Gomorra, grand gagnant des European Film Awards

Posté par vincy, le 7 décembre 2008

statue.gifEn recevant le Prix du meilleur film européen le 6 décembre à Copenhague, Gomorra, adaptation du best-seller de Roberto Saviano, Grand Prix du jury à Cannes et représentant l'Italie pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, conjure un absence de onze ans dans ce palmarès, depuis La vita è bella en 1997. Le film de Garrone obtient cinq prix, dont celui du meilleur acteur partagé avec un autre film italien primé à Cannes, Il Divo : le comédien Toni Servillo jouant dans les deux. Deux autres prix son à distingués. Hunger, découverte de l'année, qui confirme ainsi sa Caméra d'or cannoise. Et Kristin Scott-Thomas en meilleure comédienne dans le film français Il y a longtemps que je t'aime. L'actrice pourrait obtenir une nomination à l'Oscar pour ce film, mais surtout part favorite pour les César, face à Deneuve, Testud, Baye et Moreau (Yolande).

Meilleur film : GOMORRA (Italie)
Meilleur réalisateur : Matteo Garrone (Gomorra, Italie)
Meilleur acteur : Toni Servillo (Gomorra et Il Divo, Italie)
Meilleure actrice : Kristin Scott Thomas (Il y a lontemps que je t'aime, France)
Meilleur scénario : Maurizio Braucci, Ugo Chiti, Gianni di Gregorio, Matteo Garrone, Massimo Gaudioso & Roberto Saviano (Gomorra, Italie)
Meilleure photo : Marco Onorato (Gomorra, Italie)
Prix d'excellence : Magdalena Biedrzycka (costumière de Katyn, Pologne)
Meilleur compositeur : Max Richter (Valse avec Bashir, Israël)
Découverte de l'année : Hunger, de Steve McQueen (Royaume Uni)
Prix FIPRESCI de la critique européen : La graine et le mulet (France)
Prix Arte du meilleur documentaire : René, de Helena Trestikova
Prix UIP du meilleur court métrage : Frankie, de Darren Thornton

Prix d'honneur : Dame Judi Dench

Prix pour la contribution européenne au cinéma mondial : Le Dogme danois - Søren Kragh-Jacobsen, Kristian Levring, Lars von Trier, and Thomas Vinterberg

Prix du public 2008 : Harry Potter et l'ordre du Phoenix, de David Yates (Royaume Uni)

Une année avec Jessica Alba

Posté par MpM, le 6 décembre 2008

jessicaalba_campari_mai09.jpgVous venez de passer une année merveilleuse aux côtés d’Eva Mendès et ne savez comment vous allez survivre sans elle en 2009 ?

Rassurez-vous, la relève est assurée ! Pour son 10e anniversaire, le prestigieux calendrier Campari, qui avait préféré les actrices latinos aux top-models en 2007 avec Salma Hayek, a en effet choisi comme nouvelle égérie la plastique parfaite de Jessica Alba (Sin city, Les 4 fantastiques…). Brune, élégante et pulpeuse, l’actrice évolue dans le Club Campari, "un lieu élégant et dédié à l’hédonisme où tout n’est que passion et séduction, où enchantement et tentations se croisent dans une atmosphère sophistiquée et néanmoins mutine".

Photographiée par Mario Testino et mise en scène par Jean-Paul Goude, elle est tour à tour femme fatale, sirène et starlette… parfaitement dans son élément. La campagne multimédia internationale permettra à ses fans de l’admirer dans un film publicitaire, un site web et bien sûr dans l’édition à tirage limité du Calendrier Campari, imprimé à 9 999 exemplaires. En attendant de la retrouver sur grand écran dans Sin city 2, Les 4 fantastiques 3… et le nouveau film de Michael Winterbottom, The killer inside me.

Slumdog Millionaire remporte le premier prix de la saison

Posté par vincy, le 5 décembre 2008

slumdogmillionaire.jpgLa saison des prix américains,  longue route vers les Oscars, a commencé hier avec la tradtionnelle remise des prix du National Board of Review (Conseil national des critiques créé en 1909, composé de professeurs de cinéma essentiellement).

Le film de Danny Boyle, Slumdog Millionaire, a remporté le prix du meilleur film. Avec son prix du public au Festival de Toronto, cela lui donne un atout supplémentaire dans les campagnes marketing en vue de décrocher des nominations aux Golden Globes et aux Oscars.  En quinze ans, cependant, seuls cinq films ont gagné le prix du NBR  puis l'Oscar. C'était le cas, notamment, l'an dernier avec No Country for Old Men.

