Entertainment Weekly se reconnaît dans Pulp Fiction

Posté par vincy, le 6 août 2008

pulpfiction.jpgLes américains adorent les classements. Ecran Noir devrait peut-être s'y mettre... Dernier en date, celui de l'hebdomadaire "pop-culturel" Entertainment Weekly qui, pour célébrer ses 25 ans, a décidé de tout classer : affiches de films, scènes fatales et surtout les "classiques" du cinéma soit 100 films sortis depuis 1982...

Premier de la liste, la Palme d'or Pulp Fiction, de Quentin Tarantino. Le film emblématique de ces 25 dernières années ?

Il y a forcément désaccord puisque nous ne sommes pas sur la même planète. A New York ou Los Angeles, les films non hollywoodiens n'existent pas. On ne compte que dix films réalisés par des non anglophones (le mieux classé étant 28e, Les ailes du désir). Aucun français. Les cinéastes "reconnus" sont donc Wenders, Ang Lee, Michel Gondry, Alfonso Cuaron, Florian Henckel, Pedro Almodovar, Lars Von Trier et Wong Kar-wai.

Dans le registre "notons-le sur nos tablettes", on décompte cinq films d'animation (Toy Story, 5e au général, 1er en animation et en comédie), sept "suites" (Casino Royale, 19e, si l'on met à part la trilogie du Seigneur des Anneaux), qui donc surpassent les épisodes précédents, et trois films "récents" c'est-à-dire de l'an dernier : There Will be blood, No Country for Old Men, Michael Clayton. Pas de doute : les Oscars influent les jugements.

Certains cinéastes ont l'immense honneur d'avoir deux de leurs films dans le Top 100. Spielberg (Il faut sauver le soldat Ryan, 6e et La Liste de Schindler, 21e), Martin Scorsese (Les affranchis, 13e et The Departed, 76e), Tim Burton (Edward aux mains d'argent, 15e, et Ed Wood, 93e), Paul Thomas Anderson (Boogie Nights, 16e et There Will be Blood, 51e), Rob Reiner (This is Spinal tap, 11e et Quand Harry rencontre Sally, 30e), Doug Liman (The Bourne Supremacy, 29e et Swingers, 87e), Ang Lee (Brokeback Mountain, 31e et Tigre et dragon, 49e), les frères Coen (Fargo, 34e, et No Country for old men, 64e), Ridley Scott (Gladiator, 43e et Thelma et Louise, 72e), Alfonso Cuaron (Children of Men, 46e et Y Tu Mama Tambien, 86e) et Peter Weir (The Truman Show, 53e et Witness, 68e). Forcément on se révolte : quid de Casino, Magnolia ? Et Allen, Eastwood, Lynch, Kubrick, Fincher, Soderbergh... un seul film ? Et Michael Mann aucun ?

Un seul réalisateur place trois films (là encore si l'on excepte la position unique de la trilogie de Peter Jackson). James Cameron. Titanic (3e), Aliens (27e) et Terminator 2 (78e).

Il en manque du film, y compris dans le culte. Aucun acteur ne se détache, même si Bruce Willis, Tom Hanks, Tom Cruise, Matt Damon , Johnny Depp sont en vedette d'au moins trois films. Côté femmes, saluons la performance de Julianne Moore, présente aussi dans plus de trois films.

Tout le classement

Air France, le multiplexe ambulant

Posté par vincy, le 5 août 2008

af_constellation.jpgVous êtes quelques centaines de milliers à avoir pris l'avion pour partir ou revenir ce week-end. Désormais les longs courriers proposent souvent des écrans individuels avec une dizaine de films au choix... Fini le temps où nous devions nous tordre le coup et prendre des jumelles pour voir un film, coincé entre la calvitie du  gros monsieur du rang devant et les incontinents qui se lèvent tout le temps.

Air France, pour la petite histoire, a diffusé son premier film  à bord en 1951. Les passagers du Lockheed Constellation (photo) embarquait à New York pour aller à Paris. Judicieusement, la compagnie avait projeté Un Américain à Paris, de Vincente Minelli, avec Gene Kelly. On fait pire choix. Tout avait de la classe en ce temps-là.

