Posté par vincy, le 17 février 2009
Les votes sont quasiment finis. La cérémonie se prépare déjà. Les Oscars hésitent désomrais sur le scénario. Un film a remporté tous les prix de la saison : la statuette suprême peut-elle lui échapper? C'est hautement improbable tant le film est en train de compenser sa seule faiblesse par rapport au marketing de Benjamin Button : sa popularité.
Depuis la révélation des nominations le 22 janvier, le box office des films nommés n'est pourtant pas à la hauteur des espérances. Les cinq productions nommées dans la catégorie du meilleur film n'ont accumulé que 90 millions de $ en trois semaines, soit un tiers des recettes globales accumulées. Et en fait seul un film a cartonné : Slumdog Millionaire. Pour l'instant, il a rapporté autant de dollars avant les nominations qu'après, un exploit en soit. Surtout, avec 42 millions de $ de bonus, il fait largement mieux que les 18 millions de $ de Benjamin Button et les 11 millions de $ de The Reader.
Benjamin Button, malgré ses 13 nominations, n'a pas été en mesure de transformer cet avantage en plébiscite. Le film se hisse difficilement dans le Top 20 annuel 2008 et a séduit 85% de son public avant l'annonce des Oscars.
En fait, ce sont les films oubliés des Oscars ou nommés dans des catégories moins visibles qui attirent les spectateurs. Ainsi la nomination de Mickey Rourke a presque triplé le box office de The Wrestler.Les noces rebelles est passé de 6 millions de $ de recettes à 21 millions de $. Ainsi Kate Winslet fait un plus gros succès avec le film où elle n'est pas nommée qu'avec le film où elle est citée (The Reader).
Mais surtout, Hollywood est confronté à un phénomène nouveau. Habituellement, le mois de janvier permet aux films des fêtes de finir leur carrière en douceur et aux films art et essais, oscarisables, de conquérir les salles. Cette année, les films des fêtes se sont crashés juste après les vacances, ayant fait, pour la plupart 90% de leurs recettes en trois semaines. Les films art et essai, hormis Slumdog Millionaire, Doute et Milk, n'ont pas dépassé les 25 millions de $ de recettes totales. Aucun film étranger sortis après octobre n'a percé au delà des 2 millions de $.
En fait, et c'est nouveau, ce sont des blockbusters qui ont pris possession du marché hivernal. En premier lieu, Clint Eastwood, leader du mois avec Gran Torino et ses 130 millions de $. Du jamais vu depuis Impitoyable pour le mythe. Paul Bart : Mall Cop a aussi dépassé le cap des 100 millions de $ et Taken a fait largement mieux qu'espéré avec 80 millions de $. Des films de genre (comédie romantique ou horreur) ont démarré en trombe durant leur premier weel end. Résultat, les films à Oscars n'ont pas pu résister à cette concurrence.
Alors que le box office a progressé de 20% par rapport à 2008, les huit films nommés dans les quatre catégories artistiques et encore en cours d'exploitation, n'ont contribué qu'à 20 % des recettes depuis trois semaines. Merci Slumdog.
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Posté par vincy, le 16 février 2009
La 59e Berlinale s'est achevée sur une note d'espoir. Célébrant la chute du mur, fêtant une nouvelle cinéaste, le festival de Berlin veut croire que demain sera meilleur. L'an prochain, le 60e anniversaire battera son plein. De quoi vite effacer une édition en demi-teinte.
La bonne nouvelle vient du public. Il a répondu présent et n'a jamais été aussi nombreux. 383 films (1 238 projections) ont été présentés à 20 000 professionnels et journalistes venus de 136 pays. Mais surtout 270 000 billets ont été vendus au public : un record historique pour le festival, battu dès le mercredi. 
Le marché, quant à lui, n'a pas trop souffert de la crise. On s'attendait à pire. Même si le problème du crédit et du financement était l'obsession de tous, les inquiétudes des uns et la tentative de repli des autres n'a pas trop atteint les négociations. De nombreux films ont été vendus sur plusieurs territoires, même si les distributeurs russes et brésiliens ont fait baisser fortement les prix pour cause de dévaluation monétaire. Les génériques prestigieux (réalisateurs, stars) ont souvent été une valeur refuge (voir actualité du 9 février 2009). Il y avait peu de productions à risques présentées dans les catalogues.