Le reste du palmarès lance aussi les premiers favoris dans les autres catégories, ou, en tout cas, ceux qui risquent d'être incontournables dans la saison des prix.
- Meilleur réalisateur : David Fincher (L'étrange histoire de Benjamin Button)

- Meilleur nouveau réalisateur : Courtney Hunt (Frozen River)

- Meilleur acteur : Clint Eastwood (Gran Torino)

- Meilleure actrice : Anne Hathaway (Rachel getting married)

- Meilleur second rôle masculin : Josh Brolin (Milk)

- Meilleur second rôle féminin : Penélope Cruz (Vicky Cristina Barcelona)

- Meilleure révélation masculine : Dev Patel (Slumdog Millionaire)

- Meilleure révélation féminine : Viola Davis (Doubt)

- Meilleur casting : Doubt

- Meilleur scénario : Nick Schenk (Gran Torino)

- Meilleure adaptation : Simon Beaufoy (Slumdog Millionaire) et Eric Roth (L'étrange histoire de Benjamin Button)

- Meilleur film d'animation : Wall-E

- Meilleur film en langue étangère : Mongol (Russie, déjà finaliste ax Oscars 2008)

- Meilleur documentaire :  Man on wire

Rencontres Henri Langlois : florilège de films d’école

Posté par MpM, le 5 décembre 2008

Dvd 30 ans de films d’écoleLes Rencontres internationales Henri Langlois, dont la 31e édition commence ce soir, célébraient leurs 30 ans en 2007. Pour fêter l’événement, la manifestation consacrée aux films de fin d’étude a réalisé un DVD proposant une sélection des films primés depuis le milieu des années 90. L’occasion de (re)découvrir les premières œuvres de cinéastes qui, depuis, ont fait leur chemin. Ainsi Susanne Seidel, animatrice et responsable effets visuels sur le dernier long métrage de Jacques-Rémy Girerd (Mia et le Migou), qui présentait en 2004 les mésaventures amoureuses d’un crapaud tombé amoureux d’une grenouille… en plastique (Pantoffelhelden). Joliment animé, avec un vrai sens du détail et pas mal d’humour. La même année, Vladmir Kott (La mouche) remportait un certain succès avec La porte, une fable burlesque et poétique sur les fardeaux à porter et les portes à ouvrir. Enfin, Joachim Trier et son complice Eskil Vogt (Nouvelle donne) signaient en 2002 un court appelé Procter dans lequel la vie d’un homme bascule brutalement quand il assiste au suicide de son voisin par auto-immolation. Un film très sobre qui distille froidement malaise et inquiétude. A voir aussi, Overtime de Oury Atlan, Thibaud Berland et Damien Ferrié, sur de petites créatures confrontées à la mort de leur créateur, Lili et le loup de Florence Henrard, un détournement malicieux du célèbre Pierre et le loup, Skröltormar de Halfsteinn Gunnar Sigurdsson, une histoire de bottes et de crocodile sur un ton purement islandais… soit un florilège réussi d’œuvres qui méritent le détour ! En attendant la promotion 2008, à suivre sur Ecran Noir dès la semaine prochaine.

Le nouveau Forum des images (5)

Posté par vincy, le 4 décembre 2008

Dernière étape dans ce nouveau Forum des Images, la médiathèque François Truffaut. C'est la réelle nouveauté de cette ensemble cinéphilique de la rue du Cinéma. Une partie des fonds spécialisés étaient en effet localisés dans une autre bibliothèque parisienne (André Malraux, tout un symbole).

Ici, nous trouverons 17 000 livres, 72 revues, 6 2000 revues de presse. Le Film français ou Positif dans leur intégralité.

Mais on pourra aussi voir 2 000 DVD et écouter 2 500 CD. Un fond porté sur le cinéma expérimental est en phase de constitution.

Double particularité de cet espace à même la rue : la médiathèque sera ouverte le dimanche et les abonnés porrront emprunter les livres mais aussi les DVD. Il y aura 7 500 films (2 000 à l'ouverture) à voir chez soi. Qu'on soit chercheurs, spécialistes, cinéphiles, ou curieux.

