AFI (8). Suspens : Hitchcock, incontournable

Posté par vincy, le 3 juillet 2008

vertigo.jpgSueurs froides (1e), Fenêtre sur cour (3e), La mort aux trousses (7e), Le crime était presque parfait (9e). Hitchcock, tel Disney dans l’animation, laisse peu de place aux autres. James Stewart et Grace Kelly s’en trouvent doublement récompensés… Le plus difficile a dû être de choisir quels films et dans quel ordre les mettre… Les enchaînés ou Psychose sont du coup injustement hors concours. Le reste du classement est sans doute le plus classe de tous : Chinatown, Laura, Le troisième homme, Le faucon maltais… On fait pire cinéma. Dans le bas du classement, le genre invite Lynch (Blue Velvet) et Synger (The Usual Suspects). La forme et le style, la malice et les références créent le film culte, et souvent hors du temps. Tout ce qui fait de Sueurs Froides, l’œuvre symbole du genre.
Notre avis : Peu importe le film pourvu qu’on ait Hitchcock, le plus habile des cinéastes à mélanger psychanalyse et peurs primaires, tout en nous faisant sursauter en un plan.

Prochain épisode : la comédie romantique, une affaire de couples

Revenir avec Partir

Posté par vincy, le 2 juillet 2008

Catherine Corsini (La nouvelle Eve, Les ambitieux) vient de commencer le tournage de son nouveau film, le 11 juin dernier. Deux mois entre Nîmes et Barcelone, au soleil. Partir (budget : 4,2 millions d’euros) réunit Kristin Scott-Thomas, Yvan Attal et le Catalan Sergi Lopez.

Paris Cinéma se déclare ouvert !

Posté par Morgane, le 2 juillet 2008

pariscinema.jpgLe Festival Paris Cinéma a ouvert ses portes ce mardi à la Cinémathèque, présentant Entre les murs de Laurent Cantet, Palme d’Or du dernier festival de Cannes.

Le film, qui sortira en salles le 24 septembre, revient sur une année scolaire partagée par un professeur de français et sa classe de 4ème3 dans un collège du XXème arrondissement de Paris. Hésitant entre le documentaire et la fiction, s’approchant parfois du drame, la caméra se promène dans les couloirs du collège suivant différents regards, différents parcours. Soulevant des questions très pertinentes (la place et le rôle du professeur, l’échange entre le classe et le professeur…), le film projette avant tout le lieu du collège dans la sphère de l’intime. Une très belle palme !

Pour l’occasion une partie de l’équipe du film était présente ainsi que Charlotte Rampling (présidente de Paris Cinéma), Costa-Gavras (président de la Cinémathèque), le maire de Paris, Bertrand Delanoë, Christophe Girard, son adjoint à la culture, et Aude Hesbert, la déléguée générale du festival. Le tout-Paris du cinéma s'est rejoint à l'Hôtel de ville pour siroter du champagne, déguster de la barbe-à-papa, papoter sous les ors et les lambris un peu chargés du salon. On y croisait Edouard Baer, Ronit Elkabetz, Bernard Menez, Eric Zonca, ...

Le Festival démarre sur les chapeaux de roues…

AFI (7). Sports : Scorsese met K.O. Rocky

Posté par vincy, le 2 juillet 2008

ragingbull.jpgScorsese, battu côté gangsters, s’octroie la médaille d’or dans le film sportif. Raging Bull reste donc le grand classique du cinéaste. Le genre n’est pas nouveau mais apparemment ses bons films sont récents. Seuls trois films datent d’avant 1975. On voit bien des oublis majeurs (des Chariots de feu à Pat and Mike) mais il faut croire que l’AFI a voulu faire ses jeux olympiques avec du golf, du billard, du vélo, du cheval, du basketball. Pas de tennis, pas de foot (ni européen ni américain)… Mais trois films sur le baseball. Pourtant le sport qui fait fureur reste la boxe. Rocky (2e) et Raging Bull (1e) ne laissent pas de place à Gary Cooper (The Pride of the Yankees), Kevin Costner (Bill Durham), Paul Newman (L'arnaque) ou Tom Cruise (Jerry Maguire)...

Notre avis : là encore, le champion n’est pas contestable, tant Raging Bull incarne le drame sportif dans toute sa splendeur et sa souffrance. Le reste de la liste est trop fantaisiste pour être pris au sérieux.