On devrait dire hélas. Dans un entretien à l'AFP, Vincent Maraval (Wild Bunch) estime que le cinéma n'échappera pas à la crise financnière, les banques se retirant du jeu au fil des mois. "Aux Etats-Unis les films indépendants ambitieux, visant un public adulte, tels que No country for old men ou There will be blood, devraient se faire plus rares. Pour nous, c'est une opportunité: ces réalisateurs viendront en Europe !"
Etrangement ce sont souvent des films à venir, parfois prévus pour Cannes ou Venise, qui ont connu les meilleures ventes. La sélection officielle n'a pas été le moteur du marché cette année. Peu de films en compétition ont séduit.
Cette Berlinale artistiquement terne gâche un peu l'ambiance. La critique a trouvé l'ensemble des films assez faible, ne s'enthousiasmant jamais pour un film ou un autre. La teta asustada, Ours d'or, premier film d'une cinéaste péruvienne, est le seul à avoir fait l'unanimité. Le palmarès fait la part belle aux films latino-américains : d'un Teddy Bear à un film mexicain aux multiples prix de l'argentin Gigante. D'un point de vue global, les cinémas germanophones et sud américains ont distancé les autrs, considérés comme médiocres.
Si la Berlinale essuie le feu des critiques qui jugent les sélections de plus en plus moyennes, notons que Berlin poursuit une double cohérence historique. D'une part l'accompagnement d'un cinéma émergeant. Après avoir sacré un cinéma chinois renaissantà la fin des années 80, la Berlinale a privilégié les nouveaux territoires comme l'Afrique du Sud, la Turquie, la Bosnie et surtout le Brésil, primé deux fois en 10 ans. Le Pérou confirme cette tendance. 
Enfin, la jeunesse l'a emporté sur les grands noms. Depuis l'Ours d'or remis à Walter Salles en 1998, neuf primés étaient des nouveaux talents du 7e Art. Et en fait depuis Winterbottom en 2003, tous les Ours d'or ont été réalisés par des cinéastes ayant commencé leur carrière après 1998.
En cela la Berlinale, qui a porté en triomphe Fatih Akin, Ang Lee, Walter Salles, Paul Thomas Anderson ou encore Paul Greengrass avant tous les autres, a encore vocation à briller artistiquement...
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Posté par MpM, le 16 février 2009
"C'est très dur de produire un film en Orient, c'est un peu de la flagellation... et c'est de pire en pire." C'est par ce constat peu optimiste que Jocelyne Saab (voir aussi nottre entretien en 2008) a ouvert la table ronde consacrée à la production, réalisation et distribution en Orient, au Festival des cinémas d'Asie de Vesoul. La réalisatrice libanaise sait de quoi elle parle, elle qui a subi les pires pressions et désagréments au moment du tournage et de la sortie de son film Dunia. Première contrainte : le financement. Milka Assaf, réalisatrice franco-libanaise (La mémoire volée, Les naufragés du tsunami), a ainsi dans ses tiroirs un projet de long métrage de fiction nommé L'ombre du cèdre qui a remporté de nombreux prix du scénario. "Je le traîne depuis 1993", soupire-t-elle. "Tout le monde le trouve formidable mais pas un seul producteur n'a voulu le financer. Ils me disent : "mais comment je vais trouver l'argent ?" ou alors "revenez avec une comédie"."
"Ne pas avoir de chaîne de télé est handicapant", renchérit Joanna Hadjithomas (Je veux voir). Mais pour avoir les télés, les contraintes sont interminables : le sujet choisi ("vendeur" ou non, le genre (il vaut mieux oublier les tragédies), la langue (en France, un film produit dans une langue étrangère reçoit bien moins d'aides que les projets en français), les acteurs ("bankable" ou non)... Réponse la plus souvent entendue par les réalisateurs en recherche de production ? "C'est bien mais le public ne suivra pas". Globalement, on n'est pas très loin des difficultés rencontrées par les cinéastes européens.

