Posté par vincy, le 30 juillet 2008
A force d'être inondé de chiffres, on ne voit plus forcément l'impact réel du film Batman The Dark Knight, qui sort en france le 13 août prochain.
Récapitulons. En termes de recettes, le film a cumulé 330 millions de $ mardi 29 juillet. Il dépasse ainsi Le Roi lion et Forrest Gump, va surpasser Spider-Man 3 et Le Monde de Némo. Il est assuré d'être parmi les dix plus grosses recettes du box office américain, en dollars courants. Les 600 millions de $ de Titanic semblent moins atteignables.
Score assuré car depuis 12 jours le nouveau Batman fait la course en tête. Quotidiennement, il est le film qui atteint le plus gros box office en 3 jours, mais aussi en 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10 jours.
Ceci dit, si l'on prend le nombre de spectateurs, c'est-à-dire le box office en dollars constants, Batman est très loin, pour le moment, d'être un phénomène. Si Autant en emporte le vent était sorti en 2008, il aurait rapporté 1,4 milliard de dollars! Suivent Star Wars IV (1,26 milliard), La mélodie du bonheur et E.T. (1 milliard) et les 10 commandements (927 millions). Titanic est 6e de la liste avec une recette qui serait actuellement de 908 millions de $.
Batman n'a fait qu'un tiers du chemin ! Des années 2000, seuls quatre films sont dans le top 50. Dans l'ordre : Shrek 2, Spider-Man 1, Pirates des Caraïbes 2, Le seigneur des anneaux 3.
Le premier Batman (celui de Tim Burton), en 1989, avait récolté 251 millions de $ (énorme pour l'époque) soit l'équivalent aujourd'hui de 446 millions de $. Là où Indiana Jones n'a pas réussi à être à la hauteur des trois premiers épisodes, Batman The Dark Knight a tout le potentiel pour vaincre "l'ancien".
Aujourd'hui, mercredi 30 juillet, le Chevalier noir va entrer dans le Top 100 des films les plus populaires du cinéma américain. Il va déloger le deuxième opus de Matrix (Reloaded).
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Posté par MpM, le 29 juillet 2008
L'histoire : Chronique douce-amère qui s'articule autour de cinq journées décisives dans la vie d’une famille, entre les années 80 et les années 2000.
Critique : Voilà un film à classer dans les jolies surprises de l’été. Entre deux grosses machines pleines de super héros prêts à tout faire péter, ça fait du bien de passer deux heures en compagnie de personnages "réels" et proches de nous, taraudés par le temps qui passe et la vie qui file. Des premiers amours des enfants à la crise de quarantaine des parents, en passant par l’inextinguible soif de reconnaissance des fils envers leurs pères, Rémi Bezancon aborde tout azimut tout ce qui construit, patiemment et par petites touches, une existence à la fois banale et unique. Même fortement stéréotypés (le sérieux, la rebelle, le rêveur…), ses personnages respirent une telle sincérité que l’on ferme les yeux sur leurs maladresses et l’aspect un peu téléphoné de certaines de leurs aventures. On passe aussi sur les pirouettes scénaristiques souvent faciles, car ce sont finalement elles qui permettent au film de ne pas s’appesantir sur chaque situation, et lui font gagner en légèreté et en énergie. Par contre, on applaudit la très grande retenue de Rémi Bezancon qui fait systématiquement l’impasse sur toutes les scènes lacrymales et dramatiques. A aucun moment il n’essaie d’arracher de larmes à ses spectateurs, et si nombre d’entre eux se laissent malgré tout emporter par le flot des émotions, c’est de leur plein gré, parce que l’histoire et les personnages leur sont devenus proches, presque palpables. Le mérite en revient aussi bien à l’auteur (Bezancon a la double casquette de scénariste et de réalisateur) qu’aux acteurs, juste formidables, chacun à sa manière, que ce soit dans la sobriété rêveuse (Jacques Gamblin), l’obstination aimante (Zabou Breitman), le romantisme décalé (Pio Marmaï), l’assurance fragile (Marc-André Grondin) ou la rébellion désenchantée (Déborah François).