Danny Boyle favori anglais pour les Oscars

Posté par vincy, le 3 décembre 2008

slumdogmillionaire.jpgLes 11e prix du cinéma indépendant britannique ont récompensé les gagnants de l'année dimanche dernier, le 30 novembre. Grand gagnant, Danny Boyle, le cinéaste de Trainspotting, avec Slumdog Millionaire, fabuleuse histoire se déroulant en Inde. Il avait déjà été nommé comme meilleur réalisateur en 2002 avec 28 jours plus tard. Là, son film, reçoit quatre prix : meilleure photo pour Anthony Dod Mantle, meilleur espoir pour Dev Patel (photo, à gauche), meilleur réalisateur et meilleur film.

Les films de Mike Leigh, Stephen Frears, Ken Loach,  Stephen Daldry, Michael Winterbottom avaient été primés les années précédentes. Autrement dit, avec le prix du public du Festival de Toronto remporté en septembre dernier, Slumdog est en course pour les nominations les plus prestigieuses aux Oscars. Pour Danny Boyle ce serait un grand bon en avant tant il a été snobé par les palmarès anglais et américains. Il n' a reçu qu'un BAFTA (les César d'Outre-Manche) au cours de sa carrière, celui du meilleur film britannique en 1996 (Trainspotting).

Les autres films remarqués cette année sont Hunger (meilleur nouveau réalisateur, meilleur acteur, meilleure technique), Happy-Go-Lucky (Be Happy (meilleur second rôle masculin et second rôle féminin), The Boy in the Striped Pyjamas (meilleure actrice). Les BIFA ont aussi primé le documentaire Man on Wire, le film étranger Valse avec Bashir. Ils ont honoré David Thewlis pour sa contribution au cinéma britannique.

Hollywood, entre foi et pessimisme pour la fin de l’année

Posté par vincy, le 3 décembre 2008

curiouscase.jpgLa crise a atteint le moral des cadres de l’industrie cinématographique. Certains se rassurent avec les bons signes conjoncturels. Noël et le Jour de l’an tombent un jeudi, prolongeant ainsi le jour férié en grand week end de quatre jours. Le box office, pour le moment, et ce malgré un premier trimestre catastrophique et un début d’automne médiocre, atteint peu ou prou les mêmes niveaux que l’an dernier. Et Noël reste la période la plus prisée pour aller en salles. L’an dernier, le seul jour de Noël avait enregistré 63 millions de $ de recettes dans les caisses des cinémas. En 2006, le chiffre d’affaires avait été de 58,5 millions de $. La tendance est à la hausse.

Inflation de sorties
L’offre aussi d’ailleurs. De sept sorties majeures (nationales) en 2005, les distributeurs ont dû composer avec dix sorties majeures en 2007 et onze cette année. Auxquelles il faut ajouter des films art et essai.
Si bien que la saison débute désormais mi-décembre. A l’instar de l’été, qui commence dorénavant début mai, la multiplication des sorties a imposé aux studios un calendrier de plus en plus précoce. Les films ont à peine deux semaines pour faire 80/90 % de leurs recettes totales. En janvier, les films oscarisables prennent le dessus.
Cette année, Hollywood mise sur des stars (Will Smith, Jim Carrey, Meryl Streep, Adam Sandler, Keanu Reeves, Tom Cruise, Clint Eastwood, Leonardo di Caprio, Jennifer Aniston…), des films en tous genres (thrillers, comédies, science fiction, cartoon, drames, …) et paradoxalement aucune suite , contrairement à l'invasion de "sequels" en été.

Au total seize films ont une chance de tout gagner ou tout perdre. Parmi les plus exposés, des films ambitieux à très gros budgets comme Valkyrie (Brian Synger - Tom Cruise) et The Curious Case of Benjamin Button (David Fincher - Brad Pitt, photo). On regardera aussi de près ce que valent les cotes de Adam Sandler, Jim Carrey, Vince Vaughn et Jennifer Aniston dans le registre de la comédie, après, pour chacun, de gros passages à vide. Certains se neutraliseront peut-être. Il est certain que les films les plus ciblés auront plus de chance dans un contexte aussi concurrentiel que des films trop généralistes.
L’autre donnée qui concentrera tous les regards sera bien entendu la réception critique et publique de films comme Gran Torino, Doubt, Defiance, Revolution Road ou Australia, qui peuvent envisager des nominations aux Oscars et, par conséquent, une durée de vie plus longue en salles…