Sauf qu'il y a pire. Pour Jocelyne Saab, il existe en Orient une "vraie volonté de ne pas laisser exister le cinéma d'auteur, mais aussi une peur de l'expression libre et l'obsession de tout contrôler."Cela peut se traduire par des pressions directes (menaces téléphoniques quotidiennes pendant le tournage de Dunia), mais aussi un harcèlement administratif ou procédurier qui ne dit pas son nom. Abbas Fahdel (L'aube du monde) qui a lui aussi tourné en Egypte ne s'est pas encore remis de toutes les difficultés rencontrées. "Il faut être vraiment très inconscient pour vouloir faire un film en général, mais encore plus dans notre situation", déclare-t-il. "C'est un miracle que le film existe. Mais parfois je me demande : est-ce que ça vaut le coup ?" Chez Jocelyne Saab, le découragement est moins perceptible, mais la lassitude est là : "Dunia m'a pris sept ans de ma vie et je le paie encore aujourd'hui. Ce n'est pas possible, c'est trop lourd. Ce qui manque, ce sont deux ou trois distributeurs qui portent le film et le montrent partout. Même pour les cinéastes français ou européens, ça se rétrécit. Alors pour nous..."
Malgré tout, pas question de céder à la facilité. "Il faut être très ambitieux, même sur les films très pointus", affirme Joanna Hadjithomas. Il faut voir grand. Nous avons besoin de distributeurs qui acceptent de prendre des risques. Mais on voit bien l'appauvrissement, le formatage : ils veulent des scénarios qui soient "pitchables", c'est-à-dire qu'on puisse résumer en une phrase. Mais ce n'est le cas d'aucun de mes films !"
Heureusement, les festivals représentent de plus en plus un marché pour ce genre de films. Certains, comme celui de Dubai, donnent même des bourses de réalisation. Les films présentés à Vesoul trouveront peut-être un distributeur en France, ou susciteront une attente à l'égard du réalisateur (et donc des aides potentielles), lors de la production du projet suivant. Un peu d'optimisme dans un monde qui en a bien besoin. "C'est une ère difficile. On est en plein clash des civilisations et je crois que c'est le cinéma qui peut nous sortir de là", conclut Jocelyne Saab.
Crédit photo : Jocelyne Saab, en photo à gauche, aux côtés de Milka Assaf ; Marie-Pauline Mollaret
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Posté par MpM, le 15 février 2009
Le réalisateur chinois de Blind shaft et Montagnes oubliées (Blind moutain) fait partie du jury international du festival de Vesoul. Aux côtés de la présidente Fatemeh Motamed-Arya, de Jeffrey Jeturian et d'Indu Shrikent, il a la lourde tâche de remettre le cyclo d'or de cette 15e édition. L'occasion de revenir sur son oeuvre de cinéaste et sa vision du cinéma.
Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
L'an dernier, j'ai voulu faire un film sur les enfants qui quittent la campagne pour la ville et se retrouvent dans la rue, sans nulle part où aller. Le titre aurait pu en être "Blind exode"... mais le sujet a été censuré, donc je ne pourrai pas le faire. Du coup, j'ai trouvé un autre sujet et je suis en train d'écrire le scénario. Cette fois-ci, cela n'a rien à voir avec quoique ce soit de "blind" : trois fois, ça suffit ! Même si, comme il s'agit d'une histoire d'amour, j'aurais pu l'intituler Blind date... (il rit). Jusque-là, je m'intéressais aux problèmes sociaux, mais l'amour aussi est d'ordre social.
Qu'aimez-vous dans le cinéma ?
Je cherche une bonne histoire dans un bon film.Seule une belle histoire peut transmettre ce que le réalisateur veut dire au public. Mais bien sur, une belle histoire ne suffit pas : il faut aussi la bonne façon de la transmettre. Personnellement, j'aime les metteurs en scène européens en général, mais je n'ai pas d'idole en particulier. Ce qui m'a influencé, c'est la manière dont les films européens rendent compte de la réalité sociale. La nouvelle vague français, le néo-réalisme italien, des cinéastes allemands du renouveau comme Wenders ou Fassbinder... Si mes films ressemblent parfois à des documentaires, c'est pour raccourcir la distance qu'il y a entre le cinéma et le public, pour qu'il pense que les choses montrées à l'écran ont vraiment lieu dans la vie. C'est ce à quoi j'aspire, montrer la réalité.
Pensez-vous comme l'invité d'honneur Mohsen Makhmalbaf que le cinéma peut changer le monde ?
Non, je ne pense pas. Par contre, il peut faire réfléchir les gens. Créer de nouveaux regards sur les choses. Pour moi, un film, c'est avant tout un moyen de communication entre un réalisateur et un public.