Le film, en première semaine a séduit près de 200 000 spectateurs, soit l'un des meilleurs démarrages estivaux pour un film français...
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Posté par vincy, le 29 juillet 2008
Il enchaîne... Christian Bale, qui risque de devenir l'un des acteurs les mieux payés d'Hollywood dans les prochains mois grâce au triomphe de Batman The Dark Knight (plus de 300 millions de $ en 10 jours), vient d'achever le tournage du Michael Mann (Public Enemies, avec Johnny Depp) et les ennuis judiciaires avec la police de Londres. Un coup de stress ou une grosse fatigue? Son calendrier ne lui laisse pas beaucoup de répit puisqu'il tourne Terminator Salvation, 4e opus de la série, sous la direction de McG.
Le réalisateur Phillip Noyce (Clear and present danger, The bone collector) est en passe de l'enrôler pour jouer le Président des Etats-Unis dans son thriller politico-parano, 28th Amendment. Adaptation littéraire du best-seller de Neal Rechtman, le film raconte les dangers des liaisons et des influences entre médias, industrie du divertissement et une campagne électorale. Le titre provient d'un amendement à la constitution actuellement en phase de proposition et limitant les budgets des campagnes électorales.
A l'origine le personnage du Président était destiné à Tom Cruise.
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Posté par MpM, le 29 juillet 2008
Pour sa 65e édition (du 27 août au 6 septembre), qui sera dédiée à Youssef Chahine, la Mostra de Venise semble marcher dans les pas de son rival cannois en mêlant habilement auteurs confirmés (et pour certains même détournés de la Croisette, comme les Coen, Kitano ou encore Aronofsky) et nouveaux venus intrigants et prometteurs, à l'image de Christian Petzold (remarqué à Berlin en 2007) ou de Tariq Teguia (déjà sélectionné en 2006 avec Rome plutôt que vous). Le festival rompt même avec sa fidélité envers les cinéastes de la nouvelle vague en choisissant des auteurs très personnels comme Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic (réalisateurs et interprètes de Dancing en 2003) ou encore Barbet Schroeder pour représenter la France.
Le signe d'une vraie exigence qui en éclipserait presque la profusion de stars attendues (Kim Basinger, Guy Pearce, Charlize Theron, Anne Hathaway, Anthony Wong, Benoît Magimel, Mickey Rourke, Ralph Fiennes..., mais sans elles, pas de festival digne de ce nom) et surtout l'annonce la plus excitante de la compétition (et qui nous vient une fois encore de l'animation) : la sélection de deux des plus grands cinéastes de l'animation contemporaine, les Japonais Hayao Miyazaki (avec son dernier succès Ponyo sur la falaise) et Mamoru Oshii (le réalisateur culte de Ghost in the shell), adulés bien au-delà des frontières de leur pays. Joli doublé pour Venise qui réussit ainsi ce dont bien des festivals, Cannes en tête, ont rêvé.
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Posté par vincy, le 28 juillet 2008
Le cinéaste britannique John Boorman (Excalibur, Delivrance) va profiter de l'Hadrienomania qui frappe l'Angleterre. Le British Museum organise actuellement et triomphalement une exposition sur l'Empereur Hadrien, homosexuel, marié à un grec, humaniste, hellénophile, pacifiste mais sanguinaire.
En septembre commencera le tournage de l'adaptation des Mémoires d'Hadrien, le roman le plus populaire de l'écrivaine Marguerite Yourcenar. Un péplum qui sera tourné au Maroc et qui réunira Antonio Banderas dans le rôle de l'Empereur romain et Charlie Hunnam (en photo) dans celui de son jeune amant. Ce dernier est surtout connu pour son rôle de Nathan dans Queer as Folks. On l'a aussi vu en vedette de Nicolas Nickleby et en second rôle important dans Les fils de l'homme.
