 millions d’euros, compensation carbone comprise.
Les voix off accompagnant le film devraient être différentes selon les pays. Yann Arthus-Bertrand assurera peut-être la version française. Pour la version américaine, le nom d’Al Gore a été évoqué.
Pourquoi donc l’homme de La Terre vue du Ciel a-t-il décidé de passer derrière la caméra et de projeter toutes ses images non plus sur du papier mais sur les écrans ? Pour lui, un véritable intérêt pour l’écologie est palpable dans nos sociétés actuelles et le cinéma, notamment, a plus d’impact qu’un livre et est le « meilleur moyen pour inscrire l’écologie dans les consciences humaines ».
Mais alors, qu’a ce film de si extraordinaire que les autres n’ont pas ? Aucune finalité commerciale !!! Le film est réalisé avec le mécénat du groupe PPR (dont le Président-Directeur général, François-Henri Pinault, est marié à Salma Hayek) et produit par Elzevir Films et EuropaCorp (Président du Directoire, Luc Besson).
La spécificité tient alors essentiellement dans sa distribution. Le film sortira de manière gratuite, ou presque, et simultanée dans tous les pays du monde, ou presque, sur tous les supports, Cinéma, Télé, Internet, DVD. Je rajoute le « presque » car même si le film en lui-même ne coûtera rien, la séance cinéma et le dvd ne pourront être entièrement gratuits (exploitants, supports…). Néanmoins, le film sortira tout de même dans plus de 50 pays sur petit et grand écran en versions légèrement différentes pour des raisons juridiques. Le phénomène n’est pas banal et tient au cœur des deux intervenants qui souhaitent une sortie véritablement mondiale. Normalement, le film sera également projeté le 5 juin 2009 au Théâtre du Châtelet accompagné d’un orchestre symphonique.
Rendez-vous donc dans un an…
Tags liés à cet article: al gore, documentaire, dvd, écologie, environnement, europacorp, home, la terre vue du ciel, luc besson, projet, théâtre, Yann Arthus-bertrand.
Publié dans Business, Personnalités, célébrités, stars, Projet, tournage |