Lire l'intégralité de l'interview de Li Yang
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Posté par MpM, le 15 février 2009
Dans Palace pour chiens, Emma est une orpheline rebelle prête à braver tous les dangers pour sauver les chiens errants de la ville. Elle y apparaît en garçon manqué indépendant et responsable, mais aussi, l’espace d’une scène, en très jolie fille parfaitement à l’aise quand il s’agit de surfer sur la corde romantique. Pas très étonnant pour cette fille d’acteur (Eric Roberts) qui n’est autre que la nièce de Julia Roberts et tourne pour le cinéma depuis ses dix ans.
Née le 10 février 1991, cette "petite" (1m57) commence sa carrière en fille de Johnny Depp et Peneloppe Cruz (excusez du peu !) dans Blow du défunt Ted Demme. Elle a tout juste dix ans. Trois ans plus tard, elle décroche le premier rôle de la série télévisée "Allie singer" ("Unfabulous") où elle révèle ses talents de chanteuse. Un très gros succès auprès du public adolescent et un disque à la clef, "Unfabulous and more", qui reprend des morceaux interprétés dans la série. Pas révolutionnaire, mais la voix est jolie et bien posée.
On la voit en parallèle dans des films indépendants comme Grand champion de Barry Tubb et Spymate de Robert Vince, puis Aquamarine d’Elisabeth Allen. En 2007, elle incarne la détective Nancy Drew dans l’adaptation que fait Andrew Fleming des célèbres histoires pour enfants. On la découvrira prochainement dans Lymelife de Derick Martini, qui a remporté le prix FIPRESCI lors du dernier festival de Toronto, où elle joeu la fille de Cynthia "Sex & the City" Nixon et Timothy Hutton. Dans Wild child de Nick Moore, elle joue les bimbos de Malibu envoyée dans une école anglaise ultra-stricte. Dans The winning season de James Strouse, elle incarne la fille d'une ex-star du basket 'Sam Rockwell) ayant sombré dans l'alcool. Le film a été présenté au dernier festival de Sundance.
En attendant qu’elle ne rencontre le réalisateur qui fera d’elle sa "pretty woman" en lui offrant un vrai et beau premier grand rôle.
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Posté par vincy, le 14 février 2009
La NAACP - National Association for the Advancement of Coloured People - célébrait ses quarantièmes Image Awards jeudi 12 février, à Los Angeles. Ils étaient présentés par Halle Berry et Tyle Perry. Grand vainqueur, Le secret de Lily Owens (The Secret Life of Bees) qui a reçu les prix du meilleur film et du meilleur réalisateur.
Entre le jordanien Captain Abu Raed, le russe Mongol, l'iranien Avaz-e Gonjeshj-ha (The Song of Sparrows), et le mexicain La Misma Luna, les votants ont préféré Entre les murs. Une récompense non négligeable alors que le film débute sa carrière aux Etats-Unis (à date il a récolté 600 000$ dans un circuit de 27 salles).
Sept Vies a été récompensé à tarvers ses deux comédiens, Rosario Dawson (meilleure actrice) et Will Smith (meilleur acteur). Pour Smith, c'est une première fois, après dix tentatives. Traji P. Henson (la mère adoptive de Benjamin Button), par eilleurs nommé aux Oscars, a obtenu le prix du meilleur second rôle féminin. Columbus Short a été primé pour son second rôle masculin dans Cadillac Records.
Pour son script de Rachel Getting Married, Jenny Lumet a emporté le prix du meilleur scénario. Slumdog Millionaire a continué sa moisson en étant choisi comme meilleur film indépendant.
L'actrice Jennifer Hudson (oscarisée pour sa performance dans DreamGirls), ex participante de la Nouvelle Star américaine, fut la grande gagnante de la soirée. Entre le cinéma et la musique, elle était citée dans sept catégories. Elle est repartie avec le prix du nouveau talent musical, le prix du meilleur duo ou collaboration (avec Fantasia) et le prix du meilleur album. Dimanche dernier, elle avait déjà gagné un prestigieux Grammy Award du meilleur album R&B. De quoi mettre du baume sur les plaies de l'azutomne dernier où trois membres de sa famille -sa mère, un de ses frères et un jeune neveu - avaient été assassinés.