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Posté par vincy, le 28 juillet 2008
Dans un communiqué diffusé aujourd'hui, le Festival de Locarno annonce le report du Prix d'Excellence qui devait être remis à Anjelica Huston.
L'actrice et réalisatrice doit en effet annuler sa venue pour raisons personnelles : « Je regrette profondément de ne pas pouvoir venir à Locarno cet été. Malheureusement, des raisons personnelles m’obligent à annuler mon voyage. Mais j’espère sincèrement être en mesure d’assister au Festival l’année prochaine. »
Les organisateurs ont deux semaines pour éventuellement trouver un autre artiste digne du prix et surtout capable de remplir le chapiteau extérieur pour la Leçon de cinéma traditionnelle.
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Posté par vincy, le 28 juillet 2008
Chaque année, une commission doit choisir le film qui représentera la France dans la course aux Oscars. Plusieurs fois, nous nous lamentons contre le choix parfois trop artistique, parfois complètement saugrenu. Les Oscars étant avant tout une compétition marketing. Cette année, en avançant sa date de sortie, Entre les murs, Palme d'or, acquis récemment par Sony Classics, a toutes les chances d'être sélectionné. Il y a peu de concurrents parmi les films sortis entre le 1er octobre 2007 et le 30 septembre 2008, hormis le césarisé La graîne et le mulet.
La commission réunira : Pierre Chevalier, Président de la commission d’avances sur recettes, Thierry Frémaux, délégué général du festival de Cannes, membres de droit de la commission et des personnalités désignées par la Ministre Christine Albanel : Alain Terzian, Président de l’Académie des Césars, Jeanne Moreau, Jean-Jacques Annaud, Costa-Gavras et Régis Wargnier.
Thierry Frémeaux est donc le seul quadra de cette commission. Quid de la rupture et du sang frais tant recherchés par le Président de la République?
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Posté par vincy, le 28 juillet 2008
Vive le Camping titrait Le Parisien samedi. Lundi, le quotidien, grand adepte des comédies de Onteniente et du comique Franck Dubosc (Le Canard avait répertorié la centaine d'articles consacrés à Disco en quelques mois...), annonce que le réalisateur et l'acteur donneront une suite à Camping.
La comédie beauf avait réuni 5,4 millions de spectateurs en 2006. Pathé devrait sortir l'épisode 2 eau printemps 2010. Le site de rencontre Meetic et le footballeur Bixente Lizarazu seront les guest-stars pour essayer d'oublier le semi-échec de Disco.
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Posté par vincy, le 27 juillet 2008
Ses Pyramides et sa signature introduisaient tous les films de son distributeur français, Pyramide. Youssef Chahine, le plus grand cinéaste d'Egypte, et sans doute l'un des plus grands du monde arabe, vient de mourir, le 27 juillet, des suites d'une longue maladie, à l'âge de 82 ans. Une hémorragie cérébrale l'avait plongé dans le coma depuis plusieurs semaines.
Né le 25 janvier 1926 à Alexandrie, il étudiera le cinéma en Californie juste après la seconde guerre mondiale. Il réalise son premier film, Papa Amin, en 1950. Son dernier, Chaos, a été produit en 2007.
Dès 1951, il entamera une grande histoire d'amour avec le Festival de Cannes (six sélections). Si Berlin lui offre un Ours d'argent pour Alexandrie, Pourquoi ? (1978), c'est avec Le destin (1997) qu'il atteindra sa reconnaissance mondiale quand la présidente du jury, Isabelle Adjani, lui remettra le prix du 50e anniversaire du Festival de Cannes pour l'ensemble de son œuvre. Ce film, aux allures de fresque populaire, est inspiré de la vie du philosophe arabe (et tolérant) Averroès. Chahine, très fortement engagé politiquement, n'avait pas pu empêcher la censure de son film dans son propre pays. Le destin dénonce justement l'intégrisme et les conséquences de l'ignorance et de l'aveuglement. A l'époque, nous écrivions sur "cette poésie optimiste et révoltée" : "Ce film plein de vie bascule entre l'exubérance des sages, et la dureté froide des puissants. N'y cherchons aucune fidélité historique dans les paysages, retenons juste l'universalisme des messages, et fatalité des visages."
