Judith Anderson, gouvernante perpétuelle de « Rebecca »

Posté par benoit, le 4 novembre 2008

judithanderson.jpgDans le domaine de Manderley, une silhouette sombre aux traits et aux cheveux tirés semble flotter et apparaît sans bruit comme une figure de cartoon macabre. Si Mme Danvers, la gouvernante des lieux, s’ingénie à torturer la nouvelle Lady de Winter (la sublime Joan Fontaine, à gauche sur la photo), c’est par amour pour Rebecca, sa maîtresse disparue. Gardienne de sa mémoire, elle règne sur la chambre de la défunte. Morbide jusqu’au fétichisme, elle remet en place une brosse à cheveux telle une relique. Caresse sur sa joue une fourrure des plus douces. Plonge ses doigts dans une lingerie si fine que la peau s’y dévoile. Dévorée par le souvenir, Mme Danvers finit par incendier Manderley pour que personne ne prenne la place de Rebecca.

À mi-chemin entre le drame romantique et le film noir et gothique, Rebecca est la première réalisation de Hitchcock à Hollywood. Adapté d’un roman de Daphné du Maurier, le personnage central de l’intrigue - bien que secondaire - est celui de Mme Danvers interprété à la perfection par Judith Anderson. Ce rôle tragique est complexe. Il traduit non seulement le désarroi d’une domestique frustrée par la mort de sa maîtresse, mais symbolise aussi le rejet de la société tout entière envers les amours homosexuelles. D’où son statut de gouvernante qui la condamne à rester dans l’ombre et à périr dans les flammes comme une sorcière.

Judith Anderson (à droite sur la photo), de son vrai nom Frances Margaret Anderson-Anderson, voit le jour le 10 février 1897 à Adelaide, en Australie. Elle débute au théâtre à Sydney, puis émigre aux Etats-Unis en 1918. Son incarnation de Lady Macbeth sur les planches new-yorkaises dans les années 1930 la fait entrer dans la légende. En 1940, Alfred Hitchcock l’engage pour incarner Mme Danvers dans Rebecca. Elle est nommée à l’Oscar du meilleur second rôle féminin qu'elle ne remporte pas. Judith Anderson se spécialise alors dans les personnages de femme sévère, de matrone vicieuse au physique revêche. Elle campe la rivale de Gene Tierney dans Laura (1944) d'Otto Preminger, la mère torturée de La Vallée de La Peur (1947) de Raoul Walsh avec Robert Mitchum. Elle interprète toutefois un personnage bienveillant, celui de Big Mama dans La chatte sur un toit brûlant (1958) de Richard Brooks aux côtés de Paul Newman et d’Elizabeth Taylor. Judith Anderson meurt le 3 janvier 1992.

Bouquet Final : Bienvenue chez les croque morts

Posté par Morgane, le 3 novembre 2008

bouquetfinal.jpg«- Artiste raté, c’est pas un métier » 

Synopsis : Gabriel se rêve compositeur de musiques de films, mais la gloire se fait attendre et ses cours de musique ne suffisent plus à le faire vivre. Aussi, lorsqu’un ancien camarade d’école de commerce lui propose de le recruter comme directeur commercial Paris d’une entreprise américaine de pompes funèbres, il accepte. Mais avant de prendre ses fonctions à Ciel et Terre, il doit passer trois mois en stage à l’Agence Père-Lachaise afin d’apprendre le métier et de tâter les réalités du terrain. Aux côtés de Gervais Bron, 15 ans de métier, Gabriel découvre le monde des croque-morts, les macchabées, les enterrements, le business… et surmonte ses réticences tout en commettant toutes les bourdes imaginables.

Notre avis : Après avoir signé les scenarii de La vengeance d’une blonde, L’enquête corse ou encore L’auberge rouge - d'inoubliables chefs d'oeuvre -, Michel Delgado se lance ici dans l’aventure de son premier long métrage en tant que réalisateur. Sur une idée où la mort est un des personnages centraux, l’humour noir et le cynisme auraient tout à fait pu être des invités de marque. Mais plutôt que d’emprunter cette voie, Michel Delgado a préféré suivre la route toute tracée de la comédie gentillette sans réelle surprise, ni véritable intérêt il faut bien le dire.

Basant son récit sur de nombreux clichés (incompréhensions entre les générations, idées toutes faites sur les gitans…) ainsi que sur des histoires d’amour et d’amitié banales, il n’y a guère que certains des acteurs secondaires qui tirent leur épingle du jeu ainsi, peut-être, qu’un Didier Bourdon qui ne s’en sort pas si mal dans la peau d’un directeur de pompes funèbres en mal d’ascension vers les plus hautes sphères. On peut aussi saluer le couple Marthe Keller-Gérard Depardieu qui s’en donnent à cœur joie en parents bobos-écolos ainsi que Michel Galabru en grand-père passablement triste d’avoir perdu son ex-femme.