Hélas, il n'y avait aucune réglementation à l'époque, et l'expérience fut arrêtée. 15 ans plus tard, sur ses premiers jets, les Boeing 707, Air France lance son service de cinéma, avec ces fameux (et très lourds) projecteurs encastrés dans le plafond. C'était le temps des écouteurs payants, des films en deux langues...

Tout cela a évidemment évolué avec les technologies, d'une part en vue d'offrir un service plus individualisé, mais surtout pour alléger les avions. Les écrans sont donc désormais dans le fauteuil, et servent de jeux vidéos et de radios. Parfois plus 85 films sont disponibles en 9 langues différentes. Ainsi l'an dernier, Air France a proposé 230 oeuvres (110 américaines, 70 de nationalités diverses, 50 françaises).

Le plus impressionnant est qu'avec 22 000 fauteuils équipés (et volants), sur l'ensemble de ses longs courriers, la compagnie aérienne offre deux fois plus de place qu'un réseau comme MK2 (11 000 fauteuils). Mais là les spectateurs ne sont pas comptés dans les résultats du box office...

Lucas continue de vouloir cloner Indiana Jones

Posté par vincy, le 4 août 2008

Il faut se méfier des annonces, même les plus tentantes. George Lucas, dans le journal anglais Sunday Times, a confirmé qu'un cinquième épisode des aventures de Indiana Jones était mis en chantier.

A demi-mot, entre les lignes, rien n'est pourtant gagné. Certes Steven Spielberg, à Cannes, attendait de voir les résultats du box office avant de se décider à reprendre du service. 750 millions de $ plus tard, le champion mondial du premier semestre du box office (Batman The Dark Knight va évidemment ne lui laisser que la seconde marche du podium), l'attrait pour le héros est toujours vivace. Ce n'était pas gagné tant les suites ont eu des fortunes diverses cette année : Si Batman et Indiana Jones s'en sortent, Narnia 2, le remake de Hulk, Hellboy II, X-Files 2, et même La Momie 3 ont largement déçu les attentes.

Lucas met une première condition : "Si Steven et moi trouvons une bonne idée qu'on aime, nous en ferons un autre." C'est aussi cette condition qui a retardé d'une quinzaine d'années le quatrième épisode...

La seconde est beaucoup plus "inquiétante" de la part du producteur et idéateur. Habitué à tout cloner, transformer, adapter au goût du jour, on sent une division entre Lucas et le cinéaste Spielberg. "Nous devons encore nous mettre d'accord sur la direction à suivre. Je suis résolument axé vers l'avenir, tandis que Steven se tourne plutôt vers le passé. Il tente de conserver l'esprit "serial" d'Indiana alors que j'essaie de le pousser vers d'autres territoires. Le quatrième film porte d'ailleurs les traces de cette tension."

Pas sûr que le point de vue de Lucas soit le meilleur (il suffit de comparer son parcours de réalisateur et de scénariste pour comprendre qu'il n'a pas forcément une vision d'auteur mais plutôt d'entrepreneur et de producteur). Et dans ces conditions, nous ne sommes pas certains de vouloir revoir Indiana Jones ou son fils. Ce qui fait le charme des films qui ont fonctionné cet été, c'est bien le point de vue du cinéaste, qui d'ailleurs n'est pas forcément très optimiste...

Tautou rivalisera avec Mouglalis

Posté par vincy, le 3 août 2008

audreytautou_chanel_jeunet.jpgDe tous les projets autour de Coco Chanel, seuls deux ont résisté, celui d'Anne Fontaine sur les débuts de la couturière et l'adaptation du roman de Chris Greenhalgh, "Coco and Igor" , publié en Angleterre en 2003, et toujours pas traduit en France. Le film se nommera Chanel et Stravinsky, l'histoire secrète. Un sacre au printemps 2009 est envisageable puisque le tournage débute dans quelques semaines.

Il sera réalisé par Jan Kounen, et non plus par William Friedkin, et Coco sera incarnée par une des égéries de Chanel, l'actrice Anna Mouglalis, qui remplace Marina Hands initialement prévue. Dans le rôle d'Igor, on retrouvera le très beau danois Mads Mikkelsen (Casino Royal).