Notablement opposés au régime d'Hosni Moubarak, perpétuel président égyptien, mais surtout aux islamistes et aux fanatiques, rêvant d'un monde arabe éclairé et démocratique, ses films heurtaient la censure et provoquaient des embrasements dans son pays. Youssef Chahine dénonçait la bêtise et l'impasse de l'intégrisme.
Surtout ses films faisaient preuve, malgré, parfois, le manque de moyens, d'une véritable audace dans la forme, et surtout d'une fraîcheur revigorante. Il aimait les mélos et les musiques, flirtant ainsi avec un côté Bollywood dans certaines de ses œuvres. A l'instar de ces chanteurs de variété qui collent des rythmes dansants sur des textes graves... Cela ne l'empêchait pas de faire de grandes reconstitutions historiques (Adieu Bonaparte). De ses quarante films qui évoquent l'Egypte sous toutes ses coutures, de la misère à l'indépendance politique, on retiendra surtout sa trilogie autobiographique, tel un roman sur une Egypte disparue, d'avant guerre : Alexandrie, pourquoi ? (1978), La mémoire (1982) et Alexandrie encore et toujours (1989).
Figure de proue du cinéma égyptien, Youssef Chahine était davantage reconnu à l'étranger que dans son propre pays. La télévision égyptienne n'a fait que le strict minimum lors de l'annonce de sa mort, passée en deuxième plan dans la hiérarchie des informations. Il avait pourtant eu les honneurs d'une rétrospective complète à Locarno en 1996. Il avait même mis en scène Caligula d'Albert Camus à la Comédie Française en 1992.
Mythe du monde du cinéma arabe, marié à une française, honni par les "censeurs" de son pays, les artistes égyptiens n'ont pas hésité à louanger Chahine, rappelant qu'il avait découvert l'autre monstre sacré du cinéma égyptien : Omar Sharif. Il l'avait fait jouer dans Les eaux noires (1952). Il avait aussi magnifié Dalida peu de temps avant sa mort dans Le sixième jour (1986).
"Un cinéaste du tiers-monde n'est jamais assez engagé", racontait-il en 2007 dans Le Monde. "Chaque fois qu'il fait un film, il écrit trois scénarios: l'histoire qu'il veut raconter, l'éloge du gouvernement qui le commandite et le combat qu'il mène contre les adversaires politiques."
Espérons qu'il ait des héritiers, en Egypte et ailleurs...
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Posté par vincy, le 26 juillet 2008
Tandis que le dernier Miyazaki domine allègrement le box office japonais, un Chinois et un Sud Coréen font de même, respectivement, dans leur pays.
Pour son retour sur le sol chinois, John Woo et son épopée historico-patriote et guerrière, Red Cliff, a remporté la bataille. C'est la première fois, cependant, que Woo produit et réalise un film en Chine "continentale". En mettant K.O. le pourtant populaire Kung-Fu Panda, il a battu les records de recettes pour un premier jour (2,5 millions d'euros) et pour un week-end de démarrage (10 millions d'euros en 4 jours, contre 4,8 pour Kung-Fu Panda).
Dans la voisine Corée du Sud, dont le marché est bien plus mature, le jouissif Le Bon, La Brute et le Cinglé, sorte de western-dumplings ou western-noodles, selon les goûts, présenté hors-compétition à Cannes, a réalisé un démarrage tout aussi tonitruant. 400 000 spectateurs le jour de sa sortie, soit le double du précédent record, détenu par... Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal. En moins de deux mois, le record est donc tombé. 2,2 millions de spectateurs se sont précipités en trois jours pour voir cette épopée divertissante, battant ainsi le record de Public Ennemy 2 et ses 2 millions de fans... en huit jours!
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