Récession économique
Hélas, il y a aussi le problème du contexte structurel qui rend tout le monde pessimiste : l’économie, avec sa récession, une chute brutale du pouvoir d’achat, une volonté instinctive d’épargner ses dollars… D’autant que les budgets de production ont augmenté. Mais surtout, avec autant de compétition dans les salles, les studios vont devoir surenchérir dans les dépenses marketing ; de quoi mettre en péril une rentabilité immédiate des films.
Cependant, le cinéma devrait être moins touché que les spectacles de Broadway - quatre (dont "Hairspray" de John Waters, "Kamelot" des Monthy Python et "Frankenstein Jr" de Mel Brooks) ont déjà annoncé qu’ils s’arrêtaient après les Fêtes, alors que "Shrek" vient de se lancer dans l’aventure de la comédie musicale cette semaine. Les ventes de DVD et de Blu-ray pourraient plonger au profit des jeux vidéos et des consoles. Des promos incroyables sont mises en place pour vendre des blockbusters comme Batman The Dark Knight et Kung Fu Panda. La musique et les livres connaissent aussi un fort déclin.
Si Noël soulagera les producteurs de cinéma et de comédies musicales, tout le monde s’accorde à dire que l’hiver devrait être atroce…

Agathe Cléry : quelle représentation pour les Noirs au cinéma ?

Posté par MpM, le 2 décembre 2008

Agathe Cléry - valérie LemercierMercredi sort sur les écrans le film Agathe Cléry d’Etienne Chatiliez où un personnage de femme raciste interprété par Valérie Lemercier devient noir du jour au lendemain. Si la campagne d’affiches a recouvert les espaces publicitaires et la bande-annonce envahi les cinémas (quoique sans rien dévoiler de plus), le film, lui, n’a été montré qu'à des médias acquis d'avance comme Canal + ou le JDD. Difficile, donc, de se faire une idée du résultat : dénonciation édifiante ou prétexte à comédie lourdingue ? A défaut, son sujet donne néanmoins envie de réfléchir à la représentation des noirs au cinéma et plus généralement dans les médias, d’autant que la question est perpétuellement d’actualité. La semaine dernière, le Club Averroes (observateur de la diversité dans les médias) dressait ainsi un état des lieux accablant de la représentation des minorités pour la période 2007-2008, dénonçant notamment "l’immobilisme" dont font principalement preuve les chaînes de télévision. Quant aux disciplines artistiques, la situation est si peu encourageante que le CRAN (Conseil représentatif des associations noires) annonçait il y a quelques mois la création des "Trophées du monde noir", les Césaire, chargés de mettre en lumière des artistes issus des cultures afro-caribéennes de la littérature, de la musique et du cinéma.

Et c’est vrai, les "minorités visibles" sont tellement absentes des écrans qu’on se souvient encore tous du battage médiatique ayant accompagné la nomination du journaliste Harry Roselmack à la présentation du journal de 20h sur TF1. Ce qui n’aurait dû être qu’un choix évident récompensant une carrière réussie s’est mué en acte politique quasi héroïque prétexte à ne parler que de la couleur du présentateur et jamais de son travail. François Dupeyron raconte d’ailleurs que c’est cet événement qui lui a donné envie de tourner un film avec des personnages noirs. Résultat, au moment de la recherche de financement, le scénario a été rejeté par toutes les télévisions : une famille noire à 20h30, ça n’intéresse personne. Aide-toi, le ciel t’aidera a beau être tout sauf communautaire, il continue lui-aussi à être perçu presque uniquement à travers le prisme de la couleur de peau de ses interprètes…

Il y a peu, une autre anecdote du même style nous frappait. La cinéaste Cristina Comencini a réalisé une comédie très directe sur le racisme en Italie, Bianco e nero. Il y est Aissa Maiganotamment beaucoup tourné en dérision le racisme qui s’ignore, fourbe et rampant. Son interprète principale, la divine Aïssa Maïga, y interprète une jeune femme d’origine sénégalaise travaillant dans une ambassade et mariée à un intellectuel africain. Elle est magnifique et élégante, les plus grands créateurs devraient se battre pour l’habiller… et aucune d’eux n’a souhaité le faire. "Pour nos deux protagonistes noirs, nous n’avons trouvé aucun sponsor", confirme la réalisatrice. "Dans tous les films importants, les principaux interprètes sont habillés par les grandes marques, chaussettes et chaussures comprises. Pour eux, rien…"