Néanmoins, les performances de ces derniers ne suffisent pas à nous faire oublier la rigidité du cadre dans lequel le récit se déroule et le jeu sans couleur de Marc-André Grondin (CRAZY) et Bérénice Béjo (OSS 117).

Biutiful Bardem pour Inarritu

Posté par vincy, le 2 novembre 2008

Il s'agit du premier projet de Alexandro Gonzalez Inarritu depuis Babel (2006, prix de la mise en scène à Cannes). Il s'agit aussi du premier film écrit sans le compère Guillermo Arriaga, qui a préféré réaliser lui-même son prochain scénario (The Burning Plain, présenté à Venise, avec Charlize Theron et Kim Basinger). Ils avaient collaboré sur Amours chiennes, 21 grammes et Babel. Arriaga ne semblait plus supporter que son nom soit après celui d'Inarritu dans les génériques, et un divorce public s'en suivit.

Inarritu reprend donc la caméra cette semaine à Barcelone. Biutiful réunit autour de Javier Bardem les comédiens Ruben Ochandiano et Blanca Portillo (Volver). Le film raconte l'histoire de deux amis d'enfance, un dealer et un flic, qui se retrouvent par les malheureux hasards de la vie. Il en a écrit le scénario tout seul.

Le risque de l'aventure en solitaire trouvera une réponse concrète - critique et publique - en décembre 2009. Le film est produit par Cha Cha Cha, une entité spécifique co-dirigée par Alfonso Cuaron, Guillermo del Toro et Alexandre Inarritu.  Cha Cha Cha doit produire 5 films pour Universal et Focus Features. Deux autres projets en sont déjà issus : le Rodrigo Garcia (Mother and Child) et le Carlos Cuaron (Rudo y Cursi avec Gael Garcia Bernal).

Joaquin Phoenix : Walk off the Line

Posté par vincy, le 1 novembre 2008

C'est son tour. Il y eut Sean Penn (plusieurs fois), Mathieu Amalric ... Joaquin Phoenix a annoncé qu'il ne voulait "plus faire de films". Généralement ce genre de déclarations se termine par une avalanche de propositions. Ironiquement, on pourrait même croire que cela relance positivement une carrière.

Mais pourquoi ne pas croire Joaquin? Oscarisé, 34 ans, il voudrait se concentrer sur la musique et n'a en effet aucun tournage ou projet en cours. Ses deux derniers films, Two Lovers et Reservation Road, sortent d'ici la fin de l'année. Côté musique, d'avoir joué Johnny Cash lui a donné des ailes. Il a gagné un Grammy Award (les Victoires de la musique américaines). Il écrit les textes d'un album composé par Tim Burgess et chanté par Anthony Langdon, ancien membre des Spacehog.

Mon Premier Festival : Igor

Posté par Morgane, le 1 novembre 2008

Les vacances s’égrènent et Mon Premier Festival avec. Pour son sixième jour, le festival à destination des enfants a présenté au cinéma l’Entrepôt et en avant-première le film Igor (en salles le 17 décembre), petit cadeau de noël d’Anthony Leondis, réalisateur du deuxième opus de Lilo et Stitch.

Dans cette nouvelle aventure, le héros n’est autre qu’un igor, un de ces nombreux bossus qui vivent pour servir les autres et principalement les savants fous de Malaria. Mais Igor n’est pas un Igor comme les autres car il rêve de devenir lui-même un de ces fameux inventeurs… L’idée est plutôt intéressante et les deux compagnons qui accompagnent Igor dans ses (més)aventures –un lapin immortel suicidaire et un cerveau en bocal pas très malin- sont les personnages assez drôles qui donnent la touche d’humour nécessaire au film. Quant à l’idée d’une invention maléfique qui n’incarne finalement que gentillesse et bonté, celle-ci donne la touche tendre au récit. Les gentils affrontent les méchants, le héros au grand cœur trouve l’âme sœur et la beauté intérieure se révèle bien plus belle que celle que l’on voit. Tous les ingrédients sont alors réunis pour faire d’Igor un film d’animation certes d’une originalité pas si flagrante mais dont l’histoire reste touchante et bien menée. On reviendra donc vous parler d’Igor courant décembre et d’ici là, bonne fin de festival.

Blockbuster ’08 : Qui est Olga Kurylenko?