Prochain épisode : pas de suspens sans Hitchcock

Iron Man, champion US du premier semestre

Posté par vincy, le 1 juillet 2008

Six mois de Box office et l'occasion de faire un pré-bilan des affaires hollywoodiennes, tandis que la grève des acteurs menace de plomber la saison estivale.

Deux films ont dépassé les 200 (et même 300) millions de $ en Amérique du Nord, et au total seulement sept œuvres ont franchit le cap des 100 millions de $. Sans surprise les trois démarrages supérieurs à 60 millions de $ sont les trois champions du semestre.

De justesse, et pour quelques jours encore, c'est Iron Man lancé vingt jours avant Indiana Jones 4, qui a la médaille d'or avec 309, 18 millions de $ de box office. Belle performance quand on compare avec Hulk qui peine à atteindre les 115 millions de $.

Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal continue de persévérer dans le Top 10 et a passé la symbolique somme des 300 millions de $ le dernier jour du semestre.

Enfin, Kung Fu Panda a réussi à doubler Horton, pourtant le seul film avant mai à avoir ramassé plus de 100 millions de $. Le Panda a cumulé 179,28 millions de dollars.

On note des gros fiascos : Narnia, Hulk, 10 000, Zohan, Jumper, Spiderwick, Phénomènes, Speed Racer... Et quelques surprises : Sex & the City, Las Vegas 21 et Cloverfield.

1. Iron Man

2. Indiana Jones 4

3. Kung Fu Panda

4. Horton

5. Sex & the City

6. Le Monde de Narnia chapitre 2

7. L'incroyable Hulk

8. 10 000

9. Rien que pour vos cheveux (... Zohan)

10. Las Vegas 21

Marion, future Marianne?

Posté par vincy, le 1 juillet 2008

Triplé gagnant pour l'actrice Marion Cotillard. Elle rentre dans Le Petit Larousse 2009, aux côtés de Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri, Pierre Arditi, Brad Pitt et même Al Gore.

Elle entre aussi dans le collège électoral des Oscars (6 000 membres). 105 personnalités y font leur entrée, de Josh Brolin à Jet Li, de Sergei Bodrov à Jason Reitman. Jean-Claude Carrière, Philippe Pollet-Villard, Didier Lavergne rejoignent aussi ce collège qui compte, entre autres, Deneuve, Adjani, Aimée...

Enfin selon un sondage paru dans Sélection du Reader's Digest, elle est la personnalité féminine qui incarne le mieux la France (selon 27% des 1000 personnes interrogées, de 15 à 64 ans). Elle devance ainsi les comédiennes Sophie Marceau et Catherine Deneuve. Côté hommes, c'est Dany Boon qui arrive en tête, largement devant Jamel Debbouze, Gérard Depardieu et Alain Delon.

Festival de la Rochelle, chapitre 1 : Héroïque !

Posté par Martin, le 1 juillet 2008

larochelle_affiche2008.jpgAu festival de La Rochelle, se créent parfois des raccords inattendus de film en film, comme des correspondances secrètes entre les cinéastes. Ainsi Amère victoire de Nicholas Ray était suivi de Fitzcarraldo de Werner Herzog. Ils réfléchissaient tous les deux une vision du héros sortant des chemins battus. Deux époques, deux pays et deux morales, pour une conception du héros opposée mais tout aussi mythologique.

Dans Amère victoire, Johnny Leith (Richard Burton) a tout pour être le parfait héros de guerre. On est en 1943 dans le désert de Libye où il doit récupérer avec un bataillon des documents nazis. Cela débute mal pour lui : il est sous les ordres de Commandant Brand dont il a connu – et aimé – la femme quelques années plus tôt. Un héros qui n’a pas su profiter de l’amour ? Lors de la mission, Brand reste figé l’arme à la main, n’arrivant pas à se jeter sur l’ennemi, c’est Leith qui plonge. Mais plutôt que de jouer la fierté silencieuse, il avoue immédiatement qu’il a eu peur… Cet aveu, c’est celui de tous les grands personnages masculins de Nicholas Ray : les hommes sont fragiles et ne prennent même plus la peine de le cacher. C’est comme si Leith avait conscience qu’il n’y avait plus d’héroïsme possible si ce n’est dans le renoncement. Sa mélancolie contamine tout le récit puisque même l’orgueilleux Brand accroche à la fin sa glorieuse – mais ô combien amère – médaille sur la poitrine d’un pantin d’entraînement. Et c’est ainsi que le héros est mort.