Des exemples parmi d’autres de l’hypocrisie régnant dans l’univers de la représentation par excellence, celui du 7e art. Difficile ensuite de s’étonner que le cinéma compte si peu d’acteurs "issus de la diversité" et que chacun d’entre eux ait vite tendance à être considéré comme un porte-parole de sa communauté. Immanquablement, on pense au personnage interprété par Robert Downey jr dans Tonnerre sous les tropiques : un acteur de grand renom ayant subi une opération pour devenir noir le temps d’un rôle… et qui soudainement se met à parler au nom de tous les Noirs d’Amérique ! C’est pourquoi on souhaite bien du plaisir à Valérie Lemercier grimée en femme de couleur… Il ne reste plus qu’à espérer très sincèrement qu’Agathe Cléry soit réussi et parvienne à secouer les consciences pour que, dans un avenir pas trop lointain, une vraie actrice noire obtienne le premier rôle dans un film très médiatique affiché dans tous les couloirs du métro parisien.

On se souvient que Romuald et Juliette, comédie "bicolore" de Coline Serreau, affichait Daniel Auteuil mais pas Firmine Richard sur ces mêmes espaces publicitaires...

Bollywood sous le choc

Posté par vincy, le 2 décembre 2008

Les récentes attaques terroristes qui ont lieu à Mumbay, la capitale financière et cinématographique de l’Inde, a évidemment perturbé l’industrie bollywoodienne, et plus globalement cinématographique du pays.
Certes les actes violents ont touché la partie sud de la métropole, tandis que la plupart des studios et bureaux de productions sont au nord. Les cinémas ont reçu l’ordre de fermer jeudi dernier, et souvent, l’interdiction a été prolongée vendredi. Des multiplexes récents sont situés à proximité des lieux ciblés.
Cela a un impact certain pour les sorties de la semaine, qui ont lieu traditionnellement le vendredi. Les habitants de Mumbai, contrairement à leurx concitoyens du reste du pays, ont vu la programmation de leurs salles bousculée. Un film a été décalé, une comédie romantique, et un autre a vu sa combinaison de salles fortement réduite dans l’agglomération.
Cependant, la distribution de copies, qui proviennent essentiellement de Mumbay, a été fortement troublée.
La tension s’est ressentie aussi à Goa, où se tient actuellement le 39e Festival International du Film.

Comme une étoile dans la nuit : l’amour à mort

Posté par Morgane, le 1 décembre 2008

commeuneetoile.jpgL'histoire : Alors qu'ils ont décidé de faire un enfant, Anne et Marc découvrent que ce dernier est atteint d'un cancer. Face à la tristesse et à la peur de la mort, leur histoire d'amour demeure la meilleure réponse.

 Ce qu'on en pense : Le film s’ouvre sur deux corps qui se dénudent, qui s’aiment. Sans un mot. Le bonheur se faufile et très vite s’effiloche ; mais les corps vibrent, restent nus, libres et beaux comme un pied de nez magistral fait à la maladie. Comme une étoile dans la nuit se déroule telle une scène de la vie quotidienne, certes dramatique, une de celles qui n’arrivent qu’aux autres, mais peuvent frapper chacun.

Au début maladroits, les corps de Salomé Stévenin et Nicolas Giraud s’étreignent, se caressent, flottent dans un univers ordinaire. Leur maladresse surprend, étonne mais peu à peu leur jeu s’affirme, s’affine et prend alors tout son sens. René Féret réussit dès lors le pari de raconter la maladie. Sans pathos mais avec une grande dignité, il filme ces deux corps séparés petit à petit par la maladie dévastatrice. Lentement, celle-ci infiltre le corps de Marc tout comme le couple qu’il forme avec Anne. Elle s’incruste dans leur quotidien, "flirte" avec eux comme se plaît à le dire Anne.

Les projets s’égrènent et l’évocation du futur s’efface pour laisser place à un présent qui s’échappe. Les corps, malades ou non, puisent ici toute leur puissance. La maladie vainc mais ne détruit pas. Elle transforme faiblesse en force et, loin des clichés, donne un souffle nouveau à Anne et Marc. Film touchant, à la fois tendre dans les sentiments évoqués et violent dans sa réalité, Comme une étoile dans la nuit effleure avec tendresse et sincérité un sujet difficile. Ou comment la maladie s’invite dans une histoire d’amour