L'autre projet est toujours en production chez Haut et Court. Coco avant Chanel, adaptation du best-seller de Edmonde Charles Roux, "L'irrégulière", sera tourné lui aussi cet automne. Audrey Tautou, dont ce sera le retour sur le grand écran, tiendra le rôle principal d'un film qui flirte plus avec l'art et essai qu'avec les moyens internationaux mis en branle pour celui de Kounen. Tautou aura pour soeur Marie Gillain, et partagera l'affiche avec Benoît Poelvoorde et Emmanuelle Devos.

Chanel fait les choses bien. La maison a demandé à Mademoiselle Audrey d'être sa prochaine muse pour le célèbre parfum N°5. Elle succède à Nicole Kidman. Jean-Pierre Jeunet (photo) a évidemment réalisé les spots.

2 600 signatures contre le plein air payant à La Villette

Posté par vincy, le 3 août 2008

La presse nationale s'est enfin emparée du problème. Depuis deux semaines (voir post du 16 juillet), le cinéma en plein air de La Villette constate que le prix de deux euros par billet ne fonctionne pas. Le choix entre la liberté de programmation et la durée du festival (La Villette était obligée de choisir des films datant d'avant 2007 et surtout de réduire son nombre de séances) en faisant payer l'entrée et se soumettre aux contraintes d'une commission ont hélas eu l'effet inverse à celui souhaité.  Les organisateurs reconnaissent désormais la faillite du modèle payant.

Résultat, depuis le début du festival, la fréquentation est divisée par cinq. Un véritable échec aussi en terme d'action culturelle. D'autant que les seules salles de cinéma, à proximité, qui auraient pu se plaindre d'une concurrence sont celles du MK2 (Quai de Seine / Quai de Loire). Or la société des Karmitz a toujours considéré l'événement comme cohabitable avec son exploitation.

Mais la question est de savoir si Pathé, qui va ouvrir un immense multiplexe dans la Cité des Sciences et de l'Industrie, sera tout aussi bienveillant.

Plus tôt dans la semaine (le 28 juillet), le CNC a accepté de recevoir les représentants du collectif initiateur de la pétition lancée dès la première projection. Tout le monde s'accorde à dire que le système - qui désormais contraint de façon excessive les festivals de projections en plein air - n'est pas acceptable. Au mieux c'est un mauvais compromis.

Il faudra donc tout revoir pour éviter que ce rendez-vous populaire ne s'éteigne faute de spectateurs.

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http://www.cinemaenpleinairgratuit.org/

Marisa Merlini se retire (1923-2008)

Posté par Morgane, le 1 août 2008

Marisa MerliniNée à Milan le 6 août 1923, Marisa Merlini a tiré sa révérence à Rome le 28 juillet dernier, à l’âge de 84 ans. Coutumière des seconds rôles, l'actrice avait entièrement consacré sa carrière à la comédie à l’italienne avec un nombre impressionnant de films à son actif (plus d’une centaine).

Sa carrière débute dans l'après guerre, dans le film Rome ville ouverte qui lancera le néo-réalisme italien. Dès 1949, après plusieurs apparitions, elle est dirigée par Luigi Comencini dans L’imperatore di Capri, réalisateur qu’elle retrouvera à plusieurs reprises (Pain, Amour et Fantaisie et Pain, Amour et Jalousie). Elle sera également devant la caméra face à Mario Monicelli, Ettore Scola (Drame de la jalousie), Dino Risi et aux côtés de Vittorio De Sica, Gina Lollobrigida, Vittorio Gassman, Marcello Mastroianni et tant d’autres encore.

Son dernier rôle remonte à 2005 dans le film La seconde nuit de noces de Pupi Avati. Avec ce film, elle fut citée pour la première fois aux prix David di Donatello (les César italiens).

Kitaro et la Shochiku, stars de Locarno

Posté par Morgane, le 1 août 2008

Le 61e Festival de Locarno met Kitaro sous les projecteurs. Ce personnage incontournable de l’animation japonaise et de l’univers manga est en effet le héros de deux longs métrages en prises de vues réelles présentés aux festivaliers. Après son succès au Japon, Gegege no Kitaro débarquera en terre suisse accompagné de Gegege no Kitaro Sennen Noroi Uta en avant-première internationale, réalisés tous deux par Katsuhide Motoki et produits par la Shochiku.

Le public du Festival aura également la possibilité de voir deux épisodes de la série télé d’animation produite Toei Animation.