Fitzcarraldo, à l’inverse, serait l’histoire d’une résurrection. Leith est définitivement ailleurs, mais il reste tout de même une pierre dans l’armée. Brian Sweeney Fitzgerald n’appartient plus à rien. Il est seul au milieu des banquiers et apprend à diriger sa propre troupe composée d’Indiens trouvés en chemin. Personne ne croit en lui et pour cause, il est complètement illuminé : porté par un vrai grand rêve de grandeur, il veut faire construire un opéra au milieu de la forêt amazonienne. Le personnage de Klaus Kinski commence par se réinventer un nom de héros d’opéra, Fitzcarraldo, et pourrait d’ailleurs sortir d’un opéra wagnérien. C’est un héros romantique comme il n’en existe plus, ce que semble indiquer la durée du film, celle d’une épopée (2 h 37). Il en a l’énergie solaire ; une force mystérieuse le pousse à avancer et à conquérir tout paysage qui s’offre à lui : remonter le fleuve furieux, traverser la terre même en bateau… C’est absolument impossible, et pourtant il le fait. Dès la première scène, Fitzcarraldo entre dans un opéra après avoir ramé pendant deux jours. Pour qu’on le laisse entrer, en retard, sans billet, il montre ses mains meurtries : c’est la prouesse physique qui lui ouvre les portes, toutes les portes. L’avancée du héros herzogien est filmée comme une montée au ciel : il contemple son œuvre de la cime d’un arbre. Au milieu de la forêt amazonienne, il est vêtu de blanc, cheveux au vent couleur soleil, avec ce regard fou que seul peut avoir Klaus Kinski : voilà le portrait du héros, puissant de sa seule volonté.

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AFI (6). Western : John Wayne en son pré

Posté par vincy, le 1 juillet 2008

searchers.jpgLe genre est particulier. Il naît avec John Ford et John Wayne (La chevauchée fantastique, 1939, 9e), atteint son summum avec John Ford et John Wayne (La prisonnière du désert, 1956, 1e), et meurt avec Clint Eastwood (et Gene Hackman) avec Unforgiven (1992, 4e).  Si John Wayne place trois de ses films dans le top 10 (il faut ajouter Red River, 1948, 5e, film de Howard Hawks avec Montgomery Clift), le genre était assez ouverts aux belles gueules et grands gaillards. Gary Cooper (Le train sifflera trois fois, 2e), William Holden (La horde sauvage, 6e), Robert Redford et Paul Newman (Butch Cassidy and The Sundance Kid, 7e), Warren Beatty (McCabe & Mrs Miller, 8e). Derrière la caméra on retrouve Altman, Pekinpah, Roy Hill…

Car le western fut cinématographiquement plus riche à la fin des années 60. Paradoxe du classement qui a voulu mettre le duo Ford / Wayne, en guise de symbole, en haut de la liste, c’est Le train sifflera trois fois qui cumule les lauriers depuis dix ans dans les classements de l’AFI. Et si l’étrange Shane est préféré à Danse avec les Loups, on notera surtout qu’un western sans Natalie Wood, Grace Kelly ou Jean Arthur, c’est un peu moins intéressant. Un seul film met une femme en premier rôle, Cat Ballou (1965, 10e). Avec Jane Fonda. Ironiquement, son père, Henry Fonda, a vu tous ses Westerns passer à la trappe

Notre avis : Toutes les stars ont eu droit à un grand Western. Mais ce genre appartient à John Wayne, emblème masculin du Grand Ouest filmé par John Ford.

Prochain épisode : les films sportifs boxent en première catégorie

Paris Cinéma : c’est parti! (les sélections)

Posté par Morgane, le 1 juillet 2008

Le Festival Paris Cinéma ouvre ses portes demain avec Entre les murs, Palme d’or cannoise, en film d’ouverture. Les 12 jours de festival (du 1er au 12 juillet) promettent d’être riches en émotions.