Musicalement, on note aussi des vainqueurs qui sont souvent présents sur le grand écran : meilleur artiste masculin? Jamie Foxx ; meilleure artiste féminine? Beyoncé Knowles. Angela Bassett, quant à elle, grâce à sa paricipation dans "Urgences", a gagné son dizième Image Awards de sa carrière. Le record est toujours détenu par les 14 prix de Denzel Washington.
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Posté par vincy, le 13 février 2009
On attendait déjà, avec impatience, le quatrième Jason Bourne, prévu pour 2010. Paul Greengrass et Matt Damon, respectivement derrière et devant la caméra, attendent la version finalisée du script, qui serait adaptée du roman La peur dans la peau (The Bourne Legacy), écrit par Eric Van Lustbader d'après les notes de Robert Ludlum.
Mais depuis la signature, il y a quelques mois, du pacte entre Universal et Ludlum Entertainment, qui gère tous les droits dérivés de l'oeuvre littéraire de Robert Ludlum, les projets se multiplient. Electronic Arts a ainsi récemment conclu un contrat exclusif pour faire des jeux vidéos à partir de ses thrillers.
Les droits cinématographiques des romans sont désormais contrôlés par Captivate Entertainement. Il y a un potentiel de 25 films. Produit par Strike Entertainment, Le protocole Sigma devrait être réalisé par José Padilha (Tropa de Elite) pour une sortie en 2010.
Autre projet bien avancé, L'homme qui fit trembler l'Amérique (The Chancellot Manuscript), destiné à Leonardo DiCaprio pour une sortie en 2011.
Dans la foulée, il semblerait que La Mosaïque Parsifal serait aussi transposée sur grand écran. Un film d'espionnage en pleine guerre froide, où des agents de la CIA et du KGB, amants et associés , jouent double jeu à travers l'Europe.
Mais cette semaine, Hollywood s'excitait avant tout sur le casting du Cercle bleu des Matarèse (The Matarese Circle). Le best-seller paru en 1979 a été suivi du Complot des Matarèse en 1997. Le projet a été lancé avant le deal avec Universal. C'est pour celà qu'il est géré par la MGM et que Tom Cruise (qui en est le patron) est intéressé par cette réalisation de David Cronenberg. La star rejoindrait ainsi Denzel Washington en haut de l'affiche. Il s'agit de l'histoire d'un agent de la CIA opposé à un "camarade" du KGB. Ce serait à coup sûr l'un des événements cinématographiques des prochains mois.
Ludlum, avant même les Jason Bourne, avait déjà été adapté, de son vivant, au cinéma avec The Osterman Weekend (Sam Penkipah, 1983) et The Holcroft Covenant (John Frankenheimer, 1985).
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Posté par vincy, le 13 février 2009
Le magazine Forbes calcule chaque année le poids économique des stars hollywoodienne, en fonction des recettes internationales de leurs films et de leur pouvoir d'attraction médiatique. Une côte assez objective où seulement trois femmes et deux afro-américains se glissent parmi la cohorte de mâles, dont DiCaprio est le plus jeune (et le seul trentenaire avec Damon). Huit acteurs ont été révélés par le petit écran, dans une série ou une émission d'humour. Il n'y en qu'un seul qui soit né en dehors des Etats-Unis et du Canada, c'est l'Australien Russell Crowe. Il est étonnant de voir que le classement ne coïncide pas forcément avec le montant des cachets : ici aucune Nicole Kidman ou Cameron Diaz, aucun Mel Gibson ou Eddie Murphy.
Contrairement à l'adage, la valeur attend le nombre des années. Sept comédiens et comédiennes ont ainsi commencé leur carrière avant 1990. Et quatre d'entre eux on été tête d'affiche avant 1980.
Voici ce classement, dominé, largement et logiquement, par Will Smith, seule star sur laquelle un studio peut miser les yeux fermés.
1. Will Smith
2. ex-aequo. Johnny Depp, Leonardo DiCaprio, Angelina Jolie, Brad Pitt.
6. Tom Hanks
7. George Clooney
8. Denzel Washington
9. Matt Damon
10. Jack Nicholson
11. Julia Roberts
12. Adam Sandler
13. Tom Cruise
14. Russell Crowe
15. Will Ferrell
16. Meryl Streep
17. Robert de Niro
18. Ben Stiller
19. Jim Carrey
20. Clint Eastwood
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Posté par vincy, le 13 février 2009
Les 4es Rencontres internationales du cinéma de Patrimoine, qui se déroulent à Vincennes (à côté de Paris), ont séduit 10 000 spectateurs du 29 janvier au 2 février. C'est 4 000 cinéphiles de plus que l'an dernier.