Posté par vincy, le 31 octobre 2008

olgakurylenko.jpgOlga Kurylenko, d’origine ukrainienne, risque, comme souvent, de voir sa carrière au sommet avec ce 22e épisode de la série. Trois auditions auront suffit. On retiendra surtout qu’elle sera la première James Bond Girl à ne pas coucher avec l’espion britannique. Le film sortira le jour de ses 29 ans aux Etats-Unis.

D’ici là, nous saurons tout sur elle. Sa famille pauvre dans une province communiste, un appartement communautaire où vivaient oncle, tante, grands parents et cousins. « Mon enfance m’a préparée au combat » déclare-t-elle lors d’une interview dans son appartement parisien. « A 13 ans, j’ai été renversée par une voiture et j’ai dû arrêter de danser. Mais j’ai continué à jouer du piano, je prenais aussi des cours de peinture et j’ai commencé des cours d’art dramatique. J’aurais aimé faire du théâtre plus tôt, mais le professeur me trouvait trop jeune. » Telle Cendrillon, elle était vêtue comme une serpillère. La voici princesse avec de jolies robes. Grande, les yeux verts, de belles mensurations, elle a logiquement débuté comme mannequin à Moscou, apprenant ainsi l’anglais. Quelques clichés artistiques dénudés lui ont sans doute facilité le quotidien. La photo elle connaît puisqu’elle fut mariée durant quatre au photographe français Cédric Van Mol, qui lui enseigna sa langue (celle de Molière bien entendu). On la découvrit donc en couverture de plusieurs magazines parisiens et en tête de gondole de pubs pour des cosmétiques, de fringues ou de la lingerie. C’est aussi en France qu’elle débuta sa carrière d’actrice, en 2005.

Son premier film, L’annulaire, réalisé par Diane Bertrand, n’a laissé que peu de souvenirs (hormis son beau corps nu lors d’une scène torride). Elle se transforma de façon plus convaincante en vampire dans le segment Quartier de la Madeleine de Paris je t’aime. Elle y agressait Elijah Wood dans ce court fantastique réalisé par Vincenzo Natali.

On l’aperçoit ensuite dans un thriller d’Eric Barbier, Le serpent, avec Yvan Attal et Clovis Cornillac. Tout s’enchaîne avec Hitman où elle joue l’élément féminin de ce hit (100  millions de $) avec Timothy Olyphant. Cet automne, en plus de jouer les James Bond Girl revancharde, Olga est une jolie sœur tatouée dans Max Payne, face à Mark Wahlberg. Toujours dans la science-fiction, elle vient de finir Tyranny, de John Beck Hoffman. Côté action, elle continue avec Kirot.

En bonne Ukrainienne, elle marche sur les plates bandes de Milla Jovovich. « Pour réussir, il faut se battre  » affirme-t-elle.

Hollywood en a rêvé, les Américains le feront-ils?

Posté par vincy, le 30 octobre 2008

blog_president.jpgAu delà de son rôle habituel de contributeur financier pour le parti Démocrate, Hollywood a, depuis longtemps, imaginé qu’un Président des Etats-Unis pouvait être afro-américain. A quelques jours de l'élection possible de Barack Obama au poste de Président des Etats-Unis, la question est de savoir si le racisme des Américains surgira dans l'isoloir? 

L'industrie du cinéma a anticipé l’élection actuelle. Mieux il en a construit la faisabilité. Inconsciemment, les spectateurs ont enregistré que la couleur de la peau du président n’était pas forcément blanche et fripée.

Nul ne doute que le plus crédible des Présidents pour la collectivité fut Dennis Haysbert dans la série 24 heures Chrono. Mondialement connu, cette présidence tragique (2002-2004) a coïncidé avec l’émergence d’Obama sur la scène politique nationale.

Quelques années avant, Hollywood avait « vendu » un Président noir, en se reposant sur le statut noble et inattaquable de Morgan Freeman. Il fallait bien un acteur de cette trempe pour faire une révolution « visuelle ». En pleine ère Clinton, DreamWorks produit Deep Impact et se projette dans un futur proche. Quoi de plus fictif et crédible qu’un monde à venir avec un président black ?

Ce ne fut pas le premier. James Earl Jones, (la voix de Dark Vador) fut le président du film The Man (1972). Dans le film, il joue d’ailleurs le rôle du premier président noir de l’Histoire...

Au moins, sont-ils pris au sérieux. Ce qui ne fut pas souvent le cas. Les noirs n’y croyant pas eux-mêmes semble-t-il.