La compétition connaîtra 10 longs et 20 courts :

Longs métrages :

- Dernier maquis de Rabah Ameur-Zaïmeche

- Dorothy d’Agnès Merler

- In love we trust de Wang Xiaoshuai

- Kabei (Notre mere) de Yoji Yamada

- Lake Tahoe de Fernando Eimbcke

- Mange, ceci est mon corps de Michelange Quay

- Milky Way de Benedek Fliegauf

- Tribu de Jim Libiran

- Versailles de Pierre Schoeller

- Young@Heart de Stephen Walker

Courts métrages :

Alexandra, As I lay dying,  Boulevard de l’océan, Les couillus, Cargo, Invitation to dine with, Journey to the forest, Plot point, Rolyo, La saint-festin, Saturday’s shadow, Le serment, The shooter, Sonia and her family, Surface, Tide of love, Une leçon particulière, La vie lointaine, Weekend, When I become silent.

Le festival sera également l’occasion de découvrir de nombreux films en avant-première:

Le bruit des gens autour de Diastème, Les bureaux de Dieu de Claire Simon, Christophe Colomb, l’énigme de Manoel de Oliveira, La frontière de l’aube de Philippe Garrel, Hunger de Steve McQueen, Komaneko le petit chat curieux de Tsuneo Goda, Kung Fu Panda de John Stevenson et Mark Osborne, Night and day de Hong Sang-Soo, Serbis de Brillante Mendoza, Souvenir d’Im Kwon-Taek, Tokyo ! de Michel Gondry, Leos Carax et Bong Joon-Ho, La vie moderne de Raymond Depardon et tant d’autres encore…

Paris fait son cinéma

Posté par MpM, le 30 juin 2008

Paris cinéma

Pour la 6e année consécutive, la capitale s’apprête à vivre dix jours durant au rythme de 24 images par seconde. Le Festival Paris cinéma, qui a attiré l’an dernier plus de 66 000 spectateurs uniques, est en effet de retour avec toujours plus de films, de séances en plein air, d’hommages, de rétrospectives, de débats et de rencontres. Parisien ou de passage, petit ou grand, cinéphile ou néophyte, à chacun sa manière de vivre le festival.

Ainsi les festivaliers les plus exigeants et les plus curieux se régaleront avec la compétition internationale, véritable panorama de la production cinématographique actuelle. Pour compléter, ils ne manqueront sous aucun prétexte la rétrospective du cinéma philippin (méconnu et pourtant extrêmement dynamique) qui propose en tout une quarantaine d’œuvres pour la plupart inédites en France.

Plutôt désireux de faire le plein de films avant l’été et de découvrir avant tout le monde les sensations des semaines à venir ? Les nombreuses avant-premières (qui comptent énormément de films sélectionnés à Berlin ou Cannes) sont prévues pour vous ! Au programme, la palme d’or 2008, Entre les murs de Laurent Cantet, la caméra d’or, Hunger de Steve McQueen, Les bureaux de Dieu de Claire Simon, prix de la SACD ou encore Be Happy (Happy-go-lucky), le pétillant dernier opus de Mike Leigh, qui a valu à son actrice Sally Hawkins un ours d’argent bien mérité.

Et ce n’est pas tout ! Ceux qui aiment faire le tour d’un artiste seront comblés par les intégrales Brillante Mendoza (réalisateur philippin dont le dernier film, Serbis, était en sélection officielle à Cannes) et Aki Kaurismäki ainsi que par les rétrospectives consacrées à Nathalie Baye (en 23 films), Ronit Elkabetz (ses 9 rôles les plus marquants), Jean-Claude Carrière (15 films et une leçon de cinéma) et Joseph Kuo (2 soirées exceptionnelles; dont une leçon de cinéma). Sans oublier l’un des temps forts principaux,  la soirée hommage rendue à David Cronenberg à l’occasion de la création mondiale de l’opéra The fly au théâtre du Châtelet.

Et les enfants dans tout ça ? Paris cinémômes leur propose "un été au vert", un programme de quinze films leur permettant de se sensibiliser de manière ludique aux questions écologiques d’aujourd’hui ainsi que des ateliers autour du film U, du conte ou encore de la bande-son de cinéma. Mais il n’est pas non plus interdit de les emmener à l’un des différents ciné-concert organisés autour d’Ernst Lubitsch (quatre films rares du cinéaste accompagnés par une musique interprétée live).

Et enfin, pour les plus studieux, Paris cinécampus, l’université d’été du festival, propose chaque jour des tables rondes, des rencontres ou encore des ateliers sur des thèmes aussi différents que les coproductions en Europe, la restauration de Lola Montès, le cinéma sur internet, les seconds rôles... Pour tous les goûts, on vous dit !

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Du 1er au 12 juillet
Tarifs, horaires et programmation sur www.pariscinema.org