Et afin de prolonger cet hommage à l’animation japonaise, la Shochiku offrira divers trésors en exclusivité tels que Kumo to tulip (The spider and the Tulip), court métrage réalisé par Kenzo Masaoka en 1943 et Momotaro, umi no shinpei (Momotaro, sacred sailors), long métrage réalisé par Mitsuyo Seo en 1945 à des fins propagandistes et financé, d’ailleurs, par le ministère japonais de la Marine.

La 3D, nouvelle recette miracle du ciné?

Posté par vincy, le 31 juillet 2008

cinema3d.jpgLe succès de Voyage au centre de la terre, d'Eric Brevig, est de bon augure. Lors de sa première semaine d'exploitation en France, près de 28% de ses entrées ont été enregistrées dans les salles qui le diffusaient en relief. Aux Etats-Unis la proportion était de 57% ! Evidemment, ce n'est pas nouveau : on pourrait ajouter les succès continus des films en 3D à la Géode. Géants des profondeurs et Dinosaures, qui, chacun, ont attiré plus de 60 000 spectateurs dans une seule salle. Mais avec 33 copies et 87 000 spectateurs en une semaine, l'adaptation de Jules Verne fait entrer le 3D dans le cinéma de masse.

Techniquement c'est au point. Cinématographiquement, on en est à l'exploration, l'invention d'une grammaire nouvelle. Brevig a eu l'intelligence de ne pas succomber à la profusion des effets habituels en se concentrant sur une mise en scène classique, en jouant notamment sur l'arrière plan. De Spielberg et Jackson (Tintin) à Cameron (Avatar), tous vont s'y mettre à Hollywood. La plupart des premiers projets à éclore sont des films d'animation (L'âge de glace 3, Monstres contre Aliens, Cars 2, Coraline...). Mais dès le début 2009, on pourra souvent frissonner d'horreur ou sursauter en 3D : The Dark Country, de Thomas Jane, My Bloody Valentine, de Patrick Lussier, Piranha, d'Alexandre Aja. Le 24 juillet 2009, dans un an, la 3D débarquera définitivement dans l'ère des blockbusters avec G-Force, de Hoyt Yeatman, avec Nicolas Cage, Penélope Cruz et Steve Buscemi dans les rôles principaux.
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Alice au pays de Burton

Posté par vincy, le 31 juillet 2008

Il n'y a rien d'étonnant à voir Tim Burton s'attaquer à l'un des premiers romans "fantasy" de l'histoire littéraire, Alice au pays des merveilles.

La seule adaptation marquante fut évidemment signée des studios d'animation de Walt Disney. Et le projet de Tim Burton est logiquement produit par... Walt Disney.

Prévu pour une sortie au premier semestre 2010 et scénarisé par Linda Woolverton (La belle et la bête, Le roi Lion), le film devrait être tourné dès novembre. Tim Burton a trouvé l'heureuse élue. Mia Wasikowska, jeune comédienne australienne, sera l'Alice des années 2000. Elle devrait croiser dans le rôle du chapelier fou, Johnny Depp.

Alice au pays des merveilles sera le premier des deux projets qui lient Burton à Disney. Le "deal", dévoilé en novembre dernier, porte sur la réalisation de deux films en 3D. Alice mélangera des prises de vues réelles et des séquences d'animation numérique. Le second sera Frankenweenie, soit la transformation en long métrage de son court métrage de 1984.

Un duo inédit pour 007

Posté par vincy, le 30 juillet 2008

aliciakeys.jpgIl y avait eu des chanteurs, des chanteuses, des groupes (pop). La franchise James Bond innove avec un duo pour la chanson du générique de Quantum of Solace, prochain épisode des aventures de 007, prévu en novembre.

Pour chanter "Another way to Die" (Une autre façon de mourir), les producteurs ont fait appel à Alicia Keys, certes plate de poitrine, mais à l'organe vocal très développé, et à Jack White, du groupe rock crasseux White Stripes. C'est d'ailleurs Mr. White qui a écrit le titre, aura les droits du producteur et tapera sur la batterie pour le morceau.

Ces dernières années, la chanson du générique de Bond avait été interprétée par Tina Turner, Sheryl Crow, Garbage, Madonna et le chanteur de Soundgarden. Peu ont conquis les classements des meilleures ventes.