Le footballer Terry Crews, reconvertit dans le cinéma, incarne une parodie de Président dans Idiocracy en 2006. Tout un programme. Besson avait enrôlé Tommy « Tiny » Lister pour jouer le Président du Cinquième élément en 1997. Mais là nous étions dans une vraie science-fiction. Dans Head of State (2003), Chris Rock se prend au jeu dans une comédie parodique.

David Palmer, Tom Beck, Douglas Dilman, Dwayne Camacho, Lindberg, Mays Gilliam, … peu importe. Le Président est une icône du cinéma hollywoodien. Qu’il soit assassiné, en jupons, héros musclé, veuf… alors pourquoi pas noir ?! Si Obama était élu, nul doute que les scénaristes chercheraient à avoir encore un temps d’avance pour bousculer les préjugés et confirmer l’influence insidieuse de l’idéologie gauchiste de ces artistes qui peuplent les studios.

En France, en revanche, la figure du Président est rare au cinéma. La télévision a, une seule fois, proposé le rôle à une femme. Alors un asiate, un black ou un beur, n’y pensons même pas. Espérons que le vote Obama déverrouille l’autocensure des producteurs français.

Mon premier festival fête son premier jour

Posté par Morgane, le 29 octobre 2008

blog_mia.jpgAujourd’hui, mercredi 29 octobre, Mon premier festival (29 octobre au 4 novembre) a débuté, et en fanfare.

La séance d’ouverture a eu lieu à 15h au Cinéma des Cinéastes et pour l’occasion les petits plats ont été mis dans les grands. Les enfants étaient en effet les rois de la fête, normal me direz-vous puisque Mon Premier Festival s’adresse en priorité à ces petits bouts de chou. Séance de maquillage avant la projection, goûter à la sortie, remise de cadeaux étaient donc au rendez-vous ainsi que Karin Viard, marraine de l’événement et Jacques-Rémy Girerd, réalisateur de Mia et le Migou projeté pour l’occasion. Tous les enfants présents, ainsi que les quelques adultes également, ont alors pu découvrir en avant-première la dernière œuvre, en salles le 10 décembre, de monsieur Girerd, réalisateur également de L’enfant au grelot et La prophétie des grenouilles.

Film haut en couleurs, Mia et le Migou raconte l’histoire d’une fillette partie à la recherche de son père. Pour cela, elle doit traverser tout le pays et notamment une forêt que l’on dit remplie de Migous…Une histoire pleine de sensibilité dans laquelle la Nature et la nature Humaine tiennent les rôles principaux. Mia et le Migou fait appel à une nature luxuriante pour laquelle le décorateur aurait puisé ses influences chez Raoul Dufy. Mettant en avant le rapport de l’Homme à la Nature, thème très en vogue aujourd’hui et qui n’est pas sans nous rappeler certains films d’Hayao Miyazaki (notamment Nausicaä de la vallée du vent et Princesse Mononoké), Jacques-Rémy Girerd mêle habilement tendresse et envie destructrice de l’homme. Ainsi la morale est certes facile mais elle n’en est que plus belle et plus forte.

A la suite de cette ouverture, les spectateurs, petits et grands, pourront découvrir tout au long de cette semaine de festival un grand nombre de films divers et variés. Beaucoup d’avant-premières mais aussi un cycle « contes et légendes », le coup de cœur à Jacques Perrin, des ciné-concerts, un panorama de l’animation belge, des ateliers et la carte blanche à Karin Viard qui, en tant que marraine, a sélectionné quatre films à voir (L’enfant au grelot de Jacques-Rémy Girerd, Mon voisin Totoro d’Hayao Miyazaki, Ma vie de chien de Lasse Hallström et Grease de Randal Kleiser). De quoi bien s’occuper durant les vacances scolaires !

César 2009 : 12 courts métrages en lice

Posté par MpM, le 29 octobre 2008

Tony ZoreilLe Comité court métrage de l’Académie des arts et techniques du cinéma vient de présélectionner les douze films parmi lesquels sera désigné le César du meilleur court-métrage lors de la 34e cérémonie qui aura lieu le 27 février prochain. Dans un premier temps, les 3 800 membres de l'Académie choisiront cinq films par les douze retenus. La liste des cinq candidats définitifs sera annoncée le 23 janvier 2009. Dans un second temps, une nouvelle consultation sera effectuée pour désigner le lauréat du César. La plupart des films choisis se sont illustrés dans divers festivals au cours de l’année 2008, dont 5 présentés à Cannes.