Le Palmarès a honoré douze personnalités, en remettant les prix Henri-Langlois:
- Les cinéastes européens Ken Loach, invité d'honneur cette année, et Théo Angelopoulos, dont le dernier film vient d'être présent à la 59e Berlinale. Loach a rappelé "l'importance de la mobilisation et de la défense du cinéma européen."
- Les comédiens Anouk Aimée et Michel Bouquet qui a confié que c'était grâce à Henri Langlois s'il a "pu comprendre ce qu'était le vrai, le grand cinéma." Au moins aucun animateur de télévision ne lui a fait l'offense de lui dire qu'il avait l'âge de rester à la plage... Aimée a remercié les "grands cinéastes" qu'elle avait eu la chance de rencontrer. Justement un Henri Langlois d'honneur a été remis à l'un d'entre eux, Claude Lelouch.
- les autres Henri Langlois d'honneur ont été remis à l'inusable Agnès Varda et au compositeur Claude Bolling.
Trois nouveaux prix ont prolongé le palmarès.
Le prix Henri-Langois de l'écriture pour l'auteure Yasmina Reza et le réalisateur Didier Martini, le prix H-L Européen pour le cinéaste ulkrainien Oles Yanchuk (Famine 33) et le prix H-L Révélation qui a récompensé Maïwenn Le Besco, elle aussi, issue de la galaxie Lelouch. Ce prix est destiné à primer une comédienne ou un comédien passé derrière la caméra.
L'ARP avait reçu plus tôt un prix spécial. Un trophée Coup de coeur a été décerné à Ronit et Schlomi Elkabetz, réalisateurs israéliens, pour leur film Les 7 Jours, présenté à la semaine de la critique à Cannes en 2008. La directrice de la cinémathèque du Brésil, Olga Futemma, complète cette longue distribution de "forces vives" et de talents qui oeuvrent pour que le cinéma du passé reste bien présent.
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Posté par MpM, le 12 février 2009
La 15e édition du Festival des cinémas d’Asie de Vesoul s’est ouverte en présence d’un invité de marque, le réalisateur Mohsen Makhmalbaf (Le silence, Kandahar), chef de file avec Abbas Kiarostami de la nouvelle vague iranienne. Pour l’occasion, le fondateur de la Makhmalbaf Film House (école de cinéma et maison de production) s’est vu remettre un Cyclo d’or d’honneur pour l’ensemble de son œuvre. Il a tenu à partager ce prix (le 100e qu’il ait reçu dans sa carrière) avec son épouse Marzieh Meshkini et sa fille Hana (notre photo) qui sont également réalisatrices. Lors de la remise des prix, le cinéaste a expliqué les "deux voies pour échapper à la censure: faire des films à l'étranger ou mettre les autorités iraniennes sous pression en parlant de la censure." Cesnuré dans son pays, il se déifinit comme artiste sans frontière. Pour son dernier tournage, il a vécu un an en Afghanistan.
"En Iran, "le sexe, la violence et la politique sont censurés, c'est pourquoi les réalisateurs essayent de développer une nouvelle vague: le style poétique", explique Mohsen Makhmalbaf qui définit ce style comme "un cinéma symbolique qui parle des humains".
Cela explique peut-être pourquoi l’Iran est bien représenté à Vesoul cette année. Car, outre cette prolixe famille, à qui une rétrospective est consacrée, on pourra également croiser dans les différentes salles du festival l’actrice iranienne Fatemeh Motamed Arya (Il était une fois le cinéma), star particulièrement populaire dans son pays, qui a accepté la lourde tâche de diriger le grand jury international. Elle est entourée d’Indu Shrikent, directrice d’Osian’s-Cinefan Festival of cinema de New Delhi, du réalisateur philippin Jeffrey Jeturian (Larger than life) et du cinéaste chinois Li Yang (Blind shaft, ours d’argent à Berlin en 2003). Ils devront déterminer lequel des 9 films en compétition succédera au Vieux barbier de Hasi Chaolu, cyclo d’or en 2008.
Crédit photo : Michel Mollaret
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