Outre les films bardés de prix prestigieux (comme Une leçon particulière de Raphaël Chevènement, Grand Prix Unifrance à Cannes, Tony Zoreil de Valentin Potier, distingué à Rome, Prague et Clermont-Ferrand, ou encore 200 000 Fantômes de Jean Gabriel Periot, primé à Bristol et Barcelone et lutin du meilleur montage 2008), on a un faible pour le très réussi Shkizein de Jeremy Clapin (Prix découverte Kodak à la Semaine de la critique), réalisé en animation 3D, et contant les états d’âme doux amers d’un homme se retrouvant à exactement 91 cm de là où il devrait être. Une réflexion intense et métaphorique sur les troubles psychiques tels que la schizophrénie.

Pour permettre au public de visionner les films, et de se faire une idée avant la proclamation du palmarès, deux séances seront organisées au cinéma Le Balzac les 6 et 13 décembre prochains, ainsi que pendant le salon du cinéma du 15 au 18 janvier 2009. Enfin, comme chaque année, un DVD proposant les 12 œuvres sera commercialisé dans le courant du mois de décembre. L’occasion de découvrir tout un pan de la jeune production française, destinée, on l’espère, à reprendre le flambeau. Parmi les réalisateurs ayant reçu ce César par le passé, on compte en effet entre autres François Dupeyron (1985), Eric Rochant (1988), Bruno Podalydes (1993), Xavier Giannoli (1999), Delphine Gleize (2000)… Et parmi les nombreux nommés "déçus", des gens tels qu’Alain Guiraudie, Emmanuel Bourdieu (2003) ou encore Cédric Klapish (1990). Preuve que faire partie de la liste des 12 est loin d’être anodin.

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 La liste des sélectionnés

200 000 Fantômes de Jean Gabriel Periot (Envie de Tempête Productions)

La copie de Coralie de Nicolas Engel (Crescendo Films)

La main sur la gueule d'Arthur Harari (Les Films du Dimanche)

La neige au village de Martin Rit (Blue Monday Productions)

La vie lointaine de Sébastien Betbeder (Les Films du Worso)

Les miettes de Pierre Pinaud (Société Libre et Indépendante de Production)

Les paradis perdus de Hélier Cisterne (Les Films du Bélier)

Lisa de Lorenzo Recio (Local Films)

Shkizein de Jeremy Clapin (Dark Prince Productions)

Taxi Wala de Lola Frederich (Château-Rouge Production)

Tony Zoreil de Valentin Potier (Sacre Productions)

Une leçon particulière de Raphaël Chevènement (Les Films du Requin)

Fête de l’Animation : Clôture avec Michel Ocelot

Posté par Morgane, le 29 octobre 2008

Après 15 jours de festival, la Fête de l’Animation a fermé ses portes hier soir, le 28 octobre, qui coïncidait avec la journée mondiale de l’animation, fêtée cette année dans 34 pays. De plus, il y a 100 ans exactement, en 1908, se déroulait la projection de Fantasmagorie d’Emile Cohl à Paris, considéré comme le premier vrai dessin animé cinématographique. La date était donc lourde de symbolique et pour l’occasion, Michel Ocelot a alors eu carte blanche pour composer SA soirée.

Celle-ci a débuté par quelques mots de sa part. Se présentant ainsi : « Je m’appelle Michel Ocelot, je fais des dessins animés et j’aime ça. », il est rapidement passé à la présentation des œuvres choisies. La soirée de courts métrages était découpée en deux.

La première partie se composait des ses « coups de cœur » : Quidam dégomme de Rémy Schaepman, Next (Au suivant !) de Barry Purves, Haut pays des neiges de Bernard Palacios, Il était une fois un chien de Edouard Nazarov et Anna & Bella de Borge Ring. Différentes nationalités, différentes générations, différents styles et différents studios d’animation…ses coups de cœur sont hétéroclites.

La deuxième partie était un « florilège » de différentes œuvres de Michel Ocelot lui-même et a débuté par un film surprise qui n’était autre qu’un des 60 épisodes de Gédéon, un canard au long cou, « le serpent ». Puis le public a pu découvrir ou revoir avec plaisir Earth Intruders, clip que Michel Ocelot a réalisé pour Björk en 2007, Les trois inventeurs (1979), La belle fille et le sorcier (1992), Bergère qui danse (1992), Icare (1989) et La légende du pauvre bossu (1982). Michel Ocelot mélangeant de nombreuses techniques d’animation, ses courts métrages présentés en cette soirée étaient essentiellement composés de papiers découpés et silhouettes noires, technique que le réalisateur avoue avoir utilisée par manque d’argent mais technique aussi qu’il adore.

La Fête de l’Animation a donc clôt sa septième édition mais l’Afca n’en reste pas là. L’Animathèque sera présente au Forum des Images et la Fête de l’Animation reviendra l’année prochaine…